07 avril 2008
PKRK : avec un P comme "Punk" et un K comme "Klope"
"Dorénavant, il est moins risqué de fumer un pétard dans la rue que de fumer une clope dans un bar."
Manu
"Ca fait l'apologie de la crête et c'est pas foutu de braver l'interdiction de fumer... c'ulés d'punks va !"
Le Coach
*****
Comme
tu l'as compris à la lecture des citations ci-dessus, mes potes ne sont
pas de simples amis, ce sont aussi de fins philosophes, des penseurs
contemporains comme on en fait plus. Et samedi dernier, autant te dire
que quand on s'est pointés au concert des légendaires PKRK (ouais,
ENCORE PKRK... pis kes'ça peut t'foutre, t'es jaloux ou quoi ??!) et
que, tassés dans une salle évidemment non fumeurs, on s'est vus refusés
l'accès à la cour intérieure pour fumer, puis l'accès à la rue pour
cause de "toute sortie est définitive", ben mes gaillards ils l'avaient
mauvaise. Surtout les moitié hippies que je ne citerais pas et qui
avaient planqué dans leur chaussette le "pétard d'avant concert", pis
aussi le coach, dont la devise est "smoke or die", qui n'a pas arrêté
de traiter les organisateurs d'enculés, et le gouvernement aussi tiens.
Et le coach, il était remonté, il pestait contre cette armée de keupons
pas foutus de braver une putain d'interdiction ou de fumer rien qu'une
clope en guise de contestation. Les punks, c'est plus ce que c'était,
qu'il dit. Bah ouais, mais en même temps, quand t'es à quelques minutes
du concert de PKRK, en principe, t'évites de risquer de te faire jeter
et de devoir te contenter de bribes de concert depuis le trottoir.
Alors
mes potos presque responsables, ils ont fumé comme des chiens planqués
dans un coin de la salle, même qu'en temps que non fumeuse et, qui plus
est, en tant que presque-groupie qui aurait vendu ses gosses pour aller
à ce concert si y avait fallu, je les avais prévenu que s'ils se
faisaient choper, je serais absolument pas solidaire de leur connerie
et je les laisserai se geler les couilles dehors pendant que je
profiterais sagement du concert. Bon, on va pas épiloguer trois heures
sur cette sale histoire de clopes, et sur ces sales jeunes de 40 ans et
plus qui se planquent dans les salles de concert pour fumer des clopes
en douce, on va juste dire deux mots des PKRK, ça suffira...
Bon
lecteur, que dire de plus par rapport à la dernière fois ? Ben tu te
rappelles de mon compte-rendu du concert des PKRK à Paris ?? Dis-toi
que celui-ci, ça pourrait être le même compte-rendu, multiplié par
1000. Bah ouais, que veux-tu, les Parisiens, je les aime bien, surtout
quand ils pogotent et qu'ils chantent en choeur, mais pour le coup,
faut bien reconnaître une chose : c'est que les Parisiens, ils font de
la peine par rapport aux Messins. En tant que public de PKRK,
j'entends. Eh ouais, que veux-tu, PKRK à Metz, c'est un peu le retour
aux sources, c'est le meilleur pour la fin, c'est le retour des
rockeurs au bercail, c'est une tornade punk rock dans leur ville. Et le
public, parce que faut évidemment que je t'en parle du public, c'était
un public en or, et je dis pas ça parce que j'étais dedans. Y avait des
jeunes et des très jeunes, des p'tits keupons hauts comme trois pommes
avec des crêtes décolorées, y avait des trentenaires, y avait des
quarantenaires, y avait des gens aux cheveux blancs qui secouaient la
tête comme des tarés, y avait des blousons noirs et des crêtes psycho,
y avait des couples gentillets tout droit sortis de leur quotidien
bobos, y avait des fans de la première heure, y avait des trop jeunes
pour les avoir vus sur scène à l'époque et qui voyaient un rêve se
réaliser (genre la petite Eve), y avait des qui connaissaient pas mais qui en avaient entendu
parler, y avait ceux qui avait fait péter le t-shirt officiel, y avait
ceux qui sortaient direct du taf et qu'étaient encore sapés façon
working boy, y avait ceux qu'on voit à tous les concerts, y avait ceux
qui avaient vu de la lumière et qui étaient entrés juste pour voir, y
avait même LE punk de mon village natal qui était content comme un
gosse d'être là et qui se demandait si à 36 ans, il devrait pas
envisager de faire enfin un truc de sa vie (les discussions houblonnées
d'après concerts, j'adooooore). Et tout ce petit monde, ça te faisait
une salle bien remplie, pétée de monde même, y avait limite cette
ambiance de populasse fière d'accueillir le retour des héros dans leur
fief. Alors pour l'ambiance, je te laisse imaginer... Y a pas de mots
quoi, c'était du concert GRANDIOSE, moi j'te l'dis. Même qu'entre ce
jour-là et le lendemain, Manu il a dû me dire environ 78 fois "Putain
c'était trop bien quand même". Et encore, je ne te parle pas de ses
délires éthyliques de fin de soirée du genre : "Faudra qu'on les
embauche pour notre mariage hein... Ouais, ce serait bon ça, PKRK pis
Gogol Premier pour nous marier... Envoie un mail sur Myspace à Gogol et
dis-lui qu'il réserve août 2009" (comment ça si t'es invité ? Mais t'es
con ou tu fais exprès ? On parle d'une conversation houblonnée l'ami
faut pas l'oublier). Et même que le coach, il a tellement profité du
concert qu'après la dernière chanson, il s'est volatilisé comme par
magie tellement il était tout naze et pressé de rentrer. Même que ça
fait trois jours que dans ma tête, c'est PKRK en boucle.
Et pour
toi le malchanceux qu'a pas pu venir, toi le jaloux qui me traite de
sale petite morue parce que c'est trop injuste que je les ai vus deux
fois en si peu de temps alors que toi tu les verras pas, j'ai un lot de
consolation : ce fabuleux concert a fait l'objet d'un enregistrement. Hé
ouais mon gars, d'ici peu tu vas pouvoir te payer le "live in Metz" de
PKRK. Et si dans le public t'entends un taré qui gueule "'culéva", tu
sauras que c'est juste le coach. Et même que moi quand je serais
vieille, j'en ferais une copie à la demi-douzaine de gosses que
j'aurais d'ici là et je leur dirai : "Et les gnards, vous savez quoi ?
Ben maman, elle y était !!".
Bon c'est pas l'tout mais en
attendant que les gosses soient suffisamment grands pour hériter de mes
CD mythiques, faut que je m'en aille changer mon usine à merde de bébé
et filer ses antibio à la grande. Je sais, j'ai une vie follement
passionnante.
Et n'ayant pas trouvé de vidéo du concert de Metz
sur Youtioube ou autres, et étant donné qu'on a commencé cet article en
parlant de cigarettes, je t'offre quand même une petite séquence
wokènwoll avec un extrait de Coffe and Cigarettes avec ce bon vieux Iggy. Si tu piges l'Anglais, tu vas aimer. Si t'y captes que dalle, ben tant pis pour toi mon vieux.



