Ma vie rock'n'roll

"C''est fini l'temps du rock'n'roll !", dit le père. Pour persuader sa fille de grandir, de se ranger, d'être une working-mum exemplaire. "T'as rien compris le père", dit la fille. Pour convaincre le père que sa vie rock'n'roll est bien aussi.

29 avril 2008

En direct de l'utérus de Démoule Girl

pregnant1

free music

Inutile de nier, lecteur, mes statistiques parlent pour toi et je suis désormais en mesure d'affirmer, chiffres à la clé, que tu n'es qu'un sale petit voyeur doublé d'un pervers sadique. Et pour cause : y a rien que tu kiffes plus sur ce blog que le racontage de vie pur et dur et, pour couronner le tout, plus le racontage en question témoigne d'une vie merdique pleine de démoule, plus tu kiffes ta race. Dis pas non hein, j'te crois pas. Mes statistiques, elles ne mentent pas et elles me disent clairement que t'en as ranafout' du dernier concert des Buzzcocks, que tu t'en tamponnes de la sortie du nouvel album des Wad Billys et que, d'une façon générale, tu te désintéresses de toutes les chroniques ultra culturelles de ce blog, de même que tu ignores toutes les questions existentielles qui y sont abordées (bien sûr qu'y a des questions existentielles abordées sur ce blog, "comment survivre au milieu des cons", par exemple). En revanche, si y a une chose qui t'intéresse et te passionne plus que tout, c'est de savoir si je suis plus tampon que serviette (voire carrément coque à chatte écolo, vive les private joke), si les rideaux de ma chambre sont roses ou bleus,  si je tripe plutôt sur la levrette ou le missionaire (missio-quoi ?), bref, tout ce qui touche à ma petite vie de merde prend une importance considérable dès lors que c'est mis en ligne sur ce foutu blog. Va comprendre...

Bref, en fille subtile et intelligente que je suis, révoltée à ses heures et toujours prête à faire chier son monde, mon attitude normale consisterait à boycotter définitivement ces tranches de vie déplacées, rien que pour t'emmerder (et pour t'inciter, au passage, à m'envoyer des cadeaux pour que je reprenne le racontage de vie de merde en bonne et dûe forme). Mais bon, moi je suis aussi une fille gentille, même si t'as du mal à le croire. Vrai de vrai hein, j'aide même les petites vieilles à traverser la route des fois (ça t'la coupe hein). Pis bon, j me dis que si je perds le peu de lecteurs que j'ai à trop les frustrés, j'aurais plus qu'une seule lectrice (merci maman) et ce blog ne serait plus aussi marrant. Déjà, parce qu'on pourrait plus se cartonner dans les commentaires et que cela me manquerait considérablement, pis parce que sans blog, je saurais plus trop quoi foutre de mon temps libre pendant la sieste des gosses (refaire le ménage ??! mais quelle drôle d'idée...). Je risquerais de sombrer dans le tuage de temps poussé à l'extrême en matant les émissions débiles de MTV, en me faisant les ongles voire pire, en m'inscrivant sur un forum de mamans au foyer sur lequel je parlerais de mes enfants formidables et livrerais ma recette de tarte à la rhubarbe encore plus bonne que moi.

Donc voilà, pour ma survie personnelle et pour le bien-être de l'humanité, j'ai décidé de répondre à tes attentes perverses, lecteur, à savoir mettre en ligne mes photos porno te raconter ma petite vie éperduemment passionnante dans laquelle ça bouge nettement plus que dans Les Feux de l'Amour. Et pour le coup, je pousse le vice jusqu'à te parler de mon utérus, si ça c'est pas répondre à du voyeurisme malsain... Oui bon, ça va les gars hein, calmez-vous, j'ai pas dit que j'allais parler de mon vagin, juste de mon utérus. Et pour infos, que les pas doués en anatomie sachent que l'utérus, tu peux pas faire du sexe dedans, voilà, c'est dit. Et si malgré cette nouvelle tu continuer à triper sur mon utérus, c'est que t'as un vrai problème mon gars.

Bref, voici le premier volet de la nouvelle aventure de Démoule Girl, la super-héroïne qui attire la démoule comme la merde attire les mouches et comme les sacs Guess attirent les poufs. Mieux que le coup de la panne d'essence à Paris by night, mieux qu'une frange ratée pour la soixante douzième fois, mieux qu'un super job qui me file entre les doigts pour la raison la plus conne du monde, mieux qu'un mariage raté où la mariée pleure et vomit son vin, j'ai nommé... suspens... "Faire un bébé quand on veut pas de bébé et qu'on sait comment faire pour pas en faire mais qu'au final on en fait quand même". Oui je sais, ça a pas l'air simple. Tu m'étonnes...

Bon. C'est l'histoire d'une fille belle, intelligente et moderne qui vit avec son temps. Oui tout de suite, tu m'as reconnue. Et qui prend la pilule comme toute fille branchée qui se respecte. Et cette fille fort instruite est incollable sur la question "comment faire ou ne pas faire de bébé" pour en avoir eu elle-même deux au cours des quatres dernières années. Même que ces deux-là, elle voudrait bien les revendre sur Ebay vu qu'ils sont en train de se tataner la gueule depuis une demi-heure pour jouer avec la même serviette de toilette, car c'est connu qu' ya rien de plus tripant comme jouet qu'une serviette de toilette ou la tête de son frère. Pardon si je m'éagre, c'est le syndrôme mère indigne qui refait surface. Bref, revenons-en à cette fille formidable et instruite qui prend la pilule, j'ai nommé : moi. La pilule et moi, on peut carrément dire qu'on est des vieilles potes tellements ça fait longtemps qu'on se cotoie. Alors tu penses, je sais pertinemment comment elle fonctionne la bougresse et je sais aussi que le risque d'échec de contraception sous pilule est tellement insignifiant qu'on en parle même pas. Et comme je suis une fille qui, pour le coup, préfère prévenir que guérir, je pousse le vice jusqu'à compter mes cycles pour déterminer les jours à risque au cas où ma pilule déciderait de faire des siennes (ça arrive, même que c'est un dérèglement hormonal, c'est le docteur qui me l'a dit). Et comme je suis une sacrée vicelarde paranoïaque, je m'arrange pour que les zozos reproducteurs n'atterissent jamais là où ça risque de donner lieu à un bébé pendant les jours à risque, demandant gentiment à mon bien aimé de veiller à s'égarer là où il veut sauf dans le chouchou et dans les cheveux. Bref, si on résume, ça donne ça : pilule + comptage de cycle + éjaculation loin loin loin du méchant vagin = aucune chance de tomber enceinte.

Ouais, c'est ce qu'on dit. Sauf que t'oublies que tu as affaire à Démoule Girl. Et que simultanément, ma pilule a décidé de se mettre en grève sans préavis, que mon ovulation a prolongé ses RTT sans mon accord et s'est pointée avec dix jours de retard, et que les zozos de Manu, bah c'est juste des supers guerriers bioniques, et qu'en plus, mes ovules, ils envoient des messages radios intergalactiques pour être sûrs d'être fécondés à coup sûr à la première occas'. Et tout ça, sans mon accord évidemment, alors que merde je suis la première concernée, on aurait pu faire une réunion exceptionnelle et en parler tous ensemble, et j'aurais mis mon veto sur leurs putains de décision, et du coup, y aurait jamais eu de saloperie de barre bleue sur le test urinaire, ni de deuxième barre bleue sur le deuxième test urinaire, et j'aurais pas été obligée de pleurer à la pharmacie en brandissant mon test et en suppliant la pharmacienne ahurie de me dire que c'était un faux positif (chacune sa croix la Blonde... Toi t'es grillée dans le tabac en bas de ta rue à cause de ton histoire de Chupa Chups et moi j'ose plus regarder ma pharmacienne dans les yeux depuis que j'ai perdu le contrôle et me suis auto-humiliée devant son comptoir).

Oui, marre-toi, t'as le droit. C'est méchant, c'est petit, mais marre-toi quand même. Car à ta place, je ferais la même chose. Parce que cette histoire, je te l'accorde, elle dépasse l'entendement, elle relève du surréalisme le plus total. Moi-même quand je la raconte, j'ai du mal à me croire. Mais promis, c'est pas un gag. Et si tu t'es bien marré suite à ce récit fort en démoule, petit salopard, aprête-toi à te pisser dessus tellement tu vas te marrer demain. Parce que ça, c'était juste l'épisode 1 de cette démoule story. Demain, y a la suite, et la suite elle s'intitule : "Comment j'ai été enceinte puis pas enceinte puis re-enceinte". Et là ma parole, on entre carrément dans le domaine du surnaturel tellement cette histoire elle est à peine croyable. Cette histoire, elle a même inspiré un épisode de X-Files tellement elle est dingue.

A demain pour la suite des aventures passionnantes et totalement délirantes de Démoule Girl, la fille qui attire la schkoumoune plus vite que son ombre.

Posté par _eve_ à 14:10 - J'ai une vie de merde - Commentaires [31] - Permalien [#]

28 avril 2008

Les grands traumatismes de mon enfance

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Qu'on se le dise, j'ai eu une enfance heureuse en tous points. Je n'ai pas été abusée sexuellement par un membre de ma famille (ni par quiconque d'ailleurs), je n'étais pas la brebis galeuse de la cour de récré (j'étais juste la plus populaire, surtout quand j'ai été la première à avoir un appareil dentaire), je possédais une salle de jeux et une collection de Barbies qui dépassait l'entendement, j'avais des parents aimants (le père ne gueulait pas tant à l'époque et ne me traitait ni de branleuse, ni de salope, ni de traînée juste bonne à faire des bâtards... cherche pas, le père et moi en ce moment, c'et la guerre), des grands-mères qui me pourrissaient jusqu'à l'os, bref, j'avais tout ce que les autres gosses rêvaient d'avoir.

Cependant, je l'annonce officiellement ce jour : je suis aussi une traumatisée de l'enfance et de la pré-adolescence (et de l'adolescence aussi d'ailleurs, mais on va éviter de la jouer trop longue hein). Mon enfance n'est qu'une succession de traumatismes dont je ne me remettrais jamais, mais alors JAMAIS !! T'entends ça maman, ta fille est une traumatisée de la vie, prends-moi vite rendez-vous chez le psy pour que j'expose mon complexe d'Oedipe qui rend mes rapports avec le père difficiles et pour que je parle de toutes les tortures que tu m'as infligées dans mon enfance arrghhhh vite allez chercher la camisole, je pète les plombs rien qu'en y repensant !!!

Traumatisme 1 : La coupe de cheveux Playmobil
Aujourd'hui, je suis réputée pour ma non frange qui dépasse tous les stéréotypes de la frange depuis la naissance même de cette coupe de cheveux. Irrégulière au mieux, ratée au pire, ma frange est un mythe, que tu le veuilles ou non. Les psy diraient que ce n'est pas de ma faute, que la façon acharnée et obsessionnelle dont je m'auto-coupe ma frange en étant tout à fait consciente du massacre qui s'annonce témoigne d'un choc traumatique liée à la petite enfance, j'ai nommé : le carré Playmobil. Petite, j'avais les cheveux bouclés, genre petite poupée brune qui aurait pu cartonner en faisant du mannequinnat dans les prospectus pour C&A. Mais ma mère, nooooon, elle trouvait que les boucles, c'était pas assez hype, que la coupe de cheveux la plus hype de tous les temps, c'était le carré. Bon, va pour le carré, et  maudissons maman d'avoir ruiné à tout jamais mes boucles (cherche pas à te rattraper maman, les frisottis dûs à la pluie, c'est pas des boucles euh !). Mais bon, y a carré et carré. Et le problème, c'est que ma mère était fan du carré court façon Playmobil, à savoir : longueur = en-dessous des oreilles, surtout pas plus bas / frange = au-dessus des sourcils et bien dégagée sur les tempes). Merci maman. Grâce à toi, j'ai eu l'air d'un fantôme égaré hors de l'univers Playmobil pendant des années. Et que mon cercle familial, lecteur de ce blog, soit prévenu : le premier qui balance une photo de ma période Playmobil, je le savate direct. Et je me venge. A savoir : je balance la coupe au bol de la soeur, la coupe au bol longue avec frange façon seventies du cousin... V'z'êtes prévenus.

Traumatisme 2 : Démétan et Rénatan
Non mais franchement, qui a eu l'idée de me confronter à un dessin-animé aussi traumatisant que Démétane et Rénatane ?!! Sérieux, les parents qui ont mis leurs gosses devant ce dessin-animé mériteraient bien d'être dénoncés aux services sociaux, moi j'te l'dis. Pour ceux qui connaissent pas, Démétan et Rénatan, c'est l'histoire de deux gentilles petites grenouilles. Y a le gentil Déméthane qui joue de la flûte pour la jolie rénatane,. Mais Démétan il est pauvre, et Rénatan, c'est la fille du riche et méchant seigneur des lacs et des bois... et ça déchire son âme, pauvre petit Démétan (c'est le générique qui le dit). Alors j'te dis pas comment qu'c'est périlleux à chaque fois que ces deux-là ils veulent se voir et comment que ça fait pleurer quand ils doivent se quitter. Et Démétan, il chiale et il chiale, et moi à chaque fois je chialais avec, et rien que là, je viens de me faire le générique et pfou lalala, c'est vraiment trop triste cette histoire. Putain de grenouilles va...



Traumatisme 3  : Montre ton soutien-gorge
Dans ma famille, on a jamais été pudiques. A savoir qu'on était pas traumatisés si l'un ou l'autre perdait sa serviette en route entre la salle de bains et la chambre et que, d'une façon générale, sans toutefois passer notre vie à se ballader à pil dans le salon, on était guère pudiques dans l'ensemble. Seulement, quand tu glisses tout doucement vers l'adolescence, la pudeur, c'est un truc qui devient exacerbé. Tu mets plus jamais de t-shirts moulants parce que tu veux pas qu'on voit tes débuts de nénés, tu fracasses la tête au petit frère qui entre dans la salle de bains pendant ta douche parce que tes trois poils au minou, ils te posent problème, bref, la pudeur à l'adolescence, c'est juste horrible. Le truc c'est que ma maman que j'aime (et à qui je demande de ne pas se suicider en laissant une letrte "pardon d'avoir été une mauvaise mère", suite à la lecture de cet article), elle avait l'air d'avoir oublié cet étrange rapport à la pudeur typique de la pré-adolescence. Et le jour où elle m'a acheté mon premier soutien-gorge pour que j'y range mes nénés tout plats (mais nénés quand même), ben la nouvelle a fait le tour de la famille. Ok, je comprends, ça devait lui faire verser sa petite larme de se dire que sa petite fille devenait grande, elle devait être toute fière de moi et tout et tout, mais quand même, y a un truc qu'elle aurai pu éviter, c'est le coup du "montre ton beau soutien-gorge". Parce que le beau soutien-gorge (blanc à fleurs bleues avec des pressions sur le devant.. objet de ce lourd traumatisme ci-évoqué), j'ai dû le montrer à mémé, à méméère, à tata... à tout le monde. Et quand t'as onze ans et que tu dois soulever ton pull soit disant fièrement pour montrer ton beau soutien-gorge, ben c'est juste un p'tit peu la teuhon, l'instant où t'as juste envie d'être morte ou de te planquer à tout jamais. Maman, en vérité je te le dis, dans mon infinie bonté, je te pardonne...

Traumatisme 4 : Mes grand-tantes
Ce traumatisme-là n'est pas des moindres. Car mes grand-tantes, c'est un truc surréaliste. Leur tact et leur connerie dépasse l'entendement. Faut savoir que ma grand-mère est issue d'une fratrie de quelques sept ou huit enfants, dont deux garçons seulement. Et les soeurs, c'est rien que des grosses malades mentales qui font peur, j'te jure. D'bord y vait Tata Hélène qui se sentait obligée de me couper ma frange Playmobil à chaque fois qu'elle me voyait, comme si elle était pas assez courte ma frange. Du coup, on voyait plus seulement les sourcils, on y voyait le front aussi. Ensuite, y avait Tata Chantal qui était sympa dans l'ensemble mais qui aimait bien me chambrer sur "Alors, t'as un bon ami ?", la question qui, quand t'as dix ou onze ans, te fait rougir à mort, que t'aies un bon ami ou pas. Ca, ça passait encore, sauf que le "t'as un bon ami" était souvent suivi de "tas forci dis donc !". Dire à une gamine pré-pubère qu'elle a un gros cul, y a pas à dire, ça aide dans la vie. Pis le meilleur pour la fin, Tata José (parce que José, paraît que c'était plus bath que Joséphine). Tata José, son truc à elle, c'était de prendre des nouvelles de l'avancement de ta puberté. En public, évidemment. Devant toute la famille réunie dans l'immonde véranda (parce que l'arrière rgand-mère avait bien une salle à manger mais, mon Dieu, fallait pas la salir... ! Alors on squattait à quinze dans la putain de véranda). Et Tata josé en action, ça donne ça : "Alors, ça pousse les nénés ? Fais voir à tata si ça pousse.", "Ayé, t'as des poils ?" et le summum, le meilleur pour la fin : "T'es formée ??". Comprenez : as-tu tes règles. genre si t'as pas tes règles à douze ans, c'ets un peu la honte, parce que dans la famille, toutes les soeurs ont été "formées" super tôt. Heureusement que l'arrière grand-mère est morte et que la véranda a été vendue, c'est moi qui te le dis...

Bref, t'imagines qu'après avoir ressassé ces maints traumatismes, je me sens mal, rien ne va plus, faut que je me vide la tête, que j'arrête de penser aux pitites grenouilles désespérées, aux tantes à la con, à mon premier soutien-gorge et à mes pauvres cheveux. Sur ce donc, je file, j'ai rencard chez mon psy.

Posté par _eve_ à 15:05 - J'étais petite avant d'être grande - Commentaires [15] - Permalien [#]

26 avril 2008

"Dans ton cul" : rappel des principes élémentaires

dtc


(Bande son : spéciale dédicace aux hardos des années 90)

En dépit du titre, ce billet n'est pas un guide technique sur la sodomie.Mais alors pas du tout.

D'après ma consoeur Nahimage, il semblerait qu'en fin de semaine, les blogs soient victimes d'une perte significative de la qualité de leur contenu, volontairement programmée en réponse à une baisse d'audience. Hé oui, que voulez-vous, le lecteur lambda est comme tout le monde : la semaine, il fait semblant de travailler au bureau en traînant sur les blogs pour tuer le temps et puis quand le week-end vient, ben il a évidemment autre chose à foutre qu'à errer sur des blogalacon. Du coup, l'auteur de blog, vexé de cette infidélité faite à son génie créatif, a parfois tendance à se révolter et à se contenter de produire des billets bidons consistant bien souvent en une blague à deux francs six sous dont la plus récurrente semble être une vanne basique ayant comme aboutissement la célèbre sentence "dans ton cul" (voir le blog de ma pote pour plus de détails sur le sujet).

Puisqu'on est samedi et puisque je suis une blogueuse caractérielle qui caresse rarement ses lecteurs dans le sens du poil (parce qu'on est quand même pas potes, je vous le rappelle), je pourrais donc me contenter à mon tour de vous pondre un billet minable qui se résumerait, pourquoi pas, à une bannière annonçant "Mais où est Eve ?", et sur laquelle il te suffirait de cliquer pour que s'affiche sur ton écran "Dans ton cul !", ce qui n'est certes pas franchement marrant (pour ne pas dire rigolo, comprenne qui pourra) mais qui en contenterait certains. Mais non, malgré toutes les vilaineries dont je suis capable et malgré mon caractère de chien, je suis tout de même respectueuse de mes cons de lecteurs que j'ai décidé d'estimer et de considérer comme de gens intelligents qu'on ne dupe pas et qu'on ne nourrit pas de pauvres blagounettes faciles et insipides. Toutefois, comme je devine parmi vous un certains nombres de sympathisants de l'humour à deux balles et des vannes à la manière de "dans ton cul", penchons-nous donc sur la chose, non pas sur mon propre cul ni sur le tien, mais plutôt sur ladite expression.

Pour les novices et les qui-pigent-que-dalle, petit rappel du principe :
Les duels ou matchs de "dans ton cul" se déroule suivant ce principe simplissime : à toute question visant à obtenir, comme réponse, une indication de lieu, l'adversaire est tenu de répondre avec réactivité par l'expression "dans ton cul". Exemple : "Elle est où la télécommande ? "- Dans ton cul !" / "Je t'ai cherché partout, t'étais où ?" "Dans ton cul !" / "Où t'as rangé la bouteille de bière ?" "Dans ton cul !". Voilà, c'est tellement facile que même toi tu peux comprendre...

Comme indiqué en introduction, l'intérêt de ce jeu réside évidemment dans la lutte acharnée que se livrent les différents participants pour caser le plus de "dans ton cul" possible (les caser où ? dans ton cul, bien sûr). Si au début, chaque participant s'efforce de ne pas poser la question fatidique qui aboutira au "dans ton cul" tellement redouté, il oublie rapidement la situation de duel dans laquelle ils se trouve et a tendance à s'égarer malgré lui. Il arrive ainsi qu'un participant soit piégé par son adversaire quelques jours plus tard, alors même qu'il avait oublié que la bataille de "dans ton cul" avait été lancée. Comme quoi, en plus d'être très très con, ce jeu est également assez vicieux dans l'ensemble, personne n'étant à l'abri du surgissement d'un "dans ton cul" intempestif.Bref, ce jeu qui, rappelons-le, a fait l'objet de la création officielle d'une association regroupant ses adeptes (association des sympathisants du "dans ton cul"), il ne faut pas perdre de vue les risques liés à l'usage abusif et spontané de cette expression. Nombreux sont les professionnels du "dans ton cul" qui ont été mis à leurs dépens dans des situations embarrassantes, faute d'avoir su réfréner le réflexe surpuissant qui  consiste à répondre sauvagement pas un "dans ton cul" glorieux. Quelques exemples :

A table à un repas de famille. L'arrière grand-mère respectable que tu n'as pas vue depuis une décennie te demande poliment, en indiquant ton assiette garnie de viande et de purée : "La sauce, je la mets où ?". Lui répondre par "dans ton cul" serait en l'occurrence très malvenu sans compter que la tentative d'explication quand à l'usage incongru de cette expression serait aussi vaine qu'humiliante. Idem lors d'un entretien d'embauche. Si l'employeur vous demande : "Vos études, vous les avais faites où ?", évitez de répondre "dans ton cul" sauf si ce job, vous ne le voulez pas plus que ça.

Enfin, à l'attention des sympathisants et utilisateurs réguliers du "dans ton cul", sachez que l'adhésion à cette pratique implique entre autre de s'attendre à être parfois pris à son propre jeu, y compris lorsqu'on s'y attend le moins. Mise en situation : votre mari vous invite avec insistance à le rejoindre sous la couette pour un câlin crapuleux. Hélas, vous avez la migraine ou vos règles ou pas envie ou les trois en même temps. Evitez dans ce cas de jouer la carte de l'insolence et de tenter de lui clouer le bec avec une réplique aussi glamour que : "Rrrrô arrête d'insister hein ! Ta bite, tu sais où tu peux te la mettre ? "  qui pourrait donner lieu à un "- Oui, dans ton cul". En somme, pour ne pas être vaincu au "dans ton cul", retenez-bien ceci : ne jamais tendre la perche à son adversaire.

Bref, là lecteur, tu t'es certes bien marré (hahaha, qu'est-ce qu'elle est marrante Eve, et pleine de bon goût dans le choix de ses sujets !) mais tu te demandes aussi si je te prendrais pas un peu pour un p'tit breton (un point pour celui qui trouve la référence cinématographique incontournable et hautement intellectuelle) avec ce rappel des règles élémentaires d'un jeu plus con que la moyenne. Ca, c'est ce que tu crois... Car toi, tu es peut-être un être humain doué d'une intelligence hors pair, mais dis-toi que piger le principe, c'est pas donné à tout le monde. Mon père, par exemple, qui raffole par définition de tout ce qui est bête et vulgaire, ben on a cru bon de lui expliquer le concept du "dans ton cul", de façon aussi claire que possible. Mais papa, il a toujours rien compris à ce jeu, mais alors rien de rien... La preuve :

A table.
"Papa, tu peux me passer le sel ?
- Dans ton cul !
- Nan p'pa, t'as pas le droit de dire "dans ton cul" là.
- Bah pourquoi ?
- Parce que je t'ai pas demandé où il était le sel.
- Ben il est dans ton cul !!
- ... Laisse tomber va... et passe-moi le sel.
".

Désespérant le père, moi j'te l'dis. Et le fait que je sois considérablement en rogne contre lui aujourd'hui n'a rien à voir avec celui que je me foute délibérément de sa gueule en public.  Oui je sais, c'est petit. Mais tellement facile et tentant.

Posté par _eve_ à 17:44 - J'aime bien ça - Commentaires [6] - Permalien [#]

25 avril 2008

Rock star des bacs à sable (ou comment j'ai rêvé de ma première guitare)

jem

Cite-moi une personne possédée par l'esprit du rock'n'roll qui n'a pas rêvé, ne serait-ce qu'une fois dans sa vie, de monter un groupe de rock ? En général, c'est le genre d'idée qui te prend, comme une envie de pisser, quand t'as treize ou quatorze ans et que t'as réussi à convaincre tes parents de te lâcher le garage les mercredis après-midi pour répéter avec les potes en buvant du panaché directement à la canette. Moi, je vais te dire à partir de quand j'ai décidé d'être une rock star...

Ca a commencé avec un film au sujet duquel il ne  faut pas que j'omette de consacrer un article à l'occas' tant c'est un film culte que t'as pas le droit de méconnaître si t'as pas envie d'être étiqueté "gros naze". Et ce film, c'est Labyrinth. Tu sais, dans la bande-annonce ils t'annonçaient que ce film c'était un mélange de "l'imaginaire de Jim Henson" et de "la magie de George Lucas". Ouais, j'dis ça parce qu'à force de mater la bande-annonce en boucle quand j'étais môme (sur une cassette de Vidéo Mag, présenté par Yves Mourousi) dans l'attente de mater le film en entier quand il sortirait au ciné, ben je connais le topo un peu par coeur. Alors, pour les nazes qui ne connaîtraient pas ce film ô combien génial, Labyrinth, outre le fait que ce soit un conte captivant avec plein de bebêtes bizarres dont un nain hideux tueur de méchantes fées, c'est aussi un film avec une rock star  l'affiche, j'ai nommé David Bowie, rien que ça. Dans le film, David Bowie c'est le vilain méchant sorcier qui kidnappe un bébé en pyjama rayé pour en faire l'un des siens, même que sa guiche de grande soeur est alors subitement obligée de traverser l'étrange et périlleux Labyrinth en moins de treize heures, dixit Jareth, alias Bowie : "Tu as treize heures pour venir à bout du Labyrinth après quoi ton charmant petit frère sera bel et bien des nôtres... et à jamais... quel dommage..."... Pardon je m'égare, je revis le film dans ma tête, même que c'est trop cool, et même que je me rends compte que je connais encore les dialogues par coeur, si c'est pas génial ça... Revenons-en donc à ce bon vieux Bowie. En tant que rock star qui se respecte, tu penses bien qu'on allait pas lui filer un rôle à la con sans lui faire pousser la chansonnette. Et du coup, Bowie nous interprétait entre autre le cultissime "Magic Dance", THE morceau qui m'a donné envie de deviendre une rock star, de jouer de la gratte et tout et tout. Note que j'ai vu Labyrinth quand j'avais six ans, alors je t'emmerde si t'oses dire que Magic Dance c'est pas assez rock'n'roll, on rigole pas avec Bowie merde, ni avec l'imaginaire de Jim Henson et la magie de George Lucas, bordel. Je te laisse donc mater Magic Dance sans la ramener et rigoler des têtes de guedins qu'ont les méchants petits monstres, et aussi du vol plané que Bowie fait faire au bébé dans le feu de l'action :



Bref, grâce à Magic Dance, je me suis mise à jouer à la rock star dans la cour de récré du Cours Préparatoire, ayant pris soin de recruter des musiciennes (parce qu'au CP, tu joues pas avec les garçons-euh, les garçons c'est trop nul !), me la pétant interprète-guitariste en chantant en yaourt. Et dans ma tête, à la place de ma guitare imaginaire qui m'obligeait à gratter l'air, j'avais entre les mains une guitare électrique qui ressemblait à ça :

fender

Oui je sais, déjà à 6 ans j'avais beaucoup bon goût. Et pas idée du prix d'une guitare Fender. Et si toi t'es riche et que tu veux te l'offrir, tu peux cliquer dessus. Et si t'es pauvre, paye-moi donc un ukulélé ou un harmonica, ce sera un bon début pour me gâter.

Bon, pis cadeau bonus pour ceux qu'auraient vraiment pas su apprécier Magic Dance (alors que sérieux, ça a quasi pas prix une ride), voici re-Bowie dans Underground, qui fait aussi partie de la bande-son du film (générique de fin, la classe). T'es libre d'aimer ou pas, moi je suis fan, c'est comme ça, lala-la-lalaaaaa....


jareth

Après Bowie et Labyrith, j'ai eu un bad trip dessin-animesque. En même temps, c'était de mon âge de mater des dessins-animés à la con et de vouloir faire tout pareil que dedans le petit écran. Après Jareth le méchant rockeur du Labyrinth, mon truc c'était Jem, de la série Jem et les hologrammes. La pétasse blonde qui se transformait en rockstar aux cheveux roses quand elle appuyait sur ses boucles d'oreilles magiques en forme d'étoile. Pour être honnête, j'ai abandonné Bowie pour adopter la pouf aux cheveux roses la même année car j'ai bien souvenir de m'être pointée au carnaval de l'école en mini-jupe en skaï et foulard rose fluo très punk rock dans les cheveux. J'étais Jem et parmi les Zorro, princesses et autres costumes débiles, je peux te dire que c'était du plus bel effet. Pour les gens nés avant ou après les années 80, Jem c'était ça (oui les copines trentenaires ou presque, embrassez-moi pour cette nouvelle séquence remember qui vous met la larme à l'oeil) :





Et si la vraie Jem n'avait pas de guitare, je m'étais dit que moi, à sa place, j'aurais eu une guitare rose fluo ou violette et pailletée pour aller avec mes cheveux, une gratte comme celle-là :

guitare

Si tu veux te me l'offrir, clique et paye.

Bref, je pourrais m'étendre encore longtemps sur le sujet vu que, comme chacun le sait, je suis intarissable dès qu'il s'agit de parler de moi ou de critiquer les gens. Avant de conclure, et comme je suis honnête, je précise au passage que pour le coup, je suis une grosse vendue qui, pour cet article, a vendu son âme au démon capitaliste. Ben oui, faut bien payer les couches de l'usine à merde et préparer le stock de couches pour la larve qui pousse en moi. Bref, faut des sous. Donc, vendue je suis, mais assumée m'sieur ! Et pis quand même, t'avoueras que je la joue fine et que le service rendu au marketing ne m'empêche pas de pondre un billet dans la plus pure tradition du racontage de vie wokènwoll, ça mérite une hola les gars. Bon ben puisqu'il faut finir, on remercie au passage Total Music sans qui ce billet ne m'aurait pas rapporté d'argent et puisque je suis payée pour donner mon avis sur ce site de VPC d'instruments et d'autres trucs rock'n'roll, je t'avouerai que leur site, moi je l'aime, et ça n'a rien à voir avec le fait que je sois payée pour parler d'eux. Car sache que j'ai le droit de dire que leur site c'est de la daube si j'veux, ça me rapportera pas moins. Ce site donc, je l'aime, parce que :

- Chez Total Music, ils pensent aux gens pauvres et proposent des paiements en plusieurs fois, pour que les moitié clodos comme moi puissent se payer la guitare de leur rêve (ça rappelle Wayne's World : "un jour elle sera mienne... oh iui, un jour elle sera mienne"... Si ça te dit rien, dégage de ce blog, t'es pas digne d'être là)
- Grâce au code réduc que je te refile gracieusement ici même, tu chopes une remise de 5% sur ta commande : totalmusic3
- Chez Total Music, ils ont de l'humour et rien que ça, ça en fait des gens cool. Exemple : si tu effectues une recherche qui n'aboutit pas via le moteur de recherche de leur site, au lieu de tomber sur le classique "Désolé, aucun résultat trouvé, t'as droit à ça :

noresultat

Et moi, mouahaha, j'me marre !

Sur ce lecteur, si t'as rien d'autre à foutre et plein de thunes à dépenser, je te propose de réaliser un de mes rêves d'enfant et de réaliser au choix l'un de mes rêves d'enfant : faire de moi Jem ou Jareth, ça dépend du choix de la guitare.

Article sponsorisé

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24 avril 2008

Les Buzzcocks, ils ont pas pris une ride

BUZZCOCKS_Broken_Logo


Avant que le coach ne m'engueule, il faut que je me magne de faire mon compte-rendu du concert des Buzzcocks au Plan. Mais je te préviens lecteur, je serais brève car ma môme m'attend avec la DS à la main (pour les cons qui réagiraient ainsi : "Wah la morue ! Elle se dit pauvre et elle paye une DS à sa morveuse de 4 ans", je t'emmerde et je t'anonce que c'est la DS gracieusement prêtée par le tonton, alors pas b'soin de la ramener), elle a besoin de maman pour gagner la médaille d'or sur la nouvelle recette de Cooking Mama. Ceci n'intéressant personne mais étant dit, on peut y aller...

Donc mon gars, comme tu le sais déjà, vu mon jeune âge et mon passé chargé en ponte de gamins, les Buzzcocks, je les avais jamais vus. Parce que trop jeune, parce que pas de sous, parce que pas le temps, parce que trop enceinte, parce que trop de gosses, parce que trop loin... Bah ouais, c'est que les gaillards, ils passent souvent en Grande Bretagne mais pas tant que ça par chez nous. Mais voilà, je peux désormais annoncer officiellement mon dépucelage Buzzcockien vu que leur dernier concert, j'y étais (yeaaaah !) !!

Alors, comment résumer ça brièvement (je me dépêche, la môme est en train de faire cramer ses raviolis virtuels et va pas supporter de devoir se contenter de la médaille de bronze)... Ben disons que ce concert, il était pile poil comme je l'avais rêvé. Rien que ça ouais. Non seulement les Buzzcocks que j'ai vus, c'était des Buzzcocks jeunes dans des corps de Buzzcocks vieux (et c'est tout ce qui importe) mais en plus, ils ont joué tous les bons vieux morceaux chers à mon coeur. Manquait juste Lipstick dans le top de mon coeur, mis à part celle là, toutes les autres chansons que je kiffe ma race y étaient (note que je recours désormais à des expressions d'ados pour attirer le djeun's sur ce blog et tenter de le pervertir au punk rock ni vu ni connu). En plus, ils ont commencé par Boredom et Fast Cars, autant dire que j'ai frôlé la syncope net d'entrée, et que j'ai été à deux doigts de sacrifier mon embryon au nom du punk rock en me jetant dans le pogo. Au lieu de ça, gentille petite Eve disciplinée et adulte quand il le faut, je suis restée à la lisière du pogo, là où tu peux danser et secouer la tête, mais là où c'est quand même nettement moins marrant que dans les rangs de devant où ça bouscule, où ça se grimpe dessus, où ça balance des bières et tout le reste. Et Manu, toi qui une fois de plus m'a fait le plan : "Je reste devant toi mon poulet, je suis là pour protéger l'enfant", je te pardonne de m'avoir lâchement abandonnée dès la première note pour foncer dans le pogo comme un gros hystérique, oubliant alors ta femme enceinte de ta larve et le reste du monde par la même occasion. Oui, en vérité je te le dis, je te pardonne chéri, et ce bien que ce soit la deuxième fois que tu me fasse ce coup-là (dois-je rappeler le concert de PKRK à Metz), et si je te pardonne avec autant de spontanéité, c'est qu'à ta place, j'aurais fait pareil. D'ailleurs je te l'annonce, quand tu seras cloué dans un fauteuil roulant à cause d'une sombre maladie liée à la vieillesse, ma jeunesse et moi on te relèguera aussi à la "lisière du pogo" en t'abandonnant lâchement. C'est de bonne guerre.

Retour au vif du sujet : les Buzzcocks, c'était trop bien. Même que je m'en tamponne que Noisy il se foute de ma gueule parce que lui il les a vu jeunes et parce qu'il estime, injustement, que ça vaut plus le coup d'aller les voir. Les icônes, ça vieillit pas moi j'dis. Pis si tout le monde vieillissait comme eux, le monde serait quand même bien rock'n'roll, ça nous ferait pas de mal. Bon, vu que "la gentille petite maman qui est championneuh du mondeuh" est attendue pour une partie de console, et vu aussi que des clips valent mieux que des mots (surtout quand, comme ce soir, les mots en l'occurence ont un vieil air de baclé), je te laisse avec mes petits chéris qu'ont même pas vieillis.

Ah oui, et juste avant les clips des chansons buzzcockiennes que j'aime plus que tout, je signale au passage que si quelqu'un est intéressé par un t-shirt Buzzcocks unisexe acheté au concert, je le vends 10 €. C'est un chôli t-shirt rose que Manu aurait bien gardé pour lui s'il ne s'était un peu hâté au moment de l'achat, gobant les conneries de la vendeuse qui garantissait que le S taillait grand, Manu qui, avec ce rose moulant, a l'air d'un fan des Buzzcocks échappé de la gay pride (et je n'ai rien contre la gay pride mais bon).

Alors ça c'est Breakdown, la chanson que tout être normalement constitué est programmé pour adorer :

Ca, c'est Boredom, chanson tellement trop géniale de sa race qu'elle va pas tardée à être reconnue comme patrimoine de l'humanité. Et pour la peine, je te l'ai mise version 2007 pour que tu voies que je mens pas quand je dis que les Buzzcocks ont toujours la patate :

Orgasm Addict, la chanson tellement bien qu'elle est un remède anti-suicide à elle toute seule et que je dédicace spécialement à Sheila en souvenir de notre nuit d'amour manquée de la semaine dernière (pas de chance, on a pas eu le temps) :




Bref voilà mon mauvais compte rendu de reporter pressée (d'autant plus pressée de lacher le clavier que j'ai envie de pisser... racontage de vie forever...). En ce qui concerne du groupe qui a fait la première partie, je m'abstiendrais de tout compte rendu, tu sais ce que ça signifie. Mais si vrament t'insistes, un jour où j'aurais que ça à foutre, je t'en parlerai. Ah oui, quand même histoire qu'on se la pète un peu, que tous ceux qui étaient au Plan et qui ont essayé de choper l'une des baguettes du batteur sans y arriver sachent ceci : c'est notre poto Olivier qui l'a eue euh !!! T'as les boules, t'as les glandes, t'as les crottes de nez qui pendent ? Que veux-tu, on est comme ça nous, on appelle le rock'n'roll, le rock'n'roll vient à nous de lui même... Allez je file mes petits poulets, y a Sarkozy à la télé.


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23 avril 2008

Bienvenue chez les Ingalls

maison_bois

La maison de mes rêves...
Si tu m'aimes très fort lecteur, et si t'es très très riche, tu peux me la payer tu sais.

J'ai une révélation à te faire lecteur : on va tous mouriiiiiir !!!
Non, je ne me drogue pas.
Non, je n'ai pas bu.
Non, ce n'est pas un bad trip dû à mon taux croissant de BHCG.
Non, je ne suis pas en proie à un mauvais délire mystique et n'ai, rassure-toi, intégré aucune secte annonçant l'invasion prochaine des méchants extra-terrestres ou l'extinction du soleil à la fin de la semaine.
Et je sais que tu sais. Ben oui, tout le monde sait qu'on va tous mourir. Quoi ? Ah non, toi tu savais pas ? Ben merde alors, je viens de briser tes illusions...

Bref, trêve de connerie, pour changer un peu. Viens là que je t'explique le fond de ma pensée...
A une époque où l'essence devient un produit de luxe, où bouffer de pâtes six jours sur sept n'est plus reservé aux pauvres, où tes cinq fruits et légumes frais quotidiens, tu te les carres au cul bien profond tellement ils sont chers, où l'ANPE ne te propose que des mi-temps censés de permettre de vivre décemment, où tu claques la moitié de tes revenus dans un loyer exorbitant pour un vieil appart où les prises électriques font des étincelles et où les fenêtres vétustes multiplient par cinq ta facture de gaz hivernale, bref, en ces temps ô combien difficile, il semble devenu vital de trouver des solutions radicales pour continuer à vivre décemment. Ben ouais, c'est la vie : je me plains de mes 90 euros par mois tous revenus confondus, je console ma soeurette qui pleure parce qu'avec ses 40 heures payées à peine plus de 900 euros elle arrive plus boucler le mois, je lis mes consoeurs blogueuses/pigistes pauvres et desespérées, j'entends le frérot brillant opter pour un apprentissage parce qu'il faut bien gagner des sous... bref, je me rends compte que ça craint pour tout le monde, que tout le monde carbure au régime pâtes premier prix/eau du robinet/pommes en promo. Et au moment où je te parle, je m'empiffre de Nutella directement à la petite cuillère, et je m'imprègne bien de ce goût délectable, une larme accompagnant ma pensée du moment : "Si l'inflation se met à toucher le secteur de la pâte à tartiner, je vais désormais devoir vivre  sans ce goût-là... bouhouhou, c'est trop cruel !!!".

Nan mais sérieux les gars, j'en rajoute un peu... mais pas tant que ça. Tu te rends compte qu'on vit dans une époque où les gens galèrent pour bouffer correctement ? Où t'oses plus prendre tes mômes en courses de peur qu'ils mettent un paquet de gâteaux de trop dans ton caddie, où tu compares les marques premier prix, où t'oses même plus lire les étiquettes de ce que t'achètes tellement tu sais que tu vas manger de la merde, où Lidl devient le seul magasin où t'es encore à peu près apte à remplir un demi caddie... Bref, c'est la der des der comme on dit chez nous. Alors, que faire ?!

Mon petit frangin et moi, on en cause...:
"T'sais quoi, on va finir par tous quitter la ville pour revenir s'installer à la campagne. On cultivera notre lopin de terre, on élevera des poules, et on vivra comme ça.
- Ouais, et le système capitaliste cèdera sa place au troc.
- Ouais, pas mal... Pour bien faire, faudrait qu'on vive en communauté. Pas une grande ommunauté hein, pis pas avec n'importe qui, on voudra pas de cons chez nous. Une petite communauté où chacun aurait sa maison mais où on partagerait certaines tâches, comme l'élevage des bêtes et le jardinage...
- Et on vivra dans des maisons en bois écolo munies de panneaux solaires...
- Oui, mais par contre on renoncera au semblant de chiottes qui consiste à recouvrir ses merdes de sciure avant de vider son seau dans la forêt hein. Faut pas déconner, on est pas des hippies, on va quand même pas renoncer à tout le confort.
- Ah bah ouais, c'est clair. Et tant qu'à faire, on s'installera sur un terrain militaire désaffecté ou bien on trouvera une autre combine pour vivre en dehors des lois.
- Oui, il nous faut un endroit où on pourra vivre selon nos règles, où les gens pourront fumer leur pétard au grand air et se ballader à poil s'ils le veulent (et pourtant je suis pas pour le pétard hein, je veux pas d'une communauté de hippies de base)."

Et cet endroit, on l'a trouvé. Ca fait même des années qu'on biche dessus ou plutôt, devrais-je dire, que le patriarche biche dessus. Cet endroit, c'est une sapinière privée, pas loin de notre fief, une grande sapinière entièrement cloturée et paumée entre les champs et la forêt au milieu de nulle part. Un truc qui attirerait un tueur en série quoi. Bref, cette vaste propriété, elle appartient à des gens qui en font que dalle ou presque et le rêve de mon père, ben c'est évidemment de l'acheter et de s'y installer avec femme, enfants, petits enfants et presque-gendres. D'entrée, toi qui connaît le père de par mes récits héroïques, tu te dis que faut vraiment le vouloir pour vivre en communauté avec cet homme-là. Sauf que mon frère et moi, on a pensé à tout. Chacun aura sa maison. Suffisamment éloignée de celle du voisin, évidemment. Faut que je puisse organiser mes soirées fétichistes tranquillement, que Manu puisse fumer son pétard sur la terrasse sans que le père lui tombe dessus, bref, faut que personne ne gêne l'autre. Pour le jardin et tout le reste, on s'organise. moi par exemple, je serais dans l'équipe qui sera de corvée de poulailler et de jardinage, vu que j'ai que ça à foutre, et vu qu'en plus, ça amusera ma marmaille hyperactive. La mère, elle brodera sur son rocking chair et elle nous fera du ragoût de haricots blancs comme Caroline Ingalls, le père, ce sera Charles Ingalls, il coupera du bois devant la maison (mais pas à la tronçonneuse hein, à la hache, sinon rien... et vêtu d'un pantalon à bretelles hein !!) et puis...

...et bon, ok ça va, je sors de mon trip "retour à la nature". Je finis mon pot de Nutella sur mon canapé Ikea en faisant semblant de pas avoir froid à cause du simple vitrage préhistorique, rêvant d'un feu de cheminée, de tomates poussant dans le jardin, de chiens et de mômes qui galoperaient en liberté et d'un coq qui ferait pas Cocorico à six heures du mat' tellement il serait bien élevé. Donc papa, si tu passes par là (ce qui ne risque pas d'arriver, et c'est pas plus mal) : si tu achètes la sapinière, je veux bien investir. Les vingt euros que tu m'as filés t'aleur parce que t'as eu pitié de moi, je veux bien les mettre dans la caisse commune au lieu de les dépenser ailleurs.

C'est bon de rêver.

Edit : Je m'adresse à l'internaute qui a atteri sur ce blog en tapant les mots-clés "J'ai trop de fric" dans la barre de recherche Google. Félicitations mon brave, Google t'as conduit à la bonne adresse ! En lisant ce blog, tu comprendras que tu est tombé pile poil sur un blog dont l'auteur a grand besoin de thunes et à qui un gentil petit chèque ferait bien plaisir ma foi. Allez va, cesse de te faire violence et débarasse-toi de ce fric qui t'encombre. Ca me fait plaisir de pouvoir te rendre service. :)

Edit (ouais, encore, et alors ?!) : T'as remarqué, maintenant sur ce blog, tu peux t'abonner à la  newsletter, youhou ! Va savoir, y aura ptetr des photos de meufs à poil dans la number one, juste histoire de fêter l'évènement... Allez, vas-y voir, c'est tout en haut à gauche, juste sous la photo de ma demi-trombine.

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22 avril 2008

Pauvre je suis, pauvre je serai

rich


La citation du jour :

"C'est facile d'être punk quand on est pauvre"
Manu, philosophe underground

Tu sais désormais ô combien l'argent est un sujet sensible en ce qui me concerne. Et pour cause : j'en ai pas. L'époque où je gagnais de vrais salaires décents est tellement lointaine que je peine à m'en rappeler, à croire que ça n'a même jamais existé. Pis me connaissant, tu te doutes que quand on est une fille qui cumule pauvreté et démoule, ça donne un cocktail détonnant aux conséqueces parfois déplorables et qu'y a des jours où t'as juste envie de gueuler "Yanamarre !!!!" et de braquer une putain de banque (avec un monstrueux gode à billes rotatives multi-vitesses que je pourrais presque faire passer pour un dangereux pistolet laser à particules). Parce qu'en fait, viens-là que j'te raconte ma légendaire démoule sur le sujet...

Ca fait désormais près d'un an que je cherche du boulot, ne chipotant ni sur le salaire ni sur le poste, acceptant volontiers les jobs de merde à temps partiel, envoyant chaque semaine au moins un CV et me connectant tous les jours sur le site de l'ANPE dans l'attente de l'improbable parution d'une annonce valable. Mais rien, que dalle, nada. Je me suis même inscrite aux Assedic pour bénéficier d'un suivi individuel à l'ANPE. Hé oui, je m'y suis inscrite pour ça et pour rien d'autre parce que mon année en tant que rédactrice n'est pas prise en compte dans le calcul de mes droits au chômage, de même que mon activité au titre d'une société en nom propre. Autrement dit : j'ai beau avoir bossé deux ans non stop, j'ai droit à que dalle, pas un seul centime. La dame de l'ANPE me reçoit pour m'aider à trouver un job. Sauf qu'y a rien dans la rédaction. Pis rien dans l'enseignement. Pis rien dans le secrétariat ni rien nulle part, vu qu'en dehors de ça, les employeurs recherchent soit des étudiants, soit des gens peu diplômés ou pas diplômés du tout. Parce que la meuf diplômée, elle a la réputation d'être une chiante qui exige trop de sous alors pour la peine, on la zappe direct sans la connaître. Bref... La gentille madame me demande tout de même mes exigences en terme de déplacements et de salaires. Moi, pas gourmande, j'estime que 1200 euros pour un temps complet, c'est pas énorme quand on a un niveau universitaire et qu'on a déjà eu des jobs payés plus que ça. Et j'ajoute que je suis prête à me taper 50 bornes s'il le faut, moi pas peur, moi aventurière. Elle consulte son fichier... Y a évidemment que dalle... "Ah si !", dit-elle en m'imprimant une feuille pour un job auquel je suis déosrmais officiellement tenue de postuler sous peine de radiation de l'ANPE et de suppression des alloc' chômage 'que je ne touche évidemment pas) : secrétaire à 39 heures semaine, à 4O bornes de chez moi, pour 970 euros par moi. Déduis de ça la garde quotidienne de deux gosses, tiens compte du fait qu'avec mon troisième marmot dans l'utérus et un début de grossesse compliqué, je risque de pas les gérer longtemps ces foutues bornes, et fais toi même ta conclusion : v'là encore un poste qui vaut que dalle. Pas que je sois contre le fait de bosser, loin de là, tu penses. Mais disons que, sans parler du gouffre financier que représente désormais l'essence et l'entretien d'un véhicule, ne pas voir ses gosses de la semaine pour laisser une demi-paye à la nourrice et obliger le chéri à s'improviser subitement maman de substitution qui gèrera les gosses de temps en temps (et Manu, c'est pas trop le genre Tony Miccelli dans Madame est servie même s'il y met du sien), en toute objectivité, je suis pas sûre que ça vaille franchement la peine, disons qu'on a vu plus rentable dans le genre.

Alors dis-moi voir, je fais quoi moi ?? Déjà que là, c'est chaud bouillant pour jongler avec des horaires de boulot, ceux de l'école, de la crèche du petit et de la nourrice censée prendre le relais (d'ailleurs amuse-toi à trouver une nourrice agrée en quelques jours lorsque tu dégotes enfin un job), disons que ça va vite devenir totalement ingérable pour pas dire surréaliste. parce qu'en plus, pour l'instant ça va, vu que je suis une méga bonnasse qui mérite de faire des jalouses tellement son ventre il est plat à trois mois de grossesse, j'ai pas de quoi inquitéer mon futur employeur avec un futur congé de maternité. Mais d'ici peu, mon ventre magnifique va pas tarder à prendre du volume (et je préfère ne pas y penser, ça va me faire pleurer) et à partir de là, accroche-toi pour te faire embaucher, sachant que l'employeur il est bien informé sur le fait qu'à partir du troisième mouflet, le congé de maternité est sacrément prolongé. Donc voilà, je suis grillée sur toute la ligne. Et cet automne, quand j'aurais pondu mon chiard et que j'aurais retrouvé mon 36 fillette, ben j'aurais rien que trois mini gosses à la maison, dont deux non scolarisés, et du coup pour trouver du boulot, ça va juste se réumer à ça : un gros gag auquel t'as même pas le droit de penser.

Voilà ma définition actuelle de la vie de merde. Pour un peu, je me laisserais même tenter par l'idée de poster sur viedemerde.fr, je trouve que je serais une sacément bonne candidate pour ce site. Car c'est sans compter les détails de ma mise en cloque qui, on peut le dire, dépassent totalement l'entendement, sont tout bonnement issus de la quatrième dimension.

Alors dis-moi lecteur, que me reste-t-il à faire ? J'ai fait une liste des diverses possibilités de gagner de la thune sans en perdre davantage ou au moins autant en nourrice/essence et tutti quanti. Et la liste, elle est pas longue :

- Comme me l'a suggérée une amie dont je tairais le nom, je serais une bonne candidate pour être escort girl. Même que d'après elle et ses connaissances dans le réseau, je pourrais demander du 500 € de l'heure. Ce qui signifie, pour les qui-pigent-rien, qu'elle confirme que je suis totalement bonne rien qu'à vue d'oeil. Seulement le truc, c'est que, contrairement à ce qu'osent encore croire les dindes et les machos de base, une vraie escort girl, on la paye pas pour aller au restau et lui offrir le champagne dans une suite luxueuse en se contentant de lui toucher l'épaule. Hé ouais, sortez-vous la tête du cul, on n'est pas dans un film là, ici c'est la vraie vie, et dans la vraie vie ben l'escort girl, aussi bonne et respectable soit-elle, elle se fait juste salement baiser par des types certes riches mais au potentiel de mocheté, de vieillesse, de perversité et de non-hygiène au moins égal à celui du commun des mortels. Alors quitte à me faire baiser par un vieux pervers, autant me contenter de mon gentil Manu qui me paye pas (mais fait les courses) et qui est joli. Et qui fait ça bien.

Laissons donc tomber l'option "escort pute"...

- Vendre des trucs. Ca, je sais faire. Je parle pas de vendre des trucs dans une boutique car sache que pour ce type de contrat, je suis pas assez jeune et pas assez étudiante et que, par conséquent, y a pas moyen de me sous-payer en me changeant mes horaires toutes les demi-heures. Moi j'te parle de vendre des trucs de moi. A ce propos, si t'es attentif, t'auras remarqué que dans mes albums photos, y a désormais un petit nouveau : l'album de la "foire aux godes". hé oui mes p'tits chéris, j'ai retrouvé des rescapés de mon stock d'ancienne sextoyeuse professionnelle, des joujoux tout neufs et jamais épuisés utilisés par moi que j'ai la sympathie de te vendre évidemment moins cher que la moyenne. Seulement, tu penses, c'est pas mes quatres godes qui vont combler mes 360 euros de découvert (et j'te parle pas des frais de rejet qui vont creuser encore un peu plus la cave). Alors je fais le tour des trucs que j'ai à vendre. Mais le truc, c'est que vu que ça fait des mois que je suis pauvre et que je vends ma vie, miette après miette, sur Ebay et partout où on veut d'elle, ben à force, c'est qu'il me reste plus grand chose à vendre. les livres, c'est fait, les bouquins aussi, et pour que dalle en plus, j'ose même pas te raconter. A force de trop vendre, ben j'ai plus rien à vendre et c'est n sacré problème. J'entre donc dans la phase de sacrifice et m'aprête à vendre les choses que j'aime le plus au monde. Non, pas mes enfants ni mes vibros perso (faut pas pousser hein), mais des trucs aussi géniaux que ma jupe Ramones importée des States même que personne a la même, ou mes wonderful chaussures roses vernies plus flashy tu meurs. Bref, pendant que je pleure, réjouis-toi lectrice, d'ici quelques jours, va y avoir de bonnes affaire à faire sur ce blog.

- Une fois que j'aurais tout revendu, et vu que j'aurais toujours pas de fric, il me faudra tout de même trouver une autre combine. Je suis donc sur le point de me résoudre à redevenir tuppergodeuse professionnelle, comme je l'ai fait par le passé. Et pourtant, je m'étais juré de plus jamais refaire ça. Non que je trouve ça plutôt marrant de déballer des vibros chez des hystériques de la braguette qui poussent des cris à chaque fois qu'elles appuient sur le bouton d'un vibro, juste que je trouve épuisant de parcourir la région en bagnole à des heures souvent tardives pour amuser la galerie et, accessoirement, passer pour une sorte de curiosité sexuelle aux yeux de certains. Vraiment, les remarques provenant de clients masculins au regard brillant du type : "Hé Eve, tu les as vraiment TOUS testés ces jouets ? Même ceux qui s'mettent.... 'fin tu vois quoi ?", et auxquels t'as juste envie de répondre : "Et si je t'enfonce ce plug géant à sec dans ton gros cul, t'arrêtes de me mater comme si j'étais une sorte de freak lubrique ?!", ben ce genre de remarque, ça me manquait carrément pas. De même que les requêtes du genre : "Vous vendez des produits pour que mon sexe ait bon goût" (authentique !!), auxquelles tu dois répondre gentiment en souriant, même que t'as pas le droit de dire "T'as essayé le savon ?". Mais bon, c'est pas insurmontable tu me diras. c'est toujours mieux que de bosser à la chaîne. Pis j'aurais au moins la satisfaction de me dire que j'ai fait entrer le gode dans les chaumières et que mes explications détaillées dignes d'une sexologue auront permis à certaines ménagères de piger enfin comment trouver leur point G et de savoir faire mumuse avec leur clitoris. Parce que faut pas croire, mais ce genre de réunion, c'est parfois très instructif. Et non, y a ni démonstration live ni travaux pratiques, je préfère le dire avant qu'un pas-marrant-qui-se-croit-drôle me sorte cette vanne à deux balles, tout fier de se croire premier à me la pondre alors que j'ai dû l'entendre une bonne centaine de fois.

- Pis aussi, ayant abandonné ce rêve furtif de magazine féminin sur papier, grâce aux conseils avisés de mes lecteurs censés, je me demande sincèrement si y a moyen de faire de la thne avec un magazine en ligne et si oui, je veux bien des combines précises, pas du vague genre "mets des bannirèes publicitaires". parce que mes copines et moi, on est toute frétillantes de la plume et du clavier (non, pas de la chatte... désolée mais pas cette fois) et on attend que ça de se lancer.

Sur ce, lecteur riche ou au moins plus riche que moi, si tu veux me faire un chèque ou un cadeau, tu sais qu'il ne faut pas hésiter. Quoi ? Comment ça tu veux pas ?!! Purée, vous allez pas remettre sur le tapis cette histoire de vraie/fausse/vraie fausse grossesse... Avouez que c'était trop tentant de vous faire mariner tout en me foutant de votre gueule... Allez merde, fais-moi un chèque, bordel. Ne serait-ce que pour sponsoriser l'enfant qui va naître sans quoi je serais obligée de le vendre lui aussi sur Ebay.

Edit : En attendant, l'enfant aînée est bien sympa. V'là pas qu'elle me dit : "Tu sais maman, moi j'aime mieux une maman qui a pas de sous mais qui s'occupe des z'enfants à la maison". Ce qui ne l'empêche pas de téléphoner deux minutes plus tard en Manu en disant : "Manu, t'en as toi des sous pour m'acheter une maison pour fourmis [son rêve du moment : une fourmilière] ? Parce que maman, elle en a pô.". Rô les gosses, ils perdent pas l'nord va...

Posté par _eve_ à 18:39 - J'ai une vie de merde - Commentaires [15] - Permalien [#]

21 avril 2008

Dix projets par jour minimum : c'est beau de rêver

mag

Depuis que je suis toute môme, mon cerveau en ébullition et moi, on a environ 78 nouvelles idées par jour et une bonne dizaine de projets auxquels on croit ardemment, quoi que t'en dise. Et depuis mes seize ans, je crois que je me réveille chaque matin ou presque avec un nouveau projet professionnel en tête, persuadée à chaque fois de détenir LE concept innovant ou LA super idée à laquelle j'ai pensé avant tout le monde. Mais le problème, tu veux que je te dise, c'est que contrairement à ce qu'essaye de nous faire régulièrement croire Envoyé Special et Capital, y a pas cent cinquante gugusses qui ont eu la chance d'avoir une bonne idée, de partir de que dalle et de finir multi-millionnaire. Hé ouais mon gars, le coup du mec qui vend des sandwiches bio sur la plage et qui finit à la tête du chaîne de marchés Bio, celui de la fille qui s'amusait à saper et maquiller ses copines et qui est désormais à la tête d'une multi-nationale spécialisée dans le relooking professionnel, ben tout ça c'est rien que des mythes, des légendes urbaines. Dans la vraie vie, ça se passe pas comme ça, mais alors pas du tout. Dans la vraie vie, y a des tas de gens qui pensent pas et qui sont pétés de thunes, y a des Paris Hilton qui savent pas compter jusqu'à douze (parce qu'elle a que dix doigts la pauvre) et qui dirigent un empire hôtelier et puis y a des gens bourrés d'inventivité qui feront jamais rien de leur vie étant donné que le capital de leur livret A atteint difficilement la centaine d'euros quand ils ne sont pas obligés de taper dedans pour boucler le mois.

Alors histoire de te faire marrer, voici un petit inventaire de quelques idées grandioses que j'ai eues depuis ces dix dernières années :

- Le salon de tatouage : Ma copine et moi, on savait pas tatouer mais on se disait qu'on apprendrait en tatouant des revers de peaux d'orange et des morceaux de porc achetés à la boucherie. Ou des potes bourrés qui auraient pas peur d'être défigurés du bras. A l'époque, le truc qu'on estimait novateur, c'était le côté hygiène irréprochable. Car les seuls salons de tatouage qu'on avait fréquentés étaient respectivement investis par un chien qui répendait ses poils patout dans le salon et par une tatoueuse qui te piquait en fumant des pétards. Un salon de tatouage répondant aux normes d'hygiène, ben rien que ça, ça nous semblait valoir le coup.

- La boutique esotérique : Pendant ma grande période mystique et néo-païenne, ma pote et moi on a voulu ouvrir une boutique esotérique. Avec une grand rayon librairie qu'on s'était déjà réparti en fonction de nos compétences respectives d'apprenties sorcières. Et un cercle de protection peint sur le sol pour capter les bonnes ondes. Et puis aussi des encens à gogo, du thé qu'on offrirait aux clients, des boules de cristal, de la mandragore et un tas d'autres trucs zarbi. Tu peux le dire, j'ai carrément failli virer hippie.

- Le salon de thé rock'n'roll fifties : Pas un bar les mecs, mais un salon de thé rock'n'roll. Sans bière donc. Et sans aucun autre alcool. Et c'était ça le truc novateur, servir des milk shakes, des cocktails et des cupcakes  dans un décor de cafet' tout droit sorti de Grease ou d'Happy Days, le tout sur fond de Stray Cats. Mais on s'est rendu compte que le cocktail "Rockaway beach", bien que composé de fruits frais et accomodé d'une brochette de fraises, ne saurait jamais cocurrencer une bonne vieille Kro en bouteille.

- Le bar à soupe bio : Fuck off les kebabs, les bouts de pizza caoutchouteuse et le sandwiches même pas bons de la boulangerie du coin. Notre idée, c'était de lancer un bar à soupe 100% bio. Avec évidemment un rayon épicerie bio, des goûters bio pour l'après-midi et des boissons bizarres pour épater les gens en leur faisant gober les mille et unes vertus du jus d'herbe. Mais bon, trop de bio tue le bio. Alors on a zappé.

- Le café-librairie : Retour au projet de librairie mais sans chats noirs ni encens de méditation cette fois. Une bonne vieille librairie bien sympa avec des titres ultra-supra-trop bien selectionnés par nos soins et un coin café plus cosy tu meurs. Un Central Perk sans Jennifer Aniston dedans et sans faux rires non plus, mais avec plein de bouquins trop bien.

- La librairie érotique : Sur ce coup-là, j'avais pensé à tout. J'avais déjà défini et organisé les rayons dans ma tête, pris note des titres incontournables que je proposerais, pensé en détail la déco, ambiance bordel de luxe mais pas trop. Pis mes potes ils m'ont juste fait remarqué que tout le monde ne consommait pas autant de littérature et BD érotique que Manu et moi et qu'à moins que toute la ville soit à peu près aussi perverse que nous, ben y avait peu de chances pour que ça marche. Dommage, je me voyais bien derrière mon comptoir en mère maquerelle du livre...

- La librairie alternative
: Si c'est le cul qui posait problème, fallait conserver le projet librairie tout en le reconsidérant un peu. Exit les BD porno, welcome l'underground et l'alternatif : culture rock, mouvements underground, quelques CD indé... Et toujours un coin café sans bière mais suffisamment rock'n'roll pour qu'on ait envie de s'y attarder. Mais une fois de plus, verdict de mes potes questionnés sur le sujet : "A part toi Eve, qui irait boire du chocolat chaud en lisant un livre sur Wharol ou sur le mouvement skinhead ?". Pfff, les gens, ils comprennent rien...

- La boutique de fringues rock'n'roll : Allez, retour au concept rock'n'roll. Y a pas à chier, c'est vendeur. Et une boutique de vraies fringues rock'n'roll, ça manque par chez nous. Je parle pas de ces boutiques qui vendent des tenues de Tectonik, des drapeaux Tokio Hotel, des lacets fluos et des pipes à eau. Non non, moi je te parle d'une vraie boutique rock'n'roll garantie sans accessoires emo/goth et tout le bordel, une boutique avec un vrai beau rayon de fringues rockab et punk, le tout provenant de jeunes crétrices que j'avais déjà reperées. J'avais même prévu le rayon enfants avec mini t-shirts à slogans, le tout conçu par Mister Ouin-Ouin en personne. Pis comme j'avais toujours pas de sous, ben j'ai laché l'idée...

- Le "poussettes bar" : Je sais, le titre fait marrer. Mais les mamans, parlons-en : non seulement elles se font traiter de "pétasse à poussette" par ces cons de passants qui pigent pas que ta poussette, tu la trimballes parce que t'es o-bligée et non pas parce que ça t'amuses de t'arrêter à chque trottoir pour soulever les roues, mais en plus quand elles veulent faire une pause avec leur(s) bébé(s), y a pas beaucoup d'endroits où elles sont franchement les bienvenues. Oublie les bars basiques pas franchement appropriés, les salons de thé guindés où les gazouillis de bébé font chier les mémés, ilt e reste guère que Flunch si t'as pas peur de leur tartelette aux fraises roses fluos décongelées. Alors mon idée à moi, c'était de créer un vrai endroit sympa et moderne, comme un bar, mais équipé de A à Z pour que maman puisse se taper son Cappuccino sans se préoccuper du bruit que feront les mômes ni de l'endroit où elles vont pouvoir improviser une table à langer pour changer la couche du marmot. Mais bon, comme là encore, j'avais pas de sous, j'ai laissé tomber...

- Le magazine : Ca, c'est LE dernier projet en date. Je lis la presse féminine parfois, quand je vais chez le médecin et qu'il y a de vieux mag à feuilleter dans la salle d'attente. Et je trouve ça souvent lamentable, bourré de conneries quand c'est pas des condensés de pub, des magazines pour poufs super friquées qui n'ont rien d'autre à foutre que de repérer les bottes à 5000 euros et le sac à main à 1256 euros qu'elles iront s'acheter la semaine prochaine, ayant pris soin d'arracher la page "mode" du magazine pour bien être sure d'avoir les mêmes (vu qu'en plus c'est écrit : "si tu veux être tendance, tu DOIS avoir ces bottes et ce sac"). Parallèlement, je lis parfois des filles qui savent drôlement bien écrire et qui sont pro pour la ramener à juste titre sur des sujets typiquements féminins. Je rêve d'un anti-mag féminin, dd'un magazine qui arrêterait de prendre ses lectrices pour des cruches, d'une rubrique sexo qui cesserait de te dicter les tendances sexuelles de la saison (aux dernières nouvelles, d'après les mag de fille, le top du top c'est l'orgasme simultanée et le vibro. Mais attention hein, le vibro rose ou le vibro de luxe. Le bon vieux vibro réaliste, t'y as pas droit, c'est anti-hype et no glamour au possible) et de te faire croire qu'y a que les gens beaux, jeunes et minces qui baisent, d'une section shopping qui ne frustrerait pas forcément la smicarde provinciale, bref, un truc qui rendrait compte des vraies préoccupations de la femme moderne lambda, pas une sorte de guide de "comment faire pour avoir l'air cool quand tu ne l'es pas forcément" ou "ces astuces pour rendre jalouses les autres femmes et leur faire croire que t'es 'achment plus bonne qu'elles". Et ce mag, non seulement j'en rêve mais en plus, j'ai la putain d'audace d'y croire mes petits chéris !! Même que j'ai commencé à embarqué mes fidèles chiennasses dans le projet. Même qu'on se payerait pas le temps qu'il faut si c'est nécessaire, ce  qui nous poserait pas vraiment de problème vu qu'on est déjà toutes pauvres à la bse (alors on peut pas être plus pauvres que pauvres). Même qu'on serait une putain d'équipe de rédaction composée de super-héroïnes, de filles qui ont pas honte de se saper chez Pacher, de filles qui revendiquent l'orgasme de type "moi d'abord et toi après si t'as bien bossé", qui trouvent pas scandaleux qu'une femme puisse n'avoir ni gloss Dior dans ses tiroirs ni vibro de chez Yoba dans sa chatte, bref, une équipe de vraies filles qu'auraient pas peur des mots. Evidemment, avec un tel concept, on est pas sûres de faire des ventes. Mais bon, on comptera sur vous pour créer un bon gros buzz pour faire parler de nous, quitte à montrer un sein chacune si ça peut encourager le buzz (un seul hein, jamais les deux... point trop n'en faut). Alors voilà, l'idée est lancée. reste plus qu'à récupérer des CV, de la doc sur le sujet et surtout des fonds (parce que combien ça peut coûter un projet de mag papier). Pis faut trouver un titre aussi, parce que "Ragnagna", c'était une super bonne idée (n'est-ce pas très chère) mais ça risque d'être moyennement vendeur, même si on y ajoute le sous-titre "le mag qui claque sa chatte", comme suggéré par Nahimage. Dommage, moi si je lis ce slogan en kiosque, sûre que je me laisse tenter. Mais tout le monde n'est pas comme moi et c'est bien ça le problème...

Bon les super-héroïnes, on se téléphone et on se fait une partouze bouffe à l'occas' histoire de mettre notre projet au point. Et magnons-nous avant qu'une pure pouf ne passe par là et nous vole l'idée.

Edit qui n'a rien à voir : En ce moment, je suis très fières des requêtes effectuées par mots-clés et ayant guidé le lecteur aventurier jusqu'à moi. A en croire mes mots-clés de ces derniers jours, non seulement mon blog parle d'"érotique glamour" (quand je vous le dis que "chatte" et "pipe" c'est des termes glamours !) et mieux, sachez que ceci est le blog d'une "vierge sexuelle". Encore une facette de ma personnalité que vous méconnaissiez...

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20 avril 2008

Et Dieu créa la femme presque parfaite

vaudou

Depuis le temps que tu me lis, tu dois savoir à quel point je suis un être quasi surhumain, tant j'ai été dotée de vertus et talents exceptionnels, même que tu vendrais tes gosses, ta mère et ton chien pour posséder ne serait-ce qu'un dixième de toutes ces qualités qui font de moi quelqu'un d'aussi génial. Ah ouais, ce matin ça déconne pas. J'ai décidé de me faire des ennemis dès le petit jour en reprenant mes bonnes vieilles habitudes dont l'auto-proclamation de mégabonnasserie. Cette petite parenthèse étant fermée, venons-en au fait. Je m'en vais t'expliquer un peu comment qu'il fait le bon Dieu pour répartir les qualités entre les hommes. Parce que le bon Dieu, sache que je le connais et pas qu'un peu, non seulement parce que j'ai été enfant de choeur jusqu'à l'âge de 13 ans (après, j'ai perdu ma virginité alors je suis allée à confesse et puis j'ai plus jamais osé postuler) mais aussi parce que moi, tu m'connais, j'ai des accès VIP backstage partout, y compris au Paradis. Bref, voilà comment qu'ça fonctionne : le bon Dieu, il prend tout plein de qualités qu'il s'efforce de répartir équitablement entre les humains. Et pour équilibrer la balance, il les affuble de certaines tares, plus ou moins embarrassantes, parce que ce serait pas du jeu si certains humains parfaits en tous points se mettaient à cotoyer d'autres humains tellement nazes qu'ils en feraient de la peine. Voilà pourquoi le commun des mortels peut se vanter de disposer d'à peu près autant de qualités que de défauts. C'est que Dieu a bien fait son travail. Prenons quelques exemples :

- La Blonde. Dieu l'a faite bonne de la tête aux pieds. Et au départ elle était brune. Alors pour compenser tant de bonnasserie, il l'a faite blonde, ça équilibre.

- La Pétasse. Dieu l'a faite bonne en tous points. C'était sa journée de confection des bonnasses en fait. Mais constatant que ça bonnattitude dépassait l'entendement, il a décidé de l'affubler de mycoses vaginales ponctuelles, pour qu'il y ait au moins un point sur lequel les autres filles ne pourront pas l'envier.

Bref, je ne vais pas prolonger la liste inutilement, je sais que tu es un lecteur intelligent qui pige tout du premier coup à condition qu'on lui explique certains mots et qu'on annote certaines expressions donc inutile de s'étendre sur d'autres exemples. Revenons-en au bon Dieu et à sa journée où il a conçu les méga-bonnes, veillant à les affubler de quelques tares pour équilibrer la donne et éviter à ces pauvresses de se faire lyncher publiquement par les moins bonnes qu'elles... Et parlons de moi veux-tu. Parce qu'on aime bien. Et parce que c'est un peu l'enjeu de ce blog. Et que ouais, ça vole bas quand on y pense. Mais si t'es là, c'est que t'es pas contre. Bref bref bref... Le jour où Dieu m'a conçue, en suivant bien la recette de réalisation d'une fille supra-bonne, il m'a regardée et s'est dit : "Cette fille est décidément beaucoup trop bonne, tellement bonne qu'elle va faire concurrence à la Blonde et à la Pétasse qui sont quand même dans mon hit des plus belles réalisations. Il faut que je l'affuble de certaines tares afin de ne pas désespérer le commun des mortels devant tant de perfection". C'est vrai quoi, il avait raison Dieu. S'il avait rien modifié au projet d'origine, j'aurais été tellement parfaite que mes congénères se seraient brûlés les yeux rien qu'en me regardant tant ma perfection eut été insoutenable. Alors Dieu, dans son infini sagesse a jugé bon de m'affubler de ceci :

- des orteils en forme de Curly (et crois-moi, ça me fait mal au cul de devoir l'avouer)
- un nez discutable (et c'est délibérément que j'emploie l'adjectif "discutable"... parce que ma maman de moi elle m'a toujours dit que mon nez n'était pas si moche que ça, surtout lorsqu'à 15 ans j'ai voulu crever le budget familial de 20 000 francs pour me le faire refaire façon actrice américaine de sitcom)
- la démoule

Et note bien que la démoule, je l'ai mis en gras. Parce qu'à ce stade de la conception, on est en droit de se demander si le bon Dieu était pas un rien bourré tellement il y est allé fort. Alors bon ok, j'étais tellement ultra-réussie et parfaite en tous points qu'il a dû y mettre le paquet pour me mettre au niveau des autres mortels. Mais quand même, Dieu, je trouve que t'y es pas allé de main morte sur la dose de démoule que tu m'as infligée.

Et toi lecteur, tu connais déjà quelques épisodes de démoulerie que j'ai subi au cours de ma wonderful laïfe, des épisodes récents même. Si tu vois pas, je te conseille de relire ce blog, section "ma vie de merde". Tout ça pour dire qu'en ce moment, il m'arrive des trucs tellement surréalistes niveau poisse que mes amies chéries, elles ont peur pour moi. Et hier, très solennellement et sans même me faire de blague, la Pétasse et Nahimage m'ont annoncé ceci : "Eve, tu es victime du mauvais oeil". Parce que ouais, faut savoir que ces deux-là elles connaissent tout de la démoule que je subis actuellement, elles connaissent même les trucs pas racontables que j'ose même pas aborder sur ce blog tellement ça a l'air d'un gag (sauf que c'en est pas hein, c'est ça le vrai gag). Nahimage m'a conseillé un prêtre exorciste qui balance une mystérieuse médaille dans les maisons après avoir jeté des aiguilles au sol. Mais ça, ça me fait peur. Alors elle m'a suggéré de faire des croix avec des rameaux de romarin et d'en mettre un peu partout chez moi pour chasser la schkoumoune. Sauf que j'ai pas encore descendu dans mon jardin pour y cueillir du romarin, vu que j'ai pas de jardin. Bref, je ne vois qu'une seule façon de briser le sort dont je suis victime : que celui qui détient ma poupée vaudou me la rende et plus vite que ça !! Car soit dit en passant, toi, l'apprenti sorcier qui s'acharne sur moi sans que je sache pourquoi (bien que j'aie ma petite idée : soit tu veux baiser avec moi mais moi j'veux pas, soit tu es jaloux de ce blog et tu penses pouvoir le plagier et l'utiliser à ma mort pour te faire des potes), tu dois savoir que si quelques coups sont très réussis, d'autres ont très mal pris. Par exemple, ta tentative de m'empêcher de sexe à vie n'a pas été si efficace que ça car j'ai repris une activité normale depuis plusieurs jours maintenant. De même que le coup du bouton d'acné découvert sur mon menton ce matin : raté mon gars, j'y ai mis du fond de teint de pouf et on y voit qu'd'alle. Bref, tu l'as compris, plus la peine de te fatiguer, ta poupée pleine d'aiguille, tu peux me la refiler ou la mettre définitivement dans un tiroir, elle sert à rien. Par contre évite de la brûler hein, on ne sait jamais ce que ça peut donner... Et au cas où tu ne répondrais pas à cet appel, sache que j'annonce officiellement qu'une récompense sera accordée à quiconque sera en mesure de me restituer ladite poupée ou de me donner des informations susceptibles de m'indiquer sa localisation. Et pas une récompense de minables hein, des pièces d'or ou un truc dans le genre, carrément.

Posté par _eve_ à 11:38 - J'ai une vie de merde - Commentaires [11] - Permalien [#]

17 avril 2008

Blogueurs, ne sortez pas sans votre... second degré !

secondd

Bon mes p'tits chéris, vu que j'ai fait ma méga fainéante ces derniers temps, profitant allègrement de ce mini-buzz sur ma prétendue grossesse afin de boucler des billets à la con sans me donner trop de mal et que, par aileurs, je pars en vacances sous les tropiques pour tout le week-end (bon ok, je vais juste à Paris... mais ça va hein ! p'la peine de s'moquer, pour une plouc de Province, sache que Paris a un petit côté exotique), j'ai décidé de te donner matière à réfléchir avec un billet traitant du second degré. Ouais ça va hein, que les lecteurs attentifs évitent de la ramener en soulignant que j'ai déjà blogué là-dessus à l'époque (pour ceux qu'auraient pas suivi, je vous laisse fouiller dans les archives du blog, ça me saoûle de le faire pour vous), moi je trouve que c'est pas plus mal d'en remettre une couche, parce qu'y en a encore qui semblent ne pas avoir pigé le concept. Même que moi je trouve que les blogueurs ne devraient jamais sortir sans leur second degré, au même titre que Berbadette Chirac ne sort pas sans son sac à main immonde ou que les mémés de mon quartier ne sortent pas sans leur bombe lacrymogène (et pourtant, il est calme le quartier). Hé ouaich, ceci est un constat alarmant : c'est fou ce qu'on pourrait déconner sur les blogs si tout le monde avait pigé le concept de second degré. Mais non, y a trop de gens pas intelligents ma foi, des gens qui prennent tout au pied de la lettre, qui évitent évidemment de se poser des quesions (c'est quoi une question ?) et qui ignorent, d'une façon général, des concepts tels que l'humour et l'ironie. Oui je sais, quand je me relis, ça fait vieille mégère donneuse de leçon, mais bon...

Bref, tout ça pour dire que de blogs en blogs, je me fends gentiment la gueule pour pas dire que je manque de faire pipi dans mon string tellement je me marre à la lecture de certains blogs. Pis de temps en temps, en sautant d'un blog à l'autre, je trouve sur des trucs qui font un peu peur ma foi... par exemple quand j'entends parler de "guerre des blogs", houlala, je me dis que j'ai encore manqué un évènement fondamental de l'actu blog, qu'une vraie guerre semble déclarée et que moi j'ai même pas encore choisi mon camp (y a combien de camp au fait ?) ni mes armes (je vote pour les boules puantes et les blagues pas drôles). Et du coup, je cherche quand même à comprendre un minimum ce qui peut déclencher de telles hostilités entre gens du genre humain qui ne se connaissent pas assez pour se détester mais semblent se détester quand même. D'autant que la chose semble parfois très organisée, que j'entends parler de taupes et de règlements de compte, que ça balance à tout va les noms de prétendus fouteurs de merde et troubles fêtes, que ça crache sur celui ou celle qui joue dans les deux camps... Ouah stop, là je commence à flipper ma race rien qu'en me relisant...

Bon, trève de connerie, voilà où je voulais en venir. Y a des blogs que j'aime. Que j'aimais que j'aime et que j'aimerai. Y a par exemple celui de cette fille avec qui j'entretiens une liaison homosexuelle depuis quelques temps (mais est-ce utile de le rappeler) qui s'appelait autrefois-jadis-dans ces temps anciens, "L'anti-blog de filles". Pour ceux qui n'auraient pas eu l'occasion de goûter à ce blog, l'idée était la suivante : observer les blogs dits "girly" ou "blogs de fille" et tenter de cerner les sujets et tournures récurrentes, de s'attarder sur les rites blogosphériens (ou blogosphériques ?) liant ces blogs les uns aux autres et, d'une façon générale, de tourner ces sites en dérision. Mais sans méchanceté aucune, évidemment. Non, je reformule : mais sans méchanceté aucune, évidemment. Je dis ça parce qu'apparemment, ça n'avait pas l'air si "évident" pour bon nombre de lecteurs. Moi je me marrais, on se cherchait et s'insultait pour de rire via commentaires, on parlait de combats de bières contre macarons, de concours de rots vs maquillage, et tout cela me paraîssait bon enfant ma foi. Mais non, y en a qui ne l'entendaient pas de cette manière, qui se sentaient visées, pire, insultées, humiliées. Pauvres chéries. Bref, "L'anti-blog de filles" en est resté là... Mais par chance pour toi petit veinard, il renaît de ses cendres à l'occasion sur le blog de son auteur, titulaire d'un Doctorat ès Second degré.


Je sais ce que tu te dis, à ce stade de l'article : "C'est bon Eve, arrête de nous prendre pour des nazes, tout ça on l'a bien compris depuis longtemps, on est des gens in-tel-li-gents !". Ah ouais ?! Et moi je suis une ta-rée men-tale. Alors j'en remets une couche : A l'attention des handicapés du second degré, j'apporte quelques précisions :

- En vrai, la Blonde n'a pas couché avec Mac Gyver. C'est pas parce qu'elle le dit qu'elle l'a fait.
- En vérité vraie, quand je traite cette même Blonde de "sale Blonde", ça n'est pas méchant, j'te jure. c'est carrément amical. Comme quand le coach me traite de "morue" ou la Pétasse de "traînée", ils le disent pour rire mais ne le pensent pas (ah si, vous le pensez ? crotte alors...).
- En vérité vraie dans la réalité, je ne suis pas si bonne que ça. Et crois-moi, ça me fait mal au cul de dire ça. Parce que c'est quand même rigolo (private joke) de se revendiquer publiquement et régulièrement comme "plus bonne que bonne", surtout quand les vrais handicapés du second degré se permettent de t'écrire pour te demander si tu ne serais pas un peu narcissique quand même (ce à quoi tu réponds : "Oui je suis narcissique et j'aime ça. D'ailleurs au moment où j'écris cela, j'ai les yeux rivés sur mon miroir tellement j'me kiffe ma race. Une chance que je connaisse le clavier par coeur, sinon je sais pas comment je ferais, je serais obligée de pas me regarder pendant plusieurs minutes, ralala...". Et suite à quoi le lecteur con-con te déteste encore plus... parce qu'il a toujours pas pigé le truc-euh).
- En vérité vraie dans la réalité réelle, quand je dis que je vais mettre mes gosses dans un congélo tellement ils me fatiguent, ça aussi c'est pour du rire. Je précise hein, parce que j'ai régulièrement des hordes de mamans hystériques parfaites qui me tombent dessus et menacent de me dénoncer aux services sociaux. Alors voilà, en vérité je vous le dis : NON, je ne compte pas congeler mes gosses, ni les abandonner, ni leur faire faire un tour de machine à laver programmée sur essorage intensif.
- En vérité vraie dans la vraie réalité réelle de la vraie vie, j'espère que vous avez bien tout suivi...

Ok, là, tu commences à m'aimer de moins en moins et, même si tout ça t'as quand même fait un peu rigoler (allez avoue), tu penses que je vais trop loin, que je prends mes lecteurs pour des neuneus tellement tout cela te paraît évident. C'est que toi t'es un gars intelligent. Par conséquent, t'as le droit de te la péter. Parce que quand je reçois des mails de gens qui me demandent si ces histoires de lesbiennage avec mes copines blogueuses, c'est pour du vrai ou pour du rire, j'avoue que ça me troue le cul. Et tu peux te marrer, parce que ceci est authentique. De même que je me marre quand je reçois des mails dont la maîtrise de la langue et de l'orthographe en disent long sur le QI de l'expéditeur et dont le contenu ressemble à ceci : "Bonjour, je vous conné pas mais je sui tonbé sur votre blog et je me permé de vous dirre ke je vous trouve un peu trop genre se la pète et k'ya d'autr fille plus belles et ki blog mieu ki se la pète moin alors franchmen vou devrié moin vou la pété paske lé gen ki se là pète komme ça moi je trouve sa domage et j'aime pa tro k'on se la pète tro alors k'on nait pas une star." Sur ce, je pète...

Bref, à présent, c'est à toi que je m'adresse, toi le désespéré du second degré, celui qui pige rien à rien. Voici un petit exercice qui va peut-être t'aider. Je m'en vais te raconter une histoire, comme je sais si bien le faire. Et quand y a du second degré, autrement dit, du contenu que t'es pas censé prendre au pied de la lettre (comment ça quelle lettre ?! Mais putain fais un effort, merde !), je te le surligne en rouge et je te donne même des indications pour t'aider à comprendre la vraie signification du texte. Et normalement, grâce à cela, tu vas subitement voir les choses autrement. Peut-être même que tu vas y prendre goût et aimer ça salope. tu vas tellement aimer que tu vas passer ta nuit à relire ce blog et tu vas le trouver subitement rigolo !!! Allez, on y va :

Salut les gros nazes qui me servent de lecteurs, << en vrai, je ne considère pas mes lecteurs comme des "gros nazes" et pour cause, je ne les connais pas personnellement. ceci es une façon de les taquiner direct, de la même façon que je pourrais leur donner uen tape amicale dans le dos, mais en plus fun quand même.

Demain, je quitte ma province pour un petit week-end à Paris. Va falloir que je troque mes sabots pour des chaussures citadines parce que là-bas, paraît que c'est la grande ville. << en réalité, je ne porte pas de sabots, bien que je sois Lorraine. Et je n'habite d'ailleurs pas à la campagne. C'est juste pour rire du contraste capitale/province et pour me moquer de moi-même qui suis vite perdue dans la grande ville. Hé oui, je suis une vrai dingue, je me moque de moi-même et ça me fait même pas peur.

J'y vais avec Ouin-Ouin et Manu  et comme on doit y être pour 18 heures, pas question de traîner. Y aura pas de partouze furtive sur la table d'une aire de repos, on a pas le temps. << Ca aussi c'est pour du rire. En vrai, je partouze pas sur les aires de repos. Je suis une fille bien qui sait se tenir : je partouze, certes, mais seulement chez moi. << ayé, tu commences à piger le truc ?

A vingt heures, on va au concert des Buzzcocks vu qu'on a réussi à avoir des billets à temps. Et crois-moi (<< Attention c'est un piège ! En vrai faut pas me croire !), j'aurais vendu ma mère et mes gosses pour avoir ces places. << Dans la vraie vie, j'aime maman et j'aime mes enfants. Donc NON, je ne compte pas les vendre, même pour un concert des Buzzcocks.

Et toi qui a bien tout lu, j'espère qu'avec tous les efforts que j'ai fait pour toi, tu maîtrises désormais le second degré. Parce que si c'est pas le cas, t'es vraiment irrécupérable et je ne sais pas ce qui me retiens de te jeter des cailloux. Et le fait que cette dernière phrase ne soit pas surlignée en rouge n'est pas une omission de ma part.

Posté par _eve_ à 19:41 - J'aime carrément pas ça - Commentaires [30] - Permalien [#]
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