lundi 4 mai 2009
Let's play !
Salut les têtes de noeud !
Aujourd'hui pour rigoler, je vous propose un jeu-concours.
Comme ça c'est l'occasion de faire d'une pierre deux coups et de pondre un article vite fait bien fait tout en vous choyant de cadeaux (enfin pas trop quand même). Non, de faire d'une pierre trois coups en fait, comme ça je teste aussi votre niveau de culture cinématographique au passage. Car n'oublie pas que moi je suis une fille très cultivée cinématographiquement parlant, puisque je connais tout de même quasi par coeur les répliques de La Cité de la Peur, de Wayne's World et de la Tour Montparnasse Infernale, sans parler des Trois Frères. Plus calée que ça en ciné, tu meurs quoi.
Dooooonc, aujourd'hui lecteur, on s'amuse. Et on gagne peut-être un cadeau. Pour ça, suffit d'être le plus rapide à trouver le film dont il sera question, car évidemment, j'ai qu'un seul cadeau à distribuer (c'est pas Noël non plus).
Je te propose donc de gagner un wonderful t-shirt 100% rock'n'roll qui n'ira pas à tout le monde (bah ouais, t'as même pas le choix de la taille), ce qui veut dire que si tu ne portes pas de la taille S pour les hommes, et du S ou M pour les filles, ben ce t-shirt ne te sera d'aucune utilité. Mais ça t'empêche pas de jouer ceci dit.
(Le premier qui ose dire que ce t-shirt pue du cul, je lui tatane la tronche. J'ai le même donc ce t-shirt, il est forcément cool).
Alors j'annonce :
Le but du jeu est de découvrir un film.
Avec pour seuls indices, des répliques cultes que je publierai sur ce blog au compte-goutte à différents moments de la journée.
A tout moment, si tu penses être plus futé que tous les crétins qui lisent ce blog et plus rapide surtout, ben t'as le droit de proposer ta réponse en la publiant dans les commentaires. Si t'as vu juste, bingo, tu décroches le gros lot qui a une valeur de presque 20 €, ouais je sais, je me fous pas de ta gueule hein.
On va donc démarrer avec un premier indice.
Si y a un naze qui trouve le film rien qu'avec ça, ben moi j'dis respect.
Donc c'est parti, attention ça rigole pas :
"Plus noir, tu meurs."
*****
"Sandwich de merde"
*****
"Il est mort étouffé par du vomi. Mais le vomi, il était pas de lui. C'est horrible..."
*****
"C'est plus fort d'un cran"
(si avec ça vous trouvez pas, vous êtes vraiment des buses)
Plus la peine de chercher, Bleeding Orange a gagné !
Du coup, on n'aura pas la joie de voir Mandoline dans un joli t-shirt de rockeur taille S mais c'est pas grave, il se rattrapera le mois prochain le Moisi Guitar, y aura un string léopard à gagner.
C'était donc Spinal Tap les burnes, vraiment, vous êtes pas aidés hein.
Bleeding gagne donc le t-shirt, et pour les autres, cadeaux de consolation :
I'm gonna rock you tonight...
C'est plus fort d'un cran... (attention, moment culte)
"Le problème est que sur scène y a un menhir de Stonehenge qui était sur le point de se faire écraser par un nain !!
lundi 9 mars 2009
Je ferais bien l'amour avec Docteur Manhattan
Les films de super-héros, très peu pour moi. Autant je peux passer des heures à lire les aventures et exploits de ces surhommes dans des BD, autant les films les mettant en scène ont l'art de me gonfler. Hormis peut-être les premiers Batman (et encore), je trouve que les films de super-héros sont généralement des merdes sans nom qui ne valent vraiment pas la peine qu'on bouge son cul jusqu'à une salle de ciné.
Alors quand ce cher Manu m'a dit qu'on devait absolument aller voir les Watchmen que c'était trop génial et qu'il fallait rater ça pour rien au monde, j'ai dit "tssssss, encore des Gentils au look de clowns croisés avec des catcheurs, qui font la bagarre avec des Méchants... tu parles d'un truc !". Pis bon, comme malgré ce qu'on pourrait croire, je suis pas du genre contrariante dans certaines situations, et comme en plus, Manu m'a déjà fait voir des films tellement affligeants que je pense être définitivement vaccinée contre les films de merde, j'y suis allée, sans m'attendre néanmoins à un chef d'oeuvre cinématographique.
Sauf que... SAUF QUE, PUTAIN, Watchmen, ça rigole pas. Et ça n'a rien à voir avec tous les films de super-héros en collants lycra, c'est moi qui te l'dis.
Déjà les Watchmen, c'est PAS des super-héros, et ça c'est drôlement cool ! Hormis l'un des leur qui, suite à un accident lors d'une expérience scientifique, a été désintégré en particules avant de devenir un surhomme omnipotent (putain, rien que ça !), les Watchmen sont semblables au commun des mortels à quelques différences près : ils sont évidemment drôlement costauds et ultra entraînés, ils disposent de joujoux hi-tech presque aussi cool que ceux de James Bond et ils sont un rien psychopathes pour certains. Les Watchmen ne sont ainsi ni invincibles, ni capables de transporter un lac comme le ferait si bien ce bon vieux Superman, et ont autre chose à foutre que de faire le baltringue au bout d'un film comme l'homme araignée.
Alors ils font quoi les Watchmen ? Ils protègent l'humanité. Ils remettent les méchants dans le droit chemin ou mieux, ils leur latent la gueulent tant et si bien qu'à la fin, les méchants, ben ils sont littéralement trucidés. Et ça, j'aime bien. J'aime bien que les Gentils soient un peu moins cool pour une fois. D'habitude les Gentils, ils mettent des coups de poings, des coups de pieds, ils font des pirouettes, ils assomment leurs adversaires et au pire, ils envoient les Méchants valser à travers une vitre en s'efforçant de ne pas provoquer trop d'égratignures. Forcément, ce sont des Gentils, ils s'efforcent de ne pas faire trop de dégâts. Sauf que les Watchmen, ben fuck off, ils font plus que t'envoyer valser dans le décor et avec eux, quand ça blaste, ça blaste, et les Méchants en ressortent rarement vivants mais souvent vidés de leur sang.
Ceci était donc le premier point positif : les Watchmen sont cool parce qu'ils latent la gueule aux Méchants sans faire dans la demi-mesure.
Deuxième point positif : les Watchmen ne sont pas des modèles de vertu. Et ça c'est bien, car ça change un peu des super-héros parfaits en tous points, entièrement voués à se plier en quatre pour rendre le monde meilleur. Chez les Watchmen, faut savoir qu'y a aussi des sadiques qui butent les gens juste pour le plaisir et des vrais psychopathes qui aiment bien baigner dans le sang des autres. Oui, certains Watchmen sont loin d'avoir le profil du gendre exemplaire et pour une fois, on a affaire à des héros dont il faut parfois savoir se méfier (ouais je sais, c'est un comble).
Troisième truc cool : Ce film est beau. Ouais, j'te jure, de toute bôôté. Y a des plans d'enfer, tellement cool que t'as l'impression de tourner les pages d'une BD alors que t'es juste vissé sur un fauteuil de ciné. Mention spéciale pour le générique d'ouverture qui m'a fait chialé tellement il est mâââgnifique (oui, je suis comme ça moi, je pleure dès le générique de début. Et je vous merde) : grandeur et décadence des Minutemen façon vintage sur fond de Bob Dylan, GRANDIOSE.
Quatrième truc cool : Certains Watchmen ont définitivement la grande classe. Enfin "classe" n'est peut-être pas le mot le mieux choisi, mais quand même.
Y a Docteur Manhattan, le Dieu vivant bleu fluo qui se ballade la bite au vent. Lui, c'est mon préféré. Parce que c'est le plus fort et parce que quand il fait l'amour, il est capable de se décupler. Si c'est pas génial ça !! Alors du coup, moi aussi j'aimerais bien faire l'amour avec Docteur Manhattan. Au risque de me faire désintégrer.
Y a aussi Rorschach qui est THE psychopathe du film et qui est interprété par un acteur ayant un petit côté Johnny Rotten plutôt sympa. Rorschach il est gaulé comme Jean-Claude Duss mais il te lamine la tête en moins de deux. Et après, t'es mort et vidé de ton sang. Pis c'est aussi le demi-freère caché de Mac Gyver, capable de t'improviser un lance flamme avec un déo en aérosol. En gros, Rorschach c'est le mec qu'il vaut mieux avoir comme pote que comme ennemi (et encore, même si c'est ton pote, quand tu l'invites chez toi évite de laisser traîner ton déo, on ne sait jamais ce qu'il est capable de faire avec) (si t'as un hachoir dans ta cuisine, évite aussi de le laisser traîner, je dis ça comme ça).
Y a le Comédien. Qui est joli mais qui fait peur. Parce qu'il tue des gens, même si c'est des gentils. Vu qu'en réalité, ce mec est un gros sadique qui kiffe les éclaboussures de sang. Et qui tue de sang froid des femmes à bout portant, et qui viole les filles, et qui est un sale pervers comme on aime pas bien. Mais ceci dit, il est joli.
Y a Miss Jupiter alias le Spectre Soyeux. Alias la bonnasse du film. Bonnasse toute vêtue de vinyle qui tabasse les méchants sans sembler gênée par son porte-jaretelles, la grande classe quoi. Bonnasse que t'as évidemment l'occasion de voir à poil au cours du film. Car tu sais bien que dès lors qu'y a une bonnasse dans le film, on part de la certitude qu'elle va : 1) Tomber amoureuse d'un Gentil (de préférence le bellâtre, si bellâtre il y a) 2) Finir à poil à un moment donné. Note au passage que cette scène de sexe est d'un romantisme à pleurer, sans levrette évidemment, et avec pleins de bisous sur la bouche (beurk, c'est dégueulasse !). Ceci dit, cette scène n'a visiblement pas laissé tout le monde indifférent vu que la première chose que Manu m'ait dite en sortant du ciné a été : "Mon rat, tu devrais t'acheter une tenue en vinyle noir et jaune. Je te verrais bien en super-héroïne".
Pis y a les autres aussi dont je ne te parle pas parce que... ben parce que j'ai pas grand chose à en dire.
Quatrième raison d'aller voir les Watchmen : l'histoire est pertinente. Avec de vrais cas de conscience. Des remises en question. Un film qui te claque dans la gueule ce que l'espèce humaine a de plus sordide, qui te dégoûte carrément du monde de cons dans lequel on vit. Un film qui laisse peu d'espoir quant au devenir de l'humanité et qui ne se termine pas en happy end à 100%. Parce que ce serait trop facile que les hommes se sortent indemnes du merdier dans lequel ils se sont fourrés et que quand tu regardes l'humanité dans son ensemble, tu te dis qu'après tout, c'est peut-être bien fait pour sa gueule.
Et enfin, cinquième EXCELLENTE raison d'aller voir ce film : la bande son qui déchire sa race. Alors loi accroche-toi mon gars, ça déconne pas. Ca s'ouvre sur Times they are changin' de Bob Dylan, qui est l'un des rares hippies que j'aime. Et c'est précisément là que j'ai commencé à pleurer, et pas qu'un peu (je radote mais le générique d'ouverture est juste... exceptionnel). Ensuite, t'as droit à Hendrix (All Along the Watchtower) pendant que Docteur Manhattan et le Comédien s'aprêtent à mettre fin à la guerre du Viet-Nam, t'as un enterrment avec Simon & Garfunkel (Sound of Silence) en fond sonore, t'as Miss Jupiter qui se tape le Hibou sur Hallelujah de Leonard Cohen et t'as même droit à 99 luftballons de Nena dans les oreilles (pas très raccord avec la scène en question, mais on apprécie quand même parce que... ben parce que Nena, merde !). Au passage, si quelqu'un qui a vu le film peut me dire quelle est la chanson du générique de fin (que j'ai oubliée mais qui me semblait pas mal du tout), je suis preneuse.
BREF, tout ceci étant dit, j'ajouterais que Watchmen, c'est bien, c'est même assez formidable comme film, SAUF QUE... sauf que c'est sacrément long (putain, presque trois heures avec plusieurs scènes interminables... Docteur Manhattan, arrête de t'exiler sur Mars pour nous pourrir l'ambiance avec tes grands discours steuplé) et puis surtout, c'est violent. Mais alors super violent. Et moi, j'ai du mal avec la violence, même au cinéma, et t'as beau m'expliquer que c'est pour du faux, que c'est rien que de la comédie, y a des trucs qui sont juste insoutenables je trouve. Et faut dire que ce film nous a servi à peu près tout ce qu'il y a de pire en la matière, tout ce que je trouve insupportable : t'as droit à la tentative de viol, t'as droit à la femme enceinte qui se fait plomber la paillasse, t'as droit au pédophile qui coupe en morceaux une fillette avant de la donner à bouffer à ses chiens, t'as droit au mec qui se prend des coups de hachoir dans la tête, t'as droit à celui qui se fait couper les bras à la scie circulaire... Bref, si ce n'était que gore, ce serait bien. Mais en l'occurence, en plus d'être violent et sanglant, c'est souvent glauque et malsain, tout ce que je déteste. Donc oui les gens, je suis une petite nature qu'un rien émeut et qui prend les choses trop à coeur, même si c'est rien que de la comédie ; mais la vérité, j'ai trouvé certaines scènes carrément dérangeants (même que Manu aussi il a détourné le regard d'une scène de massacre, c'est dire si c'est une tapette c'était violent).
Donc voilà, en guise de conclusion, je ferais bien ma pute en racontant la fin du film comme je sais si bien le faire mais non, aujourd'hui j'ai décidé d'être sympa. Profite, ça durera pas.
Et sur ce, maintenant que j'ai vu le film, je m'en vais me taper le livre.
Découvrez Bob Dylan!
(T'as vu, le lecteur deezer il est raccord avec la couleur de Dr Manhattan. C'est-y pas trognon ?)
lundi 23 février 2009
Docteur House, prends-moi la température !
Si tu demandes à une femme quel est son fantasme télévisuel du moment, tu as toutes les chances d'obtenir comme réponse : Docteur House.
Parce que oui, on peut dire qu'on fantasme à peu près toutes sur Docteur House (celles qui ne sont pas dans ce ce cas n'ont vraiment aucun goût) qui est carrément THE sexy doctor du petit écran, même qu'aucun autre toubib de sitcom ne lui arrive à la cheville : Derek Shepherd et son brushing trop soigné, Mark Sloan et son insupportable beaugossitude, ces médecins là sont tout juste bons à exciter de la lycéenne qui rêve de baisers hollywoodiens, quant à Doug Ross, autant dire qu'il a bien fait de laisser définitivement tomber la blouse blanche pour aller faire du café chez Nespresso. Bref, le seul vrai médecin sexy qui t'oblige à essorer ton string à chaque fois que tu le vois sur ton petit écran, y a pas à dire, c'est Gregory House (même qu'entre nous, on l'appelle "Greg", un peu comme si on le connaîssait personnellement, ouais, rien qu'ça j'sais...). D'ailleurs laisse-moi te dire qu'on est plutôt nombreuses sur le coup et qu'on se verrait toutes volontiers en train de jouer au Docteur avec Hugh Laurie...
Et nos hommes, ils en pensent quoi de ce bon vieux Docteur House ??
Ben c'est bien simple, ils pigent pas. Pire, ça les dépasse. Dans leur infinie candeur, nos hommes en sont encore au stade où ils nous croient craquer sur Brad Pitt et Di Caprio alors que pfffffff, Leonardo a bien fait de se noyer dans le Titanic et Brad, ben qu'il continue de repeupler le monde avec Lara Croft tiens, on s'en tamponne. Mais Docteur House... Docteur House... Alors là non, ils pigent pas les bougres :
"Quoi ??! Tu kiffes Docteur House ??!!
- Ouais, il m'excite grave !
- Docteur House, l'aut' vieux là ??
- Il n'est pas vieux, il est mûr à souhait. Et pis toi, t'es p'tetr pas vieux d'abord ??!!
- Docteur House, le vieux misanthrope ???
- Hmmmmm, ça m'excite ce genre de mec sombre et insondable qui n'aime personne...!!
- Docteur House, le vieux misanthrope boîteux qui se déplace avec une canne ???!
- Haaaaan, sa caaaaaaanne...!!!!"
Bref, le syndrome Docteur House, faut pas chercher, ça dépasse littéralement nos chères moitiés qui ne voient décemment pas comment on peut avoir envie de se prendre le thermomètre d'un vieux boîteux acariâtre et mal rasé (note tout de même que la barbe de trois jours sied beaucoup mieux à Greg qu'à George Clooney).
Et samedi dernier, en grande conversation avec des copines qui ont évidemment TOUTES envie d'une folle nuit de baise avec Docteur House, nous en sommes arriver à cette grande question : pourquoi est-ce qu'on l'aime tant, ce drôle de toubib ?
"Parce qu'il est tellement intelligent qu'il m'excite."
"Parce qu'il est sombre, méchant et rude. Ca donne envie de le dompter."
"Parce qu'il est sauvage et mystérieux et qu'on veut toutes l'apprivoiser."
"Parce qu'il est en souffrance et qu'on voudrait bien s'occuper de lui personnellement."
"Parce qu'il a l'air bien pervers !" (mention spéciale à cette explication fort pertinente proposée par Nathalie)
Et moi, comme j'aime bien pourrir l'ambiance dans les soirées (eh oui, je suis au moins aussi perverse que Docteur House), j'ai tenté de briser les rêves de mes consoeurs alors présentes et de les convaincre que Gregory House n'était pas si sensationnel que ça. Parce que tu comprends, exclusive je suis, exclusive je resterai. Et l'idée de partager Greg avec autant de personnes si proches de moi m'agace. C'est que mon petit fantasme, j'aimerais bien me le garder pour moi toute seule, même si faut pas trop rêver. Alors devine quoi, ben j'ai tenté le tout pour le tout à savoir : essayer de dégoûter mes copines de ce bon vieux Docteur.
Et donc, pour bien pourrir le groove de toutes ces furieuses bien décidées à mettre le grapin sur mon gentil docteur, je leur ai rappelé ceci : hors contexte, il est quand même 'achment moins sexy Hugh Laurie ! J'te jure hein. Autant on craque quand il déboule dans le bloc opératoire avec sa canne et ses baskets pour sauver la situation en deux centièmes de secondes, autant on le kiffe moins quand il joue le papa d'adoption d'une souris qui parle...
... ou l'acolyte abruti de Cruela Devil, chargé d'embarquer des chiots tachetés :
Mais bon, le problème c'est que même avec mes arguments béton, elle ont pas l'air de vouloir détourner leur attention d'Hugh Laurie, ces pouffiasses. Faut dire que ce sacré Docteur House, il a un bel avantage, celui de n'avoir guère de concurrence sur le petit écran. Du coup, comme il a un peu le monopole de la sexytude dans les programmes TV du moment, il nous met irrémediablement le feu au slip sans le vouloir, le saligaud. Bah oui, rends-toi à l'évidence, on fantasme beaucoup moins sur Horatio Caine, même s'il sait très bien pencher la tête en disant des phrases de merde ("Avec deux cadavres sur les bras, il n'ira pas bien loin").
Sur ce, je te laisse pour aller fantasmer en paix pendant que chéri bosse et que les enfants sont à l'école. Ouais je sais, trop rude la vie de mère au foyer.
jeudi 5 février 2009
Cher Steven Seagal..
Cher Steven Seagal,
Je viens d'apprendre ton grand retour sur les écrans et je me dois de te faire savoir que ça m'a fait bien plaisir quand même. Ca a même grandement égayée ma journée (qui avait commencé par une grosse marrade sur le blog de Princesse Audrey) et m'a presque donner envie d'embrasser les gens sur le zizi la bouche tellement j'étais heureuse.
Faut dire que ton retour au cinéma, j'avais fini par ne plus y croire. Parce qu'après Nico et Pièges en haute mer, faut bien reconnaître que t'as un peu perdu de ta grandeur. Dans les films qui ont suivi, tu continuais certes à faire craquer les os des méchants quand tu te battais (même qu'ils faisaient semblant d'être mauvais et de se déplacer lentement pour que toi, légèrement empâté et nettement moins réactif qu'à tes débuts, t'aies l'air de les prendre par surprise), mais la vérité, tu avais déjà perdu de ton côté super-héros. Eh oui, qu'est don devenu le Steven qui faisait des bombes grâce à un four à micro-ondes dans la cuisine d'un bâteau ? Je t'avais dit de pas te taper cette pute sortie du gâteau, celle qui a pas réussi à percer dans Alerte à Malibu et qui s'est rabattue sur ce second rôle de pouffe pour tenter de lancer enfin sa carrière ! Elle t'a démonté la tête celle-là ma parole ! t'as arrêté de faire des abdos, d'aller en stage d'été chez Chuck et Jean-Claude, et puis résultat... Ben résultat, t'as fini comme ça :
Chanteur de country obèse sapé comme Mia Frye.
Mais bon, tout ça c'est du passé et on s'en fout. T'inquiète, on t'en veut pas va. Tout ce qui compte, c'est que t'es bel et bien de retour, mon petit Steven et plus fort que jamais ! Non seulement t'as enfin balancé ta foutue guitare et tes chemises violettes à col Mao, mais en plus tu t'es remis au sabre et au fusil à pompe !! Rolala, c'que ça fait pléééésir quand même ! Pis le vrai truc qui me met du baume au coeur, c'est que ce coup-ci, tu vas pas t'attaquer à des méchants basiques, tu vas pas te farcir de la racaille des bas quartiers, des trafiquants de drogue, des psychotiques qui détournent des missiles ou de vilains pollueurs... NAAAAAAAN, tout ça c'est trop facile pour le nouveau Stiven Sigôl (ouais ayé, j'ai chopé l'accent) ! Maintenant Steven, tu joues dans la cour des grands, y a plus rien qui t'effraie. Aussi, de savoir que tu vas affronter une bande de vampires qui a décimé la quasi-totalité de la population de chaipukelville, ça me donne des frissons et j'en ai le chouchou tout retourné (oui, parfois mon chouchou se retourne et je vous merde). Et tant pis si les vampires sont guère crédibles et ressemblent plus à des zombies de série Z qu'à des tueurs sanguinaires, on s'en fout, tout ce qui compte, c'est que tu leur lamines la gueule !!
Bref, vivement la sortie du film !
En attendant Steven, sache que j'te kiffe j'te love et que je rêve de toi tout nu avec ta queue de cheval, sans mauvais jeu de mots (dans ta version Nico plus que dans ta version rock star ceci dit).
Bien n'à toi,
n'Evelyne
samedi 8 novembre 2008
Messieurs les Experts, pouvez-vous m'expliquer...
Découvrez The Who!
Tu n'es pas sans savoir que j'assume mon côté beauf comme il se doit. Et que par conséquent, je n'ai même pas honte ou si peu de revendiquer ma passion pour cette série télé foutrement passionnante quoiqu'un peu répétitive et même pas répétitive qu'est Les Experts.
Les Experts, t'imagines pas à quel point ils me sidèrent tellement ils sont forts. D'ailleurs si t'es un vieux de la vieille et que tu fréquentes ce blog depuis fort longtemps, tu dois te rappeler de cet article intitulé "Qu'ils sont forts ces Experts !" dans lequel je te parlais de ma fascination sans fin pour le luminol et la poudre révélatrice d'empreintes digitales. Et dans lequel je tentais de te convaincre que les Experts, c'est un peu des dieux dans leur genre tellement ils sont futés, si si j'te jure.
Bref, sache, gentil lecteur, que je ne me drogue pas et que malgré ça, je continue à aimer les Experts comme au premier jour. Et crois pas que le fait que je me sois déjà tapée l'intégrale de la série*, version Las Vegas, New York et Manhattan, ait provoqué en moi une quelconque lassitude. Au contraire, c'est encore pire que ce que tu crois : les rediff, je les kiffe comme une malade, probablement parce que je me sens vachement forte et quasiment prête à intégrer moi-même l'équipe de Grissom quand je me rends compte que j'ai 'achment bien retenu la leçon et que je me rappelle d'indices incontournables et de leur interprétation.
Manu aussi il trouve ça trop cool, les rediff. Mais lui c'est parce qu'il se rappelle jamais de rien, qu'il oublie tout dès qu'il a fait le tour de son bocal (prions pour qu'il n'oublie jamais le bébé dans la voiture en pleine canicule). Du coup, pour lui, les rediff sont d'autant plus épatantes que :
- il est à chaque fois autant captivé et sideré par le scénario qu'il redécouvre
- il est scié par ma perspicacité, mon sens de l'observation et, d'une façon générale, mon intelligence, quand il voit la facilité avec laquelle je résout les énigmes avant Grissom (parce que, pute que je suis, je lui dis évidemment pas toujours qu'il s'agit d'une rediff, préférant me faire passer pour une super-héroïne qui a fait un stage au NCIS). Et moi, j'aime l'éblouir de mon génie et de ma splendeur.
Ceci dit, en tant que fan inconditionnelle des Experts - et rien à foutre si tu trouves ça moins cool que de kiffer Gossip Girls, série dans laquelle il paraît que ça baise nettement plus que dans toutes les autres sitcoms réunies (à part peut-être Nip Tuck) - je songe évidemment très sérieusement à me reconvertir professionnellement dans la police scientifique. Alors forcément, j'ai commandé au père-Noël le jeu des Experts, pour m'entraîner à trouver de vraies fausses empreintes avec de la vraie fausse poudre révélatrice, et puis à repérer les vraies fausses gouttes de vrai faux sang avec du vrai faux luminol. Rien que ça. Et puis aussi, je compte bien me faire offrir le jeu vidéo des Experts sur PC, pour m'entraîner ardamment à ma future vocation, un peu comme tu t'entraînes à reconnaître les panneaux de signalisation à l'aide d'un logiciel bidon quand tu prépares ton examen du code de la route.
Bref, je prends la chose très à coeur.
Et sans vouloir me la péter, je crois que je suis super bien partie pour être recrutée dans l'équipe de nuit de Gil. Et crois pas que le fait que Sarah se soit barrée ait une quelconque influence sur mon choix d'affectation, c'est pas mon genre d'essayer de baiser avec le patron. Même si celui-ci est un spécialiste des insectes et des cadavres en putréfaction et que cela soit très excitant. J'ai donc tapé mon CV en vue de m'inscrire au prochain QCM de recrutement pour rejoindre l'équipe des Experts Las Vegas. Et bien que je me sente fort bien préparée à cette épreuve, il y a encore certaines questions qui me taraudent. Aussi, messieurs les Experts, si vous passez par là (et je sais que vous êtes nombreux à lire ce blog hein, faites pas genre), je vous serais infiniment reconnaissante de bien vouloir m'éclairer sur certaines questions :
- Pourquoi est-ce que vous bossez systématiquement à la lueur de la lampe de poche alors qu'il serait souvent si simple d'appuyer sur un simple interrupteur pour que la scène de crime se retrouve subitement éclairée à souhait ? C'est juste parce que vous trouvez ça plus rigolo de jouer avec vos lampes de poche ? C'est pour le style ? C'est un choix écologique ? Ou quoi...?
- Comment se fait-il que lorsque vous mettez de la poudre à empreinte sur une poignée de porte qui a été touchée par quelques milliers de personnes, vous n'obtenez toujours qu'une seule empreinte et qui plus est, le hasard comme par hasard, l'empreinte du tueur ? Allez, avouez quoi... y a un truc, obligé. Pendant votre formation, vous avez pris l'option "trucs à ne pas divulguer" dirigée par Garcimore ou quoi ?
- Pourquoi ça vous épate autant à chaque fois de trouver du liquide séminal dans des draps (bon, à part dans des draps d'enfants, ça je vous l'accorde) ? Parce que sans être cradingue, je suppose que des traces de liquide séminal qui deviennent fluo grâce à votre révélateur surpuissant, y en a à peu près dans tous les draps du monde fréquentés par des hommes ou presque. Et me faites pas croire que les gens changent leurs draps tous les jours hein.
- Pourquoi vos cadavres femmes sont toujours bonnes ? Non sérieusement, je m'interroge : toutes les filles sont vraiment bonnes à Las Vegas ? Parce que moi j'ai jamais vu la moindre non-bonne sur votre table d'autopsie, rien que des top model et des strip teaseuses hyper bien gaulées et encore belles même mortes et décapitées. Et comprenez, si Las Vegas est un endroit risqué pour les filles trop bonnes, je vais pas pouvoir venir bosser chez vous mes petits loupiots, trop risqué pour moi.
- Et enfin, la question qui m'empêche de dormir : pourquoi a-t-on subitement cessé de demander des "mandats" au profit des "comissions rogatoires" ? Parce que "comissions rogatoires" ça fait plus smart et plus sérieux, c'est ça ? Ca effraie les vilains méchants criminels quand on leur balance l'expression à la tête ? Remarquez, vous n'êtes pas les seuls à avoir changé vos habitudes et y a décidément plus que ce bon vieux Derrick qui utilise encore les mandats alors que tout le monde s'est définitivement mis aux comissions rogatoires. C'est un peu comme les Twix et les Raiders en somme, c'est la même chose mais l'un paraît plus cool que l'autre...?
Une fois que j'aurais eu réponse à ces questions, je sens que je pourrais dormir en paix et me présenter sereinement à l'examen d'entrée au labo le plus high tech du monde. Sérieux, ce serait le kiff absolu : pendant mon temps libre, je jouerai à mettre les empreintes de gens que je connais dans l'ordinateur plus-fort-que-lui-tu-meurs pour voir apparaître leur trombine à côté d'un "match" clignotant, et pour prendre connaissance de tous leurs crimes (exemple : Le Coach : arrêté pour incitation à la débauche et proxénétisme après l'interdiction des fameuses partouzes du vendredi aux baraques... Non non, vous foulez pas les méninges les gens, c'est une private joke qui n'a absolument aucun sens pour les non initiés).
Bon en attendant, c'est pas le tout mais j'ai des draps plein de liquide séminal et de cellules épithéliales à laver. Et un carrelage plein d'empreintes digitales à lessiver. Et une salle de bains pleine de cheveux (et sans doute de poils pubiens) bourrés d'ADN à récurer. Donc voilà, c'est pas que je m'ennuie mais j'ai à faire quoi. Alors je me casse.
* merci maman d'être encore plus fan que moi et de me prêter tes DVD. Promis, dès que j'aurais été embauchée par Grissom, je lui demanderai un autographe pour toi.
mardi 10 juin 2008
Mon bien aimé et les DVD : choix de gourmet
Parce que tu es un lecteur sympa, tu vas me pardonner ce titre nul à chier qui a au moins le mérite de comporter des rimes en "é". Et parce que tu es un lecteur sensé et équilibré, tu es bien évidemment conscient du fait que les nombreuses références du moment à mon cher bien aimé ne sont pas du tout vouées à t'encourager à l'idôlatrer autant que tu m'idôlatres moi-même. Manquerait plus que ça que le Manu se mette à me piquer la vedette sur mon propre blog, non mais. Mais quand même, avoue qu'y a des fois où il fait des trucs tellement nazes de A à Z particuliers que cela mérite bien un billet. Et dans la série des trucs où Manu excelle, j'annonce : être spontanément attiré par les DVd de série B plus merdiques tu meurs.
Règle numéro 1 : Ne jamais laisser Manu s'aventurer tout seul à la borne de location de DVD
Quand Manu décide d'aller louer un DVD tout seul comme un grand, je lui laisse carte blanche. Ou devrais-je dire je lui laissais carte blanche, car maintenant c'est terminé hein, fini de déconner. Je préfère qu'il se cantonne à sa mission poubelle qu'il remplit quasiment avec brio (tiens, ça me fait penser à cette note à inscrire sur un post-it et à coller sur le frigo o l'occasion : "Mon petit Manu d'amour, sortir les poubelles une fois par semaine, c'est bien. Mais les sortir trois fois, c'est mieux. Sur ce, je t'aime". ) et qu'il évite de se disperser avec d'autres objectifs. Car pour en revenir à sa dernière expédition via la borne de location, voilà ce que ça a donné...
Comme nous avons souvent les mêmes goûts en matière de ciné et pas mal de références cultes en commun, comme nous partageons aussi pas mal de drôles de goûts (les films avec des gros monstres notamment, même si on a passé l'âge), j'étais plutôt sereine à l'idée de le voir s'aventurer seul auprès de la borne à DVD, tellement sereine que je ne lui ai même pas tenu rigueur des sacs poubelle oubliés dans la cuisine alors qu'ils auraient pu être déposés sur le trottoir au passage, bref. Et quand Manu est rentré avec son DVD sous le bras et nul sentiment d'avoir oublié quelque chose qui aurait l'allure d'un sac poubelle plein dans la cuisine, ça a donné ça :
"Mon petit rat, je nous ai ramené un film de science-fiction."
Petite parenthèse pour te faire remarquer que j'ai récemment chuté dans le bestiaire affectif. je passe de "poulet" à "rat", si ça continue comme ça il va finir par m'appeler sa mite ou son acarien. Bref, passons.
"Ah ben de la science-fiction, c'est bien ça." que j'ai dit. Sauf que je savais pas ce qui m'attendait.
"Ca s'appelle Sunshine. C'est l'histoire d'une équipe de spécialistes qui est envoyée dans l'espace pour envoyer une bombe dans le soleil.
- Une bombe ? Mais pourquoi ?
- Pour raviver le soleil qui menace de s'éteindre et sauver ainsi l'humanité d'une ère glaciaire et de sa destruction à court terme.
- Ah ok. Bon ben fais péter le DVD."
Bon, que dire de Sunshine... Y a effectivement des spécialistes dans un vaisseau spatial. Y a effectivement un soleil qui menace de s'éteindre. Y a un bellâtre dans le rôle principal pour remonter le niveau mais ça suffit pas. Y a aussi un vilain méchant qu'on pige pas trop si c'est un homme, un fantôme, un mutant, un alien, ou un mix de tout ça. D'ailleurs y a pas mal d'autres trucs qu'on pige pas dans ce film. Enfin si, on les pige mais à la minute où on les comprend, on se rend compte que c'est désespérément con et du coup, on en vient à se demander si on a effectivement bien compris. Bref, si tu n'as pas vu Sunshine, je te conseille de courir dans une boutique de loc' de DVD et de louer de toute urgence un autre film. N'importe lequel mais pas celui-là. Enfin attends, je rectifie : n'importe lequel mais pas celui-là ni D-War. Ce qui nous amène au deuxième volet de cet article.
Règle n°2 : Toujours dissuader Manu d'acheter lui-même un DVD en promo
Des fois Manu il va à la Fnac. Ou chez Virgin, cet article n'étant pas sponsorisé, on peut bien citer les deux. Et moi j'aime bien quand il va faire des amplettes dans l'une de ces enseignes parce qu'il me ramène toujours un truc et que moi, je suis une sale enfant pourrie gâtée qui ne pense qu'à elle. Mais alors que je m'étais toujours dit "Ooooh, il est mignon, il me ramène toujours un livre pour me faire plaisir", j'en viens à reconsidérer la chose et à me demander finalement si je ne devrais pas plutôt remplacer "pour me faire plaisir" par "pour compenser le fait qu'il ait encore craqué pour un DVD de merde". Dernière expérience du genre en date : D-War, sous-titré La guerre des dragons. Rien qu'au titre, t'as peur. Allez avoue merde, ou bien sois sympa, fais au moins semblant.
"Mon poulet (youhou, j'ai repris du galon), je nous ai acheté un film pour ce soir.
- C'est quoi.
- D-War.
- ???
- Un film avec des dragons et des gros monstres.
- Ah. Mais c'est bizarre qu'on en ait jamais entendu parler de ce film, non ?
- Ben ouais, j'ai un vieux doute, c'est peut-être une merde.
- Sans blague...
- Ouais mais y a peut-être des gros monstres sympas.
- A voir... Mais bon, je suis pas convaincue hein, je veux pas dire mais je crois que t'as dépensé vingt euros dans une grosse merde.
- Tu crois ? (silence) Mais sinon je t'ai aussi acheté un manga porno !".
Tu vois, qu'est-ce que je te disais...
Bref, on a maté D-War. Parce qu'on a pas peur, qu'on est des aventuriers, qu'on redoute ni les gros monstres ni les navets. Et D-War c'est... comment dire... c'est censé être un film mais dès la deuxième minute de visionnage, tu comprends que c'est une grosse daube. Parce que le héros à la tête de Big Jim se ballade avec un pendentif de vingt centimètres de long autour du cou, le truc qui pèse bien huit kilos à lui tout seul, et que personne il trouve ça louche même si toi t'as déjà pigé que ce naze devait être une sorte d'élu ou un truc dans le genre. C'est confirmé à la quatrième minute du film, ouais, ça traîne pas. C'est confirmé dans un récit plus original tu meurs : quand il était petit et pas encore beau, il se ballade chez un antiquaire et là, il passe devant un coffre qui se met à briller mystérieusement, d'une lumière tellement pas bien faite qu'on dirait que l'équipe technique s'est contentée de mettre un vieux spot au fond du coffre à défaut de pouvoir se payer de vrais effets spéciaux, et comme de par hasard, le vieil antiquaire lui annonce qu'il a le Shining est l'élu, le gardien de je ne sais quoi, qu'il fera de grandes choses sur terre quand l'heure sera venue. Et l'antiquaire il nous explique tout ça grâce à un flash back de la der qui nous renvoit quelque part en Asie dans un monde parallèle peuplé de gros vilains monstres, même qu'on y comprend rien vu qu'on arrive pas à régler les sous-titres sur le lecteur DVD, et même qu'on s'en tamponne tellement les explications semblent nulles et bourrées de clichés. Bref, en terme de clichés, dans ce film on est servis : il s'agit de retrouver une jeune fille qui a une tâche de naissance en forme de dragon sur l'épaule et, tu penses bien, on a beau être à Miami ou dans je ne sais plus quelle grande ville, bah comme de par hasard, le héros au collier moche il te retrouve la meuf en moins de deux et c'est même pas censé t'étonner. La suite, je sais même pas si ça vaut le coup que je te la raconte : un gros méchant serpent géant détruit la ville, les services secrets ont l'air aussi bien organisés que je ne le suis moi-même avec mes lessives, le scénario est truffé d'éléments tellement gros que même bourré t'y croirait pas et les clichés en tous genres, je ne t'en parle même pas. bref, moi j'ai capitulé au bout de trois quarts d'heure, ce qui est une belle performance compte tenu du calavire infligé à ma vue et à mes neurones. Je crois que je me suis barrée au moment où une pouf hurlait parce qu'elle voiyait le serpent géant boire l'eau dans sa piscine avant de la croquer. Mais Manu il a résisté. Probablement parce que ça lui faisait mal au cul d'avoir claqué vingt euros et des brouettes dans un DVD de merde et qu'il voulait l'amortir un minimum.
Mais quand il s'est pointée au lit, je lui ai quand même demandé par politesse et par curiosité :
"Alors, ça finit comment ?
- Comme le reste. Ca finit con.
- Ah.
- Demain tu peux le mettre en vente sur Ebay.
- Mais personne n'en voudra.
- ...
- ...
- N'empêche que j'ai hésité entre deux films qui étaient en promo ce jour là : celui-là et Hairspray de John Waters. Finalement, j'aurais dû prendre Hairspray."
Conclusion : Désormais, toujours rester fidèle aux règles 1 et 2 précédemment évoquées.
Maintenant, si toi aussi t'es un vrai aventurier qui n'a peur de rien, même pas de la médiocrité, tu peux cliquer ci-dessous pour mater les trailers de ces chefs d'oeuvre cinématographiques :
Edit : Aux lectrices exigeantes : j'ai suivi tenté de répondre à la requête de Vaness et des autres chiantes qui l'ont ramené à propos des paragraphes. voilà, en bonne élève, j'ai sauté des lignes pour que ce soit plus aéré et pour que vous ne vous fassiez pas d'entorse de l'oeil en lisant. J'espère que cela vous convient mais évitez quand même de trop la ramener sur le sujet car sinon, je vous dirigerai volontiers vers des blogs bourrés 'interligne où le moindre article fait une page minimum (si si ça existe, et c'est pire encore que le côté pavé compact).
Et puis aux lecteurs pas drôles qui se sont plaint du démarrage automatique de mes lecteurs de zic, je précise quand même que ça, c'est comme si vous débarquiez chez moi et que vous vous permettiez d'entrer dans mon salon en disant "Putain tu peux pas baisser ou arrêter ta musique, j'entends plus la zic de mon MP3 dans mes écouteurs". hé ouais, c'est tout pareil. Alors en l'occurence, comme ce blog c'est un peu mon salon si j'veux, ben je laisse la musique de bon goût à fond les bidons, et je m'en fous pas mal que t'aies déjà de la musique en fond sonore et que ça crée subitement un bordel sonore, t'as qu'à couper le son de ton PC comme l'aurait suggéré Montana le sage. Vous savez où est la sortie (mais revenez quand même car malgré tout, je suis une fille sympa).
dimanche 25 mai 2008
Cry Baby [Les films que si tu les connais pas, t'es qu'un gros naze]
* Give me a K, give me a J, give me a B, K-JBi !*
Quand j'étais ado, les fantasmes sentimentaux de mes congénères Clearasilées et moi répondaient à une certaine logique. Cinématographiquement parlant, par exemple, il s'imposait comme une évidence même que le digne successeur de Johnny Castle, alors élu comme fantasme officiel et incontestable des 12-25 ans de l'époque, soit inévitablement le non moins excitant séduisant Wade Walker alias Cry Baby. Même que j'veux pas dire, mais comparé à Johnny Depp, le pauvre Patrick Swayze on s'est vite mises à le trouver complètement naze, pas si sexy que ça dans ses pantalons moulants blancs et finalement pas si photogénique. Sachant que la critique émanait d'une horde d'ado en furie cultivant la "mèche" rigidifiée par des litres de laque en spray, portant des sweat-shirt L.C. Waïkiki dont le simple souvenir de leur gamme de couleurs me rendrait presque aveugle, planquant leur appareil dentaire sous des sourires cons et leur acné juvénile sous de la crème teintée Biactol, j'avoue qu'avec le recul, c'est un rien risible. Mais allons bon, t'as jamais été ado toi ?
Bref, moi, j'ai été une ado des années 90 dans toute ma splendeur, livrée à mes pauvres parents avec toute la panoplie et évidemment propriétaire d'un sacro-saint cahier de texte illustré et annoté. Allez va, fais pas genre "je vois pas de quoi tu parles". Car si t'étais ado à la même époque que moi, t'étais o-bli-gée d'avoir un cahier de texte qui ne seravit pas uniquement à noter tes devoirs et consulter ton emploi du temps. Le cahier de texte, c'était le lieu d'échange de commentaires avec les copines, de barbouillages de poèmes à la con pour nos amoureux de l'époque et évidemment, de collage de photos de staaaaars trop méga vachement super craquantes. Et dans mon cahier de texte d'ado, à la première page, y avait, j'te le donne en mille, une photo de Johnny Depp découpée dans Téléstar, photo issue d'une scène de 21 Jumpstreet et que j'avais eu le mauvais goût la bonne idée d'entourer de stickers roses fluo pailletés en forme de coeur. Ouais, rien que ça. Dès que mon regard s'est posé sur le bellâtre de 21 Jumpstreet, la série super trop cool de l'époque, je peux te dire que je suis tombée amoureuse de lui, même que ça dure encore aujourd'hui et que je préfère pas te raconter l'effet qu'il me fait le Jack Sparrow. Bref, tout ça pour dire qu'après le Johnny Depp flic, quand on est tombées sur le johnny Depp rockeur et rebelle, on est juste tombées en transe mes copines ados et moi. C'est bien simple, c'est comme si le reste du monde n'existait plus tellement on était restées bloquées sur Wade Walker et sur ce film désormais culte qu'est Cry Baby. Moi j'étais la fan absolue, plus fan que mes copines, peut-être parce que j'étais la seule petite veinarde à avoir la vidéo de Cry Baby. d'ailleurs c'était ma revanche après des années passées à taxer la vidéo de Dirty dancing chez l'une et chez l'autre et à subir la frustration de ne pas posséder la B.O. du film. Ce coup-ci, la star, c'était moi, parce que moi j'avais la vidéo et, qui plus est, je pouvais me la péter grave en la ramenant toutes les deux minutes pour ramener ma science, comme par exemple enseigner à qui voulait l'entendre que le rôle de Tonton Belvédère était tenu par Iggy Pop, suite à quoi toutes les morues de mon âge demandaient évidemment "C'est qui Iggy Pop" avant que je ne réponde dans un soupir exaspéré "Pffff, vous connaissez rien" (bon en fait j'avoue qu'à l'époque, je connaissais pas non plus grand chose du brave Iggy si ce n'est que c'était une big rock star... Je devais juste dire merci à mon oncle pour m'avoir filé cette info qui faisait subitement de moi la fille la plus musicalement cultivée de la bande).
Bref, quittons un instant l'ambiance ado in love d'une star pour considérer le film un peu plus objectivement. franchement, Cry Baby, c'est un film que t'as pas le droit de pas aimer. Et Cry baby, faut bien le dire, à ma base c'est rien qu'un teen movie au scénario tout bidon : le méchant rockeur qui tombe amoureux de la jeune fille de bonne famille... et patati et patata et amour impossible et blablablabla et rencards clandestins et blablabla... Bref, un scenar à peu près aussi naze que Grease mais là encore, au final, ça donne un film qui est juste formidable. Déjà Cry Baby, c'est un film trop rock'n'roll où t'as droit à la totale dans le genre, pin up et bananes rockabilly, rockeurs tatoués et têtes de mort, ados rebelles et parents dépassés, la bonne recette classique quoi. Mais Cry Baby, c'est aussi un humour totalement décalé et supra efficace... hé oui, rappelle-toi toutes ces bonnes vieilles scènes, comme celle de la visite du centre d'adoption où les orphelins sont exposés dans des vitrines au milieu d'une mise en scène censée vanter leurs atouts, visite qui finit d'ailleurs par un kidnapping de faux-siamois en hélico... ralala, trop bon ce moment, et j'en ai rien à foutre que tu sois obligé de relire la phrase précédente trois fois pour tout piger et que tu cherches désespérément le comique de la chose, t'avais qu'à voir le film, comme tout le monde. Pis y avait aussi tous ces personnages trop bons comme Délit de Faciès, la blonde toute moche ou Wanda, la blonde toute bonne incarnée par l'ex porno star scandaleuse Traci Lords (Manu, essuie-moi ce filet de bave au coin de la bouche ), sans oublier la vieille Ramona et son mari Tonton Belvedère joué par Monsieur Iggy Pop, rien que ça. Bref, tu prends tous ces personnages trop cool, toute cette bonne ambiance rock'n'roll vintage, tout cet humour burlesque et décalé, t'y ajoutes une bande son carrément sympa et voilà, tu obtiens Cry baby, le film que tu te dois d'avoir vu au moins trente fois dans ta vie si tu veux pouvoir prétendre à une mort heureuse suite à une existence parfaitement comblée.
Bon allez, j'ai assez parlé merde, rien de tel qu'une bonne vieille petite séquence nostalgie avec quelques extraits.
Ca c'est le générique du début qui à lui tout seul vaut le détour (et qui, putain de merde, me donne trop envie de remater ce film que, dans mon infini malheur, je n'ai pas en DVD !!) :
Ca c'est la scène trop rock'n'roll du film, celle qui te donne envie d'adopter le rockabilly pin up style quand t'es ado tellement tu trouves ça cool (et là, maman pense à la façon dont sa fille se sape parfois et se dit : "Aaaaah, c'était donc ça !". tu vois maman, tout s'explique, fallait pas me laisser regarder Cry baby quand j'avais onze ans. Du coup, dis toi qu' un jour t'auras peut-être la réponse à mon inquiétante période néo-païenne post adolescence) :
Cette scène là, c'est la déclaration d'amour rock'n'roll et accessoirement, c'est une reprise des Crows, Oh Gee. Et là, on chante tous en choeur : "O-o-o-ohh Geeee, listen toooo meeee..." :
Là, c'est quand le pauvre Wade est en prison et qu'il joue de la gratte sur une guitare fabriquée avec un couvercle de boîte à chassures, la classe :
Et ça, c'est la scène des roulages de pelle et des pelotages devant laquelle nos bienveillants parents n'aimaient pas trop nous trouver (et tu t'en doutes, on voulait toutes être allongées sur la couverture à la place de cette pimbêche de blonde et se faire peloter le sein gauche par Wade) :
Voilà, je n'ajouterais rien, pas la peine ma foi, les commentatrices en furie ayant été ados dans les années 90 s'en chargeront à ma place. Ne dites pas "non" les filles, on a vu ce que ça a donné quand j'ai parlé de Dirty Dancing...
vendredi 4 avril 2008
[Les films que si tu les kiffes pas, t'y connais rien] Dirty Dancing
Vas-y marre-toi. Ouais vas-y, fais-toi plais'. Dis que Dirty Dancing, c'est un pauvre film pour pré-ados, une comédie musicale pour gonzesses, un film pour collégiennes en mal de vintage. Je te contredirai pas complètement, vois-tu, dans le sens où Dirty Dancing, je l'ai découvert, comme beaucoup, quand j'étais en 6ème, que j'étais moche, affublée d'un appareil dentaire et d'une "mèche" modelée à la laque Studio Line de L'Oréal. Et à cette époque, Dirty Dancing c'était le film que nous les filles on se matait en boucle. Parce que Patrick Swayze, il était trop beau avec ses petites fesses moulées dans son pantalon de danse, parce que nous aussi on rêvait de troquer nos vacances familiales au Club Med contre un séjour à la pension Kellerman où les darons joueraient au golf tandis que nous, on deviendrait des déesses de la danse dans les bras du beau Johnny (avec qui, accessoirement, on ferait un peu l'amour aussi). Bref, avoir vu Dirty Dancing, dans les années 90, c'était le truc O-BLI-GE, le truc que si tu l'avais pas fait, t'étais pas digne d'avoir des copines. Et le top du top en ces temps lointains, le truc qui t'assurait d'être adulée et convoitée par toute la cour de récré, c'était d'avoir la cassette ou le CD de la BO du film. Moi, j'avais qu'un pauvre CD single, ma foi. Mais comme ma meilleur copine d'alors était une petite veinarde qui s'était fait offrir la BO intégrale, j'ai vite eu droit à ma copie que j'écoutais en boucle dans ma mini-chaîne (tu sais, ces mini-chaînes géantes...) entre deux épisodes de 21 Jumpstreet.
Ben j'vais t'dire un truc, quand j'y pense, malgré le côté un rien niais du scénario, l'histoire à la Cendrillon de l'insignifiante petite touriste qui se retrouve soudainement danseuse professionnelle et, accessoirement, partenaire sexuelle officielle de Johnny Castle alias Patrick Swayze (la garce !), ce film, c'est quand même d'la bombe de balle (t'as vu comme je commence à bien maîtriser le langage djeun's ?!) niveau bande son. Et vingt ans après sa sortie, je te jure qu'il ne se passe pas une seule semaine sans que je ne m'écoute au moins l'un des titres de la BO de ce film que j'ai décidé de proclamer comme définitivement grandiose. Eh ouais, marre-toi, n'empêche que si on y regarde de près, Dirty Dancing, c'est quand même :
- Be my Baby des Ronettes et cette chanson, t'es pas humain si tu l'aimes pas. Allez va, clique pour mater l'original, c'est cadeau. Et t'as évidemment le droit de chanter : The night we met I knew I needed you so... Rolala, cette chanson je la veux à mon mariage (te marre pas, j'ai décidé en accord avec moi-même que, dans cette vie ou dans la prochaine, je ferai un vrai mariage d'amour avec rien que du rock'n'roll et du vintage) :
- L'incontournable Big girls don't cry de Frankie Valli and the Four Seasons (le groupe au nom à coucher dehors, je te l'accorde). Allez quoi, ose dire que t'as jamais chanté "Bi-ig girls, do-on' cry-aille-aille !!" sous ta douche ?! Allez, toi la trentenaire hystérique devant cette séquence souvenirs de quand t'étais ado, clique donc pour te faire le début du film !
- Stay de Maurice Williams and the Zodiacs. Cette chanson, elle me donne envie d'être amoureuse. Ou de faire du sexe, au choix. Et si tu cliques, tu peux t'écouter la version vynile (et peut-être avoir envie de faire du sexe, qui sait) :
- Dans Dirty Dancing, y a même du surf garage avec Wipe Out des Surfaris (tu sais, la scène où Bébé fait sa pouf en tournant du cul et en mettant du rouge à lèvres sur le pont, et en s'énervant tout rouge parce qu'elle arrive pas à reproduire les pas de danse que Johhny Castle lui a appris... Ce qui l'empêchera pas de le baiser quand même le Johnny, sale garce !) :
- L'inoubliable, Cry to Me de Solomon Burke, la BO de la scène torride que toutes les filles de 14-16 ans rêvaient de vivre à mon époque, parce qu'on voulait toutes se faire caresser l'aisselle (et plus si affinités) par Johnny Castle comme cette gourde de bébé (personnellement, j'en rêve toujours) :
Dernière minute qui n'a rien à voir : depuis l'ouverture de ce blog, un internaute persiste à faire appel à Google une à plusieurs fois par semaine pour lui demander une info. Et Google faisant mal son boulot, il atterit sur mon blog, le pauvre. En fait le mec, il cherche, je cite, "Le royaume des gros seins". La preuve :
(Au passage, tu remarqueras à quel point mes mots-clés sont toujours aussi surprenants)
Bref, ce pauvre homme, ça fait des mois et des mois qu'il demande régulièrement au pote Google de lui trouver le royaume des gros seins mais ce con de Google, il aime bien les blagues, et au lieu de faire son boulot correctement, il l'envoit dans le mauvais royaume, le royaume d'une fille qui fait qu'un 90B (enfin... 90B+ depuis que Nahimage m'a appris qu'il existait désormais des demi-tailles de bonnet). Devant tant d'obstination, je me sens obligée de faire quelque chose pour ce lecteur dupé par son moteur de recherche. Cher lecteur atteri ici malgré toi, cours-y donc chez Boobpedia, l'encyclopédie en ligne consacrée aux gros seins. Y en a des gros, des très gros, des énormes, des qui dépassent l'entendement, des vrais, des faux... Bref, ça c'est du royaume des gros nichons ou je ne m'y connais pas. Tu peux me dire merci, ouais. Et pourquoi pas m'offrir un t-short comme suggéré ci-dessus, en remerciement pour cette délicate attention.
vendredi 2 novembre 2007
This is England
Je vais de moins en moins au ciné. Non seulement parce que je manque de temps libre (je sais que je bosse pas mais n'empêche que le ciné avec une môme et un bébé, c'est carrément pas jouable) et, accessoirement, de thunes, mais aussi et surtout parce que quand je m'installe devant la toile, j'ai toujours la facheuse tendance d'en vouloir pour mon argent, autant dire que j'ai l'audace de m'attendre à chaque fois à un film exceptionnel. Evidemment, ce genre de surprise arrive rarement et, la plupart du temps, quand les lumières se rallument on se dit juste "Ouais... pas mal..." en pensant que si on avait su, on se serait contenté d'attendre sa sortie en DVD plutôt que de faire le déplacement jusqu'au ciné.
Du coup, le dernier film exceptionnel que je considère avoir vu, c'était Joe Strummer, the future is unwritten, superbe film documentaire sur Joe Strummer que seules 8 salles en France avaient décidé de diffuser à sa sortie, et pour lequel j'avais fait le déplacement jusqu'à Paris (on est fan ou on ne l'est pas). Et bien désormais, le dernier film exceptionnel en date n'est plus celui-là mais This is England, que j'ai eu l'occasion de découvrir récemment et qui est loin de m'avoir laissé sur ma faim.
This is England, c'est l'histoire d'une jeunesse perdue dans l'Angleterre des années 80, l'histoire des kids des quartiers populaires, préoccupés par un avenir incertain et par un quotidien guère passionnant. Dans ce panorama morose et grisâtre, Woody et sa bande d'amis, une poignée de skins et de punks nihilistes, traînent les rues en buvant des bières et se retrouvent dans de joyeux moments fondés sur une solide amitié et un respect sans faille pour chacun. C'est dans cet état d'esprit que Woody et ses acolytes décident de prendre sous leur aile Shaun, pré-ado torturé par la mort de son père aux Malouines et en pleine quête de reconnaissance. Transformé en vrai skinhead par ces nouveaux amis bienveillants, Shaun va découvrir avec joie l'appartenance à un clan, l'art de se "looker" comme les siens et partager des moments d'insouciance plein d'espoir avec ses nouveaux compagnons. Une perspective pleine de rires, de joie et d'optimisme qui va subitement être remise en cause par l'arrivée au sein du groupe de Combo, skinhead sordide et violent, possédé par l'idéologie raciste et extrêmiste du National Front. Parvenant à rallier quelques membres du groupe à sa cause haineuse, Combo devient le nouveau mentor de Shaun qu'il embarque dans sa "guerre", l'incitant à la haine raciale et à la violence et l'embarquant dans de sinistres opérations racistes.
Un film qui s'intéresse donc principalement au mouvement skinhead dans l'Angleterre de 1983 et qui parle à juste titre de ceux que l'on assimile systématiquement, à mauvais escient, à des nazis. On y parle ainsi de ce mouvement qui, bien avant d'être associé à un regroupement politique, a été un mouvement culturel né de la rencontre entre les hard mods, jeunes prolétaires issus de la vague post psychédélique de la fin des années 60, qui ont adopté un look rappelant indéniablement la working class (vêtements de travail, chaussures de sécurité...), et les rude boys, immigrés jamaïcains pour la plupart, évoluant dans les mêmes quartiers. Rassemblés autour d'un même engouement pour la soul, le ska et le rocksteady, les hard mods et les rude boys deviennent skinheads, unis dans un même esprit d'amitié, de respect et de tolérance. Une réalité qu'il est à mon sens important de rappeler car si les mouvements néo-nazis ont par la suite adopté le look skinhead, ce qui a hélas valu à l'ensemble du mouvement d'être associé à l'extrême droite, son origine est en contradiction totale avec les idées reçues qui perdurent encore actuellement. (C'était la minute culturelle d'Eve, j'espère que t'as bien pris note).
Ceci étant dit, vous savez ce qu'il vous reste à faire : au lieu de claquer votre thune dans une comédie américaine à deux balles ou je ne sais quel autre navet, payez vous donc une entrée pour This is England, un film poignant et touchant, vraiment brillant, auquel il n'y a guère à reprocher si ce n'est, peut-être, une bande-son que l'on aurait pu éspérer un rien plus convaincante. Comme dirait Manu, grâce à qui j'ai découvert ce film, on regrette indéniablement que le film fasse notamment l'impasse sur This is England des Clash, eh ouais, c'est un fait.
Si je n'ai pas réussi à vous convaincre (et franchement, j'en doute), la bande-annonce y parviendra peut-être (dans tous les cas, clique donc, tête de nave !) :
jeudi 20 septembre 2007
Qu'ils sont forts ces Experts !
Moi, je regarde les séries policières américaines, et j'assume à fond. Enfin, pas toutes hein, faut pas pousser (tfaçon même si je voulais, j'aurais pas le temps, y a que ça à la télé !). Je regarde Cold Case le lundi soir, parce que j'ai jamais rien d'autre à foutre le lundi soir, et puis aussi les Experts le mardi soir. Parce que j'ai rien d'autre à foutre le mardi soir, tiens...
Et les Experts, depuis le temps qu'ils font joujoux avec leurs microscopes et leurs pinces à épiler, ben ils n'en finissent pas de me passionner. Ouais, j'avoue : je suis une inconditionnelle des Experts, et j'ai même pas honte. Les Experts, avec un poil de chien et une miette, ils te reconstituent le scénario d'un crime : "Ca y est, on a trouvé Grissom : il s'agit d'un poil du chien de monsieur Smith, le gardien de parking de la belle-soeur de la cousine du milliardaire Emile (te demande pas pourquoi j'ai choisi "Emile"), celui qui a l'habitude d'acheter son pain dans la boulangerie française de la 18ème avenue, d'où la mystérieuse miette retrouvée derrière l'oreille gauche du chien. Cette fois c'est certain : c'est Emile le tueur ! (là, tu comprends pourquoi j'ai choisi "Emile". Si tu comprends pas, honte à toi, pauvre inculte).
Les Experts, ils ont un matos d'enfer : des sondes qui décortiquent l'air ambiant et te donnent tous les parfums qui flottent dans l'air, des rayons ultra-violets qui révèlent les traces de sperme sang dans les draps et surtout, le top du top, ben c'est leur équipement informatique ! Les experts, tu leur donne un cheveu ou une rognure d'ongle, ils te glissent ça dans une machine reliée à un super ordinateur qui, en deux secondes douze, t'affiche le portrait du détenteur du cheveu avec fiche descriptive à l'appui ("Ca alors ! Il a volé un carambar sur une fête foraine en 1985, le fumier !!").
Mais surtout, ce en quoi ils sont vraiment très forts ces Experts, incroyablement forts dirais-je, à la limite du super-héros, c'est qu'ils sont au top sur des tonnes de domaines. Quand je dis au top, c'est au top hein, incollables dans le genre ! En un coup d'oeil, un un dixième de seconde, ils t'identifient et t'analysent des trucs de fous les gars. C'est plus seulement de l'observation ou de la perspicacité, nan, t'es dingue ! c'est carrément un super-pouvoir, moi j'te l'dis... Par exemple, Grissom (oui, je cite Grissom parce que c'est mon préféré et puis aussi parce que je le trouve sexy... alors qu'il est pas sexy du tout en fait... quoique... si, en fait il est carrément sexy...), il arrive devant un cadavre, en une seconde il repère une mouche collée sous la semelle du mort et là il t'annonce : "Huuum, intéressant, il s'agit d'une mouche très rare de la famille des Mouchidés et plus précisément une Zobilamouche, un spécimen très rare que l'on ne rencontre que dans une contrée reculée de la forêt amazonienne." Et une heure après, Grissom déboule avec un rapport complet prêt à coffrer le tueur qui n'est autre qu'un éleveur de grenouilles du fin fond de la Californie qui faisait importer ces mouches pour nourrir ses batraciens. Là, tu me diras que n'importe quel biologiste ou entomologiste, aussi chevronné soit-il, aurait eu besoin de consulter des ouvrages de référence après s'être livré à une minutieuse observation de ladite mouche. Naaaaan, pas Grissom ! Grissom, c'est plus qu'un entomologiste, c'est un putain d'expert, faut pas l'oublier !
Purée, rien que de repenser aux compétences hors norme de la bande à Grissom, j'en ai des frissons (bon ok, j'en rajoute un peu... mais c'est pour mieux te convaincre mon enfant). Impressionée la Eve. Tellement impressionée que pour conclure, elle trouve rien d'autre à dire que : bordel, c'qu'ils sont forts ces Experts !!
Edit : Pis tfaçon, rien que pour le générique, on devrait mater les Experts. parce que, bah ouais, le générique des Experts, c'est les Who à chaque fois, dont Who are you que je te propose ici (parce que je suis une chic fille).








































