jeudi 3 septembre 2009
Je ne PEUX pas arrêter ce blog...
... parce que si je suis plus là,
QUI s'occupera de la promo des Wad Billys ??
Bon, bande de tocards, au lieu de raconter des conneries dans les commentaires, vous bougez votre cul à l'Emile Vache à Metz demain soir, car à 20 h, y a les Wad Billys qui déboulent.
Et vous avez intérêt à leur acheter des disques, plein.
Et à me payer des bières, plein.
PS : Le Coach, viens, y aura des putes au patchouli. Ze Connasse, viens aussi, y aura de la drogue. Les autres : pas la peine de venir, on vous aime pas. Oh pis si, venez quand même tiens, et tachez de servir à quelque chose. Par exemple, débrouillez-vous pour couvrir les Wad Billys d'or en leur achetant moults disques (comme ça peut-être qu'un jour ils pourront m'embaucher comme manageuse et je cesserai enfin d'être payée en badges).
mercredi 27 mai 2009
Vous reprendrez bien une part de honte ?!
Des fois je me dis que le mot "honte", c'est moi qui l'ai inventé. De même que les mots "loose" et "démoule", soit dit en passant. Dernier épisode en date, j'annonce : comment je me suis humiliée en envoyant une vanne de merde à tout Myspace...
Ca a commencé quand j'ai reçu un mail de mon pote Marc, punk et organisateur de concerts de son état, qui m'invitait à un concert ce week-end là, concert organisé en l'honneur d'un ami. Pour des raisons de logistique, il m'invitait donc, de même que les quelques dizaines d'autres personnes ainsi contactées, à lui confirmer ma venue afin de pouvoir finaliser ses prévisions en matière de houblon. Classique quoi.
Egale à moi-même, je me suis empressée de lui confirmer très aimablement ma participation à cette Punk Birthday Partouze Party en ces termes très distingués :
"Bonjour Madame,
Merci de me garder trois places pour votre Garden Party à laquelle je compte venir accompagnée de mon mari et de ma maîtresse (et peut-être aussi de mon psy mais cela reste à confirmer).
Pour le cadeau d'anniversaire, je pensais à une pute dans un gâteau géant mais s'il est question d'un cadeau commun, je décommanderai le gâteau (et garderai la pute, ça peut toujours servir).
A bientôt donc,
Eve"
Et en guise de réponse, j'ai reçu un mail qui commençait par ceci :
"Et bien avec ton mail que tu as transmis a la bonne moitié de mes pôtes myspace, tu as enflammé les réservations en parlant d'une pute dans un gateau... les gens restent vénals et proches de l'attrait sexuel"
Hé ouais. Vas-y, dis-le, t'as le droit : quelle conne c'te Eve ! Non mais la honte quoi, pour pas changer...!
Evidemment, pas la peine de te faire un dessin : au lieu de me contenter de répondre à l'expéditeur du mail d'origine en cliquant sur "répondre", j'ai cliqué malencontreusement sur "répondre à tous". Et mon histoire de gâteau fourré à la pute de l'Est a été lu par tout le répertoire Myspace de mon pote.
Non mais franchement, comment veux-tu que je sois encore crédible en public en cumulant des boulettes pareilles...?! Et le pire mon ami, le PIRE, c'est que je le fais même pas exprès. C'est moche hein ?! Ouais, je sais...
Bon, histoire que t'arrêtes de te gausser comme un con devant ce nouveau quart d'heure de honte subi par moi-même et afin de rendre ta visite sur ce blog de merde un peu utile, sache pour ta gouvernante gouverne que le concert en question était fort bien, qu'on dit chapeau à Marc qui sait mieux que personne organiser des concerts punks à l'heure où le Français lambda mate Drucker dans son sofa (un concert keupon le dimanche après-midi, moi je dis : respect) et que le groupe en question, c'était Hat Trickers. Des Japonais m'sieurs dames, en plein trip Kubrick, et qui font du punk qu'il est vraiment bien :




Sur cette photo : un japonais très très maquillé, un fan des Poppies dans un pull mohair qui f'rait honte à sa mère et une fille très très cool...
... et sur celle-là, Ouin-Ouin alias le mec au béret. Toujours célibataire le Ouin-Ouin, si intéressées, merci de m'envoyer vos CV, je ferai suivre.
Et puis y avait aussi Non Konform en première partie, qui font du punk bien d'chez nous et que tu peux écouter là.
Et je remercie évidemment Marc du label Worst pour les photos... et pour tout le reste.
Demain si t'es sage, je te raconterai comment j'ai fini par pratiquement rater le concert des Adicts alors que le mois dernier, je m'y étais tout de même pointée avec un mois d'avance...
mardi 19 mai 2009
Houblon à boire et amis d'un soir
Encore une soirée banale parmi les punks...
J'ai assisté à un concert de PKRK, une fois de plus, je vais donc me passer de te faire le topos habituel, bien qu'il ne me semble pas vain de te rappeler, ceci dit, que PKRK c'est les meilleurs, que ce concert était juste magnifique, que le retour de Laurent à la batterie était inespéré, et que t'es vraiment un sacré gros naze si t'as pas PKRK dans ta discothèque. Nan parce que bon, ça fait rien que deux ans que je me crève le cul à te dire qu'il FAUT écouter PKRK, que tu peux pas ne pas aimer, que je te file les liens pour que tu files acheter leurs disques voire pour les écouter gratos, vu que je n'exclue pas l'éventualité que tu sois un gros rat pas foutu de financer la scène punk, et que malgré tout cela, je ne suis pas bien sûre que t'aies enfin imprégné, dans ton petit cerveau de demeuré.
Donc je suis allée voir PKRK et c'était fort bien.
Même qu'avec Diego Pallavas avant et les Cadavres après, c'était encore mieux.
Et donc, pour te résumer le truc vite fait, ceci fut une soirée habituelle : j'ai bu des bières, j'en ai payées quelques unes et m'en suis faite offrir un paquet, j'ai tellement picolé que j'ai fait des trucs inconsidérés comme chercher la merde à des gaillards gaulés trois fois comme moi, faire des gros fuck à des tocards qui ont eu le malheur de me tapoter sur l'épaule pendant le concert, sans craindre de me prendre une mandale en retour (note qu'il ne faut jamais me déranger pendant un concert, sauf si t'as une bière à m'offrir), sympathiser vite fait avec deux ados alors que je ne sympathise jamais avec personne quand je suis à jeun, surtout pas avec des jeunes et encore moins avec des filles, et puis faire un stage diving sur le dernier morceau de PKRK. Te moque pas, j'y suis pour rien si j'ai 14 ans à chaque fois que je les vois sur scène.
Bref, comme tu l'as compris, cette soirée fut, une fois de plus, largement conditionnée par mon ami le houblon. Même qu'à trop boire de diabolo houblon, j'ai failli gerber dans la bagnole, sur le chemin du retour. Mais je suis une fille très distinguée qui sait se retenir, aussi me suis-je contentée de faire flipper tout le monde durant le trajet en répétant "au secours, je vais vomir", "il me faut un sachet" ou "le prochain qui me parle de bouffe je lui gerbe dessus"... mais sans jamais vomir. Oui je sais, je suis parfois d'une charmante compagnie. Trop forte n'empêche. Parce que me lendemain, malgré l'effet grand huit qui a duré une bonne partie de la nuit, et malgré une soirée qui s'était achevée aux alentours de 4 heures du matin, je me suis réveillée à 8 heures fraîche comme un gardon, et j'ai même eu le courage de préparer le petit-déj au reste de la bande. Je suis comme qui dirait... wonder woman.
Mais l'un des intérêts du houblon, en plus de te faire perdre toute maîtrise de soi au point de te ridiculiser en public, c'est de t'amener à faire des rencontres assez exceptionnelles dans le genre, j'ai nommé ces potes d'un soir avec qui tu refais le monde au bar. Et bien dis-toi que bien que j'aie l'habitude de ce genre de rencontres qui valent toujours leur pesant d'or, je crois avoir décroché le gros lot vendredi dernier en faisant connaissance avec Carole.
Sacrée Carole j'ai envie de dire ! Carole, "42 ans et le cul dur comme du béton... touche pour voir !". Carole, elle m'a invitée à tater son cul une bonne demi-douzaine de fois pour me montrer à quel point il était encore ferme pour son âge et à quel point elle était d'ailleurs encore jeune, d'une façon générale. Même que sa fille, paraît qu'elle la traite d'ado dans un corps de vieille et qu'elle la fait chier avec son beauceron. Cherche pas, aucun lien, fils unique. Et même que Carole vit une folle histoire d'amour avec son mec, mais qu'avant c'était juste un ami, vu qu'ils ont passé "15 ans à se renifler le cul avant de conclure". Moi, quand on me paye une bière pour me raconter des histoires d'amour sur ce ton là, je kiffe méchamment quoi ! Même la Peste qui n'avait pas picolé, elle a ri comme une tarée en écoutant ces histoires de beauceron et de fesse ferme, c'est dire si Carole c'était du gros dossier : "Alors moi j'y ai dit : tu vas pas m'péter les couilles avec ton clébard, tu vas pas m'faire chier hein, j'ai pas qu'ça qu'à foutre avec ton putain de cabot !". Et la suite de l'histoire, on ne la connait pas vu que ça n'a jamais été plus loin. C'était une sorte d'histoire en boucle, cette histoire de chien, un concept en soi, ce truc que seul le houblon te permet de faire. N'empêche que Carole, elle nous a bien fait rigoler, surtout quand elle essayait de rajuster son brushing alors qu'elle était tellement en nage qu'on l'eût dit tout juste sortie de la douche : "Putain d'merde, j'ai fait mon brushing juste avant de v'nir et j'crois qu'il est foutu là". Et avec ou sans brushing, elle était trop excellente avec son polo têtes de mort et son "cul d'enfer". Et pour conclure cette histoire que seuls les ivrognes seront en mesure d'apprécier, pour citer ma copine de bar : "Tu verras quand tu seras grande, tu r'penseras à Carole et tu te diras : elle avait raison Carole, elle avait raison !". Donc je ne sais pas au juste en quoi Carole est supposée avoir raison ni si cela a rapport, de près ou de loin, avec la fermeté des fesses, les désagréments capillaires ou l'élevage du beauceron, mais moi j'ai décidé d'être d'accord avec carole. Question de solidarité houblonnée.
Sur ce, je te laisse méditer sur cette pensée philosophique car moi j'ai autre chose à faire, comme par exemple me poster devant ma porte d'entrée pour être sûre de ne pas rater le facteur qui doit me livrer le Kitchenaid* de mes rêves... mais ça, c'est une autre histoire.
@ Laurent, si tu me lis : Merci de m'avoir mise sur la liste d'invités pour que je n'aie pas à payer l'entrée. Mais si la prochaine fois tu pouvais me prévenir un peu plus d'une heure avant le début du concert, ça m'éviterait de payer et faire valider ma place. C'est pas grave ma caille en sucre, je te pardonne.
@ Caps, qui me lit sûrement : Les tétards vont bien, je leur ai trouvé des noms : Joey, Johnny, Tommy et Dee Dee. Pour faire simple.
@ Hervé, qui lui c'est sûr, me lit au lieu de bosser (et qui après accuse mon blog d'être à l'origine des virus qui polluent tout le réseau informatique de sa boîte : Hervé, arrête de confondre mon blog avec tes sites de porno en streaming, merde quoi !) : On n'a plus l'âge pour les stage diving. Enfin surtout toi quoi...
@ Vérole, qui ne me lit probablement pas mais bon, tant pis : Tu as un ticket avec la Peste.
*S'agirait pas de croire que c'est les clopinettes que vous m'avez filées en guise d'obole qui ont pu le financer. Vous avez cru que je voulais me payer une dinette ou quoi ? Vous avez tellement fait les rats dans l'ensemble que j'ai tout juste de quoi me payer la housse et le livre de recettes à la rigueur, bande d'ingrâts ! (Ceci dit, je ne manquerai pas de remercier individuellement les quelques vaillants participants tels qu'Ibizabelle, qui a revendu un talon de ses Louboutin pour me filer un peu de blé, ou encore Spike qui a été obligée de dealer des champi pour amasser un peu de thune à me refiler. Merci les gueuzes, vous êtes bien bonnes. Et merci aux quelques autres aussi.).
lundi 20 avril 2009
Can't wait to see the Adicts
Hier matin, quand j'ai commencé à ouvrir les yeux depuis le fond de mon plumard, l'intro d'England accompagnait mon émersion et mes premiers pas hors du pieu se faisaient sur fond de "I I I I Wo oh oh oh I I I I wo oh". J'ai pris ma douche en chantant Angel, enfilé mes chaussettes en répétant que "Oh yeah I'm a joker in the pack", et tout l'après-midi, j'ai tapé du ménage en gueulant "Viva la Revolution", même que je faisais flipper mon chien à chaque refrain. Je me mets à la place de la pauvre bête, c'est vrai que ça pouvait sembler un rien inquiétant de voir sa maîtresse brandir le balai en s'écriant "VIVAAAA" à chaque fois que la chanson recommençait. Ceci dit, c'était sans doute moins effrayant que de me voir gueuler "Get Adicted cause it ain't not crime" en slibard devant mon miroir, en brandissant ma brosse à dents tel un micro au-dessus de mon public virtuel (oui, y a des gens virtuels qui viennent m'écouter chanter dans ma salle de bains et je vous merde). Car oui, hier, j'ai écouté les ADICTS en boucle. Et pour cause : j'étais trop ravie de me dire que j'allais enfin les voir en vrai le soir même, alors comme à mon habitude à quelques heures d'un concert, je me faisais déjà le show à moi toute seule dans mon appart.
Et autant te dire que quand le Manu est rentré du boulot, prêt à repartir pour pogoter, j'étais aussi excitée qu'une môme un soir de Noël tellement j'étais coooooontente. D'ailleurs c'est bien simple, j'ai failli pisser sur le tapis de l'entrée pour manifester ma joie quand il s'est pointé dans l'appart (oui je sais,avoir un chien, ça ne me réussit pas, je chope toutes ses vilaines habitudes. Au chien, pas à Manu sans ça je me laverai tous les trois jours seulement et ce serait pas cool).
Et donc, on a sauté dans la bagnole, on a ramassé notre ami Ouin Ouin au passage et on est allé tout droit chez nos voisins luxembourgeois pour mater ce concert tant attendu. Une bonne heure de route tout de même hein, mais bon, quand on aime on ne compte pas et les Adicts valent bien quelques bornes. Alors pour s'occuper, on a bu des bières, parlé de cul et maté nos billets de concert dans tous les sens en se disant que oooh, ils étaient jolis pour une fois les billets, et en essayant de traduire les hiéroglyphes germaniques pour en décrypter le sens.
Quand on est arrivés dans la navette prévue pour nous déposer devant la salle de concert, on s'est dit que putain, ils avaient un drôle de look les gens qui venaient voir les Adicts. Et qu'ils étaient vieux ma foi, avec une proportion non négligeable de gonzesses, ce qui est tout de même assez rare dans un concert de punk 77. Et bon, y avait tous ces gens de 45-50 ans, habillés comme pour aller au boulot, et y avait ce grunge de Ouin Ouin, et Manu dans son pull mohair rayé, et moi avec mes baskets léopard, et tous ces gens nous regardaient aussi étrangement qu'on les observait nous-mêmes, comme si on appartenait pas du tout au même monde. On s'est dit qu'ils étaient bizarres les Luxo, que tous ces drôles de gens allaient sans doute voir un autre concert dans une salle voisine et on s'est rassuré en se disant que sur place, y aurait sans doute des tas de keupons à crête pour relever le niveau. Sauf que non. Quand on est arrivé devant la salle, y avait rien que des gens normaux et pas l'ombre d'un punk, ouaich. Même pas ça nous a paru plus étrange que ça, tellement on est des nazes. Alors on a continué à boire des bières et à compter les pétards tout en survolant la foule d'un oeil pour essayer de repérer du punk familier.
Et puis au moment d'entrer dans la salle, ben on s'est vus refusés l'accès.
J'TE JUUUURE !!
Pas parce qu'on avait des super look par rapport à tous ces gueux.
Pas parce qu'on avait des canettes de bière plein les poches.
Pas parce qu'on avait des joints planqués dans les chaussettes.
Juste parce qu'on avait...
un mois d'avance.
(silence)
(ouais je sais, la honte quoi)
On était tellement pressés de voir les Adicts qu'on s'est pointés à leur concert avec un mois d'avance. Parce que les Adicts, ils passent le 19 mai et pas le 19 avril. Et que le 19 avril, c'était Simply Red à l'affiche, autant dire qu'on a vu plus rock et plus punk dans le genre. Ouais vas-y dis-le, on est des buses. DES BUSES quoi !!
Je te dis pas comment le videur il s'est bien marré quand il a chopé le billet de Ouin Ouin, qu'il a d'abord pris pour un faux billet, et qu'il s'est mis à lui indiquer la date en ricanant, comme si Ouin Ouin était trop drogué pour comprendre. Et comme nous on se serait étranglés mutuellement face à notre monstrueuse connerie (on a quand même tous eu les billets en main pendant tout le trajet et y en a pas un qui a vérifié la date). Et je te laisse imaginer comme on était dégoûté de devoir rentrer dans notre ville fantôme où y a pas un bar d'ouvert le dimanche soir, alors que dans notre tête, c'était déjà la grosse totale avec du punk et du houblon plein les neurones.
Et c'est ainsi qu'alors que nous étions partis pour une folle soirée punk rock 77, on a fini dans un bar luxembourgeois miteux où une serveuse qui portait un haut de maillot de bain, des western boots en skaï blanc et un appareil orthondontique, nous a servi deux bières et un café crème avec Pascal Obispo en fond sonore. Véridique, j'invente rien. Si ça c'est pas de la loose intersidérale, hein...
Donc les copains, j'annonce : le 19 mai, on sera doublement en forme pour aller voir les Adicts. D'ailleurs cette fois là, on sera tellement contents de pas se taper l'aller-retour dans le vent que même si le concert est pourri, on sera quand même content.
N'empêche moi je trouve qu'on est sensationnels sur ce coup-là. Limite je trouve cette histoire plus forte que la fois où Ouin-Ouin est sorti du concert des Damned en disant "trop bien cette première partie, vivement que les Damned viennent jouer". Sauf que c'était pas la première partie mais bien les Damned qui venaient de jouer. Qu'il est fort ce Ouin-Ouin.
Moi j'ai envie de dire : mes potes et moi, on est trop fort. Limite ça me dégoûte pour les autres tellement on est forts.
Bon ben en attendant le mois prochain :
samedi 7 février 2009
Get a grip on yourself ! : les Stranglers assurent toujours

photo prise avec beaucoup de talent par le Coach et publiée sans son aimable autorisation
(dans ton cul l'autorisation !)
Découvrez The Stranglers!
La plupart de mes potes ont cela en commun qu'ils sont plus âgés que moi et qu'ils ont donc vécu les débuts du punk et sa grande époque lorsque quant à moi, j'étais encore dans les couilles de mon père. Certains ont fait des afters mémorables avec les Rezillos, pris un verre avec Rat Scabies, vu les Ramones dans des discothèques ringardes, d'autres ont bouffé avec Joe Strummer lors d'un festival... bref, ils ont rien râté, les enfoirés. Ou si peu.
Moi, j'ai débarqué trop tard. Née en 1981, le calcul est vite fait : quand je suis arrivée à l'âge de fréquenter des concerts et surtout de m'y rendre par mes propres moyens (quand tu vis dans la campagne profonde, Paris c'est juste le bout du monde et c'est pas en bicyclette Miss Peugeot que tu risques d'y aller), ben on peut dire que tout était fini ou presque. PKRK avait déjà splitté (tu comprends mieux pourquoi je ne suis toujours pas remise de leur retour inespéré), les Rats avaient donné leur dernier concert et même les Zabriskie Point ne m'ont pas laissée le temps de les voir (sachez les gars qu'à ce jour, je vous en veux encore pour ça... note pour plus tard : penser à écrire à Bégaudeau pour lui dire ô combien il m'a brisé le coeur le jour où les Zab ont arrêté). Côté punk anglais et new-yorkais, même topos, j'étais loin d'avoir les moyens de faire des centaines de kilomètres pour pouvoir voir qui que ce soit, c'était plus facile de se résigner à jamais les voir et puis de toute façon y avait pas d'autre choix.
Bref, quand j'ai enfin eu les moyens de voir tous ces groupes, ben on peut dire qu'ils étaient déjà bien vieillissants quand il n'avaient pas déjà arrêter. Et c'est précisément pour cette raison que la plupart de mes amis qui ont connu les débuts du punk préfèrent ne plus aller les vois en concert, considérant que ces groupes ont définitivement fait leur temps et qu'il vaut mieux rester sur de bons souvenirs qu'être confronté à de vieux punks désormais bedonnants et grisonnants qui n'ont plus qu'à moitié la pêche (ça c'est ce qu'ils disent) voire pire, se contenter d'un line up tellement loin de la formation d'origine que le groupe perd tout son sens (pas toujours mon avis).
Leur position me semble légitime. Et quand ils se foutent de ma gueule parce que "wha la honte ! Payer pour voir les Buzzcocks avec un Pete Shelley tout pourri en jogging !", j'essaye de pas riposter. Mais au final je riposte quand même (ouais, je suis trop bon public pour ça moi, je démarre au quart de tour et ils le savent bien). Et je dis "Pete Shelley en jogging pawa !", ce qui résume assez bien l'idée je trouve ; moi j'ai eu la chance de connaître que dalle (ceci dit, j'ai la chance d'être encore jeune et fraîche à ce jour... désolée les vieux, on se venge comme on peut !) alors me contenter de ces vieux rockeurs, ben c'est toujours ça de pris. Et je m'en fous qu'ils soient plus très frais ou qu'ils n'aient plus assez de cheveux pour envisager de se faire la crête, tout ce qui compte c'est qu'ils assurent encore sur scène, le reste je m'en tamponne. Et quoi qu'on en dise, Dave Vannian il assure encore même s'il a du bide. Idem pour Pete Shelley chauve/obèse/en jogging. Quant aux Stranglers...
... aaaaaah, les Stranglers ! Là c'est encore une autre histoire...
Quand j'ai dit "Ouah cool, j'ai des invit' pour aller voir les Stranglers !" (merci le gentil Coach), tout le monde s'est doublement foutu de ma gueule. Parce que paraîtrait que les Stranglers sont vieux et n'ont plus rien, mais alors PLUS RIEN à voir avec les vrais Stranglers, comprenez les Stranglers d'antan. Pire, on m'avait certifié qu'à leur concert, j'allais grandement me faire chier, que c'était la crise d'ennui assurée, que ce serait ambiance radio crochet.
Et la vérité, j'avais fini par me laisser convaincre que ouais, les Stranglers avaient peut-être définitivement fait leur temps et que c'était une connerie d'aller les voir au risque d'être déçue.
Sauf que comme la soirée me coûtait qu'dalle (merci encore le gentil Coach), j'allais quand même pas cracher sur un concert gratos, d'autant que je devais évacuer le stress engendré quelques heures plus tôt par un goûter d'anniversaire de folie (félicitations ma naine pour tes 5 ans, ceci dit, ton prochain goûter d'anniversaire ce sera pour tes 18 ans et pas avant. Et je te préviens, ce sera une boum dans le garage ou rien), j'y suis allée quand même. Sans conviction certes, mais de bonne humeur et avec du popper's dans le sac à main.
Et ben t'sais quoi...
hein, t'sais quoi...
Ben les Stranglers, ils ont été au top. Ils ont assuré comme des chefs. Et rien à foutre qu'un Burnel ne remplacera jamais un Paul robert au micro. Il était bien ce Burnel, merde. D'ailleurs ils étaient tous bien et j'ai passé un super moment, bon concert, respect les gars. Déjà pour prouver mes dires, je vais m'appuyer sur mon baromètre d'ambiance et de punkitude j'ai nommé Manu. Manu qui a toujours le même avis que moi sur la musique et les concerts (sauf que non Manu, tu ne me feras pas écouter de Sardou même bourrée, que je continue à penser que les Sales Maj' ça a mal vieilli et que je persiste à dire que NoFX, c'est de la merde) (mais en dehors de ça, on est d'accord sur tout). Et donc bon, plus Manu pogote tout seul, plus c'est signe que le concert est bon (oui, mon mec pogote tout seul, y compris sur les slows. Et on vous emmerde). Alors vu que Manu a déjà failli se faire plein d'ennemis dès le premier morceau en bousculant ou douzaine de quinquagénaires dodelinant sagement de la tête (faut dire qu'avec Get a grip on yourself d'entrée de jeu, t'es un peu obligé de te déchaîner un minimum), vu que même sur Always the sun et Golden Brown il a réussi à faire un pogo en solo (respect Manu, je sais pas comment t'as fait) et vu que sur Strange Little Girl j'ai bien failli lâcher ma bière et mon sac à main pour m'aventurer dans la foule tellement c'est mon morceau préféré (et tu sais ô combien mon sac à main et ma bière sont des choses sacrées), ben bref, compte tenu de tout ça, je crois pouvoir dire que les Stranglers ont fait une très belle prestation. Et tant pis si j'étais parmi les plus jeunes personnes du public (ça c'est quand même un détail qu'il faut souligner... signe que bah ouais, malgré tout, en dehors de son public de l'époque, les Stranglers ne touchent hélas pas les générations suivantes, contrairement à d'autres groupes contemporains des Stranglers au concert desquels des ados de 15-16 ans envahissent souvent les premiers rangs). Les Stranglers ont donc largement assuré et fait deux rappels, c'est dire si c'est pas des tapettes.
Donc voilà, je peux désormais officiellement traiter tous ceux qui traîtent les Stranglers de vieux cons plus bons à rien que c'est eux les gros nazes. Ah oui, et avant que j'oublie : No more heroes en rappel ultime, je kiffe grave ! (t'as remarqué que je parle de mieux en mieux le djeun's dis ?)
Hé hé, devinez quoi ?! Va même y avoir une photo de moi dans le journal (lequel, je sais pas... ouais je sais, c'est ballot) sur un article concernant les vrais fans des Stranglers, les fans de la der qui fréquentent le forum français des Stranglers et tout et tout. Sauf que moi, j'ai jamais mis les pieds sur ce forum. Ou si, peut-être une fois pour aller raconter des conneries et traiter le coach d'enfoiré de gros naze en public (ce à quoi il a probablement répondu par un "ta gueule poussiffiasse de morue" des plus amicaux). Donc on va dire que je suis un peu l'imposture de cette photo, tout comme Ouin-Ouin et Manu. Mais bon, c'est pas de notre faute si on est des gens tellement cool que tout le monde nous veut sur ses photos hein... (Le plus cool faut dire que c'était Manu qui, à 40 ans, n'a pas eu honte de se faire une crête pour l'occasion. Manu t'es le meilleur ! Maintenant rase ta crête parce qu'on va rendre visite à ta mère cet aprèm et que ce serait dommage qu'elle te déshérite pour une divergence d'opinion d'ordre capillaire).
Avant de conclure... Faut que j'te dise lecteur. Comme dans tout concert, y a eu une première partie avant les Stranglers. Et là, la vérité, mais alors, la vérité, les gens qui ont programmé ça, pire, les personnes qui ont payé ces artistes là pour qu'ils assurent cette première partie, ben ma parole, ils étaient bourrés le jour où ils ont finaliser leur programmation. Parce que je te jure que la première partie qu'ils nous ont flanquée était navrante, désespérante, à chialer tellement c'était mauvais. Des troubadours qu'on aurait dit. Même pas au complet figure-toi. Naaaan, le groupe il était réduit à deux gugusses, les autres ils ont pas pu venir (chais pas, p'tetr que les trois zicos absents avaient piscine ou base-ball, ou tout aute truc 'achment plus importante qu'un concert avec un groupe mythique, je sais pas). Quand on t'offre la possibilité de faire la première partie des Stranglers (putain, les Stranglers quoi !!!), ben la moindre des choses c'est de te pointer au complet. Parce que Dreamcatcher, d'jà que c'est pas trop l'extase au complet (bon, c'est pas mauvais non plus mais ça a juste rien à voir avec les Stranglers, c'est une espèce de folk pop qui n'a rien à voir avec le punk), je te dis pas comme c'est affligeant quand ça devient de l'impro accoustique à deux. Donc voilà, j'ai la bonne rage contre le 112 sachant qu'alors que les Wad Billys faisaient partie des groupes potentiels pour cette première partie et n'ont pas convenu, et je te dis pas comme je suis dégoûtée quand je vois qu'à la place de bons morceaux bien rock et bien garage, on a du se farcir à un duo accoustique dont certains titres rappellent vaguement Laurent Luce (yo, wakènwoll !). Et à la place des reprises d'Undertones et des Buzzcocks des Wad Billys, on a eu une reprise de Stephan Eicher par Dreamcatcher. Gavage quoi. Donc on en veut pas aux responsables de la prog du 112 d'avoir merdé sur ce coup-là, et pas qu'un peu merdé quoi. Oh pis si allez, on leur en veut à donf un peu quand même hein.
Bon allez, je reste stoïque devant mon PC en attendant que Noisy vienne me chambrer en me rappelant que j'ai un sérieux problème avec les vieux pour aimer à ce point les vieux rockeurs censés avoir fait leur temps et pour fréquenter des gens de sa tranche d'âge et que je devrais me faire suivre psychologiquement pour résoudre mon Oedipe (papa, si tu passes par là, je t'aime encore plus qu'hier et bien moins que demain. Et je veux me marier avec toi.)
mercredi 3 décembre 2008
La quatrième dimension existe, PKRK y a joué (et Screaming Kids aussi)
Oui, encore un récit de concert.
Oui, encore un concert de PKRK.
Oui, ça fait chier 90% de mon lectorat qui, rappelons-le, ne se connecte pas ici pour lire mes chroniques de concerts, semblant préférer tout ce qui touche à mon cul (sans mauvais jeu de mots) et aux couches sales (pas les miennes, celles de mes gosses).
Mais je suis ici chez moi et je me ballade à poil si je veux et j'y fais précisément ce que je veux. J'y insulte le monde à ma guise, y parle des groupes que j'aime trois fois par semaine si ça me chante et t'emmerde au passage si tout cela n'est pas de ton goût.
Alors oui lecteur, aujourd'hui je te ressers ENCORE du PKRK. Et je te merde.
En même temps, avant de cliquer sur la petite croix en haut à droite de ton écran, pour fuir très très vite ce blog tenu par une caractérielle qui, à quelques exceptions près, fait preuve d'un parfait mépris doublé d'indifférence à l'égard de ses semblables (oui, j'ai mes règles et alors ??!!), tu devrais quand même tenter de lire ce billet. Parce que ce concert n'est pas qu'un concert de plus, c'est une sorte d'expérience en soi, carrément. Car j'annonce : j'ai vu PKRK en concert dans la quatrième dimension.
Je plante le décor. Fais gaffe, ça fout les jetons.
MONTBRONN.
Bourgade perdue dans le trou du cul du monde et n'ayant aucun intérêt si ce n'est son festival rock annuel. Après Parabellum et les Wampas il y a quelques années, les organisateurs du festival "Rock et Bière" (un nom fort alléchant moi j'dis) ont eu le bon goût de choisir PKRK comme tête d'affiche et de programmer également les Screaming Kids qui est un groupe de bon rockab comme je les aime.
Bref, pour enchaîner avec le concert de samedi dernier (le premier qui demande "concert de qui ?", je lui tatane sa gueule), Manu et Eve, aventuriers de la der, s'embarquent à bord de leur 206 de cross, motivés par Undertones et X-Ray Spex (t'as vu, j'ai mis des liens à l'attention des ignorants qui parcourent ces lignes) prêts à braver le froid et le blizzard et à cotoyer l'autochtone (enfin, pas de trop près quand même, on va quand même pas se mettre à devenir sociables, faut pas déconner) dans cette lointaine bourgade reculée qu'est Montbronn.
Genre peur de rien quoi, en mode aventuriers qui ne reculent devant rien.
Pour aller à Montbronn, c'est bien d'avoir un GPS. C'est même fortement recommandé. Parce que tu dois traverser un paquet de bleds dont tu soupçonnais même pas l'existence (d'ailleurs apparaîssent-ils sur les cartes routières où sont-ce des sortes de mini zone 51 qui n'ont aucune existence officielle ?) et plus t'avances, plus t'as l'impression de t'enfoncer dans le trou du cul de la terre et plus tu te demandes si tu vas en sortir vivant. Et pourtant, c'est une fille de la cambrousse qui te parle, c'est dire. Bref, après les bleds, y a la forêt, et c'est là que ça se corse. Tu arrives sur une route où un panneau t'annonce gentiment qu'à partir de là les pneus neige sont conseillés. Merde alors, on a des pneus lisses. N'est pas aventurier qui veut. Ce genre de panneau, ça t'annonce d'emblée que tu entres dans une contrée hostile, et quand je dis hostile, c'est pas rien de le dire. Tu t'enfonces sur une route de forêt qui n'en finit pas. tu croises personne, personne te croise. Y a rien que des arbres, de la neige et du noir. Et là Manu (même pas défoncé), il dit :
"Putain c'est flippant par ici. Ca fait penser à Délivrance, tu sais ce film où quatre randonneurs finissent dans une forêt, en proie à une bande de malades mentaux pervers, des espèces de consanguins sadiques qui leur font subir la grosse totale...
- Ah. C'est rassurant tiens. Dis euh pourquoi on a perdu le signal sur le GPS, hein dis...?!
- Non mais va savoir hein, si ça se trouve au concert, va y avoir que des gens bizarres...".
Des "gens bizarres"... Retiens ça, c'est important pour la suite.
Arrivée au festival "Rock et Bière", en avance malgré notre départ tardif de la civilisation. On pète la bise aux gens qu'on connaît et qu'on déteste pas c'est à dire 3 personnes. Mais à part ça, on est sociables, ouverts et communicatifs. Et puis on a droit au premier groupe à l'affiche, un groupe dont j'ai oublié le nom mais c'est pas si grave. Un groupe de "punk local", dixit l'affiche, dont les zicos avaient des looks de hardos ou de babouzes, tout un concept quoi. En attendant, je bois des bières à l'intérieur pendant que Manu enchaîne les clopes sur le pas de la porte, en revenant à chaque fois avec une anecdote exceptionnelle :
"Putain Eve, y a plein de jeunes dehors, ben ils parlent pas comme nous. Enfin, ils parlent peut-être Français mais alors avec un putain d'accent parce que j'y pige que dalle et pourtant je tourne au Coca".
"Eve, faut que tu viennes voir ça : dehors y a deux gamines deux quatorze ans qui sont mortes de rire autour d'un môme de dix ans, un enfant quoi, ivre mort ! ... complètement pété, il tient tout juste debout le gosse".
A part cela, tout est normal.
Deuxième "anormalité" constatée et qui nous a fait nous poser la question cruciale : a-t-on ou non atterri par erreur dans une dimension parallèle ? Le look des gens.
Bon, je sais bien hein, c'est pas à moi que tu vas apprendre qu'être rock'n'roll, c'est un état d'esprit avant tout et que c'est pas le look qui fait tout. Mais bon, viens pas me dire non plus que le look on s'en tamponne, parce que s'il faut débattre sur le Rock et le Look (après tout, ça ferait un bon nouveau sujet de débat avec Rock et conscience politique), ben moi je veux bien et crois-moi, y aurait beaucoup à dire.
Bref, tout ça pour dire, en faisant court, que le look fait partie intégrante de la culture rock et que dans un concert, "normalement", t'es censé retrouver au premier coup d'oeil les diverses tribus rock'n'roll et leurs codes vestimentaires respectifs. Fais pas genre "je vois pas de quoi tu parles", tu sais aussi bien que moi qu'à un festival rock, surtout quand la programmation propose des styles divers, on a généralement droit à notre lot de créteux, de tondus et de gominés, c'est comme ça, c'est un fait.
Sauf que là, ben nada ou presque. Pas une crête à l'horizon. Même pas un vaillant petit keupon de dix sept ans qui aurait dressé la crête à grand renfort de bière et sorti un vieux perfecto plein de badges pour l'occasion. Non mais pour te situer le niveau de culture et de rock'n'rollitude du bon vieux public de Montbronn ici présent (ça va ça va, on se calme, j'ai dit qu'y avait QUELQUES exceptions... mais pas des masses, faut bien l'avouer), j'étais habillée comme ça :
Normal quoi. Enfin, normal de mon point de vue.
Ben y a un jeune con ignorant qui a trouvé le moyen de m'interpeler en disant : "Salut Blanche Neige".
Dommage qu'un mecton gominé n'ait pas été présent dans le public, il se serait fait appeler Elvis par ce même jeune con ignorant et ça aurait été la marrade totale pour lui et les gô (oui parce que dans cette contrée, j'ai aussi remarqué qu'on ne prononce pas le mot "gars" comme dans le reste du pays, on préfère dire les "gô". exemple chopé sur le vif : "Comment qu'c'est les gô, y a d'la meuf ou bien ?")
Voilà.
Juste pour situer le niveau du public.
Y a pas à dire, culture rock en béton.
Plus rock'n'roll tu meurs...
(Et des canettes dans la tête qui se perdent).
Bref.
Revenons-en à nos drôles de gens qui, très vite, ont confirmé qu'on était bel et bien dans la quatrième dimension.
Dans notre dimension, quand PKRK commence à jouer, ça bourrine déjà pas mal devant la scène. Dès les premières notes, les poings se lèvent et aux premières paroles, le public suit.
Ben pas là.
Chez ces gens-là, on ne mange pas de ce pain-là.
On trouve carrément que c'est plus cool de passer le concert à dix mètres de la scène pour être bien sûr de ne pas s'abîmer les tympans ou de ne pas prendre un glaviot dans l'oeil, des fois que le coup du punk sale, bête et méchant, ce soit pas qu'un mythe. Et on bouge pas trop, de peur de se fouler la tête. On chante pas non plus, de peur de s'abîmer la voix ou peut-être parce qu'on connaît pas les paroles et qu'on a un cerveau trop réduit pour mémoriser un refrain simple, je sais pas moi.
De temps en temps, un moitié hippie débarque devant la scène pour faire chier son monde dans un semblant de pogo qu'il se paye avec lui même. Un concept en soi.
Plusieurs fois aussi y a eu des tentatives de stage diving. Avec quatre personnes au premier rang dont une pas très coopérative (je te laisse deviner qui) et pas un gugusse avant les six prochains mètres, moi j'dis que c'est du stage diving de la mort. On lui dit au gars (prononcé "gô", cela va de soi) que pour faire un bain de foule, faut précisément qu'y ait foule ou bien ? Bref, j'attendais qu'un truc, c'est qu'un des mecs s'écrase comme une bonne grosse merde sur le plancher. Ca m'aurait procuré une jouissance infinie et j'aurais peut-être presque réussi à trouver ce public finalement sympathique.
Ah oui, et puis quatrième dimension oblige, je me suis tout de même faite brancher par un post-ado de dix ans de moins que moi à vue d'oeil. Y a pas à chier, y en a qui ont peur de rien.
Tellement c'était un public de baltringues (oui, j'ai bien dit baltringues... viens me taper public de Montbronn, j'ai même pas peur), quand est venu le moment du rappel ça a été... une sorte d'interminable moment de solitude, j'ai cru que j'allais pleurer. Ou vomir. Même que j'ai eu de la peine pour PKRK devant ce non-rappel aussi naze. Et crois-moi, quand je gueulais "une autre on est tous là !", ben ça me faisait bien mal au cul parce que j'avais juste l'impression que nous "tous", c'était Manu, moi, et quelques vaillants autochtones qu'on peut compter sur les doigts d'une seule main.
La vérité public de Montbronn, tu fais de la peine.
N'empêche, public de merde ou pas, ben ça l'a fait quand même. Et le fait d'être trois ou quatre à se battre en duel devant la scène, ça nous donnait presque l'impression d'assister à un concert plus-privé-tu-meurs de PKRK, un concert rien que pour nous. La ramène pas, on se console comme on peut de la connerie ambiante.
Après PKRK, quand le chanteur des Screaming Kids a fini par arriver (car figure-toi que lui aussi il s'était perdu dans la forêt... j'ai pas osé lui demander s'il avait croisé les mecs de Delivrance), ben on a eu droit à du bon son rock'n'roll. Enfin vite fait pour moi car mon papa (Manu en mode capitaine de soirée) m'a signalé au cinquième morceau qu'il était temps de rentrer au bercail et que vu la route de merde et le public de merde il préférait ne pas s'éterniser. Comme les Screaming Kids passent dans notre fief le 20 mars 2009 (public messin, c'est le moment de prendre note), je pourrais en re-profiter d'ici peu (et je vais pas me gêner, crois-moi) entourée de gens peut-être un peu plus drôle (pour ça faudra que j'amène mes propres gens, je préfère plus prendre de risque) ou pas (m'en fous, après tout je suis un très bon public à moi toute seule).
Bref voilà, malgré ces moultes étrangetés, Manu et moi on s'est bien marré et on était tellement contents de notre soirée qu'on a failli s'arrêter pour baiser au bord de la route. Mais au lieu de ça, on a préféré rentrer très vite à la maison, de peur de rester prisonniers de la quatrième dimension. Ce qui n'a rien empêché par la suite, rassure-toi.
Bon allez lecteur, c'est fini, tu peux rentrer chez toi. Ou tu peux rester ici et t'installer peinard pour mater les quelques vidéos qui vont suivre en attendant avec moi les premiers jets de pierre du public de Montbronn pas content de se faire ainsi traiter. Sûre qu'y a moyen de se marrer.
Bon ben, on commence avec cette vidéo de PKRK : "Atchoum". Approche petit scarabée de Montbronn et viens-y donc voir à quoi ressemble un public digne de ce nom à un concert de PKRK. Ah ouais, tu piges mieux que t'as raté un truc ou deux là, hein ?!
Celle-là, je la dédie à El Gaub, forcément. Je sais pas toi mais moi Poissons nouilles, plus je l'écoute plus je l'aime :
Et sinon, Screaming Kids c'est ça et tu ne peux pas ne pas aimer (ou alors tu le fais exprès):
Ah oui, pis tant qu'à faire, Délivrance c'est ça :
samedi 29 novembre 2008
Les concerts c'est bien (et les Washington Dead Cats, je les aime)
Découvrez Washington Dead Cats!*
"Les concerts c'est bien", ça c'est du vrai titre de merde.
En même temps vu le nombre de bières et de Martini que j'ai bu hier soir, et compte tenu du fait que je viens tout juste de me lever et de me taper cinq Pepito Pockitos en guise de petit déjeuner (oui je sais, cinq ça fait beaucoup), vous comprendrez que je puisse avoir, là-maintenant-tout-de-suite, quelques difficultés à être totalement aware et parfaitement opérationnelle.
Bref, tout le monde s'en fout.
Donc j'attaque :
Ce qu'il y a de bien quand tu as trois gosses de trois pères différents, c'est que les soirs de concert, tu parviens sans difficulté à les dispatcher chez les papas ou chez les grands-parents respectifs. Je sais, mon sens du pratique te sidère.
Ce qu'il y a de bien quand tu as fourgué tes gosses un peu partout (oui mais attention, fourgué en lieu sûr hein, pas dans le congélateur ni dans la voiture), c'est que tu peux retrouver ta vie de débauche, tes potes de débauche et les bars, surtout les bars, le temps d'une soirée.
Non lecteur, je ne suis pas alcoolique, loin de là. Mais j'aime les bars, ce sont des endroits tellement passionnants. Et je ne me lasse pas d'y observer la faune et d'écouter les gens tout cuits qui, avec conviction, refont le monde au comptoir. Pis des fois aussi (souvent), tu tombes sur des gens que tu connais et c'est encore mieux parce que subitement, tu payes plus aucune bière, les autres se chargeant de te réhydrater régulièrement au nom de l'amitié.
Bref, hier lecteur, j'étais dans un bar. Un bar de hippies, faut bien l'avouer. Enfin à la base hein, parce que ça a beau être un bar de hippie où tu peux fumer la chicha pieds nus sur des tapis crasseux tout en bouffant des plats végétariens et en buvant du thé, cet endroit a au moins le mérite d'être tenu par des gens qui ont beaucoup bon goût en matière de rock'n'roll et qui font régulièrement venir des groupes intéressants.
Donc hier, on a eu droit aux Washington Dead Cats. Et moi, je les aime. Et par respect pour Manu qui trouve que je le fais passer pour un gros naze sur ce blog (c'est mon côté maîtresse dominatrice, j'aime bien), je ne raconterai pas comment il a cru qu'on avait été trompés sur la marchandise et qu'on nous avait refilé, je cite, "un vieux groupe de country" au lieu des Washington Dead Cats, sous prétexte qu'il ne reconnaissait pas les têtes et le look des zicos lorsque ceux-ci s'installaient sur scène. En même temps il les avait vus y a près de 15 ans, en 15 ans t'as un peu le droit de changer de look et de couleur de cheveux non ? Bref, ben finalement voilà, j'ai raconté, et j'ai encore une fois ridiculisé Manu (mais si peu) sans le faire exprès (ou si peu, là aussi) avec cette anecdote. Et quand le groupe a commencé a joué et que je me suis foutu de lui en lui expliquant que là y avait plus de doute possible, que c'était évidemment eux, et qu'il s'est senti un rien con, il s'est rabattu sur Ouin Ouin et sur sa célèbrissime affaire des Damned, dont je te parlerai un de ces jours si t'es mignon et que tu veux bien lire cet article attentivement (si t'es un vieux lecteur qui a tout suivi depuis le début, un vieux de la der comme on dit, tu la connais déjà cette histoire, et tu sais à quel point elle vaut le détour, bref...).
On a donc eu droit aux VRAIS Washington Dead Cats (j'insiste hein, des fois que Manu il ait encore des doutes) qui nous on fait un vrai bon concert, même qu'on a twisté comme des malades, enfin seulement sur la fin, vu qu'au début j'ai encore tenté, dans un effort désespéré, de me la jouer Madame qui boit tranquillement au bar et qui ne se risque pas aux premiers rangs de peur d'abîmer sa belle robe (cherche pas, depuis que j'ai eu mon troisième enfant, je suis en plein trip "j'essaye d'être adulte" mais t'inquiète, ça ne prend pas). Parce que bah oui, avec les Washington Dead Cats, t'es un peu obligé de pas rester sur ton tabouret de bar. T'es obligé de pas te contenter de dodeliner de la tête et d'applaudir gentiment à chaque fin de morceau. T'es obligé d'être à fond dedans quoi. Et selon moi, quand tu te sens obligé de participer (par "obligé", comprends que même si ta tête à décider qu'il était plus sage de boire des Martini en souriant à l'autre bout de la salle, ton corps ne veut rien savoir et se met à progresser vers la scène, même si ta volonté s'y oppose), c'est que le groupe est excellent. Sérieux hein, faut pas chercher plus loin. Si t'as affaire à un groupe de merde, clair que tu va pas te sentir happé par la scène ou prêt à danser à poil sur les enceintes (rassure-toi, je n'ai jamais dansé à poil sur aucun genre d'enceinte, même pour de l'argent... enfin pas encore quoi). Si l'effet inverse se produit et que tu te retrouves devant les haut parleurs avec le cul décidé à swinguer (ne cherche aucun message subliminal à caractère sexuel dans cette expression sale pervers de lecteur, il n'y en a pas), y a pas de doute, c'est que t'as affaire à des bons sur scène.
Donc voilà, j'ai fait mon compte-rendu pas très pro mais follement subjectif (ce qui est bien aussi, pour le reste y a suffisamment de sites et de magazines de merde) et je peux désormais m'attaquer à la première partie dudit concert qui n'était autre que nos Barbie's Dead, l'une des dernières formations punk locale, avec des gens cool et du beau monde dedans puisqu'on y retrouve Laurent (Charge 69, ex PKRK, ex Skaferlatine) à la batterie.
Alors Barbie's Dead, on va d'abord les féliciter pour avoir beaucoup bon goût en matière de dédicace. Ils auraient pu dédicacer un de leur morceau au barman, à la serveuse, à Levi Strauss qui fêtait ses cent ans, à Carla Bruni mais non, ils ont préféré le dédicacer à moi et à Manu tellement qu'on est des gens bien, et du fait qu'on se soit récemment brillamment reproduits aussi. Merci Laurent, ça nous a fait chaud au coeur. Et je t'aurais bien payé une binouze si t'avais pas subitement disparu de la soirée après qu'on ait discuté au bar tellement t'avais l'air cuit. Bref.
Bon, Barbie's Dad.
Barbie's Dead, des fois j'aime bien et des fois j'aime pas. Mais bon, dans l'ensemble j'aime. Des fois ça braille un peu trop dans le micro mais pas tout le temps, fort heureusement. Des fois ça sonne bien punk 77 et c'est drôlement chouette, pis des fois ça fait keupon brouillon de la fin des années 80, et ça j'aime moins (t'as noté au passage que j'ai fait des rimes ?! ralala, c'est fou ce que je suis douée). Mais bon, dans l'ensemble on aime bien, alors dans l'ensemble on se dit qu'on retournera les voir lors de leur prochain concert.
Et pour ceux qui habitent trop loin pour les écouter ou pour ceux qui habitent tout près mais qui sont trop fainéants pour sortir de leur taudis et venir en concerts, faut aller là pour écouter Barbie's dead. Moi perso, mon morceau préféré c'est Another life mais comme je suis une fille sympa, je fais aussi péter le clip de Solitude pour que t'aies droit au son ET à l'image, c'est dire si je suis cool :
Et pour finir sur une nouvelle page de pub non sponsorisée (je ne suis pas qu'une pute vendue au grand capital). Puisqu'on parle de bonne musique (voir ci-dessus) et de bonne meuf (puisqu'on parle de moi), il est normal que je cite un autre groupe que toi, lecteur, tu te dois de connaître. Parce qu'hier au bar, il y avait aussi Angelik, une meuf qu'elle est trop bonne et qu'elle chante trop bien. Et son groupe à elle, c'est les Kieffs. Album prévu pour début 2009 et tournée qui va avec. Réjouissez-vous les parisiens, on vous concocte une petite affiche sympa avec les Kieffs et d'autres bons groupes de chez nous, ce sera pour le printemps 2009 et t'auras intérêt à venir, toi le parigo branché ou non qui lit ce blog depuis tant de temps (ou si peu).
Et sinon, pour terminer sur une note capitaliste cette fois, vu que je vais avoir besoin d'essence pour débarquer à Paris pour faire le wokèn'woll, et vu que c'est la criiiise (c'est Nicolas qui me l'a dit), et puis plus simplement, vu que je suis tout bonnement formidable (j'allais dire "tout bonnement bonne" mais ça sonnait pas bien), tu peux toujours me verser une obole pour la jouissance infinie que te procure ce blog pourtant garanti sans photo de mon cul (ni d'aucun cul d'ailleurs). Alors pour me gâter, tu cliques là. Merci, tu es mignon.
mercredi 26 novembre 2008
PKRK, on ne s'en lasse pas (et big up pour Nahimage, trop vaillante pour son premier pogo)
Tu sais, PKRK et moi, c'est un peu une vieille histoire d'amour, histoire qui connaît un regain de passion comme t'imagines même pas depuis que les lascars ont décidé de "reprendre du sévice" en se reformant pour une nouvelle tournée inespérée. Et moi PKRK, où ils iront j'irai, fidèle comme une ombre, jusqu'à destination. Donc rien à foutre de devoir me taper trois heures de route et d'être obligée de braver le blizard et la tempête pour rejoindre la capitale si c'est pour voir PKRK en concert.
"Week end sauvage" à l'Elysée Montmartre qu'ils avaient annoncé, ça me pouvait que dépoter. PKRK et les Sales Majestés à l'affiche (et un autre groupe que j'ai pas vu et dont j'ai zappé le nom, je suis ingrate je sais, que ce dernier ne m'en veuille pas). Les Sales Maj', je t'en parlerai une autre fois hein. Ou pas. Mais PKRK... aaaaah, PKRK ! Tu sais bien qu'à chaque fois que je les vois en concert, ça me fait un peu l'effet d'une pucelle qui viendrait de voir le loup. En mieux. C'est dire si ça me fait de l'effet.
D'ailleurs ça me fait un effet tel qu'à chaque concert, je réponds plus de rien, j'ai plus de tenue, plus de dignité, plus d'âge non plus, ou alors un âge incertain situé entre 12 et 19 ans tellement je m'embarque facilement dans le pogo et les refrains scandés avec rage à la manière d'une ado révoltée. Même pas honte. 'fin bon, faut quand même savoir que depuis la naissance du petit dernier et la trentaine approchant tout doucement, j'avais fini par prendre la récente décision de devenir une adulte, mieux, une sorte de "Madame'" qui ne se laisserait plus embarquer dans les gamineries et les trips post adolescents. Tiens, du coup pour ce concert, j'avais mis une belle robe de pouf femme et des bas en me disant que de toute façon, vu que j'étais désormais une adulte qui allait assister au concert très posément depuis le bar, avec un Martini pour faire très smart et parfaire la panoplie pin up, je ne risquais rien. Pis va savoir comment, il s'est passé un truc dès le premier morceau... bref j'ai pas pigé. J'ai pas pigé comment en moins de deux je me suis retrouvée à balancer mon gobelet de bière et à me vautrer dans le pogo, chantant comme une malade et pompant du popper's entre les morceaux pour me ragaillardir (putain d'ailleurs je me rappelais plus que ça faisait autant rigoler ce truc). Et je te dis pas comment les petits créteux de 18 ans qui squattaient les premiers rangs ont du se rincer l'oeil, pour peu qu'ils aient été observateur, parce qu'une robe boutonnée de haut en bas, ça résiste pas bien au pogo. Et on va dire, pour ne pas rentrer dans le détail, que la couleur de mon soutien-gorge ne doit plus avoir de secret pour les premiers rangs du public. Celle de mon slip non plus d'ailleurs. Bref, j'ai été faible. Ou au contraire, vachement vaillante. J'ai tenu bon pendant les quelques premiers morceaux, mais quand ils ont pété Ineptik Gloria, j'ai pas pu rester à ma place et ça a été la totale. Parce que comme je le gueulais aux oreilles de Nahimage, aventurière punk d'un soir : "Obligée, c'est la meilleure !". Ouais, Ineptik Gloria, c'est la meilleure. Sauf que quand ils ont joué Atchoum, ça a encore été "Obligée, c'est la meilleure", idem pour On est pas sérieux. Bref, le problème avec PKRK, c'est que toutes les chansons, c'est leur meilleure.
Pis moi j'dis, PKRK, t'es obligé d'aimer en fait. Même si t'es pas dans le trip keupon, même si t'estimes que t'as passé l'âge pour ces conneries. Et crois-moi, je sais de quoi je parle car PKRK a depuis peu une nouvelle fan et qui plus est, une fan de choix, j'ai nommé... roulement de tambour... NAHIMAGE !!
Ma brave petite Nahimage, quand elle a su que je venais à Paname pour voir PKRK et qu'elle m'a dit "Cool, ben je viens aussi comme ça on passe la soirée ensemble", je me faisais du souci pour elle. Genre : "Mais dans quoi est-ce qu'elle s'embarque sans le savoir ??". Parce que Nahimage, elle est tellement petite et toute mignonne (bon ok, c'est pas un Polly Pocket non plus), que tu peux pas l'imaginer dans un pogo, t'aurais peur que quelqu'un te l'abîme. Et puis Nahimage, elle est plus new wave que punk en plus, donc une reformation punk des années 90, c'est pas forcément censé être sa tasse de thé à la base. Et c'est sans compter que Nahimage est bien trop bonne (plus bonne que tout ce que t'imagines même) et bien trop classe pour s'immiscer dans un public moche je trouve. Oui parce que faut pas se leurrer non plus mais un public punk, c'est souvent un public moche à 80%. Parce que disons que" punk et mauvais goût" semble être une valeur sûre absolument indémodable.
Bref, ce concert, pour Nahimage, c'était un peu "en route pour l'aventure". Arrivée en contrée inconnue aux apparences hostiles. Un panormama passionnant pour une non habituée, me diras-tu. Par exemple, y a des trucs sur lesquels je m'attarde même plus mais qui ont fasciné Nahimage. Et après coup, je te dirai que finalement, quand j'y repense, c'est le genre de trucs qui me fascinent encore moi-même, bien que je sois rodée. Par exemple, le look punk et rock'n'roll et ses codes vestimentaires. Les cheveux teints façon léopard tiens, ben ça Nahimage ça l'a épaté. Mieux, le manque de goût dont font preuve les filles qui fréquentent ces concerts (en dehors de moi qui suis toujours über bien sapée évidemment) : "Pourquoi cette fille a été mettre des collants rayés avec une jupe écossaise et un top léopard ?? Et pourquoi elle a une demi douzaine de pinces à cheveux avec des étoiles sur la tête ? Pis ses fringues, elles sont trop petites non ?" "Baaaah cherche pas. Le léopard, c'est punk. L'écossais, c'est punk. Les rayures rouges et noires, c'est punk aussi. Alors la conne, elle s'est dit que si elle cumulait le léopard, l'écossais et les rayures, ça ferait bien punk. Alors qu'au final elle a juste l'air conne hein. Pis les étoiles nautiques, paraît que c'est rock'n'roll aussi. Maintenant va savoir pourquoi elle a cru bon d'en péter autant dans sa tignasse, sans doute que comme ça, elle est sûre qu'on les verra bien". Ouais, l'univers punk est passionnant.
Faut dire que quand tu te mets à observer la faune lors d'un concert, t'as matière à bloguer pendant une semaine tellement c'est fascinant. En fait tu peux très vite établir des catégories de gens et épiloguer sur ces diverses "tribus". Exemples repérés :
- les petits keupons à crête : ceux-là, je les aime. Pour de bon hein, j'me moque pas. Dix sept ans à tout cassé, il t'arrivent à l'épaule mais vu la hauteur de leur crête, on peut dire qu'au final ils font ta taille. Ils ont des blousons en cuir cloutés avec des tonnes de badges, des Doc usées au taquet et des jeans délavés. Pendant le concert, ils essayent de faire copain à coup d'épaule ou te chopent par le cou des fois que t'aies envie de partager un pogo amical avec eux. Respect pour cette catégorie là, en plus ils connaissent les chansons par coeur.
- les poufs : eh oui, faut pas croire mais aux concerts punks y a de la pouf. Et pas qu'un peu d'ailleurs. De la pouf qui retrousse son t-shirt pour qu'on y voit bien le mini tatouage tribal tout moche ou en forme de dauphin qu'elle a en bas du dos, parce que la pouf, elle a entendu dire que les tattoo, c'était un truc de rebelle t'vois. De la pouf surchauffée du string qui hurle "Vinceeeeeeeeen !" à chaque fin morceau de la même façon que je gueulais "Patriiiiiiiiiiiiiick" quand je voyais une phot de Patrick Bruel dans Star Club quand j'avais neuf ans. De la pouf qui trouve que c'est trop cool et trop rock'n'roll de squatter les épaules de son mec pour surplomber la foule et secouer les cheveux en balançant les bras. Sauf qu'on est pas exactement à Woodstock quoi. Pis au fait, on lui dit qu'elle a un gros cul et qu'on en a marre de pas voir la scène derrière son immonde fessard, voire pire, de se le prendre dans la tête ?
Bon, j'arrête là avec les gens, après vous allez encore me traiter de méchante.
Bon, revenons-en à notre bonne du jour : Nahimage. Ma petite Nahimage et ses Converse, je les ai coachées avant le début du concert. Topos sur le groupe, topos sur les us et coutumes du public ("Se prendre un gobelet de bière dans la tête, c'est certes désagréable mais à la base, c'est souvent amical") : l'aventurière n'en perd pas une miette. Les lumières s'éteignent, les gaillards déboulent sur scène, l'ambiance s'échauffe et moi je flippe un peu, peur qu'un gros punk n'abîme ma petite Nahimage atterie là par hasard.
Pfffff, penses-tu...
Nahimage n'a pas peur de secouer la tête, Nahimage n'a pas peur de donner des coups d'épaule. Nahimage reçoit des gobelets de bière et en envoie. Nahimage maîtrise les premiers rangs agités et dans le pogo, est comme un poisson dans l'eau. Nahimage chante les refrains, Nahimage lève le poing.
Bref, j'ai envie de crier : BIG UP POUR NAHIMAGE !!!
Cette fille tu savais déjà à quel point je l'aime hein, tu le savais ? Mais maintenant que je sais qu'elle sait aussi être une déesse de bonnassitude au milieu d'un pogo, j'ai juste envie de lui faire l'amour (non ça c'est déjà fait) l'épouser. Pis t'sais quoi, Nahimage dort désormais avec un t-shirt dédicacé de PKRK. Et si c'était une sale putain de groupie, elle pourrait se la péter en disant qu'elle a cotoyé de près le chanteur et le bassiste. Mais Nahimage ne mange pas de ce pain là, Nahimage est une femme, et quelle femme !
Bon, maintenant qu'on a dit du grand bien de Nahimage et de PKRK, il me reste deux choses à faire pour conclure : citer ceux qui n'ont pas été cités et qui risquent de me péter une dent si je ne parle pas d'eux élogieusement, et puis faire une page de pub pour le disque de PKRK et leurs prochaines dates.
Donc, Eve productions tiennent à remercier tous ceux sans qui cette soirée n'aurait pas été possible à savoir :

Madame Pétasse qui s'est occupée du catering après le concert,
Madame la Blonde (ici aux côtés de Nahimage), qui s'est occupée des blagues cochonnes,
ET
FRANCIS !!!
Bon Francis, tu vois que je suis cap de parler de mes lecteurs rencontrés en concert sur mon blog. En fait si je le fais, c'est surtout pour me prouver à moi-même, ainsi qu'à toi et au reste du monde, que j'étais pas si bourrée que ça puisque je me souviens parfaitement avoir discuté avec toi. Bon ok, si tu t'appelles pas Francis mais Jean-Paul ou Edgard ou que sais-je... ben c'est juste la grosse teuhon pour moi parce que ça voudrait dire que j'étais un peu torchée quand même, mais bon. Sache, mon cher Francis (quel que soit ton préénom, ça t'ennuie pas que je t'appelle désormais Francis ?) que j'ai bien maté la prog de la Mécanique Ondulatoire pour samedi prochain. Et que ça me fait chier de rater les Vibrators, putain de merde. Mais y a PKRK par chez nous hein. Pis les Washington Dead Cats la veille et là, j'ai prévu de me mettre une grosse biture, je ne serai donc pas opérationnelle pour débouler à Paris le lendemain. J'ai aussi maté la page des Garage Lopez, pas mal pas mal. Ah oui, pis sinon t'as vu hein, on a réussi à rejoindre les autres au "Bertrand Cantat" sans se perdre ou presque. Trop forts.
Et pour finir, Eve productions remercient avant tout PKRK sans qui tout cela n'aurait jamais eu lieu !!!
Merci les gars pour le concert, merci Cap's pour la bière, merci Vincen pour les disques que t'as intérêt à m'apporter rapidement si tu veux pas que je m'énerve, bref, merci à tous !!!
Et là, c'est le moment où toi, public, tu t'offres l'album en deux volumes "Les Restes de PKRK". Parce que c'est juste trop bon. Et je sais de quoi je parle, ça tourne régulièrement en boucle à la maison. Alors tu va faire un tour chez Combat Rock et tu envoies un chèque à Monsieur Caps pour qu'il t'envoie tout ça.
Et comme t'as été un lecteur attentif qui n'a pas eu peur de tout lire (enfin j'espère), je fais péter cette vidéo empruntée sur Youtube, Tant que tu vis ton trip :
lundi 2 juin 2008
Quand les concerts réservent des surprises (1/2)
Salut les gars, je suis de retour. hé oui c'est moche, vous croyiez vous êtres débarassés de moi, mais non, je reviens toujours (et là, mes ex ils disent : "sale garce de menteuse, c'est pas vrai ça, tu reviens jamais !". Ouais bon, ça va hein). Pour ceux qui avaient vraiment rien pigé, non je n'étais pas partie au Maroc, pas encore. Ca, ça devra attendre encore deux bonnes semaines. j'étais juste partie à Paris, si vous voulez tout savoir, pour un rendez-vous professionnel qui n'a pas eu lieu (oui, fidèle à ma démoule légendaire, je me suis traînée jusqu'à Paris pour un rencard qui a été annulé à la dernière minute) et puis pour profiter des concerts locaux, ce qui fait toujours bien plaisir quand on vit dans une région où les concerts rock de qualité deviennent une rareté. Bref, pour bien démarrer la semaine sur ce blog et pour changer un peu du racontage de vie, des pétages de plomb dûs aux BetaHCG, des cadeaux quémandés à des lecteurs peu respectifs dans l'ensemble, et des nouvelles péripéties insignifiantes de ma vie ordinaire mais sympa quand même, on démarre en musique mes petits chéris avec un compte rendu de quelques uns des concerts vus au cours des dernières semaines, tous marquants, chacun à leur manière.
Petite parenthèse quand même avant de démarrer les comptes-rendus respectifs. oui je sais, je peux pas m'empêcher d'ouvrir ma gueule pour parler de moi et puis depuis que je suis bourrée d'hormones, j'ai encore plus la gueule ouverte qu'avant, va comprendre. Bref, petite parenthèse pour mentionner quand même que quand t'es enceinte, les concerts perdent de leur saveur, y a pas à chier :
- Parce que le jus de tomate, c'est moins marrant que la bière. Et surtout, ça a beaucoup moins bon goût et même si t'en bois douze, t'es jamais bourrée et moi j'aime bien être un rien bourrée en concert (oui je sais, c'est mal, mais c'est comme ça).
- Parce qu'avec ton gros ventre, tu dois éviter les premiers rangs, là où c'est bien cool parce que ça danse. Hé oui, s'agirait pas que ton foetus se prenne un coup de genou au milieu du pogo, toi-même t'apprécierait pas.
- Parce que tu te sens lourde comme une baleine et que du coup, tu danses nettement moins qu'à ton habitude. Quelquefois même, t'es obligée de t'asseoir en plein concert, et ça je te l'accorde, c'est un rien chiant de se sentir comme une mamie à un thé dansant pendant que tes potes saiutent à pied joint, sniffent du popper's et se noient dans la bière.
Mais bon, en dehors de ça, les concerts restent les concerts, des moments comme je les aime bien, et des moments pleins de surprise surtout.
- Concert numéro 1 : The Presidents of the USA ou la surprise inespérée
Les Presidents of the USA faisaient partie de ces groupes regrettés, des groupes dont on se plaisait à dire de temps en temps : "P'tain, tu te rappelles comme c'était bien quand même les Presidents ?!! Ah ouais c'était trop trop bien quand j'y repense." Nostalgie. "Font chier d'avoir arrêté" qu'on se dit. "Parce que c'était trop bien" (ouais, ça on l'a déjà dit mais on le dit encore). Alors voilà, on repense aux Presidents, on fredonne leurs vieux tubes, on a l'air d'une bande de papys qui regrettent le bon vieux temps du rock'n'roll, on fait nos langues de putes quant aux groupes de rock actuels et on répète en boucle que ces groupes-là sont jamais aussi bien que ne l'étaient les Presidents. Bref.
Pis un jour on traîne sur le web, pour pas changer. on va sur le site du trabendo et on lit "The Presidents of the USA". c'est là, noir sur blanc, ça a même pas l'air d'une blague et y a pas marqué sold out. on se frotte les yeux, on veut pas y croire, on clique, onh va d'un site à l'autre, on tape frénétiquement sur le clavier en faisant plein de fautes et en répétant "putain de merde" comme si les dernières places allaient se vendre dans la seconde et pis on finit par avoir confirmation, et confirmation de la confirmation, bref ceci n'est pas un rêve, les Presidents sont toujours en vie et toujours sur scène.
Alors que dire de ce concert si ce n'est que de toute façon, ça ne pouvait pas être mauvais. bah ouais quoi, on parle des Presidents, pas des BB Brunes, y a pas photo et y'a même pas de raison d'épiloguer sur le sujet : les Presidents, c'est un groupe génial, point final. T'es obligé d'avoir secoué la tête sur Lump, d'avoir sauté à pieds joints sur le refrain de Peaches et allez va, avoue que t'as déjà fait du play back devant ton miroir de salle de bains avec ta brosse à dents en guise de micro en écoutant Feather Pluckn (c'est bon hein, n'aie pas honte, ça arrive aux meilleurs d'entre nous). Bref, voilà, les Presidents ont fait leur concert, et ont été carrément à la hauteur pour ne pas dire qu'ils ont été encore plus efficaces que ce à quoi on pouvait s'attendre. On a eu droit à tous les incontournables, aux nouveaux morceaux, et aux inoubliables reprises de Video killed the radio star et de Ca plane pour moi. Et moi j'vais te dire un truc, c'est que les Presidents ils ont pas pris une ride, ils ont toujours la même pêche que dans les années 90, pour un peu je me serais presque revue au collège avec ma mèche pleine de laque et mes Dr Martens violettes en train de me la péter avec mon album collector ramené de Londres. Même que les gaillards, rien que pour me faire plaisir (si si, j'te jure, c'était rien que pour moi ça), ils ont commencé le concert sur mon titre préféré, We're not gonna make it. Et vu l'ambiance dans mon utérus, je crois que mon foetus il a bien aimé aussi, du coup je lui en ai même pas voulu de m'avoir privée de pogo et de premiers rang.
Bon allez, j'ai pas la prétention de te faire découvrir quoi que ce soit (sauf si t'as quatorze ans peut-être) et même si on les connaît tous, moi j'dis que ça fait pas de mal de se faire une petite séquence revival en se re-faisant quelques uns de leurs clips (d'ailleurs maman, si tu retrouves une VHS avec un bout de sparadrap en guise d'étiquettes sur laquelle est écrit "Clips Presidents of the USA", mets-la moi de côté, c'est une relique des mes enregistrements d'ado sur MTV).
Peaches et la fameuse scène de l'attaque de ninjas où les mecs sautent dans les arbres grâce à leurs super pouvoirs (y a pas à dire, y avait de l'idée) :
Concert n°2 : Guttercat and the Milkmen, LA bonne surprise
Je sais bien lecteur que je t'apprends rien si je te parle de mon mauvais caractère. Et toi qui me lis régulièrement, tu sais aussi à quel point je peux être acariâtre et mauvais public quand j'accroche pas avec un groupe. Et encore, je me soigne et je m'efforce de pas mentionner tous les groupes de merde que j'ai l'occasion de croiser et pourtant, dieu sait que je suis sortie déçue de moult concerts ces derniers temps. A force d'être déçue par les concerts, à force d'assister à du brouillon, à des prestations mal ficelées, à du déjà vu, à du néant, à de l'insupportable pseudo-rock aseptisé, à du grand rien du tout, ben je finis par devenir super exigeante ma foi et, parallèlement, j'ai une sale tendance à partir pessimiste quand je vais à un concert, pas convaincue d'avance et quasi persuadée de ne pas l'être. Oui lecteur, tu peux me traiter de mauvais public car moi qui crois tout savoir mieux que tout le monde, je m'suis fait eûe comme on dit. Je suis allée à un concert en pensant devoir me contenter d'un gentil pas grand chose et je suis ressortie conquise. Et c'était pas du punk, qu'on se le dise. Que quiconque ose désormais me traiter de vilaine qui a des oeillères et qui ne veut pas s'ouvrir à autre chose qu'au punk 77 vienne chercher sa fessée car en vérité je vous le dis, y a pas que le punk dans la vie (là, t'en reviens pas, tu te demandes si je me drogue ou si c'est dû à la grossesse, tu veux savoir si ça m'a arraché la gueule de devoir avouer cela mais non, même pas).
Bref, quand on m'a parlé du concert des Guttercat and the Milkmen, j'ai dit ok ça roule, je veux voir ça. Mais pas convaincue plus que ça, j'avoue. Après un rapide passage sur leur profil Myspace et quelques échos de la part d'amis déjà conquis (exemple Fred : "faut y aller, c'est génial, c'est trop bien, en plus le chanteur il est beau", note le dernier argument de choc pour convaincre une fille d'aller à un concert), je me suis dit que oui pourquoi pas, ça pouvait être une soirée sympa avec de la bonne musique en fond sonore, mais pas, d'après moi, un concert inoubliable digne de figurer dans les chroniques de ce blog où y a rien que du bon (le premier qui la ramène sur ce point, je lui pète sa petite gueule). Ben en définitive, tu veux que je te dise, je mérite d'être punie pour ce jugement trop hâtif. Je mérite un coup de règle sur les doigts ou une fessée (non, pas la fessée, oubliez ça, pas la peine de vous battre pour postuler en tant que bourreau). Car mea culpa, je l'avoue, j'y suis allée en disant ceci (et après coup, j'en ai honte) : "Oui oui, on va voir les Guttercat mais a priori, je sens que ça va vite me faire chier.". Pas bien Eve, viens chercher ta claque. Parce qu'en vérité, c'était juste très bien. Très, très, très, très bien. Le genre de concert quasi inespéré, auquel tu vas en t'attendant à boire ta bière ton jus de tomate infâme avec un fond sonore acceptable et où tu finis par squatter le premier rang en te disant à chaque morceau "purée, j'espère que c'est pas le dernier". Au final, Guttercat and the Milkmen c'est rien qu'un excellent groupe très pro, qui sait ce qu'il avec de vrais musiciens qui savent jouer (te marre pas, ces temps-ci ça se fait rare), un bon esprit rock'n'roll et, pour parfaire le tout, un chanteur bourré de charisme et supra efficace, bref que demander de plus ?!! Bon ben lecteur, si t'es pas trop con tu sais ce qu'il te reste à faire, au pire tu te contentes d'aller faire un tour sur leur page Myspace et de t'efforcer de tout bien écouter à défaut de passer à côté d'un groupe super, au mieux tu t'empresses d'acheter leurs vyniles pour les passer en boucle sur ta vieille platine vintage. Et si t'es comme moi et que t'as pas de platine ni de mange-disque, ben tu te tais et tu les achète quand même ces disques, d'ailleurs même moi j'en ai un et tant pis si je peux pas l'écouter dans l'immédiat (note aux lecteurs qui savent toujours pas quoi m'offrir pour mon anniv : une platine vynile, c'est une bonne idée), au moins je suis contente d'avoir cet objet-là dans ma rock'n'rollothèque (ce mot je viens de l'inventer, c'est brevet déposé). Ah oui, pis aussi, j'ai failli oublier le détail qui tue, même que je me serais jamais pardonnée de pas te l'avoir donné ce détail : le reprise. Quand un groupe fait une reprise, c'est toujours très révélateur. C'est révélateur du bon goût du groupe (ou pas) et surtout, de leur niveau et de leur efficacité parce qu'air de rien, même si ça a toujours l'air tout con de reprendre une chanson, ben je t'assure que c'est pas si simple de faire une bonne reprise. Parce qu'on n'attend pas d'une reprise qu'elle ne soit qu'une vague copie de l'originale, ni qu'elle sombre dans l'interprétation douteuse dont on peine au final à déterminer l'originale, on veut au contraire une interprétaion dosée juste comme il faut, une interprétation vraiment personnelle qui réussise à conserver l'âme du morceau d'origine. Alors laisse-moi te dire lecteur que quand j'ai entendu les premières paroles de Needles and pins dans le micro, j'ai cru que j'llais tomber amoureuse de tous les membres du groupe et du public avec tiens, tellement cette chanson elle est chère à mon coeur (mais ça tu le sais déjà, c'est la chanson de mon futur mariage, d'ailleurs j'en ai parlé ici). Et s'attaquer à Needles and pins, ça rigole pas merde, parce que la version originale (Jackie DeShannon) était déjà impeccable, celle des Searchers était juste inoubliable et celle des Ramones évidemment à la hauteur des autres versions... bref, autant dire qu'en décider de te faire Needles and pins, t'as intérêt à être plutôt sûr de ton coup car les fans de ce titre te pardonneront jamais d'être moins bon que les prédecesseurs. Conclusion : épreuve réussie avec succès par Guttercat et ses Milkmen qui ont assuré comme des chefs et qui ont définitivement très bon goût.
Bon allez, je voulais faire un troisème volet dans ce billet mais je me suis trop attardée et j'ai autre chose à foutre hélas, des trucs passionnants comme changer la merde de bébé et repasser mon linge (oui je sais, ma vie, tu la veux). Mais comme je suis une fille sympa, je te laisse avec cette vidéo de Guttercat and the Milkmen que t'as intérêt à mater sinon t'es plus mon ami (et si t'es pas mon ami à la base, ben t'as aucune chance de le devenir un jour si tu cliques pas). Et en bonus, Needles end pins par les Searchers, parce que je suis une fille vraiment très très sympa.
vendredi 16 mai 2008
Soif de rock ? "Thirsty" des Wad Billys, le disque que si tu l'as pas, tu mérites qu'on te jette des cailloux
Oui c'est vrai, ça parle de moins en moins de rock'n'roll sur ce blog. Et puis surtout, ça parle de plus en plus de nausées et d'utérus, et ça c'est chiant, je te l'accorde. Mais bon, faut bien contenter les deux camps de mon lectorat, à savoir : les qui-sont-là-pour-la-zic et puis les qui-sont-là-pour-ma-vie-de-merde. Alors y a pas à chier, histoire d'équilibrer un peu la donne, aujourd'hui je me dois de te parler de musique avant de perdre mes trois vaillants lecteurs qui osent encore venir ici en quête de compte-rendus de concerts.
Déjà sache que des concerts, foetus ou pas, je continue à en voir toutes les semaines. Sauf que j'en parle pas toujours parce que je ne suis rien qu'un grosse faignasse pis aussi parce que parfois, d'autres s'en chargent pour moi, ce qui m'arrange considérablement. Ainsi, que ceux qui veulent savoir comment était le concert de Mademoiselle K il y a quinze jours se tournent vers ma consoeur hystérique qui y était elle aussi. Et qui ne s'est toujours pas remise d'avoir "failli" raté le concert puisqu'elle a découvert que la règle absolue quand on part en concert avec Eve, Manu et le Coach, c'est de surtout pas pré-ci-pi-ter. Et qu'avec nous, après la dernière bière, y a souvent une dernière bière, pis encore une dernière. Et que du coup, on est jamais à l'heure mais des fois quand même, on y arrive. Bref, cette parenthèse étant faite, passons aux choses sérieuses.
Si y a deux choses que tu sais désormais sur moi c'est que je suis plus bonne que bonne ne suis pas une groupie et que je ne suis pas non plus du genre à faire de la promo pour un groupe que j'estimerais juste moyen. Ca, c'est pas mon genre, je suis hélas bien trop méchante et sélective pour prendre la peine de parler de groupes moyens juste pour accomplir ma B.A et promouvoir de façon désintéressée un groupe qui, bien que n'étant pourvu que d'un très vague talent, mérite toutefois d'être encouragé. Avec moi, y a finalement guère d'options possibles : si tu es formidable, je t'aime et je parle de toi / Si tu es quelconque, je t'oublies direct et du coup, je ne parlerai forcément jamais de toi / Si tu es un naze doublé d'un prétentieux et doté d'un ego insupportable, tu me gonfles tellement que je te le fais savoir une bonne fois pour toutes. Voilà, comme ça y a pas d'ambiguïté, on sait parfaitement où on met les pieds. Par conséquent, toi qui est un lecteur intelligent, tu te doutes bien que, tenant compte de tous ces éléments, si je me mets à te parler d'un groupe de façon récurrente, si je décide d'essayer de te convaincre avec insistance que ce groupe il est juste trop bien, c'est que j'ai de bonnes raisons de le faire. Sûr que je m'attarderais pas à monopoliser momentanément mon blog pour une page de pub musicale si l'objet de la promo en question n'était pas un groupe absolument incontournable. Tout ça pour dire que le premier qui ose soupirer parce que je parle encore des Wad Billys, je lui tatane tout bonnement sa gueule et je le prie de sortir (mais quand même, après tu peux revenir, parce qu'on rigole quand même vachement bien sur ce blog).
Voilà, la nouvelle est tombée : les Wad Billys ont sorti leur album. Bon là, si t'es un gens un minimum aware et cultivé, si t'es un gens cool et de bon goût, t'es censé sautiller sur place avec de petits cris hystériques (si t'es une fille) ou pousser un cri de guerre viril digne d'un guerrier barbare (si t'as des couilles). Bref, t'es censé exprimer ta joyeuseté, y compris en faisant pipi partout comme les chiens si ça peut te faire plaisir. Et si t'es un lecteur pas sérieux qui a bien pris note du fait que les Wad Billys c'est l'un des meilleurs groupes du moment qui mérite pas de pas être connu dans le monde et dans l'espace intergalactique, mais qui a toujours pas raqué pour s'offrir leur CD, t'as intérêt à être attentif à ce qui suit. Pis enfin, si t'es un lecteur qui débarque sur ce blog et qui se demande qui c'est les Wad Bidules, remercie-moi d'avance d'éclairer ta lanterne et de te faire découvrir des groupes aussi cool, et puis cours-y donc acheter leur CD pour montrer l'exemple.
Bref, toi le lecteur habitué de ce wonder-blog, tu crois que j'ai déjà tout dit des Wad Billys et tu te demandes même avec quel membre du groupe je baise parce que sérieux, c'est quand même chelou qu'une fille pas commode comme moi fasse autant de pub pour un groupe. Réponse : avec les trois. Et des fois, en même temps. Bref, passons... Tu croyais donc que le tour de la question Wadbillienne avait été fait et tu te demandes franchement ce que je pourrais bien ajouter sur ce groupe. Alors tu sais quoi, pour faire simple et pour que tu comprennes définitivement la nécessité absolue d'acheter au plus vite leur CD qui l'est trop bien et même pas cher, je m'en vais me la jouer pédagogue afin de me mettre à votre niveau à tous et afin d'être spure que dès demain, la boîte mail des Wad déborde de commandes de skeud parce que, y a pas à chier, ils le méritent bien.
Alors, que dire des Wad Billys...?
- Si j'étais chroniqueuse pour un magazine consacré à la musique, je dirais :
"Les Wad Billys nous dispensent un rock aux accents punk et garage emprunt d'une énergie redoutable. Leur musique galvanise et subjugue et semble bien loin de l'ambiance sombre et du calme inquiétant de la rue auquel leur nom réfère. Les Wad Billys, une valeur sûre, un indispensable à avoir dans sa rockothèque sous peine de passer méchamment à côté d'un produit rare".
(Sur ce, si y a un rédac' chef qui veut bien m'embaucher...)
- Si j'étais une djeun's, je dirais :
"Les Wad Billys, c'est trop d'la balle, sérieux ça déchire sa race, c'est trop bon quoi, leurs concerts c'est trop l'ambiance avec le pogo et des keums qui dansent de partout, c'est trop l'délire quoi. Moi sérieux, je les kiffe grave et c'est carrément trop la teuhon de pas avoir leur skeud."
- Si j'étais une quiche blonde écervelée atterie à leur concert parce que je comptais me taper un des mecs du public par hasard, je dirais :
" Ben les Wad Billys, c'est super bien t'vois, déjà parce que y a une batterie et une guitare, et même une grande guitare à quatre cordes t'vois, et que c'est un peu genre rock. Et il paraît que c'est super trop cool d'avoir leur CD alors moi, comme je suis les tendances, je conseille vivement de l'acheter quoi."
- Si j'étais une sale groupie groupie, je dirais :
"Les Wad Billys, c'est trop bien, et c'est pas parce que c'est des potes à moi que je dis ça. Parce que ouais ouais, je sais pas si je te l'ai déjà dit mais je les connais bien. Super bien même. Ouais en fait on peut presque me considérer comme le quatrième membre du groupe à moi toute seule, même que quand je serai grande j'aimerais bien être leur roadie si j'ai appris à brancher un micro d'ici là. Sinon tant pis, je resterai groupie... bref, nan sérieux, les Wad Billys ils sont trop forts, surtout la Koko Wad Billy à la basse, même que je lui ai fait la bise t'sais, ce qui est vraiment trop trop génial vu que c'est quand même une star quoi. Pis surtout le Ralph Wad Billy aussi quoi, parce que lui aussi il est venu me faire la bise, normal vu que c'est un pote à ouam et que j'ai son téléphone, et j'ai vachement discuté avec ce qui est vachement trop cool t'vois. El le Djoul Wad Billy, ben lui aussi il m'a filé son numéro, ouais ouais, j'entends sa vraie voix au téléphone, et même que des fois je bois des bières avec. Et sinon, ben leur zic... bah elle est bien. Et leur CD, faut l'acheter. Même que si t'y tiens, je peux m'arranger pour te le faire dédicacer vu que, au cas où t'aurais pas suivi, je les connais personnellement et que ouais, je te l'accorde, ça c'est vraiment trop la classe je sens un afflux de cyprine au fond de mon mini string rien que d'en parler."
Le seul but de ce paragraphe étant évidemment une occasion décidément trop tentante de me foutre de la gueule des vilaines groupies qui sont, assurément, l'une des races que je hais par dessus tout... Désolée, j'ai pas pu m'en empêcher.
- Si j'étais Eve... who putain, mais je suis Eve !! donc, étant Eve, je dirais :
"Bon les filles, sortez-vous les doigts du cul et m'obligez pas à pondre encore un article sur les wad Billys pour commander leur CD. Parce que crois-moi, c'est pas moi que ça gênerait, tu sais bien que je suis intarissable sur le sujet Wad Billys et qu'à chaque fois que je vais les voir en concert, c'est un peu comme si c'était la première fois que je les voyais et j'en chialerais tellement c'est beau (rien que ça). Bref, onze euros, c'est que dalle, et pour cette somme, tu as du rock'n'roll à portée de main et un joli Cd trop bien conçu avec ça, un CD que t'as envie d'avoir juste pour le regarder tellement il est beau. Pis avec ça, t'as même droit à un vinyle parce que les wad Billys sont des gens cool qui savent conserver l'âme du rock'n'roll et qui te permettent, petit veinard, de les écouter sur ta vieille platine vinyle avec le crépitement du diamant sur le disque en prime. Alors fais-moi plaisir, toi le lecteur radin qu'est déjà pasfoutu de me couvrir de cadeaux alors que, dois-je te le rappeler, le 10 juin c'est mon anniv et que je mérite d'être gâtée ; sois mignon, pour une fois dépense ton argent intelligemment et paye-toi Thirsty, sur la vie de ma mère tu le regretteras pas."
Bon, ras le bol du bourrage de crâne. Si vous êtes toujours pas foutu de revenir à la raison et de piger que l'album des wad Billys, c'est juste le truc in-dis-pen-sable du moment, l'album que si tu l'as pas, il manque grave quelque chose dans ta vie, ben si malgré tous mes efforts t'as pas compris, t'es juste un cas désespéré et là franchement, je peux plus rien pour toi mon gars.
Trève de connerie, passons aux choses sérieuses. Pour écouter les Wad Billys et commander leur album, c'est ici. Et sinon, comme d'hab, que tu sois groupie ou non et quelle que soit la raison pour laquelle tu veux voir les Wad Billys en vrai (y compris pour galocher le chanteur, jeter ton string au batteur ou rancarder la bassiste), ben tu me fais un gentil mail et promis, je m'efforce de les faire venir dans ta ville, même que sérieusement, ça va changer ta vie.
Allez allez, maintenant on clique !!






























