28 juin 2008
En vacances j'ai testé (2) : lire la presse féminine
En plus d'être une aventurière, je suis une fille hautement cultivée. Si si, je t'assure, je suis vachement forte au Trivial Pursuit, je lis des livres sans images et je regarde Questions pour un champion quand y a pas la Méthode Cauet. Mais voilà, qui dit vacances dit repos des neurones. Alors j'ai certes embarqué avec moi beaucoup de lecture, principalement des trucs très sérieux et bien écrits sur le rock'n'roll (je t'en parlerai dimanche si t'es sage, fidèle à ma nouvelle rubrique dominicale pseudo-culturelle), des livres de cul avec rien que des mots et pas une seule photo, des nouvelles et tout un tas de bouquins plus ou moins palpitants qui ont occupé mes méninges pendant de longues heures, mais du coup, pour reposer mes neurones et leur payer à eux aussi de vraies vacances bien méritées, je leur ai proposé de lire la presse féminine. Parce que Biba et Cosmo, c'est des trucs que tu peux lire et piger sans trop réfléchir. Sans réfléchir du tout même. Bref...
"Oui et alors ?", te demandes-tu. "Qu'y a-t-il de si exceptionnel à ce que tu aies lu des magazines pour greluches ?". Et bien lecteur, sache que la presse féminine, je ne la lis jamais, mais alors jamais jamais, excepté dans la salle d'attente de mon médecin. Pas que je sois farouchement contre, non pas du tout, juste que je n'en ai pas l'occasion et que j'ai pas franchement idée d'aller chez mon libraire pour acheter ce genre de mag. Et du coup, comme je ne suis pas une habituée de la chose, à chaque fois que je tombe sur un magazine pour gonzesse, j'ai tendance à m'extasier, à ne pas me remettre du contenu ainsi découvert, de ce nouveau truc qui s'est brièvement offert à mes yeux et à mes trois neurones encore en activité (les autres, ils bronzent au bord de la piscine, impossible de faire appel à eux). car trois neurones, ça suffit pour retenir l'essentiel du concept même de mag féminin. Je t'explique :
Que trouve-t-on dans un magazine féminin ?
- De la pub avant tout. De la pub toutes les deux pages environ. de préférence, de la pub pour des marques de luxe, des marques de fringues, des créateurs de parfum et pour tout produit promettant de te rendre aussi bonne que toutes ces filles de papier glacé, de la sucrette garantie sans calorie à l'embellisseur de bronzage en capsules. Une fois que tu as viré toute la pub qui compose ton magazine, il te reste :
- La section mode. Qui n'est ni plus ni moins qu'une page de pub détournée. Sauf que cette fois, le magazine a fait l'effort de faire appel à des photographes pro qui te livrent de très beaux clichés sur lesquels tu peux ensuite lire en tout petit le prix du micro maillot de bain que tu pourrais même pas te payer en rêve si tu le voulais.
- La section beauté. Qui te donne de vrais conseils pour être bonne, des conseils auxquels t'aurais pas songé par toi-même. Exemple : en terrasse, commande une eau minérale plutôt qu'un Coca, ça te permettra de garder la ligne. Merci le mag, sans toi j'y aurai pas pensé. Ou encore : mets une crème solaire avec un indice de protection pour ne pas rougir en plein soleil. Merci encore le mag, sans toi je crois que je serais brûlée au troisième degré avec un cancer de la peau en perspective, parce que personne m'a jamais dit que le soleil c'était mauvais pour moi. Bref, les mags de filles te prennent juste un tout petit peu pour une quiche, mais font ça tellement bien qu'au final, t'as juste l'impression qu'ils veulent prendre soin de toi. Ah oui pis évidemment, inutile de préciser que là encore, la rubrique beauté est une nouvelle occasion de te balancer de la pub dans la gueule à outrance : un conseil bronzage donne lieu à environ dix-sept produits testés (ou non) et donc autant de références publicitaires avec prix, points de vente et tout le bordel.
- Le guide de bonne conduite. Eh oui, air de rien, les mags féminins t'expliquent comment tu dois te conduire pour être une fille bien, une fille tendance, une fille respectable quoi. On te dit ainsi qu'il faut que tu recycles tes ordures, c'est très important ça. Que tu fasses consciencieusement ton tri sélectif, évidemment. Que tu prennes pas trop de bains mais plutôt des douches. les bains c'est anti-écologique et pas bon pour ta peau. Et puis on conclut tout ça en te faisant la liste de toutes les choses super cool que tu dois acheter pour être encore plus écolo : la gamme de produits de bain Bio, le shopping bag en coton bio garanti commerce équitable, la poubelle super pratique avec plusieurs compartiements pour trier ses déchets, le berceau pour bébé en carton recyclé créé par un designer (et qui, accessoirement, coûte la peau des couilles) et j'en passe. Conclusion : pour être cool, sois écolo mais consomme comme une tarée.
- La section diseuse de bonne aventure. Celle-là, je l'adore. Par exemple, t'as droit à tes amours de vacances prédits grâce à la numérologie. Eh oui, ta seule date de naissance suffit à te faire connaître le nombre de guides touristiques et de maîtres nageurs que tu peux espérer baiser cet été. C'est-y pas génial ça ?! Ou encore, le tarot de l'été qui, là encore, te permet de savoir tout ce qui va t'arriver dans les prochains mois et qui t'annonce une promotion même si t'as pas de boulot, une séparation même si t'es déjà seule et un rendez-vous annuel chez le dentiste histoire de pas trop se mouiller. Y a pas à dire, c'est du sérieux.
- Les psycho-tests. Là j'annonce, j'ai gardé le meilleur pour la fin. parce que les psycho-tests, c'est tellement con que c'en est trop bon et...
... et tu sais quoi, ben au lieu de continuer à la ramener sur le sujet, je reviens demain (ou après-demain, ça dépend de ce que j'aurais à foutre ce week-end) avec un article entièrement consacré à la question que je pourrais intituler "Eve et Manu testent leur couple avec Biba". parce que oui, on a osé. on est des dingues, je sais, ça fait peur tellement on est des tarés.
Allez lecteur, sur ce bon week-end à toi. Et bon week-end à moi surtout.
26 juin 2008
En vacances, j'ai testé (1) : rien branler
Tu me connais lecteur, je suis une vraie aventurière, une qui n'a peur de rien, une baroudeuse, une globe-trotteuse, la fille spirituelle d'Indiana Jones et de Benjamin Gates. Et comme en parallèle, je suis en quelques sortes ton humble serviteur, je ne manque pas de mener des expériences vouées à alimenter ce blog et à égayer ta dure journée d labeur, pendant que tu trimes le cul vissé sur ta chaise de bureau, avec un doigt en permanence sur la touche "echap" parce que ouais, ce serait moche de perdre ton job pour cause de reluquage de blog pendant ton temps de travail. Bref, tout ça pour t'annoncer que fidèle à ce qui vient d'être évoqué, je suis partie en vacances avec, en tête, une mission : livrer à mes lecteurs, dès mon retour, un compte rendu de mes nombreuses pérpéties aventurière, de mes maints contacts avec l'autochtone, de ma semaine vécue façon couleur locale, en symbiose totale avec les us et coutumes de ce beau pays qu'est le Maroc. Je comptais donc intituler le présent billet : "En vacances, j'ai testé : vivre dans les montgnes marocaines avec un seau d'eau croupie en guise de sanitaires, des blattes sous le matelas et des terroristes aux trousses". Ou encore : "En vacances j'ai testé : errer dans les mystérieuses ruelles de Marrakech àla recherche d'indices menant à un trésor sacré". Un truc un peu palpitant quoi, une sorte de mini-roman d'aventures. Mis au lieu de ça, et comme je suis une vraie gueudin, une tarée mentale comme on en fait plus, j'ose tester pour toi "rien branler en vacances" et ouiais je sais, c'est d'une audace insolente et d'un courage sans nom.
Je suis pourtant partie à Casablanca pleine de bonne volonté, avec Le guide du Routard et le Petit futé édition Maroc au fond de ma valise, un carnet voué à être, en l'occurence, mon livret de voyage, mon chapeau et mon fouet, non pas pour m'adonner à des trips SM à l'heure de la sieste (d'ailleurs les aventurières ne font pas la sieste, cest bien connu) mais juste pour faire comme Indiana Jones et sauver mes miches de justesse au cas où je serais attaquée par des espions de la CIA. Et puis au final, arrivée sur place... J'aurais bien voulu mais j'ai pas pu. Bah ouis quoi, c'est pas que j'ai été contre un pérriple en jeep dans les montagnes marocaines, contre un combat sans merci contre une nuée de sauterelles mangeuses d'hommes et tutti quanti mais la vérité, je n'ai pas pu me la jouer aventurière et pour cause : ma volonté s'y est opposée. j'te l'fais pas dire, qu'elle est faible cette volonté...
Ceci dit, faut pas croire mais rien branler, c'est vachement sport quand on y pense, ça requiert une rigoureuse organistion, l'art de la glandouille est un truc qui n'est pas donné à tout le monde. Déjà, faut organiser les siestes et quand t'as "que" vingt-quatre heures devant toi, t'as intérêt à avoir de sacrées capacités d'organisation pour y parvenir. Surtout quand tu émerges à onze heures... ca réduit considérablement ton temps libre, merde. Alors voilà, concrêtement, çadonne à peu près ça comme programme : lever à onze heures, petit dej jusqu'à midi, première sieste jusqu'à deux heures, bouffe jusqu'à trois, sieste digestive jusqu'à quatre heure, réveil crapuleux jusqu'à cinq, sieste post-coïtale jusqu'à six, douche/clope/ lecture jusqu'à sept, apéro de sept à huit, bouffe jusqu'à dix, foutage de que dalle jusqu'à minuit et au lit pour recharger les batteries avant de reprendre le rythme dès le lendemain. Wow, rien que d'en parler, je suis déjà crevée.
Pis surtout, ce qui est vraiment cool quand tu optes pour des vacances à rien foutre, c'est que, privilégiant subitement les occupations futiles et peu fatigantes, tu découvres des activités inhabituelles auxquelles tu pnsais ne jamais t'adonner et dont la satisfaction procurée par tant de futilité ne cesse de te fasciner à chaque seconde. Exemple : se faire les ongles au bord de la piscine. Te marre pas, à vingt sept ans, voilà que je découvre les joies du limage d'ongles. Cinq minutes sur chaque ongle que j'ai passé, tellement j'ai trouvé ça follement excitant. Pis après le limage, y a l'application de crème au gingembre qui fait la peau douce et la pose de vernis à ongle, étape qui m'a donné du fil à retordre, j'te jure, tellement j'ai pas l'habitude de me préoccuper de ce genre de trucs.
Bref, comme tu l'as compris, les vacances à rien branler, c'est vachement cool pour expérienter des tas de trucs à la con : lire la presse féminine, faire des psycho tests (ça, j'y reviendrai dans un prochain article), s'épiler les jambes poil après poil à la pince à épiler, changer la position de son maillot de bain pour bronzer uniformément, se faire des masques capillaires et des brushing, bouffer des glaces pour passer le temps. Bref, tu l'as compris, ces vacances ont failli faire de moi une poufiasse fille basique mais rassurez-vous mes braves, je n'ai pas sombré du côté obscur de la force, ça non. La preuve : le vernis de mes ongles d'orteils est tout écaillé (bah forcément, personne m'avait prévenue qu'il fallait du dissolvant pour ôter ça), mes cheveux secs comme de la paille et carrément moches, mon bronzage non entretenu a un rendu que nous qualifierons de discutable et j'ai troqué Biba contre Charlie Hebdo.
je sais ce que t'en penses, ça te fait plaisir de me retrouver ainsi, dans ma version originale. Oui mais dans le fond, tu donnerais cher pour voir de quoi j'avais l'air en train de me limer les ongles au bord de la piscine. sur ce lecteur, je te laisse, la simple évocation de ces vacances ô combien mouvementées m'a mise dans un état de fatigue dont t'as même pas idée. Je vais être obligée d'aller faire une sieste pour m'en remettre.
25 juin 2008
Holidays in the sun
Découvrez Sex Pistols!
Toutes les bonnes choses ont une fin. Me revoilà, lecteur, après une semaine passée à rien foutre sous le soleil de Casablanca, une semaine de glandouille totale où mes seules préoccupations de la journée étaient me peinturlurer les ongles des orteils au bord de la piscine et soulever l'élastique de mon maillot pour contrôler l'avancée de mon bronzage. Je sais, pendant ce temps toi tu bossais et dehors, il faisait même pas beau. C'est moche.
Tu penses bien que pendant cette semaine à glander sous les palmiers, j'ai eu le temps de cogiter à pas mal de billets rien que pour toi. J'ai même eu grandement le temps de m'empiffrer de livres, ce qui te promet une chronique culturelle richement fournie dimanche prochain (n'oublie pas, le dimanche, c'est désormais le jour du "j'ai vu, j'ai lu, j'ai entendu"). Bref, voilà, j'annonce le programme sans trop m'éterniser mais faut dire que les retours de vacances, c'est jamais de tout repos (non, je ne me plains pas) et qu'entre les valises à vider, les lessives à faire et le frigo à remplir, j'ai pas franchement que ça à foutre que de te taper un brin de causette. Pis c'est pas le tout mais après une semaine d'embellissement des orteils, il est aussi temps de se remettre à bosser et de recommencer à courir après les piges, parce que c'est pas le Père Noël qui me payera les vacances de l'année prochaine. Ceci dit, pour remercier ta patience jusqu'aux prochains billets (qui viendront dès demain, c'est promis), je te garantis que je vais te parler de choses que tu aimes, de sexe, de drogue et de rock'n'roll, avec en sus si t'es vraiment sage (et si t'insistes vraiment beaucoup) une photo de moi en topless au bord de la piscine. Evidemment que je déconne. La photo de moi, ce serait plutôt le come back de Sauvez Willy ou l'orque échouée au bord de la piscine. Bref, passons...
En attendant, vite fait, quelques mots pour ceux qui se plaignent de ne pas avoir reçu de carte postale (sache que je n'envoie jamais de cartes postales, je suis comme ça moi, trop faignasse pour bouger ma graisse de la piscine jusqu'au bureau de poste), quelques lignes sur mon séjour pour vous mettre en appétit : au Maroc, j'ai fait la sieste trois fois par jour, j'ai eu presque autant de rapports sexuels que de siestes, j'ai bronzé un peu et eu chaud beaucoup, j'ai failli me faire attaquer par un grillon mutant gros comme le pouce, j'ai mangé des glaces à la pistache et à la framboise, j'ai passé quelques nuits blanches à cause de Manu qui a salement tendance à ronfler quand il a trop picolé, j'ai moi-même bu une coupe de champagne ce qui n'a pas tué mon bébé mais à gentiment plu à mes neurones, je suis allée à un mariage où j'ai beaucoup trop mangé (honte à moi : je me suis même tapée en loucedé les dragées souvenirs offertes par les mariés), j'ai rencontré des gens sympas, j'ai parlé avec des gens bizarres dont un type qui bute les chiens au volant de sa voiture, j'ai traîné au marché où, sur des étalages en plein soleil, se vendait de la saucisse de viande garantie enrichie en listériose, j'ai mangé des pâtisseries marocaines à m'en écoeurer, je me suis fait une nouvelle copine qui parle de cul au moins autant que moi et avec qui j'ai lu un bouquin porno sur le vol du retour, je me suis baignée rien que trois fois et j'ai même pas mis la tête dans l'eau, j'ai mangé une langouste pour 250 dirhams et puis je trouve que finalement, ça fait déjà beaucoup de choses pour une fille qui n'avait pas le temps de s'attarder sur son blog aujourd'hui.
Sur ce je me casse lecteur, y a mon sèche-linge qui m'appelle depuis dix minutes et mes gosses qui s'entraînent pour leur future carrière de cascadeurs sur le canapé Ikea.
27 mai 2008
Fête des daronnes
Evidemment je ne t'apprends rien si je te dis que dimanche, c'était la fête des mères. Et si je t'apprends quelque chose, c'est que, merde alors, tu l'as ratée, et ça c'est pas cool. Ta mère risque juste de te déshériter et de ne plus jamais t'inviter à manger de blanquette (parce que c'est bien connu, la meilleure blanquette de veau, c'est toujours celle de maman). Alors je te suggère de te défendre en disant que tu ne souhaites désormais plus cautionner une tradition ajoutée au calendrier par cet enculé de Pétain, comme ça ta maman va subitement se rappeler qu'en plus d'être un enfant aimant, tu es sensé et cultivé, et elle t'aimera deux fois plus fort et te servira double ration de blanquette.
Bon, ben moi, j'ai pas raté la fête des mères. A vrai dire, je l'ai souhaitée dimanche dernier, ouais je sais, ça aussi c'est un peu la loose. Se planter de date, même si t'es en avance, ça craint, ça fait genre je m'en tamponne tellement le coquillard de cette fête à la con que je suis pas foutue de savoir quand ça a lieu, bien que la télé et les magasins nous martelent le crâne avec ça. Pis en bonne enfant indigne que je suis, je me suis une fois de plus reposée sur les épaules de ma vaillante soeur cadette pour le cadeau, me contentant de demander combien je lui devais après qu'elle eut trimé tout un après-midi dans les magasins pour trouver THE cadeau. Oui je sais, c'est pas cool de ma part, ça brise un peu la magie du moment, ça fait sale gosse pas foutue de se sortir les doigts du cul et de se bouger pour sa maman chérie, mais dis-toi que cette année, j'ai contribué pour de vrai au cadeau commun, ce qui est une belle avancée en soi (d'habitude, ma soeur et mon frère ils sont cool, ils disent "c'est de notre part à tous les trois", se retenant d'ajouter "mais Eve elle a évidemment pas payé vu qu'elle est fauchée pour pas changer"). Bref, voilà, maman de moi a eu un beau portefeuille Lancaster qui a pu remplacé son portefeuille vintage de 18 ans d'âge. Elle a vidé ce dernier et rassemblé les reliques qui s'y trouvaient, du permis de conduire dont le format n'est hélas pas adapté au portefeuille flambant neuf (ouais, c'est con ça), aux quelques dizaines de cartes de fidélité en tous genre en passant pas les sacro-saintes photos de famille. "Là, c'est une photo d'Eve quand elle avait 4 ans. C'est fou ce que ta petite te ressemble hein ?!!". Ouais, c'est fou. En même temps c'est normal, je suis un peu sa mère. "Là, c'est Eve quand elle avait trois ans. Avec un beau ciré rouge. Mais je me demande pourquoi t'avais gardé ce ciré sur le dos alors qu'on est tous au salon..." "Sans doute parce qu'il m'allait à merveille. Et toi m'man, j'te demande pourquoi t'avais pas enlevé ton pull moche tricoté main, hein?". Et oui, avec les photos vintage des années 80, t'es rarement déçu.
Bref, maman a reçu son cadeau. Et fait à bouffer pour tout le monde, non sans signaler au passage que c'était la fête des mères, et qu'au lieu de se faire inviter au restau comme toutes les mamans choyées, elle se tapait la tambouille pour toute la clique et qu'elle avait passé une plombe debout dans la cuisine. Elle avait raison la mère. Mais quand même, ça a vexé le père. Parce que le père (oui je sais, ça fait un bail que j'ai pas parlé de lui. Mais on est comme qui dirait pas trop potes ces temps-ci, précisément depuis qu'il a accueilli ma grossesse en ces termes : "Tu n'es qu'une salope qui peut pas s'empêcher d'avoir une queue entre les cuisses, faut pas t'étonner de tomber tout le temps enceinte et de nous pondre un bâtard tous les deux ans") qui avait un peu mis la main à la pâte et qui, fidèle à lui-même, estimait donc s'être tapé tout le boulot. Hé oui, le père, il s'était chargé de la viande et viens là que je t'explique de quelle façon parce que la vérité, tu vas pas le croire. Il aurait pu faire un lapin au four, c'est bon le lapin au four. ou un lapin dans une cocotte, c'est bon le lapin rôti. Mais non, le père a fait un lapin à la broche. Jusque là, ça va... sauf qu'il a fait un lapin à la broche sur le trottoir, le long de la départementale. En bon Mac Gyver, il a bidouillé un tourne-broche électrique qu'il a relié au vieux barbec' et tout fier, il regardait son lapin tourner en ravivant les braises avec une pompe à air, c'est tellement plus pratique que de souffler dessus, et en crapotant une clope roulée avec des manières de vieux mafioso. Et les automobilistes, ben ouais, ils ralentissaient tu penses, ils mataient tous comme des cons. Et moi j'avais même pas honte (si en vrai, j'avais hoooooonte !!!) d'être plantée là à surveiller ma gosse qui envoyait de l'air sur le lapin sous le regard ahuri des passants et des automobilistes. Bref, un dimanche ordinaire dans ma famille quoi.
Bon, non seulement j'ai une maman mais en plus, je suis maman. du coup, y a pas de raison mais moi aussi j'ai eu droit à mon premier cadeau de fête des mères labelisé "Do It Yourself at the maternelle". Et ma mère à moi, elle a enfin pu se libérer d'un poids en se foutant de ma gueule : "A ton tour de porter les colliers de nouilles et les broches en pâte à sel qui pèsent un kilo !!", parce qu'en vérité, je crois qu'elle s'est jamais remise de l'affront que je lui ai fait en lui offrant un collier de perles géantes en fimo blanc et bleu en 1985. Alors maintenant, elle se venge indirectement en se foutant de moi et de tous les cadeaux moches que je vais me récolter pendant les années à venir. Et cette année, qu'est-ce que j'ai bien pu avoir d'après toi ? Un collier de pâtes ? Un cadre décoré avec des grains de café et des macaronis ? Un pot à crayon fait dans un rouleau de papier WC ? Un entonnoir coupé dans une bouteille d'Evian et décoré à la gouache ?? Non, mieux que ça mon gars. J'ai eu un cadeau que je sais même pas ce que c'est au juste. Te fous pas de moi s'il te plaît, je ne te permets pas. J'ai déballé le truc, non sans une angoisse dissimulée sous un sourire factice accompagné de jubilations surfaites ("Oulala, je suis pressée de savoir ce que mon petit coeur d'amour m'a fabriqué à l'école hein !!!" alors qu'en fait je me disais plutôt "J'y vais mais j'ai peur") et j'ai eu la joeyuseté de découvrir... un truc. un dessin plastifié en fait. Et du coup, je me demande si c'est juste un poster plastifié et donc à l'abri de la vieillesse et des intempéries (ce qui veut dire qu'il va décorer ma cuisine à vie, bouhouhou...) ou bien si c'est censé être un set de table. Bref, ça a donné ça :
"Attention, maman enlève le scotch... Dis-donc, j'te dis pas comme je suis contente ma poule que tu m'aies fait un cadeau, j'me demande ce que ça va être !!! (ouais je sais, je fais vachement bien la mère parfaite transie d'émotion)
- Ouais. en plus j'te préviens, c'est beau.
- Ah ben si en plus c'est beau, on est sauvés hein !
- ouais, pis d'ailleurs j'te ferai dire que j't'ai déjà donné une fleur chez mamie pour la fête des mères. Mais elle est où ma fleur ?
- Euuuuuh... ben je l'ai un peu oubliée chez mamie (mère indigne, mère indigne, mère indigne !!!!) mais t'inquiète, j'irai la chercher demain hein. Bon, ayé, je déballe. Oooooooooooooh, comme c'est beaaaaaau mon coeur !!!! Mais... euh... c'est quoi... ???
- ben tu vois bien.
- Ah oui, c'est un dessin plastifié on dirait. Hein Manu, t'en penses quoi (p'tain à l'aide, d'après toi c'est quoi ???) ? Si on y regarde de près, c'est carrément une oeuvre d'art hein, on voit bien que ça a été fait avec des fruits trempés dans de la peinture, c'est un vrai concept quoi.
- Oui, là c'est de la pomme trempée dans du rouge, là de l'orange trempée dans du jaune, là de la mandarine trempé dans du violet...
- Ah oui, on reconnaît bien la mandarine... Donc on est bien d'accord ma poule, c'est un dessin à accrocher au mur ?
- Si tu veux.
- Ah. Et sinon, la maîtresse elle t'a pas dit ce que c'était précisément ? Elle a pas dit que c'était un set de table pour poser une assiette dessus ? parce que comme c'est plastifié, on pourrait croire que c'en est un.
- Si tu veux.
- Bon, c'est cool, t'es pas contrariante. Bah écoute, je propose qu'on l'accroche au mur. Et puis si un jour j'ai besoin d'un set de table, on le décrochera hein. On a qu'à dire que c'est un dessin plastifié multi-fonctions."
Moi j'te l'dis, la fête des mères, c'est du bonheur assuré. Et vive les cadeaux moches, c'est trop rock'n'roll. Et moi, autant dire que je vais me gaver en terme de cadeaux de fête des mères car avec trois gosses, en considérant qu'on fabrique des cadeaux de la maternelle au CM2, je vais me taper pas moins de 24 cadeaux moches au cours des prochaines années. C'est carrément une collection de colliers de nouilles et de coffres à bijoux dans des boîtes de camembert que je vais me farcir. Allez, avoue va, t'es jalouse hein ?
Edit : je reviens du blog de la mère indigne officielle. Grâce à elle, je sais désormais que le cadeau que j'ai reçu, c'était bien un set de table et non un dessin plastifié. Du coup, je me retrouve avec un set de table peint à la main accroché au mur de ma cuisine. Vivement le collier de nouilles, au moins c'est sans ambiguïté.
19 mai 2008
De la jouissance d'être une anti-groupie
Je sais que je t'ai déjà parlé des groupies et que tu connais donc tout le mal que je pense d'elles. Mais tu me connais, j'aime bien insister moi, j'aime bien en remettre une couche, des fois que les gens aient pas tout compris ou des fois qu'ils aient oublié mon point de vue sur la chose. Et les groupies, je crois pouvoir dire que je suis intarissable sur le sujet (mais est-il un sujet sur lequel je ne le suis pas ?), que je ne me lasserais jamais de parler d'elles tellement ces filles-là me semblent en-dessous de tout. Car ce que j'en dis moi, c'est qu'une groupie, c'est juste insupportable. C'est le genre de fille que t'as envie de gifler pour la faire taire ou à qui tu voudrais pouvoir balancer un seau d'eau pour étendre le feu qu'elle a à la chatte. Car une groupie, voilà précisément comment ça fonctionne :
La groupie veut se faire remarquer de la star afin de mieux approcher la star et donc de draguer la star dans le but de baiser la star. Ben ouais, une groupie, c'est pas plus compliqué que ça, ça se résume à peu de choses finalement. Ceci dit, soyons lucides, la groupie baise rarement la star. Elle vise souvent le chanteur mais se rabat la plupart du temps sur un ingé son ou un roadie quelconque, à défaut d'avoir pu se faire tout autre membre du groupe. Et crois-moi, déjà ça, c'est une belle réussite car dans 80% des cas, la groupie elle baise personne et ça, crois-moi, c'est le pire affront qui puisse lui arriver, parce qu'au fond d'elle, elle est convaincue d'être bonne à en crever et tellement désirable que même Mick Jagger il y dirait pas non. C'est comme ça une groupie : c'est bête, ça connaît pas la fierté et ça a un ego aux dimensions encore plus hallucinantes que la bite d'Iggy Pop (comment ça, t'es pas au courant ? relis donc la bio d'Iggy, il prend soin d'y donner les dimensions exactes le bougre). Et la vraie groupie, la groupie dans l'âme, la groupie jusqu'au bout des ongles, elle branche précisément tout ce qui est susceptible d'être assimilé à une star, de près ou de loin. Les chanteurs locaux ayant dix concerts à leur actif (dont un dans le garage de tata Huguette et huit dans des bar PMU de la ville) sont déjà des stars pour elles, de même que tout ce qui s'apparente de près ou de loin à un rock band (ou boys band, au choix). La groupie a beau avoir des objectifs qui dépassent l'entendement (cultivant secrètement la possibilité de rencarder Pete Doherty, fantasme rock'n'roll du moment par excellence), elle se contente de peu et considère que tout semblant de célébrité est bon à prendre.
Et une groupie, concrêtement, à quoi ça ressemble et comment ça procède ? Déjà la groupie, t'as une chance sur deux de la repérer grâce à sa panoplie de pouf qui fait mal aux yeux. Mini jupe, seins dehors, gloss et paillettes sur les paupières, tout est mis en oeuvre pour attirer le regard de la star par tous les moyens. Ensuite, la groupie se tient toujours à un endroit stratégique : le premier rang pour les plus vaillantes (parce que les pas vaillantes, elles ne se risquent pas au premier rang qui est un tantinet trop violent pour elles), le stand de merchandising (très prisé des groupies en tous genres) et puis bien spur, les abords de la scène et des backstage après le concert. Attention hein, ne confondons pas la groupie et le fan : le fan, il ramasse le médiator que le guitariste a laissé tomber maladroitement, il s'empare de la set list scotchée sur le sol de la scène dès les dernières notes, il ne crache pas sur une dédicace dans le livret de son CD collector et porte évidemment le badge du groupe. Le fan, s'il a l'occasion de discuter avec le groupe, il est content et il parle évidemment de musique, mais jamais ô grand jamais il n'aura l'audace ou l'impolitesse de scotcher le cul du chanteur tel un morpion pour l'aborder, le toucher, lui serrer la paluche ou que sais-je. Bref, c'est beau d'être fan. Quant à la groupie, ça n'a rien à voir. La groupie, son truc, c'est juste d'approcher la star, de l'effleurer, de la toucher, de la galocher et SURTOUT, de se faire voir en sa présence. En somme, de montrer au monde entier (ouais... au public présent quoi) qu'elle va peut-être, j'ai bien dit peut-être, être gratifiée de l'honneur de sucer le chanteur en coulisses, s'imaginant évidemment qu'on voudrait toutes et tous être à sa place. La groupie aime se faire ainsi voir en compagnie des artistes, cherchant deséspérément à convaincre le retse de l'assemblée qu'elle connaît personnellement les zicos, qu'elle est leur amie, ce qui nous amène au deuxième volet de ce billet : après la groupie assumée (celle dont on parle depuis le début), j'annonce... la groupie refoulée !
La groupie refoulée, jamais de la vie elle admettra qu'elle est groupie. Pire encore, elle crache sur les groupies, les déteste, les conchie, elle affirme ne pas être de cette race-là. La groupie refoulée voudrait se faire passer pour une simple fan mais non, son côté groupie la rattrape, la groupie attitude suintant de tous ses pores. La groupie refoulée, son grand truc à elle, c'est de boire des verres avec le groupe et surtout, de rigoler très très fort en touchant le bras du chanteur, des fois que t'aies pas bien compris qu'elle le connaissait. La groupie refoulée, elle aussi elle aimerait bien se faire culbuter par le chanteur (le gutariste, le batteur ou tant d'autres) mais elle n'en a même pas conscience son grand truc à elle étant avant tout de se faire passer pour l'amie intime des artistes, la confidente, la petite privilégiée autorisée à les accompagner en backstage, à assister aux répet' et tout et tout. D'ailleurs c'est bien simple, cette groupie là, quand elle te parle d'un groupe elle s'empresse de te dire qu'elle le connaît personnellement, et ce avant même d'avoir cité le nom du groupe. Et ça donne ça : "Ah bon toi aussi tu as vu les Bidultruk en concert ?! Ah ben oui moi aussi évidemment, vu que c'est des potes et que je connais très bien le chanteur. C'est comme les Machinchoz tiens, c'est des potes à moi, en fait le batteur c'est le voisin du beau-frère de ma cousine du coup je les connais vachement bien t'vois.". Cette groupie là, on va dire qu'elle est un rien plus supportable que la groupie assumée mais franchement, c'est pas gagné, c'est pas pour ça qu'on l'aime. Car une groupie reste une groupie, une groupie reste insupportable par défintion. Tu peux guère parler musique avec une groupie, elle est trop occupée à te faire l'arbre généalogique du groupe et le sien pour te démontrer que la première femme de son petit cousin a fait une tournée avec tel ou tel groupe pour parler de musique dignement. D'où la conclusion à laquelle tu parviens tout seul comme un grand : une groupie, ça sert à rien.
Donc voilà, s'est un fait désormais avéré, et pas qu'un peu avéré, la groupie n'est pas mon amie. Pire que ça, je me refuse à copiner avec une groupie, même si avant de sombrer groupie la demoiselle eut été cool. Les groupies, c'est rien que des boulets que t'oses pas traîner en soirée tellement elle te gonfle avec ses délires d'approche des chanteurs et ses pseudo amitiés privilégiées avec le showbiz local. Et moi, si y a un truc que j'aime par dessus tout avec les groupies, c'est ces moments jubilatoires où je les vois me maudire de loin sans que j'aie besoin de lever le petit doigt. C'est quand un zicos laisse une groupie en plan sans un mot parce qu'il me repère dans la foule et parce que, tu le sauras, c'est toujours plus sympa, plus marrant et constructif de tchatcher avec moi que de conter fleurette à un caniche en mini-jupe. C'est quand la groupie devient rouge et soupire "Ah ben ayé, celle-là elle arrive et nous on existe plus !" quand j'approche du stand de presse et que le chanteur, il préfère cent fois me chambrer et déconner avec moi plutôt que de se faire lécher le lobe d'oreille par une post-ado à frange. C'est quand je vois des hordes de groupies aglutinées autour du chanteur comme autant de mouches autour d'une merde et cumulant les vestes (les pauvres), alors que le type en question m'a textoté des trucs cochons la veille (et promis, j'avais rien demandé). Mais bon, moi je baise pas avec les chanteurs, les zicos, les roadies, les choristes, les ingé son ni avec personne parce que je te rappelle que je suis enceinte en couple et monoandre et sexuellement comblée et fidèle cette fois et que j'ai autre chose à foutre bordel. Et puis surtout, parce qu'avant tout, je ne suis pas une sale groupie !! Moi groupie ? Plutôt mourir !!
Sur ce, suite à cette conclusion qui tue (et dont j'ai quand même un peu honte, j'avoue, tellement je me suis pas foulée), je remercie cependant toutes les groupies qui ont croisé ma route et qui sont une inépuisable source d'inspiration, les gourdes. Avec un merci tout spécial à la dernière groupie en date qui battait des records en la matière et à qui, dans mon infinie sagesse, je me suis abstenue de signaler que la "star" du soir m'avait gentiment signalé au passage ne pas être contre l'idée d'avoir une folle aventure extra-conjugale avec moi alors qu'elle, elle avait même pas le droit de le sucer vite fait. Bien fait pour elle, ça lui apprendra à faire sa groupie. C'est comme ça la vie, c'est moche, c'est plein d'injustices... Et y en a que ça fait rire... :)
Eve, ignoble garce, méchante anti-groupie à qui on doit toutefois pardonner cet élan d'hostilité à l'égard des pauvres groupies (pas de sa faute, elle est enceinte-euh !).
Edit : Le coach, il dit ça : "Non, c'est clair que toi, t'es certainement pas une groupie. Par contre, t'es une petite allumeuse". N'écoutez pas le coach, le coach se drogue. Ou alors il dit vrai, et dans ce cas je suis une sacrée petite allumeuse parce que j'allume sans regarder les gens, sans leur parler, sans leur adresser la parole et sans leur effleurer le zizi et ça... waouh, ben merde, ça mérite mon entrée en tant que phénomène dans le Guiness Book des freaks au féminin !!
13 mai 2008
A nous les petites Anglaises...
Comme tu le sais, lecteur attentif qui ne perd pas une miette de ma vie trépidante, je me suis récemment vue offrir un petit voyage par Monsieur mon amoureux, qui, de cette façon, a pu m'exprimer son amour inouï pour moi et me faire comprendre que j'étais la femme de sa vie rayer la mention "cadeau d'anniversaire d'Eve*" de sa liste de corvées. Et moi, je t'ai déjà dit que j'étais bon public par définition : tu m'emmènes à un concert bien et t'es sûr de me voir danser au premier rang même si y a que moi dans la salle, tu me racontes une blague et je me marre à tous les coups même si c'est la blague de Toto derrière l'Eglise, et si tu m'emmènes en voyage, je me la joue touriste avide de découvertes locales même si on est qu'à 60 bornes de la maison. Du coup, pas besoin de me traîner au bout du monde pour que je me mette à m'émerveiller pour le paysage local et, surtout, à me passionner par l'observation des autochtones tout en me lançant dans de profondes réflexions sociologiques. Bref, Birmingham, c'était déjà un peu le bout du monde pour moi et si mon putain d'appareil photo ne m'avait pas lâché dès le début du séjour, j'aurais pu faire des photos super chaudes de nos nuits torrides au Novotel de Birmingham Centre dignes d'un grand reporter en souvenir de ce séjour. Je n'ai donc pas de photo pour te parler de ce que j'ai trouvé de plus passionnant lors de ce séjour, évidemment juste après le festival Academy in the UK, j'ai nommé : les Anglaises. Détrompe-toi lecteur, ceci n'est pas un relan de trip lesbien, je ne suis pas en train de te dire que j'ai biché comme une dingue sur les Anglaises qui sont trop bonnes. En vrai de vrai, le fait est juste que si j'avais prolongé ce séjour de quelques semaines, je pense que j'aurais été capable de te pondre un livre sur le sujet tellement les Anglaises sont des êtres atypiques et surréalistes. Si si, j'te jure. Voici donc, pour toi, lecteur, une petite analyse de l'Anglaise qui, crois-moi, a sacrément morflé depuis A nous les petites Anglaises, film culte pour ado, précurseur des tristes et sordides teen movies auxquels on a désormais droit (et donc je m'en vais te parler dès demain).
Que dire des Anglaises...
1. Les Anglaises ont toutes la même tête. Ouais je sais, elle est facile celle-là. Et tu vas rétorquer qu'on peut dire ça de n'importe quelle nationalité. Ma foi, je persiste : les Anglaises ont VRAIMENT toutes la même tête. Et pour te donner une idée, elles ressemblent toutes à Geri Halliwel (pas sûre de l'orthographe), l'ex Spice Girl qui manqua de s'asphyxier plus d'une fois dans ses propres seins pour cause de Wonderbra trop serré. Manu qui, comme tu le sais, est un fin penseur, a une explication toute logique à ce phénomène : "C'est une île alors forcément, ils baisent toujours entre eux et ça limite les métissages".
2. Les Anglaises meurent si elles ont les cheveux qui frisent. D'ailleurs, si t'as pas les cheveux plus raides que raides, t'es pas digne d'être une Anglaise. Car chez elles, la tendance est DEFINITIVEMENT aux cheveux mi-longs ultra lissés façon pétasse et toutes les meufs ont ainsi la même coiffure supra trop lisse et les mêmes pointes sèches et cramées. Car même moi qui ne prend pas soin de moi comme une vraie fille et qui ne suis absolument pas au courant du B.A BA des trucs beauté, je suis en mesure de te dire sans me tromper que le fer à lisser, c'est la mort pour les cheveux, c'est un assassinat pur et simple de ta chevelure, une maltraitance qui mériterait d'être signalée aux autorités aux même titre que le rasage/redessinage de sourcils, que l'on devrait tout juste toléré chez les mamies aux cheveux mauves. Et quand je te dis que les cheveux lissés au fer c'est une institution chez les Anglaises, je t'assure que je ne pèse pas mes mots. Pour preuve (et merde, pourquoi j'ai niqué mon appareil photo pffff) : dans les chiottes de certains pubs sont mis à disposition des fers à lisser en libre service. En échange d' 1 £, tu peux te relisser les cheveux entre l'opération Tampax et le rouge à lèvres. C'est-y pas génial ?! Et autant te dire que d'après ce que j'ai vu, le fameux fer à lisser en libre service était très sollicité par les femelles autochtones qui ressortaient des toilettes avec des cheveux tellement lisses et plaqués contre le visage que les oreilles leur ressortaient de chaque côté : ceci est la caractéristique suivante des Anglaises > l'anti-glamour
3. Les Anglaises n'ont aucun goût. Mais alors aucun. Le but du jeu quand t'es Anglaise et que tu sors aprêtée, ce n'est pas de t'embellir, de choisir une tenue de bon goût ou un look qui te sied, non non, le principe c'est de se faire voir et donc d'être repérable à deux miles à la ronde. Au choix, tu peux donc opter pour :
- la jupe ras la touffe (même que des fois souvent, on y voit le string)
- le décolleté ras le mamelon (même que des fois souvent, on y voit le téton)
- le lamé, les paillettes, le doré, l'argenté, le rose fluo, le bleu turquoise (et pourquoi pas un de ces gilets à bandes phosphorescentes comme ceux que portent les mecs de la DDE sur les chantiers ?)
- mieux, la robe ras la touffe et décolletée jusqu'au mamelon, en lamé rose fluo avec paillettes paillettes turquoises. Et une p)lume dans le cul pour être spure d'être vue.
4. Les Anglaises ont des seins. Sans blaaaaague ? Mais les Françaises aussi, me diras-tu. Certes. Sauf que les Françaises ne poussent pas le vice jusqu'à mépriser la gente masculine au point de les considérer comme des ignorants qui ne seraient pas avertis de ce fait : les femmes ont des seins. Hé ouais, les Françaises vont confiance aux hommes pour qu'ils n'oublient pas ce "détail" de leur anatomie. Au besoin, elles usent de gentils décolletés qui laissent apercevoir la naissance des nénés pour bien rappeler aux hommes la présence de ces deux protubérances fantasmatiques, et cela suffit. Les Anglaises elles semblent souffrir de la crainte qu'un jour, les hommes oublient la présence de seins sur leur thorax. Alors pour être bien certaines qu'ils n'oublieront jamais cette caractéristique fondamentale, les Anglaises procèdent à un déballage de nichons aussi moche qu'indécent (et crois-moi, pour que moi je parle d'indécence sur ce blog, c'est que franchement, y a des fois où elles y vont fort les meufs...), le principe n'étant pas de suggérer la présence d'une jolie poitrine (ou d'une poitrine tout court) mais de l'exposer au public comme pour dire tout haut : "Hého les gars, au cas où vous l'auriez pas remarqué, je suis sortie avec mon sac à main et mes nichons !". Alors évidemment, tu t'en doutes, chez le Anglaises, le Wonderbra est de rigueur. Wonderbra, waterbra, push up et tout ce que la créativité des stylistes a fait de mieux en matière de tromperie sur le volume de nichons. On a même vu une sorte de freak (ouais, en l'occurence cette fille avait des airs de freak, même si c'est triste à dire) qu'un pote a longuement hésité à prendre en photo, de peur de se faire repérer et d'avoir l'air inopportun même que franchement, il aurait pas dû hésiter à la shooter. Parce que cette photo, elle aurait illustré l'article à merveille. Car la freak, elle avait sorti un joli serre taille pour faire sexy. Comme le font d'ailleurs bon nombre de ses consoeurs montreuses de miches. Sauf que les Anglaises ont perdu le mode d'emploi du serre-taille et ne savent pas que ça se porte précisément à la taille et non pas sous les nénés. Et que du coup, elles finissent par se remonter les nichons tellement haut qu'elles en étoufferaient presque, ce qui fut précisément le cas de notre freak qui, je te le juuuuure, une fois assise, pouvait reposer son menton sur ses propres nichons !!! Sérieusement, une fois que t'auras fini de te marrer, si tu possèdes toi-même une paire de seins, je te conseille de tenter l'expérience. moi perso, même en les remontant autant que possible, même en mettant un push up trop petit pour les faire déborder, même en faisant péter un serre-taille porter trop haut ) m'en faire mal, ben jamais de la vie je peux poser mon menton sur mes seins. Dommage, ça peut être pratique dans un sens : si tu peux y poser le menton, tu peux aussi y coincer une canette de bière, la classe.
5. Les Anglaises ne sont pas observatrices. Ou n'ont aucun bon sens, c'est comme tu veux et ça revient au même. Bref. Toi, quand tu te lèves le matin et que, jetant un oeil par la fenêtre, tu t'aperçois qu'il fait un temps de chiotte avec pluie, nuages et vent, tu te dis que c'est un bon jour pour sortir un bon vieux jean, des chaussures fermées et un pull bien chaud. L'évidence même quoi... Bah non, chez les Anglaises, ça marche pas comme ça. Chez elles c'est plutôt : "Shit alors, it's a rainy day. I'm going to faire péter my short and my débardeur with my tongues to jump into the flaques d'eau". Véridique, le dernier jour passé dans cette drôle de ville fut gris et pluvieux, aussi étais-je parée de ma peau de léopard qui tient bien chaud, écharpe en laine et Dr Martens pour pas prendre la pluie. Et pour tout te dire, j'avais l'air bien conne au milieu de toutes ces Anglaises en mini shorts et débardeurs qui se balladaient en nus-pieds et claquettes de plage (bouh la honte !) sur des trottoirs trempés. Bah ouais, les Anglaises, elles trouvent a priori ça trop rigolo et tendance d'avoir les orteils trempés et les tétons qui pointent sous l'effet du vent glacial (au moins, ça leur évite pour une fois d'avoir à les déballer).
6. Les Anglaises n'ont pas de pudeur. Je viens de te parler de leur mauvais goût manifeste en matière de coiffure/habillement/seins dehors/orteils trempés mais crois-moi, ça c'est pas tellement indécent par rapport à d'autres trucs que j'ai vus. La micro jupe qui laisse voir le string et les seins qui se font la malle parce que la fille a pas compris que le décolleté jusqu'au nombril ne sied qu'à Kylie Minogue dans son clip et pas aux filles aux seins lourds et moches, c'est de la rigolade. Parce que niveau provoc', y a des fois où ça va plutôt loin, où c'en devient carrément navrant. Car c'est à croire que ces pauvres filles sont tellement insignifiantes qu'elles ne savent plus comment faire pour attirer l'attention. Alors quand la jupe ras la moule et les nichons dehors ne suffisent plus, ces demoiselles troquent le micro débardeur contre... un soutien-gorge triangle. Ouais, comme ceux que tu mets sur la plage au mois d'août. Sauf que là il fait treize degré. Et qu'avec une jupe en skaï, c'est limite quand même. Mais mieux encore, y a les filles qui se sapent en cosplays pour aller danser et boire des verres. Tu sais, les cosplays c'est des costumes sexy faits dans des bouts de tissus riquiquis puisque censés ne pas couvrir grand chose du corps de celles qui les portent, et dont le but ultime est, pour toute propriétaire de cosplay, de réaliser un des fantasmes de son chéri afin de se faire prendre comme une chiennasse aimer royalement pendant toute la nuit. Tu vois le genre quoi, c'est la mini jupe écossaise avec le chemisier noué et la cravate rouge pour jouer à la mauvaise élève qui mérite une fessée si elle ne connaît pas sa leçon ou une sucette si elle l'a récitée par coeur. C'est la soubrette en tablier qui doit se pencher un peu plus quand elle époussette les meubles et se mettre à quattre pattes pour lustrer le plancher. C'est l'infirmière qui met tout en oeuvre pour alléger la douleur du pauvre malade et qui lui prodigue des soins très particuliers dont certains se font même sans les mains. Bref, le cosplay, c'est le truc que tu planques dans un tiroir et que tu ressors à ton mec de temps en temps. Enfin, ça, c'est ce que je croyais. Pour les Anglaises, le cosplay est aussi une tenue de soirée. Et dans la rue, faut pas t'étonner si tu croises des infirmières cochonnes, des écolières qui font la queue à l'entrée d'une boîte ou des pompiers en soutif et mini-shorts prêtes à manier ta grosse lance foutre le feu au dancefloor. Bref, le but du jeu, c'est de ressembler à Paris Hilton bourrée. Ou à une hardeuse en casting. Et pour le coup, c'est souvent très réussi.
Bon, j'arrête là parce qu'après on va dire que j'ai une dent contre les Anglaises. Alors que non, pas du tout, je les trouve juste follement passionnantes ma foi. J'ai juste un tout petit peu de mal à piger le concept de l'Anglaise du samedi soir, c'est sans doute qu'un détail m'a échappé. Il y a quelques temps, dans une émission à la con, j'écoutais une Anglaise témoigner de la triste attitude des Françaises qui, les samedis soirs, font la gueule dans les bars, sapées dans des jeans quelconques avec un petit t-shirt noir triste. Ben au final, je préfère avoir l'air de faire la gueule dans mon jean pourrave en buvant une bière plutôt que ressembler à une prostipute alcoolo qui a oublié d'enfiler une jupe. Cela n'engage que moi. Bref, je terminerai un m'excusant auprès de tous ceux qui fantasmaient encore sur les petites anglaises : pardon d'avoir ruiné vos rêves de blondinettes fraîches et sexy. Que voulez-vous, French Touch pawa !
* Panique pas lecteur, la vraie date n'étant pas encore passée, il te reste encore un peu de temps pour faire péter ta carte bleue afin de me payer un beau cadeau, étant donné que je le vaux bien.
09 mai 2008
Vous croyiez quand même pas vous être débarassés de moi...?!!
*Normalement là, y a une image pour faire plaisir à tous ceux qu'aiment pas bien lire et qui préfèrent regarder les illustrations. Sauf que là, pour une reprise, je me la joue "ranafout". Alors pas d'image mais une musique qui déchire sa race, pour te remettre dans l'ambiance avant ce nouveau départ...*
Que tous ceux qui se réjouissaient de me croire mourrante voire morte, exilée sur une île déserte pour méditer sur le sens de la vie ou perdue dans le Larzac pour vivre au milieu des chèvres en faisant du tricot, enlevée par des extra-terrestres ou par un pervers sexuel déguisé en chauffeur de taxi, bref que tous ceux qui se croyaient débarassés de moi se sortent les doigts du cul parce que c'est reparti. Hé oui mon gars, me voilà de retour et en grande forme. Pas de déprime pré-natale ou d'embrouille sentimentale, désolée mais rien de vraiment transcendant pour justifier cette longue absence si ce n'est un périple de quelques jours à Birmingham (périple que je ne tarderai pas à te raconter en quelques dix ou douze épisodes) et surtout, une fausse manip inexpliquée à ce jour de la part du dénommé Manu qui, s'il possède de nombreux talents tels que la réalisation d'un excellent hachis parmentier et la maîtrise inégalée du cunnilingus massage de pieds, n'en est pas moins une bille en informatique, qu'on se le dise. Bref, mon cher Manu s'en est allé un soir avec le PC sous le bras, malgré mes fausses larmes et ma moue d'enfant gâtée répétant que "j'allais m'ennuyer euh si je pouvais pas bloguer euh !", prêt à se payer une bonne tranche de marade avec ses potes autour d'un bon vieux jeu en réseau, comme aiment le faire les hommes (même que si Bambi avait été dans les parages, ils l'auraient sans doute débauché et la Blonde aurait atteri chez moi pour qu'on se mate l'intégrale de Mac Gyver et de Walker Tewas Ranger en pyjama en bouffant du Nutella à la petite cuillère). Tout ça pour dire que le Manu, il est rentré carrément tôt pour une soirée jeux vidéos censée durer jusqu'à pas d'heure, carrément frustré de ne jamais avoir pu se connecter en réseau, son pauvre PC étant vieux comme lui et donc pas d'accord pour se connecter avec ses potos. Il a eu beau essayer de virer un max de trucs sur son disque dur pour faire de la place ("Et nos vidéos porno, t'y as pas touché hein dis ?! Ouf, ça va..."), rien n'y fit, impossible de lancer le jeu. Crotte alors, c'est moche. Mais le plus moche dans l'histoire, c'est qu'en rentrant, voulant se consoler en se connectant sur Battleknight pour envoyer son chevalier au turbin, il s'est rendu compte que la connexion internet, elle avait mystérieusement disparu. Voilà comment depuis près d'une semaine, je m'acharne comme une grosse malade mentale sur ce putain de PC pour essayer de ré-installer Wanadoo et tout le bordel, tout cela en vain, même que le coach et ses soi disant connaissances en informatiques n'ont rien pigé au truc (méfiez-vous du coach : il dit qu'il vient bouffer et qu'il répare le PC, mais en fait il bouffe tout court et il rentre chez lui, le salaud). Fort heureusement mes braves, Eve n'est pas si nullos que ça et après m'être acharnée sur le PC de Manu le coupable, j'ai décidé de ressortir mon ancien ordi aussi encombrant qu'un semi-remorque dans le salon pour me reconnecter à mon réseau de fans hystériques cons comme c'est pas permis gentils lecteurs qui me manquaient tant. Me revoilà donc en grande forme pour reprendre mes racontages de vie à deux balles, n'ayant hélas toujours pas trouvé d'occupation au moins aussi passionnante que celle-ci et aussi appropriée à l'entretien de mon ego.
J'annonce donc un programme chargé pour les jours à venir.
- Répondre au tagalacon un rien atypique que m'a balancé la Blonde (salope va) et auquel je me dois de répondre. Déjà qu'il était spécifié que c'était à faire dans les soixante-douze heures et que j'ai quelques centaines d'heures de retard, la moindre des choses c'est d'y répondre car mieux vaut tard que jamais, il paraît.
- Publier mes articles sponsorisés par le Dieu Capitaliste parce que faut bien bouffer ma foi (mais promis lecteur, ces articles là, ils restent géniaux en tous points, sponsorisés ou pas).
- Parler des petites Anglaises qui ont sacrément morflé depuis le film du même nom. French touch pawa !
- Ne pas parler des petits Anglais parce que c'est tellement pas des bombasses qu'y a pas grand chose à dire sur eux.
- Parler de ces choses formidables qu'on ne voit qu'en Angleterre. Genre des champignons géants imbibés d'huile au petit dej.
- Raconter le génialissime concert "Academy in the UK" pour les quatre lecteurs qui se rendent encore sur ce blog pour l'actualité musicale et non pour lire les dernières chroniques de ma vie/mon oeuvre/mon cul. Et accessoirement, tendre la perche à ce cher Noisy qui va traiter les Buzzcocks et les Damned de croulants et me traiter de naze par la même occasion.
- Quémander des cadeaux à mes lecteurs qui n'ont toujours pas pigé que quand j'écris "envoyez-moi des cadeaux", ce n'était pas un gag mais un ordre (à part Annick et la Blonde que je remercie respectivement pour les chocolats belges et pour la poupée gonflable de Chuck Norris à poil > au fait ayé la Blonde, j'ai trouvé où il faut souffler pour la gonfler...)
- Faire de la pub pour les wonderful t-shirt uniques et supra trop rock'n'roll que mon pote Ouin-Ouin et moi on s'aprête à mettre au point, des t-shirts tellement cool que tu vas être obligés d'en vouloir un (et j'veux pas dire les filles mais y aura même des t-shirts Mac Gyver et Dirty Dancing... Ne me remercie pas... Oh et puis si, tu peux), et prendre évidemment les premières commandes.
- Traiter le Coach de gros enculé pour m'avoir fait l'affront ultime de dire que j'avais chopé un gros cul alors que mon cul rentre impeccablement dans ma culotte Muppets et dans mon slim taille 36. Et ose répéter que mon cul y rentre mais que ça m'aplatit les fesses et la vérité le Coach, je te tatane ta gueule et demain, ton croque monsieur en terrasse, je te le fais bouffer par le trou du cul si tu t'avises de réitérer ces mesquineries injustifiées.
- Suite au conflit avec le coach et conformément à ce que je lui ai promis, démentir ma prise de poids au niveau du séant en publiant une photo dudit séant dans ledit slip Muppets. Si avec ça je double pas mon audience, y a plus d'espoir pour ce blog.
- Dire une fois encore à tous mes lecteurs que je les emmerde aime et que j'avais autre chose à foutre que penser à eux qu'ils m'ont manqué à en crever pendant cette longue semaine de marade d'ennui.
- Message perso de la plus haute importance aux concernés dont je n'ai pas l'adresse mail : Fred, magne-toi de m'envoyer les photos de Birmingham à mavierocknrol@yahoo.fr si tu ne veux pas que je fasse des révélations sur ton t-shirt Ramones. Jérôme, magne-toi de m'envoyer la même chose à la même adresse si tu ne veux pas que je fasse des révélations sur l'épisode du talc. Oui je sais, je suis une garce.
Bon voilà, ces choses hautement passionnantes étant annoncées, tu sais qu'il ne te reste plus qu'à te connecter demain, et après-demain, et après-après-demain, et tous les jours que Dieu fait, pour lire l'actualité ô combien palpitante de ce blog qui sert à rien ou presque. En attendant, je m'en vais bouffer une dernière tartine de confiote de rhubarbe et juste après, je me tartine de crème "Lift' Capitons" parce que c'est pas le tout mais j'ai une culotte Muppets à défier moi...
21 avril 2008
Dix projets par jour minimum : c'est beau de rêver
Depuis que je suis toute môme, mon cerveau en ébullition et moi, on a environ 78 nouvelles idées par jour et une bonne dizaine de projets auxquels on croit ardemment, quoi que t'en dise. Et depuis mes seize ans, je crois que je me réveille chaque matin ou presque avec un nouveau projet professionnel en tête, persuadée à chaque fois de détenir LE concept innovant ou LA super idée à laquelle j'ai pensé avant tout le monde. Mais le problème, tu veux que je te dise, c'est que contrairement à ce qu'essaye de nous faire régulièrement croire Envoyé Special et Capital, y a pas cent cinquante gugusses qui ont eu la chance d'avoir une bonne idée, de partir de que dalle et de finir multi-millionnaire. Hé ouais mon gars, le coup du mec qui vend des sandwiches bio sur la plage et qui finit à la tête du chaîne de marchés Bio, celui de la fille qui s'amusait à saper et maquiller ses copines et qui est désormais à la tête d'une multi-nationale spécialisée dans le relooking professionnel, ben tout ça c'est rien que des mythes, des légendes urbaines. Dans la vraie vie, ça se passe pas comme ça, mais alors pas du tout. Dans la vraie vie, y a des tas de gens qui pensent pas et qui sont pétés de thunes, y a des Paris Hilton qui savent pas compter jusqu'à douze (parce qu'elle a que dix doigts la pauvre) et qui dirigent un empire hôtelier et puis y a des gens bourrés d'inventivité qui feront jamais rien de leur vie étant donné que le capital de leur livret A atteint difficilement la centaine d'euros quand ils ne sont pas obligés de taper dedans pour boucler le mois.
Alors histoire de te faire marrer, voici un petit inventaire de quelques idées grandioses que j'ai eues depuis ces dix dernières années :
- Le salon de tatouage : Ma copine et moi, on savait pas tatouer mais on se disait qu'on apprendrait en tatouant des revers de peaux d'orange et des morceaux de porc achetés à la boucherie. Ou des potes bourrés qui auraient pas peur d'être défigurés du bras. A l'époque, le truc qu'on estimait novateur, c'était le côté hygiène irréprochable. Car les seuls salons de tatouage qu'on avait fréquentés étaient respectivement investis par un chien qui répendait ses poils patout dans le salon et par une tatoueuse qui te piquait en fumant des pétards. Un salon de tatouage répondant aux normes d'hygiène, ben rien que ça, ça nous semblait valoir le coup.
- La boutique esotérique : Pendant ma grande période mystique et néo-païenne, ma pote et moi on a voulu ouvrir une boutique esotérique. Avec une grand rayon librairie qu'on s'était déjà réparti en fonction de nos compétences respectives d'apprenties sorcières. Et un cercle de protection peint sur le sol pour capter les bonnes ondes. Et puis aussi des encens à gogo, du thé qu'on offrirait aux clients, des boules de cristal, de la mandragore et un tas d'autres trucs zarbi. Tu peux le dire, j'ai carrément failli virer hippie.
- Le salon de thé rock'n'roll fifties : Pas un bar les mecs, mais un salon de thé rock'n'roll. Sans bière donc. Et sans aucun autre alcool. Et c'était ça le truc novateur, servir des milk shakes, des cocktails et des cupcakes dans un décor de cafet' tout droit sorti de Grease ou d'Happy Days, le tout sur fond de Stray Cats. Mais on s'est rendu compte que le cocktail "Rockaway beach", bien que composé de fruits frais et accomodé d'une brochette de fraises, ne saurait jamais cocurrencer une bonne vieille Kro en bouteille.
- Le bar à soupe bio : Fuck off les kebabs, les bouts de pizza caoutchouteuse et le sandwiches même pas bons de la boulangerie du coin. Notre idée, c'était de lancer un bar à soupe 100% bio. Avec évidemment un rayon épicerie bio, des goûters bio pour l'après-midi et des boissons bizarres pour épater les gens en leur faisant gober les mille et unes vertus du jus d'herbe. Mais bon, trop de bio tue le bio. Alors on a zappé.
- Le café-librairie : Retour au projet de librairie mais sans chats noirs ni encens de méditation cette fois. Une bonne vieille librairie bien sympa avec des titres ultra-supra-trop bien selectionnés par nos soins et un coin café plus cosy tu meurs. Un Central Perk sans Jennifer Aniston dedans et sans faux rires non plus, mais avec plein de bouquins trop bien.
- La librairie érotique : Sur ce coup-là, j'avais
pensé à tout. J'avais déjà défini et organisé les rayons dans ma tête,
pris note des titres incontournables que je proposerais, pensé en
détail la déco, ambiance bordel de luxe mais pas trop. Pis mes potes
ils m'ont juste fait remarqué que tout le monde ne consommait pas
autant de littérature et BD érotique que Manu et moi et qu'à moins que
toute la ville soit à peu près aussi perverse que nous, ben y avait peu
de chances pour que ça marche. Dommage, je me voyais bien derrière mon
comptoir en mère maquerelle du livre...
- La librairie alternative
: Si c'est le cul qui posait problème, fallait conserver le projet
librairie tout en le reconsidérant un peu. Exit les BD porno, welcome
l'underground et l'alternatif : culture rock, mouvements underground,
quelques CD indé... Et toujours un coin café sans bière mais
suffisamment rock'n'roll pour qu'on ait envie de s'y attarder. Mais une
fois de plus, verdict de mes potes questionnés sur le sujet : "A part toi Eve, qui irait boire du chocolat chaud en lisant un livre sur Wharol ou sur le mouvement skinhead ?". Pfff, les gens, ils comprennent rien...
- La boutique de fringues rock'n'roll : Allez, retour au concept rock'n'roll. Y a pas à chier, c'est vendeur. Et une boutique de vraies fringues rock'n'roll, ça manque par chez nous. Je parle pas de ces boutiques qui vendent des tenues de Tectonik, des drapeaux Tokio Hotel, des lacets fluos et des pipes à eau. Non non, moi je te parle d'une vraie boutique rock'n'roll garantie sans accessoires emo/goth et tout le bordel, une boutique avec un vrai beau rayon de fringues rockab et punk, le tout provenant de jeunes crétrices que j'avais déjà reperées. J'avais même prévu le rayon enfants avec mini t-shirts à slogans, le tout conçu par Mister Ouin-Ouin en personne. Pis comme j'avais toujours pas de sous, ben j'ai laché l'idée...
- Le "poussettes bar" : Je sais, le titre fait marrer. Mais les mamans, parlons-en : non seulement elles se font traiter de "pétasse à poussette" par ces cons de passants qui pigent pas que ta poussette, tu la trimballes parce que t'es o-bligée et non pas parce que ça t'amuses de t'arrêter à chque trottoir pour soulever les roues, mais en plus quand elles veulent faire une pause avec leur(s) bébé(s), y a pas beaucoup d'endroits où elles sont franchement les bienvenues. Oublie les bars basiques pas franchement appropriés, les salons de thé guindés où les gazouillis de bébé font chier les mémés, ilt e reste guère que Flunch si t'as pas peur de leur tartelette aux fraises roses fluos décongelées. Alors mon idée à moi, c'était de créer un vrai endroit sympa et moderne, comme un bar, mais équipé de A à Z pour que maman puisse se taper son Cappuccino sans se préoccuper du bruit que feront les mômes ni de l'endroit où elles vont pouvoir improviser une table à langer pour changer la couche du marmot. Mais bon, comme là encore, j'avais pas de sous, j'ai laissé tomber...
- Le magazine : Ca, c'est LE dernier projet en date. Je lis la presse féminine parfois, quand je vais chez le médecin et qu'il y a de vieux mag à feuilleter dans la salle d'attente. Et je trouve ça souvent lamentable, bourré de conneries quand c'est pas des condensés de pub, des magazines pour poufs super friquées qui n'ont rien d'autre à foutre que de repérer les bottes à 5000 euros et le sac à main à 1256 euros qu'elles iront s'acheter la semaine prochaine, ayant pris soin d'arracher la page "mode" du magazine pour bien être sure d'avoir les mêmes (vu qu'en plus c'est écrit : "si tu veux être tendance, tu DOIS avoir ces bottes et ce sac"). Parallèlement, je lis parfois des filles qui savent drôlement bien écrire et qui sont pro pour la ramener à juste titre sur des sujets typiquements féminins. Je rêve d'un anti-mag féminin, dd'un magazine qui arrêterait de prendre ses lectrices pour des cruches, d'une rubrique sexo qui cesserait de te dicter les tendances sexuelles de la saison (aux dernières nouvelles, d'après les mag de fille, le top du top c'est l'orgasme simultanée et le vibro. Mais attention hein, le vibro rose ou le vibro de luxe. Le bon vieux vibro réaliste, t'y as pas droit, c'est anti-hype et no glamour au possible) et de te faire croire qu'y a que les gens beaux, jeunes et minces qui baisent, d'une section shopping qui ne frustrerait pas forcément la smicarde provinciale, bref, un truc qui rendrait compte des vraies préoccupations de la femme moderne lambda, pas une sorte de guide de "comment faire pour avoir l'air cool quand tu ne l'es pas forcément" ou "ces astuces pour rendre jalouses les autres femmes et leur faire croire que t'es 'achment plus bonne qu'elles". Et ce mag, non seulement j'en rêve mais en plus, j'ai la putain d'audace d'y croire mes petits chéris !! Même que j'ai commencé à embarqué mes fidèles chiennasses dans le projet. Même qu'on se payerait pas le temps qu'il faut si c'est nécessaire, ce qui nous poserait pas vraiment de problème vu qu'on est déjà toutes pauvres à la bse (alors on peut pas être plus pauvres que pauvres). Même qu'on serait une putain d'équipe de rédaction composée de super-héroïnes, de filles qui ont pas honte de se saper chez Pacher, de filles qui revendiquent l'orgasme de type "moi d'abord et toi après si t'as bien bossé", qui trouvent pas scandaleux qu'une femme puisse n'avoir ni gloss Dior dans ses tiroirs ni vibro de chez Yoba dans sa chatte, bref, une équipe de vraies filles qu'auraient pas peur des mots. Evidemment, avec un tel concept, on est pas sûres de faire des ventes. Mais bon, on comptera sur vous pour créer un bon gros buzz pour faire parler de nous, quitte à montrer un sein chacune si ça peut encourager le buzz (un seul hein, jamais les deux... point trop n'en faut). Alors voilà, l'idée est lancée. reste plus qu'à récupérer des CV, de la doc sur le sujet et surtout des fonds (parce que combien ça peut coûter un projet de mag papier). Pis faut trouver un titre aussi, parce que "Ragnagna", c'était une super bonne idée (n'est-ce pas très chère) mais ça risque d'être moyennement vendeur, même si on y ajoute le sous-titre "le mag qui claque sa chatte", comme suggéré par Nahimage. Dommage, moi si je lis ce slogan en kiosque, sûre que je me laisse tenter. Mais tout le monde n'est pas comme moi et c'est bien ça le problème...
Bon les super-héroïnes, on se téléphone et on se fait une partouze
bouffe à l'occas' histoire de mettre notre projet au point. Et
magnons-nous avant qu'une pure pouf ne passe par là et nous vole l'idée.
Edit qui n'a rien à voir : En ce moment, je suis très fières des requêtes effectuées par mots-clés et ayant guidé le lecteur aventurier jusqu'à moi. A en croire mes mots-clés de ces derniers jours, non seulement mon blog parle d'"érotique glamour" (quand je vous le dis que "chatte" et "pipe" c'est des termes glamours !) et mieux, sachez que ceci est le blog d'une "vierge sexuelle". Encore une facette de ma personnalité que vous méconnaissiez...
16 avril 2008
Sortez-vous la tête du cul (et vendez la layette sur Ebay)
Non que je ne sois très flattée d'avoir été au coeur de certains blogs pendant deux jours avec cette histoire d'improbable grossesse née d'un flou volontairement laissé en guise de conclusion d'un de mes billets quelconques, je dois vous demander, mes chers lecteurs, de vous sortir la tête du cul et de revenir à la raison. Non mais franchement, vous avez quand même pas osé y croire en vrai de vrai ??!! En vérité je vous le dis, mon utérus n'est point squatté par un quelconque embryon ni par quoi que ce soit. Désolée pour celles qui avaient commencé à tricoter de la layette à rayure bleues et roses (de toute façon, j'ai vraiment une tête à mettre de la layette moche tricotée main à mes bébés rock'n'roll ??), pour ceux qui avaient cassé leur tirelire pour participer à ma liste de naissance (ceux-là peuvent toujours m'offrir un cadeau n'à moi), pour celles qui avaient déjà bloqué une date pour m'organiser une Baby Shower et pour tous ceux qui ont versé leur petite larme en se disant "c'trop beau !" ou '"c'trop mignon !", pressés de voir les premières échographies en ligne.
Bon quand même, je suis censée vous balancer quelques contre-arguments pour vous montrer à quel point vous avez pas été perspicaces sur ce coup là... :
Moi, j'ai envie de dire : "Comment pourrais-je être enceinte alors que : 1) je continue à squatter les premiers rang des concerts punk sans avoir peur des pogos 2) mon ventre est tellement plat que t'en serais jalouse ") Je me ballade en slims tellement serrés que moi-même je sais pas comment je fais pour entrer dedans et si j'étais une pouf, j'oserais même le t-shirt au-dessus du nombril pour te montrer mon bidon vide de bébé 3) Si j'étais enceinte, je t'aurais pas conté comment je me suis goinfrée de sushis et de bières la dernière fois que j'ai vu mes keupines (parce que les sushis, ça te refile une vilaine toxoplasmose qui rend les bébés aveugles... et la bière, ça rend les bébés moches et débiles...)"
La Pétasse, elle aurait tendance à dire : "Eve est bien trop bonne pour être enceinte. En plus, y a pas de sperme dans les sextoys." Et elle a raison en tous points.
De la même façon, Le Coach il te dirait : "C'est pas avec son addiction aux quéquettes vibrantes que la morue risque de tomber enceinte".
La Blonde, qui a été considérée comme le père de ce non-bébé, elle dirait : "Réfléchis donc gros naze, j'ai pas de zizi et pas de spermatozoïde, c'est juste im-po-ssible". parce que la Blonde, elle sait qu'y a des gens très très cons qui lisent ce blog et à qui il faut tout expliquer des fois. Pis aussi parce qu'elle réserve son corps à Mac Gyver, c'est bien connu.
Et Manu, qui a trouvé le buzz plutôt marrant et qui est jamais le dernier pour les vannes graveleuses, il me suggère de dire ceci : "Eve ne peut pas tomber enceinte puisque je ne pratique que la sodomie". Evidemment maman, il déconne.
Bref voilà, désolée pour la déception engendrée par l'annonce de cette nouvelle mais ce coup-ci, comptez pas sur moi pour repeupler la France le monde.
Info ou intox ? Le buzz est lancé !
La citation du jour :
"Eve elle peut pas être enceinte, ya pas de sperme dedans ses sextoys"
La Pétasse
Alors là mes p'tits chéris, faut dire que c'est quand même excellent ! Y a de ces trucs sur la blogosphère qui me font trop rire et, en tant que number one des trucs qui me font marrer, j'annonce : les buzz !! Pas les buzz marketing à deux francs six sous hein, non non, moi je te parle du vrai buzz, du truc insignifiant lancé un jour pour la déconne et qui est repris subitement par la terre entière (j'en rajoute un peu ok), qui semble passionner les foules alors que dans le fond, c'est un peu... que dalle. Donc voilà, c'est pas peu fière que je vous annonce que ma connerie de la veille à savoir, le flou lancé sur une improbable grossesse, est en train de devenir THE sujet du moment. Pour un peu, je me prendrais presque pour une people, si si j'te jure.
Alors voilà, pareils à Voici, des blogueurs et léecteurs mènent l'enquête. Info ou Intox, Eve est-elle enceinte où est-ce une nouvelle blague à deux balles dont elle seule à l'art ? Dans les commentaires, ça discutaille sévère, ça vote pour ou contre, ça boucle la gueule à son voisin, ça se dit persuadé d'avoir la bonne réponse, ça écume les anciens articles à la recherche d'indices potentiels, du coup ça trouve des indices qui n'en sont pas (et c'est ça qui est excellent !!!), bref, l'affaire prend des airs de jeu de piste géant, d'énigme digne du Da Vinci Code en nettement plus marrant. Donc voilà, fière de ce buzzalacon, je me fends la gueule mes amis, je zyeute à droite à gauche pour évaluer la chose et prends note des pronostics de chacun. Si ça continue, d'ici un jour ou deux, on ouvre les paris. Et quand le mystère sera levé, on passera à une autre énigme encore plus marrante, du genre : Eve a couché avec une rock star : vrai ou pas vrai ??
En attendant, chapeau bas à l'équipe d'Epidemik qui m'a bien fait rire de bon matin. Epidemik, c'est un peu THE journal people des blogs, si tu connais pas ce blog qui tue, ma foi t'y connais rien ! :
Putain la Blonde, je t'avais pourtant dit de ne pas mettre notre sex tape en ligne. Petite trainée va !
Edit
de 16 h 00 : l'affaire du peut-être-foetus d'Eve se poursuit. Contre
toute attente, plusieurs blogueuses revndiquent la paternité de cet
enfant qu'on sait pas s'il existe ou si c'est un gag. Epidemik a mené
l'enquête pour vous (notez que ça rigole pas chez eux... Leur rubrique
Voicik, c'est du compte-rendu de ragots people en temps réel ! A peine
chopée, l'info est retransmise en 78 langues dans le monde entier...
Qu'ils sont forts chez Epidemik !!).













