30 juin 2008
En vacances j'ai testé (3) : faire les psycho-tests des mags féminins
Y a pas à chier, les psycho-tests des magazines de filles, c'est un peu comme la noisette dans les Ferrero Rochers ou la fonction rotative sur un vibromasseur : c'est le meilleur. Alors tu penses, ayant passé mes vacances à entreprendre des activités à la fois débiles et aussi peu physiques que possible (de la glandouille au bord de la piscine au limage des ongles d'orteils, en passant par la lecture de tous les magazines cons qui croisaient mon chemin), je ne pouvais passer à côté de l'une des activités les plus débilo-jouissives de l'été : faire les psycho-tests des mags féminins.
Avant toute chose, il nous faut faire un rapide point sur le sujet, ne serait-ce que pour mes chers lecteurs masculins qui, s'ils connaissent l'existence de la chose, n'en connaissent peut-être pas forcément le principe ni, surtout, les subtilités. Pour résumer, un psycho-test, c'est quoi ? Je serais tentée de dire : une série de questions connes au service d'une psychologie de supermarché. Parce qu'en gros ben ouais, c'est carrément ça : on te pose une série de questions imbéciles qui, on te le promet, va te donner réponse à tout ou presque, révéler à toi ton moi profond, mettre en lumière tes tares qualités et répondre, d'une façon générale, à toutes les questions que tu te poses sur ta petite existence de merde actuelle et sur tes futures années. Par exemple, en quelques questions, le psycho-test te propose de déterminer quelle amoureuse tu es (amoureuse passionnée ? amoureuse romantique ? amoureuse cucul la praloche ?). Ou encore, quel est le profil type de l'homme qu'il te faut, quel parfum correspond le mieux à la femme que tu es (et si on faisait l'inverse : sachant que je porte Putain des Palaces, je suis quel genre de fille moi ?), si tu es plutôt femme-enfant ou femme-fatale (et femme tout court, ça marche pas ?) et puis, tant qu'à faire, si tu es bonne au pieu (et d'après le psycho-test "Es-tu un bon coup ?" paru dans l'édition de février 1999 de Jeune et Jolie, paraît que je suis une sacrée affaire).
Le psycho-test, tu es donc censée y répondre objectivement, avec autant d'honnêteté que possible, de façon à obtenir un résultat évidemment valable. Ca, c'est en théorie. Parce qu'en vérité, tout le monde sait que personne ne répond systématiquement honnêtement aux maintes questions nazes de ces tests à la mords moi la moule (ceci était la seconde féministe : ici on ne dit plus "mords moi le zob" mais "mords moi la moule", même si ça sonne pas si bien. Non je déconne hein), et c'est pas pour rien que j'ai écrit "personne" en gras. Allez quoi, fais pas ta morue, avoue que toi aussi tu mens quand tu fais des psycho-tests, y compris si t'es toute seule, enfermée dans ta chambre, même si y a personne pour contrôler tes réponses. Exemple : Au test "Quelle jalouse êtes-vous ?", à la question "Fouiller dans le portable de mon mec... A/ Jamais !! B/ J'évite de le faire même si je suis parfois tentée 3/ il a un portable mon mec ?"... ben à cette question on répond toutes en choeur : "Réponse A !!". Alors qu'en fait, on a déjà toutes fouillé dans les sms et le journal d'appel de chéri, ne serait-ce qu'une seule fois par semaine... Mais bon, vu qu'on veut pas prendre le risque de se retrouver propulsée, du côté des résultats, dans la catégorie "jalouse hystérique", on va évidemment faire une grosse croix sur la réponse A et parvenir à se convaincre qu'on est de bonne foi dans nos réponses.
Bref, influencer les résultats d'un psycho-test, c'est simple comme bonjour. Mon père dirait même, selon son expression favorite : "C'est aussi simple que ma bite est mignonne". Oui, mon père est un poète, je ne te le fais pas dire. Je disais donc que tronquer les résultats d'un psycho-test, c'est non seulement enfantin mais c'est en plus devenu une sorte d'institution. Bah ouais quoi, si maintenant fallait dire toute la vérité rien que la vérité sur la Bible je le jure, ce serait pas si drôle de faire ces tests à la con. Du coup, nous les filles qui avons bien pigé les subtilités de ce type d'exercice, on ruse, on répond dans le vrai la plupart du temps et quand on ment, on ment pas trop méchamment pour influencer gentiment les résultats et à la fin, on joue les étonnées quand Biba nous dit qu'on est ultra bonnes en tous points, qu'on est la femme idéale, celle que tout homme au monde rêve d'avoir (han s'pas vré !).
Manu lui, il a pas compris qu'il fallait faire ça subtilement, un peu façon "ni vu ni connu". Mais il a bien compris qu'il fallait tricher rien qu'un peu en revanche, ça oui. Du coup, quand, en bon malades mentaux qu'on est, on a décidé de faire le test de Biba pour tester notre couple, ça a donné ça :
"Bon Manu, on fait le test. Et je te préviens, ça rigole pas, c'est Biba qui va sceller le sort de notre couple pour les prochaines années. Si t'es mauvais sur ce coup-là, je vais être obligée te quitter, on ne plaisante pas avec les psycho-tests."
C'est Nath qui pose les questions :
"Question 1 : blablablablablabla blablabla bla blablabla. Eve, tu réponds quoi ?
- Je réponds A.
- Et Manu ?
- Réponse A aussi.
- Question 2 : blablablablablablablablablabla. Alors, Eve ?
- Réponse B.
- Manu ?
- Réponse B.
- Question suivante : blablabla et patati et patata et bla et bla et bla. Eve ?
- réponse A.
- Manu ?
- Réponse A aussi.
- C'est marrant Manu mais la réponse A elle te ressemble pas.
- oui Manu, là tu triches.
- Non pas du tout ! Réponse A j'ai dit, je changerai pas.
- Ok... on continue. Blablablabla blabla blabla blabla et bla. Alors, Manu ?
- réponse C.
- Eve ?
- réponse B.
- Ah non finalement réponse B, j'me suis trompé."
A ce stade lecteur, t'as compris que le principe du test, c'était évidemment d'avoir un maximum de réponses en commun, tu penses...
Fort longtemps après (oui oui, ce test était très très long) :
"Bon, plus que quelques questions... Blablablablablablablabla. Eve, tu réponds quoi ?
- je réponds C.
- Manu ?
- Elle a dit quoi Eve ? C ? Ouais ben moi aussi hein, j'voulais dire C de toute façon.
- Dernière question enfin : blablablablablablablaaaaaaaaablabla. Eve ?
- je dis C.
- Manu ?
- Moi je réponds comme Eve."
Conclusion de ce psycho-test mené en touuuuuuute objectivité (parce que je sais que tu veux évidemment les connaître ces foutus résultats) : nous sommes un couple "érotico-fusionnel tout le temps" (ça c'est une expression qu'elle est bonne : "Chérie, pas ce soir j'ai la migraine. - Non mais tu te fous de moi ?! Je te rappelle qu'on est érotico-fusionnels TOUT LE TEMPS !") destiné à finir ses vieux jours ensemble (si c'est pas mignon) mais devant revoir sa conception respective de la fidélité. Bah oui, moi je suis pas d'accord pour considérer qu'un baiser sous l'emprise de l'alcool est pardonnable et lui il trouve pas ça cool d'accepter de se faire draguer toute une soirée sous prétexte que si ça n'aboutit à rien, ça ne compte pas. Mais promis Biba, on va réfléchir sur la question et on reviendra l'année prochaine pour faire le test intitulé "Faire les psycho-tests à la con au bord de la piscine avec une clope et une lime à ongle fait-il de vous un couple de beaufs ?".
26 juin 2008
Sea, books and sun : les pieds dans l'eau avec la collection Folio (mate la belle rime !)

Les beaux jours arrivent enfin. Ouais, je ne te le fais pas dire, c'est pas trop tôt. Et moi, le soleil, ça me donne avant tout envie de faire des choses, y compris des choses non sexuelles (petit saligaud, ne me fais pas croire que ce n'est pas ce à quoi tu as pensé en lisant "faire des choses") comme lire. Lire en hiver, ça a certes son charme : enroulé dans une couverture sur le canapé, affalé sur une peau d'ours devant la cheminée (ceci était la minute clichés)... Mais lire en été, c'est juste mieux que tout le reste : bouquiner en terrasse, s'attarder sur un banc le temps de dégainer un livre hors de son sac et en lire rien qu'un chapitre avant de reprendre sa route, lire à plat ventre dans l'herbe (ceci est exclu pour les femmes en cloque comme moi, pauvre de nous) et surtout, lire à la plage ou à la piscine. D'ailleurs pour moi, la fonction première des vacances c'est bien ça : lire autant que possible, lire à s'en faire péter les neurones et ne faire que ça ou presque de ses journées. Du coup voilà, le mythe s'effondre, tu croyais que les vacances avec moi avaient des airs de franche déconnade, de soirées topless autour d'un fût de bière et puis, crotte alors, tu viens de t'apercevoir que je suis plutôt du genre qui faut pas brusquer et qui préfère glandouiller dans ses bouquins quand elle ne fait pas la sieste. En même temps, on était pas voués à partir en vacances ensemble, toi et moi, alors sois mignon lecteur, garde tes sarcasmes pour toi...
Si je devais ainsi ne garder qu'un objet pour accompagner mes vacances, ce serait un bouquin de poche. Parce qu'un Folio, c'est plus sympa à trimballer dans le sac de plage qu'un volume encyclopédique ou qu'un Gaffiot. Et puis parce qu'un Folio, à moins que tu sois un maniaco-obsédé de la propreté et de la clean attitude à la Monk, tu prends plaisir à corner les pages à chaque fin de lecture, à bien plier la tranche du livre pour qu'il reste ouvert bien à plat sur ton drap de plage afin que tu poursuives ta lecture en même temps que tu procèdes à ta sacro-sainte onction de monoï, à souligner les meilleurs passages et à griffonner des notes dans la marge. C'est ce qui fait que ton livre prend vie, ce qui t'arrache un sourire quand en le relisant un peu plus tard, tu tombes sur quelques grains de sable, des mots griffonnés en bas de page et que tu repères les bavures causés sur les caractères d'imprimés par tes doigts pleins de crème solaire, ce qui te permet de te revoir rien qu'un instant lézardant et glandouillant au soleil alors que tu lis désormais dans le métro pour essayer de te détourner de l'odeur de sueur et d'after-shave bon marché du gros monsieur qui se colle à toi l'air de rien.
On a ainsi tous dans notre bibliothèque quelques livres privilégiés, pas les plus beaux ni les plus documentés, mais ceux qui sont passés de main en main, qu'on a lus et relus et griffonnés tant de fois, ceux qui sont passés de mains en mains, prêtés à la première occasion à un pote accompagné de la réplique incontournable : "Ce livre, il FAUT que tu l'aies lu". Et pour ma part, ces livres, c'est Lolita de Nabokov, son intro lue une bonne centaine de fois dont la moitié à voix haute à tel point que j'en connais encore les premières lignes par coeur (si tu n'as pas lu l'introduction de Lolita une fois dans ta vie, tu n'as rien lu), livre offert à la plupart des mes amies à l'époque où je l'ai lu, afin de leur ôter toute excuse de méconnaître ce titre.
C'est aussi Belle du Seigneur de Cohen. Belle du Seigneur, t'es vachement fière quand tu viens de le terminer. Parce que tu viens de te farcir un pavé tellement lourd que tu pourrais assommer un CRS rien qu'en lui balançant à la tête, parce que tu as quelquefois eu des semblants de nausée en te tapant ces monologues intérieurs qui durent sur des pages et des pages et des pages et..., et puis surtout parce qu'au-delà de cette satisfaction première, tu te dis que putain waouh, c'est un des plus beaux trucs que t'aies jamais lu de ta vie.
Alors après Belle du Seigneur, tu te rues sur le Livre de ma mère, du même auteur. Tu soulignes des passages, t'en soulignes même beaucoup. Et le lendemain, tu cours voir ta propre mère, toute débordante d'amour, et tu repenses au livre en chialant presque. D'ailleurs c'est mieux de chialer après que pendant la lecture, ça évite les larmes qui tâchent et qui niquent tous les caractères, même qu'après on y comprend plus rien.
Les souvenirs Folio, c'est aussi Steinbeck et Des Souris et des Hommes, lu une bonne dizaine de fois lui aussi. Et c'est pas de ta faute si tu pleures de plus en plus tôt à chaque relecture, c'est comme ça quand on connaît la fin avant même d'avoir entamer un roman.
C'est Paroles de Prévert acheté en double exemplaire, un dont tu prends soin et auquel tu accordes une place de choix dans ta bibliothèque, et un autre que tu effeuilles de jour en jour, déchirant les pages plus ou moins soigneusement pour les punaiser partout dans l'appart, les plier en douze et les glisser au fond d'une poche de veste. Parce qu'au cas où tu n'aurais jamais fait l'expérience du papier plié retrouvé longtemps après au fond d'une poche, crois-moi, c'est toujours jouissif de tomber sur Pour toi mon amour ou Barbara quand tu cherches ta carte bleue à la caisse d'un supermarché. Bon ok, si c'est juste après une rupture, ça te fait un rien chialer mais bon...
Et puis Folio, c'est aussi tout Pennac lu et relu avec toujours autant d'espièglerie, c'est Les voyageurs de l'impériale d'Aragon et les souvenirs des cours de littérature à la fac, c'est Duras et son Amant de la chine du Nord, c'est Kafka, c'est... bref, c'est tant et tant d'auteurs que je vais m'arrêter là parce que des livres marquants, y en a tellement qu'on y passerait facilement la nuit.
Donc voilà, si t'as pas d'idées de lectures pour cet été, tu peux te fier aux classiques que je viens de te citer mais, comme je te soupçonne évidemment de les avoir déjà lus (ben oui, c'est pas pour rien que ce sont des classiques), je peux toujours te conseiller de te rabattre sur les lectures rock'n'roll, érotiques et autres que je te suggère ici même, ou t'inviter à t'inscrire à la newsletter Folio pour des suggestions plus littéraires plus hétéroclites ("genre... je m'ballade, hétéroclite" ou "pendant que l'hiver éclate ou que l'hétéroclite"... ça c'est de la référence culturelle ou je m'y connais pas... et si toi même tu vois pas à quel duo de philosophes je fais allusion, walahonteuh !). Ah oui, et puis aussi, j'allais oublier : quelqu'un m'a dit que tu m'aaaiiimais z'encore tu pouvais gagner des livres en t'y inscrivant :
08 juin 2008
Du slip au mobilier de jardin, j'ai décidé de vivre écolo...
Ce sac, je le voudrais bien pour aller faire mes courses. Et comme de par hasard, dans quelques jours c'est mon anniversaire. Je dis ça comme ça hein, te sens pas obligé lecteur...
Bon ça va hein, on est entre nous et on commence à bien se connaître. Vous savez donc désormais que si je ne mens absolument pas quand je vous parle de mes qualités surhumaines qui font de moi une sorte de Wonder Woman du quotidien, LA fille que tout le monde voudrait avoir dans son lit sa vie, il faut bien garder en tête qu'à la base, je ne suis rien qu'une fille. Oui, ça tue le mythe mais c'est comme ça, je suis un spécimen femelle, une fille basique pleine de progestérone, une vraie fille livrée avec toute la panoplie. Alors voilà, ça me troue le cul de devoir l'avouer publiquement mais en tant que fille, moi aussi je suis capable de foutre tout le monde en retard parce que LA robe que j'avais décidé de mettre n'est pas encore sèche. Moi aussi je suis prête à dépenser l'argent de ma banquière dans un soutien-gorge hors de prix, moi aussi je mate certaines séries juste parce que le héros me fait mouiller mon slip est séduisant, moi aussi je guette mes premières rides dans un miroir grossissant même si je fais genre "Vieillir, moi ?! Pfff, c'est bien le dernier de mes soucis !". Bref, je suis une fille pleine de sales petites manies insupportables. Et parmi ces manies : les lubies.
Hé oui, ne dites pas que vous ne voyez pas de quoi je parle les poulettes, vous savez aussi bien que moi que la femme est championne toutes catégories en matière de lubies éphémères. Je ne dis pas que les hommes sont à l'abri de cet étrange phénomène hein, loin de là, mais avouons les moules qu'on est quand même sacrément chiantes parfois avec nos lubies inexpliquées. Ma dernière en date : pour vivre mieux, vivons à poil écolo. A vrai dire ce n'est pas la première fois qu'une frénésie de bio et d'écologie me tombe dessus. La dernière fois, c'était lors de ma deuxième grossesse. Comme quoi, une fois encore, c'est pas ma faute, juste la faute aux hormones (elles ont bon dos les hormones, j'adore). Donc voilà, depuis plusieurs mois, je me suis mise en tête que tout ce qui n'était pas bio, écolo, garanti sans paraben ni dérivé de la pétrochimie, bref, que tout ce qui n'était pas labellisé "Bio" ou inscrit dans une optique écologiste était mauvais pour moi. La non-bio et le non-écolo, c'est le mal, c'est Voldemort, rien que d'y penser, t'es déjà cuit. Bref, j'exagère à peine. Alors concrètement, un trip écolo prénatal, ça donne quoi ? Ca donne ça :
- Je balance tous mes cosmétos à la poubelle parce que l'invitée du JT de France 2 elle m'a dit que les parabens pouvaient filer le cancer à mon bébé. Et non, Rambo n'aura pas le cancer ! Hop, au shoot toutes les crèmes de dindes. Par chance, y a pas grand chose à balancer, c'est ça l'avantage d'être pauvre et de se négliger au quotidien.
- Je ressors les couches lavables en tissu, le collier d'ambre, la racine d'iris, les noix de lavage, et toutes les bonnes méthodes naturelles auxquelles j'ai fait appel lors de ma précédente lubie prénatale. L'avantage avec les lubies, c'est que même si ça ne dure jamais longtemps, ça revient régulièrement.
- Je fais des projets de microcosme écolo pour mon nouveau chez moi. Depuis que je sais que je vais avoir une grande terrasse en ville, je suis à deux doigts d'acheter une chèvre naine pour nous tenir compagnie. Sauf qu'elle prendrait toute la place sur la terrasse la garce. Alors je régresse à donf, je deviens THE fille tarée possédée par sa lubie du moment, et je fais des croix dans les catalogues à côté de toutes les choses saines que je compte acquérir prochainement, et ça me choque même pas d'assouvir mes pulsions consommatrices sous des prétextes écologistes. Je biche sur un salon de jardin en bois exotique eco-certifié, sur les plantes qui nous cacheront suffisamment pour qu'on ait pas besoin de sourire poliment aux cons de voisins (non Manu, pas de chanvre sur la terrasse, n'y pense même pas), un récupérateur d'eau de pluie pour faire des biberons pas cher au bébé arroser mes plantes légales (pigé Manu ?!) de manière écolo... Bref, la totale. Soit dit en passant, je croyais pouvoir compter sur mes amis pour me faire revenir à la raison et me stopper dans mes lubies successives. mais non, penses-tu : la Pétasse m'a offert ma première culotte en coton Bio pour s'assurer que mon chouchou soit abrité dans une étoffe saine, et ne cesse de me tarauder pour que j'adopte la coque à chatte écolo (promis, dès que j'ai à nouveau mes règles, j'y songe... Mais vu que je passe mon existence à être enceinte, j'ai le temps d'y penser). Bref voilà, je consomme tu consommes nous consommons, oui mais nous consommons Bio. C'est pour le bien de notre être et de notre environnement, c'est donc tout à fait pardonnable même si cela répond sans doute au final à un prétexte dépensier supplémentaire. Sur ce, je te laisse, mon bio bébé vient de me faire une bio merde pour pas changer, je vais récupérer ça pour en faire de l'engrais.
Article NON sponsorisé.
06 juin 2008
Gagner des cadeaux oui, mais pas des cadeaux nazes
Bon, vu qu'on a décidé de se la jouer transparent sur ce coup-là, j'annonce direct que je suis censée te parler d'un nouveau site qui te permet de gagner des cadeaux. "Encore", ouais je sais. Pas que j'en ai déjà parlé, juste que ce genre de site pullule sur le web et qu'on a que l'embarras du choix si on a du temps à perdre pour gagner un t-shirt et trois porte-clés moches. Sauf que justement, c'est là que ça change, hé ouais. Ce coup-ci mes chéris, on n'est pas su un de ces sites cucul, on ne passe pas une heure par jour pendant six mois d'affilé à jouer avec un poisson con pour remporter, au final, un sublime autocollant à coller, de toute évidence, sur le pare-brise de sa voiture, ou un immettable t-shirt aussi informe qu'immonde. Oui je sais, je suis dure. Et si mon cher et tendre ex passe par là, qu'il évite de se la péter en rappelant que lui, il a gagné un PC portable et un Mac Book en l'espace de quelques semaines. Jalouse, moi ? Si peu. Bref, je suis allée jeter un oeil sur KDOalacarte afin de savoir si, dans mon infinie bonté, j'allais décider de les recommander à mes lecteurs ou si, au contraire, j'allais mettre en oeuvre mon génie légendaire pour les descendre sans en avoir l'air. Et je t'avouerais lecteur que de prime abord et compte tenu de mon mauvais caractère doublé d'une mauvaise volonté que tu t'ignores plus, je penchais plutôt pour la deuxième option jusqu'à ce que j'eusse lu ceci : sur KDOalacarte, tu choisis le cadeau que tu vas tenter de gagner. "Ouais super" te dis-tu en secouant la tête et en ricanant, comme pour dire "Hého Eve, sors-toi la tête du cul, si c'est avec cet argument-là que tu crois réussir à nous convaincre de perdre ne serait-ce qu'une minute sur ce sitalacon, tu te goures chérie". Sauf que si tu dis ça, c'est que t'as zyeuté la liste de cadeaux que tu peux tenter de remporter. Parce que ce coup-ci mes loupiots, on va un peu au-delà des t-shirts, des autocollants pour pare-chocs et du PC pour lequel t'as une chance sur 598 millions de gagner. Cette fois, on fait carrément dans le cadeau original et la vérité, y a de quoi contenter tout le monde. Du coup, je me suis permise de faire une petite liste des cadeaux qui plairaient à quelques uns de mes potos de la blogo et aux autres :
- Pour Manu, j'ai selectionné la Wii et son Wii Fit. Car faut savoir que Monsieur a récemment essayé de me vendre l'idée qu'il nous fallait ab-SO-LU-MENT une Wii tellement ce serait trop fendard pour les enfants. Et moi je sais pas pourquoi, mais quand Manu me dit un truc pareil, je visualise plus facilement un grand enfant de quarante ans en train de faire du ski sur son Wii-Fit pendant que les vrais enfants attendent impatiemment leur tour qui n'arrivera jamais. Edit : Manu, l'inspecteur des travaux finis, passe par là et me relis, soutenant que c'est vraiment pour les gosses qu'il nous la faut. Mais il ajoute que quand même, sous joint avec des potes, la Wii c'est génial.
- Pour Noisy et Montana, une guitare électrique. Ouais, une seule pour vous deux. parce que j'ai bien envie de vous voir vous affronter lors d'un combat de boue pour remporter la guitare. Dress code : maillot de bain string argenté, comme les vraies catcheuses.
- Pour moi (ah oui tiens, ça faisait longtemps que j'avais pas parlé de moi), un vibromasseur. Comme ça, au hasard. Parce que je le vaux bien pis parce que ça fait plus de quatre mois que j'en ai pas eu de nouveau et ça, c'est un scandale.
- Et enfin, le meilleur pour la fin, une barre de strip-tease pour la Blonde.
Pourquoi la Blonde ? Peut-être parce que depuis que cette tarée mentale a eu la bonne idée de poser devant l'objectif dans ma tenue de soubrette (ouais, on est comme ça entre chaudasses copines, on se prenne nos fringues et plus encore), je la sens vouée à un bel avenir dans le pole dance. Et comme je suis une sale garce, je balance évidemment la photo, celle-là même qu'on avait juré qu'on ne ferait pas tourner sur le net, même pas pour de la thune ni pour des cadeaux, juste à la rigueur en échange d'une nuit avec Mac gyver. Ou chuck Norris. Bref, retiens ton souffle lecteur, voici la Blonde la plus bonne de toute la blogo, tadaaaaaam :
Sur ce, après une telle bôôôté en photo, je ne vois rien d'autre à ajouter, je sens que vous en avez le souffle coupé. Priez pour qu'elle gagne la barre de strip-tease car je vous promets que si c'est le cas, je m'arrange pour la prendre en photo et évidemment, je ferai tourner.
Edit : Si je te dis "cadeau" tu penses... "anniversaire"... Hé oui, bravo, plus que quelques jours pour mon anniversaire et pour me couvrir de cadeaux. Mais attention hein, aucun cadeau moche ne sera toléré.
04 juin 2008
Légendes urbaines : who putain ça fout les jetons !
Si y a un truc que je kiffe par dessus tout, c'est les légendes urbaines. plus que ça, le vrai truc que j'aime à propos de ce phénomène, c'est l'importance que les gens y accordent et cette tendance qu'ils ont à croire à tous les coups à ces mythes, sans jamais se demander si leur contenu ne serait pas un rien exagéré ou tout bonnement impossible. Et oui, c'est ça le plus cool avec les légendes urbaines, c'est que tout le monde y croit. Alors moi, dans ma candeur légendaire, je me suis dit que depuis que le Dieu internet avait investi quasi tous les foyers du pays, les gens devaient être revenus à la raison et s'être entretenus avec Google, Wikipédia et autres informateurs virtuels sur le sujet. Et de cette façon, j'ai eu la naïveté de penser que les légendes urbaines avaient un potentiel d'efficacité en chute libre et que les plus crédules commençait enfin à piger que tout ça c'était du flan. Mais non, car le truc con auquel j'ai pas pensé, c'est que si internet est une super source d'informations, c'est aussi une mine de conneries, l'endroit idéal pour créer un buzz autour d'une vraie-fausse histoire, mettant en ligne de vraies-fausses preuves DIY à l'appui. Et du coup, c'est encore plus drôles.
Allez, quelques légendes urbaines parmi mes préférées que quelques personnes de mon entourage m'ont révélées il y a quelques temps...
Y a quelques années, je propose à une amie d'aller boire un verre en ville dans la soirée. Question fatidique : on prend une seule voiture ou chacune la sienne (sous-entendu : l'une de nous deux va-t-elle se sacrifier et rester sobre pendant que l'autre va se déchirer la tête à la Maredsou brune). Sa réponse surréaliste :
"Ben écoute, ça tombe bien que t'en parles parce que justement, j'évite de prendre ma voiture seule ces temps-ci.
- Ah ouais ?! bah pourquoi ?
- Quoi, t'es pas au courant ?
- Euh ben non...
- Ralala, ma pauvre si tu savais... tout le monde en parle. il se passe des trucs chelous dans le coin en ce moment. Paraît qu'y a un sadique qui se ballade dans les parages et qui s'en prend aux filles seules en voiture.
- Ah.
- Sérieux hein, je tiens ça d'une copine dont la voisine à croisé le type. (note que la personne qui te relate l'histoire la tient toujours de la voisine d'une copine ou du copain du beau-frère du cousin du dentiste de la petite cousine de son collègue)
- Et ?
- Et ben voilà comment il procède : le mec fait exprès de provoquer un accident en te rentrant dedans en bagnole, mais pas méchamment hein, juste de quoi te faire sortir de ta bagnole. Et là, au lieu d'un type, tu te rends compte que c'est une grand-mère toute paniquée qui te dit qu'elle et désolée, machin et tout... Enfin tu vois quoi. Bref, la mamie finit par te dire qu'elle a un constat et tout ce qu'il faut dans son coffre et te demande de l'aider à l'ouvrir. Et devine quoi, ben c'est évidemment à ce moment-là que tu t'aperçois que c'est pas une mémé mais un sale pervers et que lui, il te pousse dans son coffre et t'embarque.
- Ah. Ben merde alors. Ben du coup la voisine de ta copine, elle est morte, elle a été violée ?
- Non, elle a eu du bol, elle a vu quand il a tendu le bras qu'il avait le bras beaucoup trop poilu pour une vieille dame, et elle s'est barrée vite fait.
- Ah ben oui forcément." Note au passage que le prétendu informateur dont tu tiens indirectement l'histoire parvient toujours à s'en sortir sain et sauf quant à lui. C'est comme ça, c'est la règle quoi.
Autre exemple, le pire de tous ceux qu'ont m'a livrés en direct live je crois. Au lycée, pendant la pause de midi avec mes copines :
"On fait quoi, on se prend des sandwiches à la boulangerie ?
- Ben moi je mangerais bien un kebab pour une fois.
- Nan mais Eeeeve, t'es dingue ??!! T'es pas au courant pour les kebabs ??!!
- Euuuuuh ben non pourquoi, ils sont transgéniques ? radioactifs ? Le cours du kebab a explosé et ils sont devenus plus chers qu'un baril de pétrole ?
- Ben faut surtout pas en manger parce qu'il paraît qu'y a un truc chelou avec la sauce blanche.
- Ah bon ? On fait tremper des foetus de bébé dedans ?
- Rhhhho, non t'es conne. mais sérieusement hein, j'te dis ça parce que c'est une copine qui me l'a raconté. En fait, cette copine est allée s'acheter un kebab avec sa voisine d'amphi pendant leur pause. Et ma copine, ben elle se tape son kebab et l'autre, elle a plus trop faim alors elel le met au frigo en rentrant chez elle. Et le lendemain, quand elle déballe son kebab pour le manger, le kebab il puait, t'imagines même pas ! Une ifnection, une odeur de fou, un truc immonde. Alors du coup, elle embarque le kebab et elle va le faire analyser au labo (rien de plus normal quoi : c'est bien connu, quand on a un truc qui pue dans son frigo, on court tous au labo et on demande Gil Grissom pour une expertise en bonne et dûe forme). Ben au final, elle reçoit les résultats du labo et y avait du sperme dans la sauce blanche !!
- Gné ?!
- Oui, du sperme, plusieurs spermes différents même. T'imagines quoi comment c'est trop crade ! Alors moi maintenant c'est fini hein, tu me feras plus jamais avaler de kebab de ma vie."
Y a aussi eu cette fois où ma cousine m'a sauvée d'un attentat :
"Tu fais quoi demain, t'as pas prévu d'aller à Metz ?
- non pourquoi ?
- Ah ben ça tombe bien. Demain faut SUR-TOUT PAS aller à Metz. Va y avoir un attentat.
- ben voyons.
- J'te jure, je le sais par une copine. Il est arrivé un truc de ouf à sa mère. Sa mère voit un portefeuille tomber de la poche d'un mec. Elle le rammasse et court après le mec pour le lui rendre. Le mec, paraît que c'était un type chelou, un étranger à l'air préoccupé et paniqué qui regardait partout autour de lui, genre parano tu vois. Ben bref, le mec la remerci et lui dit qu'en guise de remerciement, il lui conseille de ne pas venir à Metz demain car un attentat se prépare. Visiblement, le mec il savait de quoi il parlait, il était impliqué dans le truc quoi...
- Ah.
- Ouais, du coup, faut surtout pas aller à Metz demain quoi. Moi j'y vais pas."
Moi non plus j'y suis pas allée. pas par peur du gros "boum", juste que j'avais rien à y foutre. Mais ce jhour-là, y a pas eu d'attentat, c'est dingue non ?!
Et puis récemment, je me pointe chez môman et mon petit frangin, qui a un QI identique au mien et une tendance à cumuler les private joke et à rigoler pour que dalle, comme sa grande soeur chérie. Et là, le frère se pointe avec un paquet de Frizzy Pazzy. Alors forcément, je pouse un cri d'hystérique du genre : "Putain waouh, où t'as réussi à dénicher de l'authentique Frizzy pazzy ?!!!". Parce qu'il faut savoir qu'on souffre l'un et l'autre d'un syndrome nostalgie régressive définitivement incurable. Et Frizzy Pazzy, c'est un peu le Saint Graal de nos souvenirs d'enfance. C'est LE bonbon révolutionnaire, même qu'on a pas fait mieux depuis (et autant te dire que les Couilles de Mammouth à côté, c'est de la rigolade). Quoi, comment ça, tu connais pas Frizzy Pazzy, le chewing-gum qui craque et qui claque ? Frizzy pazzy vas-y vas-y sur tes papilles ça te fera guili-guili !! Nan, ça te dit toujours rien ? Merde alors. Bon ben écoute, je te mets la vidéo de la pub, c'est cadeau. Et après je continue mon histoire.
Breeeeef (oui, remercie-moi pour la vidéo, maintenant toi aussi tu cherches à dégoter des Frizzy Pazzy même pas périmés au marché noir), on se fait une séquence remember en bouffant du Frizzy Pazzy et en se marrant parce que ça craque et ça claque dans la bouche, on en file même à ma môme sans lui expliquer le principe et on se marre comme des hèènes quand on la voit paniquer genre : "Au secours, y a une explosion dans ma bouche, je vais mourir !!", et puis on ponctue sur cette bonne vieille blague issue d'une légende urbaine : "Heureusement qu'on boit pas de coca avec hein, parce que sinon, on mourrait pour de bon et on imploserai dans la cuisine de la m'man, mouahahahaha !!". Car figure-toi que parmi les légendes urbaines les plus populaires, y a celle du gosse qui est mort après avoir bu du Coca en bouffant des Frizzy Pazzy. Et on raconte ça à notre brave maman pour qu'elle comprenne pourquoi on rigole comme des cons, elle qui nous prend secrètement pour deux gros drogués qui ne veulent pas l'avouer tellement on lui semble bien renseigner sur le sujet, bref passons : on rigole parce qu'on est un rien tarés, pas parce qu'on fume de la marijuana maman, promis juré craché. Donc, on raconte ça à maman, pour sa culture générale. Et là, Tata Nana, également présente, s'écrie : "Ah mais par contre, faut suuuuurtout pas manger des Mentos avec du Coca hein, parce que là c'est radical, ça explose direct ! "Ce qui est bien avec les légendes urbaines, c'est que ça ne meurt jamais. Quelques détails évoluent, histoire de se mettre au goût du jour (notamment histoire que le mythe perdure même si on ne trouve plus de Frizzy Pazzy sur le marché), mais l'histoire ne change guère dans le fond. Et t'sais quoi, ben moi tout ça, ça me fait vraiment, mais vraiment marrer, moi j'aime bien. :)
Messages perso :
- A Julie : Dis ma grande, ma voisine est une grand-mère poilue des bras, tu crois qu'y a un risque pour que ce soit un tueru psychopathe déguisé en vielle dame ?
- A Caro : Dis-moi chérie, tu re-manges des kebabs finalement, où t'as définitivement boycotté pour de bon ?
- A Elise : Cousine, je crois que la mère de ta copine qui a ramassé le portefeuille, elle se drogue. Je ne vois pas d'autre explication.
- A Tata Nana : Tu te rappelles du gars qui voulait te "suicider" ? Fais gaffe qu'il ne t'envoie jamais un colis piégé avec des Mentos et du Coca dedans hein, sinon, ce sera vraiment la fin.
29 mai 2008
Vous pouvez galocher la mariée...
Tu sais quoi lecteur, dans moins d'un mois, je m'envole pour le Maroc en tête à tête avec ma très chère moitié. Quand je dis en tête à tête, ça veut dire sans les gosses et même si ces sales marmots vont me manquer comme t'as même pas idée, ça signifie aussi que je vais être dispensée de couches pleines de merde, de salle de bain inondée parce que c'est trop rigolo de transvaser l'eau de la baignoire sur le carrelage avec un gobelet, de réveils à six heures du mat', de repas passés à couper la viande de l'un et à ramasser les grains de riz éparpillés par l'autre, bref, l'air de rien, ça va quand même être de vraies vacances quoi. Remerciez donc Manu de me payer ce voyage grâce auquel vous allez me voir revenir de super bonne humeur (en théorie), ce qui signifie notamment que dans les billets qui suivront, je passerai peut-être plus de temps à parler de choses cool qu'à vous bassiner avec mes hormones, mon foetus et tout ce qui s'en suit. Bon, peut-être que tu te demandes ce qui me vaut l'honneur d'un tel voyage. Parce que c'est vrai quoi, on se fait pas payer un séjour et un billet d'avion tous les mois hein, faut bien qu'y ait une bonne raison à cela. La raison, tu t'en doutes, c'est juste que Manu est tellement fou amoureux de moi qu'il biche grave à l'idée de passer une semaine rien qu'avec moi, même qu'il a déjà prévu de faire du cheval sur la plage avec moi et de me faire l'amour dans les dunes après qu'on se soit roulés dans les vagues sans se mettre d'eau dans les yeux. Bon ok, ça va, la vraie raison c'est juste qu'on est invités à un mariage là-bas, ce qui n'empêche pas qu'on puisse se rouler dans les vagues pour faire comme dans les clips de karaoké.
Bref voilà, dans quelques semaines, y a mariage. Et moi les mariages, j'aime bien ça, ça fait même partie des occasions que je kiffe par dessus tout, un peu comme aller à Disneyland Paris. Parce qu'un mariage, c'est un peu un concentré de bons sentiments. les mariés sont heureux et plus amoureux que jamais (à l'exception de mon faux-vrai-mariage à moi où la mariée cherchait juste un moyen desespéré de se barerr en douce avant la cérémonie et où, n'ayant trouvé aucune solution, elle s'est mise une mine avec ses copines avant de finir la tête dans la cuvette des chiottes, pieds nus et le chignon défait. On est glamour ou on ne l'est pas.), la famille est émlue, les amis ravis, bref, tout le monde il est content. A un mariage, tu rigoles, tu picoles (sauf quand t'es enceinte, putain de bordel de merde), tu discutes, tu danses (si t'es vraiment très bourré), tu fais des jeux cons (si t'es complètement calciné). Ah oui, y a juste ça que je déteste dans les mariages : les jeux cons. et les danses connes, tant qu'on y est. Quand la musique s'arrête et que l'animateur annonce, avec une intonation de forain annonçant l'arrivée du pompon : "Allez allez les mariés se lèvent et invitent chacun une personne à danser... et quand la musique s'arrête, chacun va inviter un nouveau cavalier... et on continue comme ça jusqu'à ce que tout le monde soit sur la piste allez allons-y c'est parti !!". Au mieux, t'as juste l'air con parce que danser le zouk ou le musette, c'est pas ton truc. Au pire ta honte va de pair avec un pelotage de cul si le destin a amené à toi un pépé surexcité par l'alcool et l'ambiance festive. C'est comme la chenille ce truc. Tu sais, la chenille quoi, "accroche tes mains à ma taille et tout le bordel"... Déjà à la base, quand tu fais la chenille, ça a beau faire partie du jeu t'as juste l'air terriblement con. sérieux la chenille, c'est un truc auquel je me ferai jamais, mais alors jamais de la vie. Parce que comme si ça suffisait pas que ce soit naze à la base, faut qu'y ait des variantes dans la chenille. Par exemple, y a ce moment ou chacun passe sa main droite entre ses jambes pour choper la main gauche de son voisin de derrière, ce qui, en plus de t'octroyer une posture peu glamour et guère confortable, donne une bonne occasion aux peloteurs de te titiller l'élastique du string sans trop se faire repérer. Car sache-le, le pelotage est une institution dans les mariages, même si personne n'en parle. Ca pelote pendat le zouk, ça pelote pendant la chenille, et si tu veux mon conseil, évite tout bonnement de danser avec des vieux messieurs, car les plus gros peloteurs, c'est eux. Bref, moi je suis très contente de me pointer à ce mariage, même que j'y vais en robe de pin up, la même que celle de Tracy Lords dans Cry baby (ouais je sais, ça t'la coupe), et même si ça me fait un rien chier de pas pouvoir picoler (merci mon foetus) et d'être donc condamnée à affronter le zouk, la chenille et autres danses débiles à jeun. Pour me rasurer, je me dis qu'au Maroc, ils ont sans doute pas la danse des canards ni la danse d'Hélène (tu sais, "je mets le doigt devant, je mets le doigt derrière, je mets le doigt devant, je fais de tout petits ronds") et avec un peu de bol, on sera pas obligés de faire tourner les serviettes sur le tube de Patrick Sébastien.
Bon, bref, assez parlé du bonheur des autres et du mariage des autres et de tous ces autres qui vécurent heureux et qui eurent beaucoup d'enfants, parlons plutôt de moi veux-tu. Ah bah oui hein, parce que sinon c'est pas drôle. Pis parce que MOI, c'est le sujet sur lequel j'ai les connaissances les plus solides (quoique) et sur lequel je suis évidemment intarissable, pour le plus grand plaisir des voyeurs non assumés de la blogo. Bref, moi aussi un jour je vais me marier. Ouais, tu as bien noté que j'ai dit je "vais" et non je "veux". Car j'ai décidé en accord avec moi-même que mon vrai mariage d'amour, je l'aurai. Et ne viens pas me faire chier en me parlant de mon premier mariage qui, au cas où tu l'aurais pas pigé, ne compte pas. Parce que j'ai voulu me barrer avant, pendant et après la cérémonie, parce que mes copines ont du me faire picoler du whisky et me passer la vidéo te mon enterrement de vie de jeune fille pour me déstresser et me convaincre d'y aller ("allez, bois un coup, et regarde comme t'étais belle avec le strip teaser qui se frottait à toi !"), parce que j'ai picolé jusqu'à en vomir (et la mariée qui vomit à son propre mariage, c'est révélateur d'un mariage foiré moi j'dis), parce que j'ai quasiment pas posé avec le marié sur les photos tellement j'en avais rien à cirer, parce que j'ai d'ailleurs esquivé la compagnie du marié, préférant de loin me miner la tête avec mes copines, parce que j'ai défait deux fois mon chignon (une fois avant en pensant que c'était un bon prétexte pour tout faire annuler et une fois pendant la noce histoire de témoigner du "ranafout'" ambiant), parce qu'au moment où j'ai dit "oui" à la mairie je me demandais si c'était vrai qu'un mariage pouvait être dissolu si on en faisait la demande moins d'un mois après le jour J (sache que c'est juste un mythe), parce qu'on a pas pu servir la pièce montée qui s'est effindrée (présage), parce que j'ai jamais porté ni mon allaince ni mon nom d'épouse et puis parce que de toute façon, trois mois après, le mari était foutu à la porte et sans regret. Donc voilà, l'affaire est définitivement close, soyez mignons et ne me parlez plus de ce semblant de mariage. Donc, reprenons où on en était... Un jour, je vais me marier. Peut-être pas dans cette vie, sûrement pas même, mais dans la prochaine, sans faute. Parce que dans cette vie là, j'ai un mari potentiel qui est contre le mariage, mais carrément contre, aussi contre que je suis moi-même contre la mayonnaise light (parce que c'est pas de la mayonnaise, bordel). Alors forcément, ça facilite pas les choses, ça m'oblige à miser sur une autre vie pour la demande en mariage et tutti quanti. Bon allez, rien ne m'empêche de prendre un peu d'avance et d'organiser tout de même ce mariage, ce sera un sacré gain de temps quand j'arriverai dans ma nouvelle vie.
Mon mariage rock'n'roll sera plein de gens. Te marre pas comme si c'était une évidence. Parce qu'en ce moment, le mariage en cercle restreint est à la mode. on invite que la famille, les tontons et les tatas, et puis une poignée d'amis pour montrer qu'on a des amis, mais pas trop surtout. Moi, j'inviterai tout le monde. parce que putain, on se marie qu'une fois merde (enfin, en téhorie). J'inviterai la famille proche, la famille éloignée, la famille du bout du monde, les potes de toujours, les moins potes mais potes quand même, et pis ptetr même les potes de blogs, va savoir. Et mon mariage, ce sera un mariage anti-glamour, un mariage rock'n'kitch qui fera honte à mon père (d'ailleurs le père, je sais pas si je l'invite au final). Parce que déjà, faut savoir que la mariée ne sera pas en blanc, que nenni. Elle sera en rouge vu qu'elle est plus trop vierge pour se marier en blanc. Voire en robe rouge et noire qui arrive à mi-cuisses, avec un bustier imprimé écossais rouge (cette robe existe, je l'ai vue, je la veux). Et le prêtre, je te le donne en mille, le prêtre ce sera pas un prêtre, tu penses. A la place, on embauchera un Elvis !!! La vérité. Et on lui demandera de finaliser l'union par The devil in Disguise qui sera tout à fait approprié. Et je signale au passage que le Coach, lui aussi il veut se faire marier par un Elvis mais que c'est juste pour me piquer l'idée et pour me faire chier, comme il sait si bien le faire. Alors au Coach, je suggère de se choisir un autre chanteur mort parce qu'Elvis il est déjà pris (t'as qu'à écouter ta dulcinée et prendre un Hervé Villard). Le Coach, parlons-en du Coach... Le Coach il sera témoin de moi, évidemment. il ne saurait en être autrement. Et le coach ce sera aussi le chauffeur officiel des mariés ou, que dis-je, le pilote des mariés. car les mariés ils se barreront pas en cabriolet ou en limousine, c'est pas assez rock'n'roll (sauf si y a des putes et de la coke dans la limousine). les mariés, ils préfèreront la voie des airs et se tireront en ballon, piloté par le Coach qui fait ça mieux que personne. Et ce sera évidemment un ballon customisé avec un slogan r'n'r, mais pour le slogan on hésite encore. Parce que le Coach il pensait à "Fuck off" mais les invités risquent de pas apprécier. Surtout quand on sait que fidèle à lui-même, le coach va hurler "enculés va !" depuis son ballon, pendant que je saluerai la foule à la manière de Lady Di (demande autour de toi, je fais vachement bien la Lady Di qui salue la foule).
Après ça, le ballon se posera délicatement ou pas. Si c'est un atterissage violent, on verra peut-être la mariée valser par dessus la nacelle et se vautrer sous ses jupons, les fesses à l'air. Un bonus pour les convives quoi. Et les convives, j'ai oublié de te dire qu'ils devront suivre un dress code que j'ai pas encore décidé. pourtant j'en ai parlé avec mon témoin.
"Faudra trouver un dress code pour mon mariage. Genre obligation absolue d'avoir des badges ou une cravate léopard.
- Ouais bof.
- oui, pas terrible comme dress code...
- T'as qu'à dire que le dres code c'est un doigt dans le cul. Tous les gens qui veulent entrer devront venir avec un doigt dans le cul.
- Oui mais le doigt de qui ? Son propre doigt ou le doigt de son cavalier ?
- Le doigt qu'on veut."
Trève de conneries, je verrai ce que je peux envisager en termes de dress code, avec ou sans doigt. Pis sinon, niveau ambiance y aura évidemment du rock et évidemment des concerts live, parce qu'on sera pas non plus là pour se faire chier. Et les mariés qui sont censés ouvrir le bal, ils l'ouvriront sur un titre des Ramones (au choix : I love you, my my kind of a girl ou Baby I love you histoire de rester dans l'ambiance on s'aimeuh) ou bien sur Do you love me des Contours voire sur Needles and Pins des Searchers parce que j'aime bien ou Ineptik Gloria des PKRK parce que je suis une dingue. Et après, ce sera bière, champagne et pogo, la combinaison classique qui déçoit jamais quoi.
Sinon, je veux pas tout te révéler pour pas te gâcher la surprise des fois que tu sois invité à mon mariage dans cette autre vie, mais sache que mon alliance elle sera garantie sans diamants parce que je suis pas une pouf et que ma jarretière elle sera mieux que toutes celles que t'as pu voir, ornée d'une tête de mort de toute bôôté. Et si la mariée est en forme, ptetr qu'après la jarretière elle acceptera de vendre son string, faut voir.
Sur ce, je te laisse pour retourner à ma vie de maintenant, pas cette autre vie où je serais une mariée trop rock'n'roll, mais cette vie où j'apprends désespérément à mon Usine A Merde de bébé le concept du pot. Il y est presque sauf qu'il pisse et chie par terre et qu'il va s'asseoir sur le pot après. A un détail près, ça devient bon...
Edit : Au fait lecteur, ce soir, je me barre. Parfaitement m'sieur, je m'en vais pour quelques jours dans la capitale pour un repas d'affaire (j'aime bien dire "repas" d'affaire même quand il s'agit juste de rencontrer vite fait quelqu'un qui va peut-être me proposer de l'argent ou des projets, peut-être pas...). J'en profite évidemment pour aller à des concerts parce que figure-toi que quand t'es enceinte, t'as pas droit aux sushis ni à l'alcool mais t'as toujours droit au rock'n'roll. Alors sache que si t'es sur Paris ces jours-ci et que t'as rien de bien intéressant à foutre, y a les Presidents of the USA qui passent ce soir au Trabendo, ouais, rien que ça. Et y a aussi Guttercat and the Milkmen demain soir au Palais Bar (me demande pas où c'est, je suis pas autochtone) et moi j'y vais parce que je fais confiance à mes potes parisiens qui m'ont dit que c'était vachement bien et qui ont précisé que ce groupe était aussi cher à leur coeur que les Wad Billys au mien. Ah oui pis évidemment, j'ai partouze samedi midi avec toutes les chiennasses parisiennes, Nahimage, la Blonde et la Pétasse... Ceci dit, comme je suis une fille sympa, j'essaye de vous pondre des billets d'avance avant mon départ. hé oui mes tout petits, je prends soin de vous comme une mère s'occupe de son mioche. C'est beau hein ?!
28 mai 2008
Hug moi sinon je te tatane la tronche ! (Et toi, qui tu hug ?)
Lundi soir, sur le canapé :
"Manu, tu me fais un câlin ?
- Ben j't'en fais un là...
- Non Manu, me gratouiller la tête comme si j'étais un chien, c'est pas un câlin."
Mardi soir, au lit :
"Dis Manu, tu me fais un câlin ??
- Mais je viens juste de t'en faire un !
- Non Manu, ta **** dans ma ******, c'est pas un câlin, ça compte pas" (oui c'est nouveau ça : désormais sur ce blog, on ne dit plus bite, ni chatte, ni cul, ni bouche, d'ailleurs on n'évoque plus aucun type d'orifice, on préfère mettre des astérisques. Ca fait plus politiquement correct, ça embarrasse moins les gens qui me payent pour écrire et ça me fait remonter dans l'estime de maman).
Mercredi, lisant des BD au pieu :
"Manu, tu veux pas me faire un câlin là ??
- Mais j'arrête pas.
- Manu, frotter ton pied contre mon mollet en fumant ta clope, c'est pas exactement ce que j'appelle un câlin."
Jeudi, devant la télé :
"Hé Manu, tu veux pas me faire un câlin ?
- Ben c'est ce que je suis en train de faire.
- Manu, ta main dans ma culotte, c'est pas vraiment un câlin."
Vendredi, venant déranger le mâle supra occupé à envoyer son chevalier en mission sur Battle Knight :
"Manu, quand t'auras deux minutes, tu voudras bien me faire un câlin dis ?".
Sans détourner la tête de l'écran et sans lâcher sa tasse de café de la main droite, l'affront suprême arrive : la main gauche part à l'aveuglette à la recherche d'une quelconque partie de mon corps et me prodigue des chatouillis accompagnés d'un "Gouzi gouzi !". Oui, tu as bien lu lecteur, il a osé me dire "gouzi gouzi" et se comporter avec moi comme avec la joue d'un nouveau né.
"MAIS PUTAIN MANU, TU VA TE MAGNER DE ME FAIRE UN VRAI CÂLIN OUI OU MERDE ??!!!".
Tu l'auras compris, Eve est une fille sensible, Eve est une fille qui a besoin de câlins, Eve veut des grands bras autour d'elle. Bon ok, Eve est surtout une fille enceinte dont les hormones lui font faire des trucs déraisonnables comme quémander des câlins 78 fois par jour en moyenne. Ouais vas-y, marre-toi. Je sais que venant de moi, c'est carrément hilarant. Parce que d'habitude, les câlins et moi, ça fait deux et y a que les gosses qui ont droit à mes embrassades et à mes câlins d'enfer. Les autres, fuck off, on est des êtres humains, pas des Bisounours, on va pas passer notre vie à se galocher et à se taper dans le dos amicalement. Moi, pas du genre tactile qui touche l'épaule des gens à qui je fais la bise pour un bonjour de rigueur. Pas non plus du genre à me coller à mon mec pour lui faire des câlins après avoir baisé, quand ça fait une demi-heure qu'on a été collés l'un à l'autre, on peut bien se lâcher la bite le slip et se foutre la paix chacun à un bout du lit. Mais en ce moment, cette foutue grossesse prend le dessus et me fait sombrer du côté obscur de la force, un côté obscur qui ressemble fortement au pays de Candy ma foi, où tout le monde passerait son temps à me couvrir de câlins parce que je le vaux bien. Je te jure que je suis limite en état de manque, je suis quasi une grosse junkie de l'affectif qui guette la moindre occasion d'être prise en levrette dans les bras de gens que j'aime pour me faire gentiment câliner. Sérieusement, je suis à deux doigts de guetter par ma fenêtre, comme une mamie qui tue le temps en reluquant les passants, des fois qu'un rassemblement de Free Hugs se poste au coin de ma rue : là, j'aurais plus qu'à me pointer gaiement pour récolter tous les câlins gratos de tous ces gens (quoique... ça a des microbes les gens, non ?). Bon, vous l'avez compris les gars, en ce moment, je veux tu Hug à gogo, c'est comme ça, cherche pas à comprendre. Et la vérité, des fois j'y arrive. Même que Manu, ce brave gosse, il commence à piger le concept de câlins (en même temps il a guère le choix vu comment je deviens chiante). La preuve en image :

Oui je sais, tu es déçu. Tu aurais préféré la photo du câlin version Manu, avec sa main dans ma culotte, juste pour la déconne, ou mieux, un extrait sonore du fameux "gouzi gouzi". Mais non, pas de chance, je n'ai que ça pour toi lecteur. Et devine quoi, si toi aussi t'as rien d'autre à foutre que de refiler des Hug à toute la populace en te prenant en photos, tu peux en profiter pour participer au concours Coca-Cola qui te permettra de gagner des trucs (trop fainéasse la Eve pour te faire la liste des lots mis en jeu) si tes photos/vidéos sont élues vachement plus cool que toutes les autres par les internautes. Moi, je pense pas gagner avec cette photo-là. En même temps, un ballon de foot avec lequel les footballeurs ils ont joué pour de vrai, ça m'intéresse moyennement (t'imagines les germes et bactéries en tous genres présents sur le ballon ?!). Mais si toi t'aimes le foot, ben dis-toi que t'es verni parce qu'y a un pacson de cadeaux dont des places de foot à décrocher. Tu me diras, j'ai bien d'autres photos de Hugs encore plus démonstratifs à proposer mais je suis pas sûre que les hugs avec un vibro soient acceptés par le règlement du concours, ni les hugs tout nus. Bon ben tant pis pour le concours On parle tous football et tant pis pour la baballe cradingue que je ne gagnerai pas. Et en parlant de football, ceci n'a rien à voir mais si quelqu'un veut bien se dévouer à l'occas' pour m'expliquer la notion de "hors jeu" avec des mots très simples (voire des dessins d'enfants), je lui en serais très reconnaissante car grâce à lui, je mourrai moins conne.
Edit : A l'attention des radins de lecteurs qui oseraient me dire : "oh mais si tu veux, moi je veux bien t'en faire des câlins", je réponds ceci. S'trop facile ça, j'arrête pas de réclamer des cadeaux et vous m'offrez que dalle (à part maman/Nahimage/Sappho) alors me refiler un pauvre câlin gratos, c'est un peu facile quand même. Gardez les vos câlins, à la limite, je préfère encore un gouzi gouzi...
26 mai 2008
I beliiiiieve I can flyyyyy...
"Tiens, cette nuit j'ai encore rêvé que je volais.
- Moi aussi ça m'est arrivé y a pas longtemps.
- Ah.
- ...
- N'empêcher voler, même en rêve, ben c'est trop cool quand même.
- Ouais.
- ...
- Mais toi au fait, comment tu fais pour décoller ?
- Ben je prends mon élan en courant le plus vite possible et je donne un bon coup de pied contre le sol pour m'élancer dans les airs et là, je me mets à prendre de l'altitute le plus naturellement du monde, comme un ballon rempli d'helium. Après, j'ai plus qu'à planer.
- Ah ouais. Alors que moi, je m'y prends pas du tout comme toi pour décoller. Moi je reste planté sur place, bien campé sur mes jambes, et je me concentre très très fort, jusqu'à ce que mon corps se soulève tout doucement du sol et se mette à s'élever dans les airs.
- Ah ouais ?! Ben moi je préfère ma méthode. C'est plus rapide, ça demande pas d'effort de concentration, juste un geste sûr.
- Ouais. Pis le problème avec ma technique de vol, c'est que j'arrive pas à maintenir une bonne altitude pendant assez longtemps. Du coup, je peux pas parcourir de longues distances en plein ciel.
- Ah merde, c'est con ça. Et t'as déjà essayé de te poser sur un toit et d'y donner un coup de pied pour te propulser à nouveau dans les airs ? Moi c'est ce que je fais quand je vois que je commence à perdre de l'altitude.
- Ah non tiens, j'ai jamais essayé.
- Ben t'essayeras la prochaine fois, tu verras ça marche bien.
- Ouais, faut pas que j'oublie.
- Bon. J'vais faire le café hein."
Y a pas à dire, lui et moi, dès le matin, on a des conversations follement passionnantes. Et me demande pas lequel est le plus taré des deux.
(Oui l'article est court. Non je ne me suis pas foulée. Oui, je t'ai habituée à mieux. En même temps, t'en connais beaucoup toi, des meufs qui te pondent une page d'écriture quotidiennement comme je le fais si bien ??? Non hein. Bon, ben la ramène pas trop alors. Surtout que si t'es sage, je reviendrai ce soir pour te raconter ma soirée karaoké ou un autre truc formidablement palpitant. Mais d'ici là, j'ai du boulot moi, et deux gosses et demi dont un à récupérer chez son père et un demi à qui je dois gentiment demander de se calmer dans mon utérus s'il veut pas me faire gerber de bon matin. Pis y a un homme dans mon lit qui m'attends pour me faire du sexe la conversation alors je vais pas le laisser en plan quand même. Donc pas qu'ça à foutre que de traîner sur ce blog. Pis te plains pas, je t'ai mis les Kinks en musique d'accueil. De bon matin, ça requinque. Allez, ad'taleur lecteur. << Pt'ain waouh, la belle rime !)
24 mai 2008
Lecteurs, who are you ??
A force de retrouver chaque jours certains commentaires de lecteurs habitués des lieux, j'ai tendance à croire que mes lecteurs, je les connais. Ne serait-ce que virtuellement quoi. Disons que je devine grosso modo le personnage qui se cache derrière tel ou tel pseudo grâce et nombreux commentaires et échanges qui se produisent sur ce blog depuis plusieurs mois. Mais en fait non, en fait à moins d'être parfaitement con, tu te rends vite compte, en matant tes statistiques, que le nombre de commentaires laissés sur le blog, ça correspond à que dalle par rapport à la totalité de tes visiteurs. Alors parmi les lecteurs, y a qui ?
1. Famille et entourage proche
Eh oui, que tu le veuilles ou non, à moins d'être ultra discretos quant à tes activités sur le net, ton blog tombe entre les mains de ton entourage avant même que tu aies le temps de t'en rendre compte. En gros, tu viens à peine de te faire à l'idée que t'avais désormais ton propre blog que déjà, le petit frère est tombé dessus, en informant au passage ta soeur puis ta mère qui le dit à ta tante qui le rapporte à ton cousin qui le conseille à ta voisine qui le fait lire à son mari... et bref, en un rien de temps, toute ta famille découvrent les choses indicibles qui alimentent ton blog comme ta vilaine façon de nommer les organes génitaux et ta façon tout court de parler d'organes génitaux. Maman apprend ainsi que son gendre fume de la marijuana de temps en temps (pas bien), que sa fille traîne sur des sites porno (pas bien) et se met à craindre, par la même occasion, que son futur petit fils finisse par se prénommer effectivemment Conan ou Rambo.
2. Potos blogueurs
Ce qui est sympa quand tu as un blog, c'est que tu te lies rapidement d'amitié virtuelle avec des amis virtuels. Ouais je sais, au final, on peut dire que ça sert à rien. Quoique... Quand l'échange de commentaires se transforme en échanges de mails, puis de coups de fil, puis en restaus où on rigole la bouche pleine de sushsis et où en parle fort en disant plein de gros mots, ben au final, tu te dis que c'est cool quand même. Tu pars d'un simple échange de commentaire pour arriver à de vraies amitiés et à de belles rencontres qui valent le coup, ben moi je dis merci la blogo, car même si ton but, à la base, était pas de te faire des potes (des potes, j'en ai, rassurez-vous. Pis quand j'en ai plus, je vours en louer chez Kiloutou), c'est jamais désagréable de rencontrer des gens intéressants, des personnes qui valent carrément le coup. Merci donc à la blogo pour m'avoir permis de partouzer dîner régulièrement avec mes copines lesbiennes dans la capitale, merci de m'avoir fait rencontré des gens vachement plus calés que moi en punk 77 (et ranafout' qu'ils me narguent parce qu'ils ont picolé avec les Rezillos ou bouffer à la table de Joe Strummer), de m'avoir permis de rencontré des filles de mon espèce avec qui je parviens même à être copine (et avoir des amies filles que j'ai pas envie d'égorger au bout d'une heure pour les faire taire, c'est un peu une grande première dans ma vie), merci pour les gens plein de talent, bref merci quoi. Et retrouver tous les jours ces gens dans les commentaires, ça fait juste plaisir... petite larme... élan inconsidéré d'amitié... merci les Beta HCG...
3. Blogueurs stratégiques
Parmi les commentaires d'autres blogueurs, outre les lecteurs réguliers ou les potoblogueurs, on trouve également les blogueurs rusés, les blogueurs stratégiques, qui viennent poster sur ton blog pour quasi rien dire, tout en sachant que woputain, ça fait un lien chez toi vers leur blog. Déconne pas, j'ai mis du temps à percuter. Mais y a des gens comme ça, ils viennent rien qu'une ou deux fois chez toi, ils repèrent les articles très consultés ou s'attardent sur les plus récents et hop, ni vu ni connu (mais à moi, on la fait pas hein), ils balancent un petit comm du genre "kikoo lol j'ador3 ton BlOg" avec surtout un bôôô lien vers leur propre blog, des fois que tes amis aient aussi envie d'être ses amis, bref.
4. Blogueurs et internautes errants
Y a aussi une bonne proportion de commentaires laissés par ces internautes errants qui tombent pas hasard chez toi et qui laissent systématiquement une trace de leur venue. genre "ton blog est super" ou "ton blog est tout naze", au choix. Ces internautes là, je me demande toujours s'ils reviennent après ou pas...
5. Les trolls
Les trolls, tu sais pas qui c'est. Tout ce que tu sais, c'est que c'est juste des gens qui viennent poster juste pour le plaisir de pourrir ton blog à leur façon. Y en a qui t'insultent, y en a qui te disent que tu sais pas écrire en faisant une faute tous les deux mots, y en a qui te font publqiuement des propositions obscènes, bref, à chacun sa façon de procéder. mais ce qu'ils ont tous en commun, bien évidemment, c'est de rester anonyme tu penses. Pas d'adresse mail valide, pas de blog, pas de couilles quoi. Bref, ces gens-là, il faut faire avec, ça fait évidemment partie du jeu. Alors après, libre à toi de censurer ou pas ce qui est publié, libre à toi de te sentir heurtée par les propos publiés ou de les ignorer. Moi, le dernier en date dont j'ai souvenir, c'était un commentaire dont l'auteur disait juste qu'il allait me "scatoriser le cul", et il m'a même pas demandée si j'étais d'accord. Ca fait mal au fait une "scatorisation" du cul ??
6. Les donneurs de leçons
Eux, c'est ceux que je préfère. C'est mes petits chéris, c'est les meilleurs. Ceux-là, c'est des gens qui atterissent chez toi Dieu sait comment et qui viennent t'engueuler. Hé oui ma bonne dame, où va l'monde, je vous l'demande ? Ces inconnus, ils débarquent chez toi et ils t'engueulent parce que, par exemple, tu OSES te marrer des bêtises de tes enfants alors qu'eux ils sont à deux doigts de signaler ton blog aux services sociaux pour te faire retirer la garde des tes pauvres rejetons. Ca, c'est les mères exemplaires qui épient les blogs de mères indignes comme moi, qui donnent des leçons, limite qui m'apprennent à changer une couche, et qui vont jusqu'à me balancer des liens sur les risques domestiques ou SOS enfance maltraitée. Si si, rappelez-vous, y avait eu une vague polémique à ce sujet ici. Sinon, dans le genre donneurs de leçons, y a pire. y a ceux qui te disent carrément que tu ne sais pas de quoi tu parles, que tu devrais limite être interdite de blog tellement t'es pas assez compétente pour parler de certaines choses. dernier exemple en date sur le blog de ma copine Pétasse qui a écrit un très joli pamphlet sur l'amour où elle explique que l'amour, c'est avaler, c'est faire l'amour pendant les règles et aimer l'odeur de dessous de bras de l'autre. Et ben la Pétasse, elle s'est fait rabrouer par Isa. Isa, elle est psy depuis 18 ans, parfaitement m'sieur. Et Isa, elle a fait des études universitaires, ça rigole pas. Alors Isa, elle estime que la Pétasse n'est pas compétente pour parler d'amour et que d'ailleurs, l'amour, elle sait même pas ce que c'est. Parce que Isa la psy qui a fait une spécialisation philo après le Bac (et qui n'impressionne franchement personne car si je fais le tour de mes potes blogueurs et de mon propre CV, y aussi de belles années d'études qu'on évite, quant à nous de jeter à la tête du premier venu pour se donner des airs de supériorité), elle sait parfaitement ce qu'est l'amour, et devine pourquoi : parce qu'elle l'a appris à la fac tiens !! Bref, des exemples de donneurs de leçon sur la blog, y en a un paquet : y a le punk qui te trouve pas assez punk parce que lui au moins il s'endort sur le trottoir avec sa bière, son chien et son vomi alors que toi t'as décidé d'élever tes gosses ailleurs que sur le trottoir au milieu des Kro vides et des bergers allemands. Alors ce punk là, il estime que t'es pas en droit de parler du mouvement punk ni d'aucun groupe punk d'ailleurs. Y a celui qui relève le terme "infidélité" dans un de tes billets et qui t'écrit pour te dire que bonne mémère, tu devrais avoir honte de confier à tes lecteurs que tu as parfois été infidèle, que faire l'apologie (oui, carrément) de l'adultère, c'est tout bonnement honteux, et il conclut en te traitant de salope à défaut de pouvoir te brûler vive. Bref, y a trop de monde dans cette catégorie là mais ces gens-là ne cesseront jamais de m'épater tant lur démarche rime à rien.
Et les autres lecteurs alors ?? Qui sont-ils ? Sur 10 lecteurs, vous êtes 9 à ne pas laisser trace de vos commentaires. Normal quoi, on est pas non plus obligés de signer le registre des entrées pour prouver qu'on était là. Mais bon, c'est juste une question quoi, simple curiosité. parce qu'y a quand même des gens qui ont l'impression de bien me connaître alors que moi, j'aimerais bien savoir d'où ils débarquent. Quand je suis à un concert loin de chez moi et qu'une bande d'ados me regarde passer sans broncher et de loin, me lance joyeusement "C'est bon Eve, on t'as reconnue", ben j'imagine qu'ils ont suffisamment parcouru le blog pour pouvoir me reconnaître dans une foule et pour avoir le sentiment de me connaître un peu. Idem quand je suis à une terrasse et qu'un groupe de mecs se retourne vers moi à tour de rôle en murmurant un brin trop fort "C'est pas la Eve du blog ??", "- Si si c'est elle on dirait", ben idem, je me dis que ces gens-là, je les connais absolument pas, je sais pas d'où ils sortent alors qu'eux, ils ont l'air de me connaître un minimum. Bref, c'est bizarre les blogs. et c'est flippant des fois, je vais virer parano et me mettre à me demander si ma voisine, mon boulanger et mon coiffeur (non merde c'est vrai, j'ai pas de coiffeur... la preuve : ma frange DIY) ne liraient pas ce blog en douce, pompant tout ce qu'il y a à savoir sur moi sans jamais se faire remarquer lors de leurs venues. Ben ouais, ça fait partie du jeu tu vas me dire. Mais quand même, moi je suis une sale petite curieuse et des fois j'aimerais bien savoir qui vient me lire au juste, juste comme ça pour la déconne.
Alors toi, le lecteur tapi dans l'ombre, celui qui consulte ce blog en toute discrétion (peut-être parce que t'es un gens très cultivé qui veut pas s'avouer qu'il kiffe ce sale petit blog où la langue française est parfois écorché, où l'argot est roi et où le choix des sujets dépasse parfois difficilement le seuil de la ceinture), on va dire ça : cap ou pas cap ?! Allez quoi, si tu veux pas jouer, t'es pas drôle. Sois cap de te manifester, présente-toi à la manière d'un participant à une réunion des alcooliques anonymes si tu l'oses. Parce que tu sais, on a beau croire que les principaux commentateurs de ce blog et moi-même constituons une sorte de horde de tarés à l'humour douteux, sache qu'on est des gentils (et qu'on aime pas les méchants... allez allez, on chope la référence ultra-culturelle). Et que quand tu me vois en public, t'es pas obligé d'attendre que je sois barrée pour me parler ou de me reluquer en douce, t'as le droit de venir me parler, promis je suis sympa et je dis toujours bonjour. Bon ok, si je suis avec le Coach, quand on nous voit de loin, ça risque de faire peur à un non habitué mais sérieux, le fait qu'on s'insulte de tous les noms et qu'on ponctue chaque phrase par "je t'emmerde" ne fait pas de nous des gens méchants, c'est notre manière à nous de communiquer.
Bon sur ce je file, parce que ce con de Coach m'attend justement à la sandwicherie dans dix minutes pour qu'on bouffe un casse-dalle trop gras en matant le cul des passantes et en critiquant les gens. ouais je sais, c'est un sacré programme pour un samedi midi.
(Et si t'es sage, je te parlerai dès demain de mon programme du samedi soir à savoir : comment Manu a osé me traîner, en toute connaissance de cause, à une soirée karaoké. Souhaite-moi bonne chance).
23 mai 2008
C'est mon anniversaireuh !! (faites péter les cadeaux)
Bon allez, fini de déconner. Je veux pas dire mais niveau cadeaux, vous êtes un peu à la ramasse les gars. Et pourtant, c'est pas faute de quémander des cadeaux en tous genres pour vous filer des idées. Hé ouais, je suis comme ça moi, sympa, magnamime : je consacre plusieurs heures par jour à mes lecteurs adorés pour leur raconter des conneries qui leur tiendront compagnie au bureau ou ailleurs, je leur mâche le boulot en élaborant des wish lists pour qu'ils n'aient pas à s'encombrer de la tâche de me trouver un cadeau et malgré ça, toujours que dalle ou presque. Y a bien eu quelques généreux donateurs qui m'ont filé du flouze à une époque et ce juste avant que Paypal ne me tombe dessus et ne décide de bloquer mon compte (tout ça parce qu'ils voulaient pas croire, chez Paypal, que je m'appelais eve Ramone et que j'étais domiciliée au 77 Palisades Park à Rockaway beach... Pfff, j'vous jure). Y aussi eu les rarissimes généreux lecteurs comme la Pétasse, qui me couvre régulièrement de cadeaux, la Blonde, qui m'a récemment envoyé une poupée gonflable de Chuck Norris à poil, y a Hélène qui m'a fait des macarons au Nutella rien que pour moi (faut dire que je le vaux bien), y a Annick qui m'a acheté plus de chocolats pour moi toute seule que tout ce que vous avez reçu à vous tous pour Paques, pis y a évidemment le coach qui m'a payé tant de litres de bière et de Martini depuis que je le connais que lui, il est dispensé de cadeaux à vie (et je te parle pas des sandwiches.. d'ailleurs le coach, demain, see you au QG du KJiBi). Ah oui, pis y a évidemment Manu qui me couvre régulièrement de cadeaux (mais pas assez à mon goût) mais lui il est un peu obligé parce qu'on couche ensemble quand même et que du coup, faut c'qu'il faut, d'autant que je mérite encore plus de cadeaux de sa part depuis la plus-value dûe à la présence de son enfant dans mon utérus.
Bref, à part ces gens-là, y a rien que des radins qui veulent pas comprendre l'importance du concept de cadeaux dans ma religion. Selon ma croyance à moi, celui qui ne t'offre pas de cadeaux, ben il t'aime pas vraiment. Autant te dire, lecteur, que je me sens pas vraiment aimé de toi, et ça c'est quand même pas cool. Bref voilà, je sais pas si j'ai réussi à te faire culpabiliser avec ces quelques lignes (je pense que non mais j'espère sincèrement que oui) mais toujours est-il que tout n'est pas perdu pour toi. Hé non, tu as beau avoir raté Noël, la Saint-Valentin et maintes occasions de m'offrir des cadeaux, tu ne vas pas t'en tirer comme ça sale crapule. Car bientôt, c'est mon anniversaireuh. Et sachant que je suis déprimée à l'idée de m'approcher toujours plus de la trentaine, et puis aussi déprimée par mes hormones en folie et mon ventre qui grossit, grossit, grossit, me faire un cadeau pour mes 27 berges, ce serait juste une bonne action quoi. Enfin, tu penses bien que je veux pas t'obliger non plus hein, c'est pas mon genre d'insister. C'est comme le chantage, c'est pas mon truc. Dire que pour mes 28 ans, je prévois déjà une super méga teuf rock'n'roll avec des concerts et des fûts de bière à gogo, et préciser que je n'y inviterai que les blogueurs qui m'auront envoyé un cadeau digne de ce nom pour mes 27 ans, ce serait carrément dégueu quoi, ce serait petit et mesquin.
Donc voilà, je te force pas lecteur mais si tu m'envoies un cadeau pour mon anniversaire qui tombe le 10 juin (mais peu-t-importe si tu es à la bourre, je continue à accepter les cadeaux au-delà de cette date... et même avant d'ailleurs), je t'aimerais déjà plus que ce que je ne t'aime déjà. En gros, je t'aimerai peut-être un tout petit peu quoi, ce qui, venant de moi, n'est déjà pas si mal. Pour l'instant, j'aime que maman parce qu'y a qu'elle qui a déjà commandé mon cadeau d'anniv (oubliez le DVD de Cry Baby, Maman Eve a mis une option dessus) mais si tu veux avoir une chance que je t'aime aussi, achète-moi donc quelque chose de beau parmi ces quelques suggestions (petit conseil, histoire de faire mon emmerdeuse jusqu'au bout : te risque pas à acheter des cadeaux hors wish list parce que tu risques d'avoir mauvais goût et dans ce cas, je prendrais ton cadeau comme une provocation à laquelle je répondrais par un envoi d'étrons canins garantis en provenance du cul du chien de ma voisine).
Bon, pour ce cadeau-là, inutile de vous battre, vous pouvez vous mettre à plusieurs si vous être pauvres ou radins. car ce cadeau, je le veux. Alors démerdez-vous comme vous voulez mais offrez-le moi. Je suis prête à envoyer une photo de mon sein droit à quiconque m'offre ce collier-là car au cas om tu ne le saurais pas (et crois pas tout savoir de moi, on est pas potes non plus), je suis fan absolue d'Alice au Pays des Merveilles. Pas la version Walt Disney hein, la version littéraire. Et ce collier avec une petite bouteille qui dit Drink Me, y a pas à chier, je le veux.
Bon ok, si t'as cliqué, t'as vu qu'il était en rupture de stock. Ranafout', démerde-toi comme tu veux, passe la nuit sur Google s'il le faut, fais intervenir tes relations, vole-le dans le coffre à bijoux de ta femme si elle a le même, bref, épate-moi bordel et estime-toi heureux que je ne t'ai pas réclamé un poney.
Bref, si l'opération collier d'Alice te fais peur, ne panique pas, j'ai une solution plus facile pour toi. Tu te connectes sur Pin up Girl Clothing (et là je t'avoue que ça me fait mal au cul de lâcher, par la même occasion, une adresse fétiche que je me gardais rien que pour ma gueule à toutes les morues du net qui vont vouloir s'acheter les mêmes fringues que moi) et tu choisis ce que tu veux m'offrir parmi ces nombreuses suggestions (et si tu trouves ça trop cher, sois pas con, arrange-toi avec d'autres blogueurs pour un cadeau commun, vous êtes quand même assez nombreux à vous pointer tous les jours pour pouvoir trouver un arrangement) :
Cette robe, je la veux je l'aurais
(note qu'il me faut une taille S hein, parce que mon ventre il va bientôt désenfler)
Cette robe-là, je la veux encore plus (et en plus, elle est moins chère) :
Et celle-là n'en parlons pas, j'en rêve (de la robe hein, pas de la meuf... quoique...) :
Et quand t'auras fini de bicher sur les seins de la pin up, tu pourras aussi me commander ce top léopard pas cher du tout :
Cette robe là, tu penses bien que je la veux aussi :
Et celle-ci, je la veux je la veux je la veux démerde-toi comme tu veux :
Et puis celle-là aussi je la veux et après promis j'arrête :
Et puis si t'arrives pas à faire ton choix, tu peux toujours m'acheter un chèque cadeau que je dépenserais toute seule comme une grande fille (prends-en un gros hein).
Et si tu n'as ni le courage de chercher le collier Alice avec la même ardeur que les chevaliers de la Table ronde ont cherché le Graal, et que tu n'as pas non plus envie de me payer une robe de peur que je sois plus bonnasse que toi (ou que ta femme) dedans (poufiasse va !), sache que je n'aime pas que les colliers introuvables et les robes importées. J'aime aussi les choses parfaitement inutiles :
Un dessous de plat en forme de tablette de chocolat. Ca sert à rien, c'est génial :
Un toaster tête de mort que je vous avais déjà réclamé suggéré de m'offrir il y a quelques temps mais que personne ne s'est dévoué pour me payer. Par votre faute à tous, ça fait six mois que je ne prends plus de petit dej', je ne vous félicite pas :
Un téléphone glamour même pas kitsch pour que je puisse téléphoner à mes copines depuis ma nouvelle chambre que je compte décorer façon bordel de luxe :
Une horloge tête de mort pour aller avec mon beau grille-pain :
Et comme je suis une fille basique, en plus des bijoux introuvables, des fringues hors de prix et des trucs qui servent à rien, j'aime aussi la belle vaisselle. Ouèp. Et je m'en tamponne que tu trouves ça con d'acheter des mugs tous les mois. Alors au lieu de la ramener, paye-moi donc :
Ce mug avec le chat de Cheshire dessus :
Et cet autre mug d'Alice, parce qu'il faut bien que j'ai un mug assorti au premier au cas où je te payerais le thé :
Et tant qu'à faire, jamais deux sans trois :
Et comme je suis une grosse tarée mentale perdue à Wonderland qui rêve de se faire un goûter façon Tea Party du Chapelier, j'ai pensé à vous proposer un service à thé. Considérez ça comme un cadeau en avance pour mon mariage : c'est comme sur une liste de mariage, t'as le droit de prendre rien qu'une tasse si t'as envie, mais arrange-toi pour qu'au bout du compte, toutes les contributions me permettent d'avoir tout le service. car comment te dire... ce service, j'en rêve :
Oui je sais, ça fait très fifille et guère rock'n'roll. Mais à la base, j'ai pas un vagin pour rien, je vous rappelle que je suis une fille avant tout euh !!
Et une fois que vous m'aurez payé pièce par pièce le service ci-dessus, faudra inévitablement penser aux assiettes à dessert qui vont avec, ne serait-ce qu'en raison du message inscrit sur chacune d'elles, message écrit dans un français douteux. Ma préférée : "Très bonne". clique, c'est là.
Bon, tu penses bien que je pourrais passer des heures à te suggérer des choses aussi géniales que moi mais bon, j'ai quand même une vraie vie et des choses à faire dedans. Je te laisse donc faire ton choix. Si vraiment t'insistes, je ferai davantage de suggestion la semaine prochaine mais déjà là, il me semble qu'il y a de quoi faire. Pis sinon, tu peux t'adresser à la Pétasse qui t'indiquera une adresse parisienne sympa où ils vendent tout plein de trucs que j'aime (hé la Pétasse, n'oublie pas de leur montrer le sac à mains que je veux hein).
Allez lecteur, épate-moi, montre-moi ta générosité sans fin, fais péter les cadeaux quoi !!
Eve, sale consommatrice exigeante et superficielle qui mérite des cadeaux.



























