15 septembre 2007
Et si on allait au concert des... Ramones ?!!
Du haut de ses 3 ans, ma poulette et littéralement fan des Ramones. Elle connaît Beat on the Brat par coeur (bon ok, elle chante certains couplets en yaourt mais c'est déjà bien !), fredonne régulièrement Rock'n'roll high school et a fait de Hey ho let's go son hymne de ralliement. Je suis assez fière d'elle de ce point de vue, évidemment. Son papa ne voit pas cela d'un aussi bon oeil, convaincu que j'exerce une sorte d'endoctrinement en imposant les Ramones aux chastes oreilles de ma fille et me rappelant au passage qu'il n'est pas "normal" qu'un enfant de son âge connaisse par coeur le nom des membres du groupe alors qu'elle oublie régulièrement le refrain des comptines.
"Même pas vrai, je n'écoute pas que les Ramones et la petite, ben elle connaît d'autres trucs...
- Ouais tu parles, les Ramones et les Buzzcocks...
- Ben merde, c'est quand même un sacré bon début !".
Ma poulette d'amour connaît donc très bien les Ramones et reconnaît systématiquement qu'il s'agit d'eux lorsqu'elle entend un de leurs morceaux. Elle sait aussi que Joey est au chant, johnny à la guitare et Dee Dee à "l'autre guitare", comme elle dit. Pour le batteur, elle a un peu plus de mal : entre Tommy et Marky, elle n'a pas très bien cerné le truc, alors elle a laissé tomber. En revanche, s'il y a une chose qu'elle ignore sur eux, c'est qu'ils sont morts. Qu'est-ce que tu veux, j'ai pas eu le courage de le lui annoncer moi ! T'imagines, ce truc, c'est comme la morte de la mère de Bambi, ça peut être carrément traumatisant pour un môme ! Si elle sait que les Ramones sont morts, elle risque de cesser de croire qu'il y a encore une chance d'aboutir à quelque chose de nouveau et de valable, musicalement parlant, et elle va renoncer définitivement à la zic voire pire, se tourner vers des styles musicaux qui ne s'apparentent finalement que très peu à de la musique digne de ce nom, le genre de trucs inécoutables qui passionent les ados mais rendent dingues leurs parents.
Alors du coup, hier soir, quand on lui a annoncé qu'on allait voir un concert, elle s'est écriée : "Ouais cool !! On va voir les Ramones, ça va être trooooop génial !!". Bon, ça va, inutile de me huer, je sais qu'à ce moment-là, j'aurais dû lui expliquer que non, on ne verrait pas les Ramones, qu'y avait plus de Ramones et que même si ils étaient encore là, y avait peu de chances pour qu'ils viennent s'enterrer dans un bar de notre ville perdue. j'ai juste dit :
"Euuuuuh ouais, on va voir les Ramones ma poule... Mais ptetr qu'ils seront pas là hein...
- Pourquoi ?
- Chais pas moi, ptetr qu'y aura du monde sur la route et que leur voiture va rester bloquée dans les bouchons... Ptetr qu'ils auront un empêchement quoi. dans ce cas, on verra un autre groupe : le groupe de remplacement des Ramones.
- Ah (un "ah" qui veut dire : je m'en fous et je t'écoute même pas, je vais voir les Ramones, yeah !!)".
Arrivée devant le bar. On franchit la porte et on s'engage dans les escaliers qui nous amènent dans le bar en sous-sol et là, crois-le ou pas, comble du hasard, le fond sonore, ben ouais, c'est les Ramones. Là, je vois ma poule avec la banane et les yeux qui pétillent : "Maman, t'entends Joey ??!!". Sauf qu'en arrivant en bas, bven pas de Joey, tu penses bien. Juste une scène vide étant donné qu'on venait de rater le concert du soir. Drame total, t'imagines même pas. Sanglots dans la voix, moue des mauvais jours et yeux pleins de larmes :
"Ils sont où les Ramones ? Ils viennent quand ??
- Euuuh, ben ils ont pas pu venir, c'est pas grave hein, on les verra une autre fois...
- Mais moi je veux les RAMOOOOOONES !!!
- Calme-toi poulette, calme-toi, on va voir les instruments des Ramones... (devant la scène) Tu vois là, la guitare de Johnny... et là, la basse de Dee-Dee...
- Et le micro de Joey...
- Exactement...".
Quand soudain, un vrai musicien, un musicien vivant quoi, pas un Ramones mort évidemment (ce serait trop beau !), se pointe pour ranger le matos :
"MAMAAAAAAAAAAN !! Le garçon il pique le micro de Joeeeeeeey !!
- Euuuuuh chut ! Chuuuuut ! Calme-toi.... Eux, ben... euh... c'est des potes aux Ramones, ils rangent juste leurs affaires pour leur ramener...".
Toi, j'te vois d'ici, tu te marres, évidemment. Tu te marres en te disant que des fois, je suis quand même sacrément navrante de conneries. Et sur ce point, tu as raison. Ceci dit, tes moqueries et sarcasmes ne m'aident pas à répondre à cette terrible question : quand et comment vais-je bien pouvoir annoncer à ma fille que les Ramones, ben ils sont morts, merde...!!!
05 septembre 2007
"Rock'n'roll high school" où l'indémodable kitsch façon Ramones
T'as déjà vu le film Rock'n'Roll High School, sorti en 1979, avec les Ramones en méga guest stars ?
Ben en bref, c'est un film assez naze avec un scénario bien bidon façon Grease 2 (j'ai bien précisé Grease "2"... autant le premier volet est génialissime, autant le second, avec l'insupportable Michele Pfeiffer et son nez refait, absolument pas crédible en lycéenne révoltée, me donne envie de vomir) : un lycée sans dessus-dessous, des lycéens accros aux rock et fans des Ramones, une groupie aussi ridicule qu'acharnée et, évidemment, de méchants professeurs bien décidés à recadrer tous ces petits merdeux en interdisant le rock et ses débordements dans l'établissement.
Ceci dit, ça a beau être du pur vintage kitchissime, paraîssant complètement dépassé dans l'ensemble, ça reste un film avec les Ramones en guest stars et les Ramones sont intemporels, n'oublie jamais ça. Du coup, les voir chanter dans une chambre de lycéenne ou dans les couloirs du lycée ne nous paraît pas dépassé et pas si naze que ça, tout comme les voir faire les rebelles de la der' dans la salle de classe avec une radio géante et des messages de cancres au tableau. Rock'n'Roll High School, ça reste une bonne compilation de quelques excellents morceaux des Ramones comme le titre Rock'n'Roll High School, évidemment, et I want you around, par exemple.
Tiens, parlons-en de I want you around... C'est incontestablement une de mes chansons préferées des Ramones (oui, je sais, je dis ça à chaque fois... pas de ma faute si j'ai une cinquantaine de chansons préférées des Ramones que je ne parviens pas à départager). Et le clip, ma parole, c'est un clip de malade. Tellement dans l'esprit "retro-kitsch-vintage" que t'oses à peine le croire. Voilà le topos : la maigrichonne blonde qui joue le rôle de la groupie rebelle et prête à tout pour rencontrer Joey, rentre de l'école dans son affreux short en satin violet superposé sur un justaucorps rouge à vomir. Elle se tanne sur son lit avec un petit joint, cette sale hippie, et se met à fantasmer littéralement sur les Ramones qui, la marie-jeanne aidant, font irruption dans sa chambre comme par enchantement. La petite veinarde, la voilà avec Johnny qui gratouille sur sa sèche pendant que Joey, trop sexy dans son jean's troué (évidemment que je suis sérieuse quand je te dis que Joey est sexy... Je t'expliquerai un jour ce qu'il y a de sexy chez Joey Ramone, ça va te scier les pattes tellement tu te sentiras bête de pas t'en être aperçu avant...), chante son truc de lover. Et après, à force de tirer sur son joint, la blonde se retrouve dans un trip fantasmatique de déglingos, plus vintage et plus naze, tu meurs. Non seulement Johnny se retrouve on ne sait comment avec une guitare électrique à la place de sa sèche dans les mains, mais la blondinette se retrouve quant à elle en sous-vêtements sous un peignoir moche. Et comble du sensuel, devine ce qu'elle voit quand elle regarde par la fenêtre : Marky Ramone qui joue de la batterie dans son jardin, waouh la classe !! Excitée comme une petite cochonne c'est pas permis, la voilà à présent qui se retrouve à oilpé dans sa salle de bains où elle tombe nez à nez avec Dee Dee qui joue de la basse sous la douche (pauvre Dee Dee, ils t'ont vraiment refilé le mauvais rôle tes potes... jouer de la basse sous le jet de la douche, c'est franchement pas cool) ce qui le rend 'achment sexy, tellement sexy que la morue en drap de bain finit par s'évanouir au milieu de tous ces Ramones et par s'écrouler sur les genoux de Marky. Après, pour la suite, t'as le droit d'imaginer ce que tu veux... Genre que les ramones lui ont fait sa fête à cette petite excitée.
Bref, je te laisse voir le clip de l'indémodable kitch naze façon Ramones :
02 septembre 2007
Joey Ramone et Hilly Kristal se font un boeuf...
A l'heure où j'écris ces lignes, sûre que Joey Ramone et Hilly Kristal sont en train de se faire un boeuf. Car pour ceux qui n'auraient pas suivi l'actualité rock underground de ces derniers jours, Hilly Kristal, LE Hilly Kristal du CBGB est mort ce 28 août 2007.
Pour les incultes, rapide rappel sur ce qu'était le CBGB : un club de concerts, berceau new-yorkais du punk et des musiques Undergound, qui a vu naître des groupes aussi mythiques que les Ramones, les New York Dolls, Television, les Kinks ou Blondie, pour n'en citer que quelques-uns. Le CBGB avait récemment fermé, en 2006, suite à un embourgeoisement du quartier et à un loyer devenu exorbitant et ce, malgré une lutte acharnée de nombreux sympathisants qui avaient mené diverses actions pour le maintenir ouvert.
Pour les nostalgiques, pour les punks, pour les curieux et pour tous les autres, il y a ce très beau livre (que j'ai eu la chance de recevoir à mon dernier anniversaire ^^) sur le CBGB, par Hilly Kristal et David Byrne. Il regorge de photos inédites des nombreux groupes ayant foulé la scène du CBGB depuis 1974 jusqu'aux années 90.
Ce livre, il te le faut lecteur. Alors clique sur l'image, et qu'ça saute !
12 août 2007
"Trop de Ramones tue JAMAIS le Ramones"
Ma grande expresiion, c'est "trop de truc tue le truc".
Exemples :
- Quand je me sens déjà bien entamée par le houblon et qu'on me présente aimablement une nouvelle chopine : "trop de bière tue la bière !"
- Quand je vois mes potes larver sur le canapé en roulant un "dernier" joint (le dernier joint étant toujours suivi d'un autre dernier joint) : "trop de joint tue le joint !" (et j'ajoute même : "bande de sales hippies !")
- Quand j'ai envie de me recoucher après le petit-déj : "trop de sommeil tue le sommeil"
- Quand j'ai passé une bonne partie de la journée la main dans un slip autre que le mien (ou même dans le mien d'ailleurs) : "trop de sexe tue le sexe !"
- Quand j'ai alourdi mon découvert de quelques centaines d'euros en achetant une énième paire de pompes, des fringues que je ne mettrai pas et des CD que je pourrais télécharger si je m'en donnais la peine (et si je n'étais pas une foutue consommatrice refoulée) : "trop de shopping tue le shopping".
Bref, l'expresiion "trop de... tue le..." s'accomode à toutes les sauces ou presque. Car s'il y a une exception à cette expression passe-partout, c'est les Ramones !! Gare à qui ose dire que "trop de Ramones tue le Ramones"... Trop de Ramones ne tue JAMAIS le Ramones. D'ailleurs rien que ça, "trop de Ramones", ça sonne faux. Y a jamais trop de Ramones.
Vous pouvez me dire que je tombe dans l'excès voire même dans le fanatisme débilisant, ce côté-là je l'assume. Je collectionne les t-shirt du groupe, j'ai même un string Ramones (véridique !) et songe de plus en plus sérieusement à mon beau tattoo Hey Ho Let's Go sur l'omoplate (et tant pis si j'ai plus quinze ans). J'assume à fond cette obsession exacerbée, cette fixette sur les Ramones.
N'essayez pas de me convaincre que les Ramones c'est bien mais sans plus, que les Clash étaient largement au-dessus, de même que des tas d'autres groupes de l'époque. Pour moi, y a les Ramones, pis après y a tous les autres. Ne vous fatiguez pas à tenter de me démontrer par A+B que Joe Strummer assurait plus au niveau compo qu'un Joey Ramone. je ne me fatiguerai même pas à vous contredire, objectivement je ne suis on ne peut plus d'accord. Mais le fait est que les morceaux des Ramones me touchent davantage, et ça ça compte plus que tout. Si on imagine un morceau musical sur chaque épisode décisif ou anodin de sa vie, la bande son de ma vie serait signée par les Ramones à quasi 100%. Les Ramones, c'est le seul groupe que je peux écouter toute la journée, tous les jours de l'année sans m'en lasser, les seuls qui me filent la patate dès le matin quand j'ai les yeux encore tout gonflés par ma nuit trop courte. Et puis aussi, FUCK OFF à ceux qui prétendent que les Ramones ne savent pas écrire de chansons d'amuuuuuur !!
Alors pour répondre aux questions que m'ont fait parvenir certains amis et lecteurs sur mon blog myspace :
- Non, j'en ai JAMAIS marre des Ramones.
- Non, les Ramones ne sont pas des gros nazes qui ne savent pas jouer, ceux qui pensent ça n'ont décidément rien pigé, mais alors rien de rien. (Et ta soeur au fait, elle sait jouer ?!!)
- Si j'avais eu vingt ans au début des années 80, j'aurais peut-être même été groupie de Joey Ramone (moi l'anti-groupies par execellence... tout un paradoxe, je sais... mais là c'est les Ramones, merde !)
- Non je n'ai pas honte d'avouer que je suis en train de me customiser un beau t-shirt I love Joey Ramone et un autre et puis un autre avec Ramones Addict pour ma gosse... Et je n'ai pas honte non plus quand je vais faire mes courses et qu'une bande d'ados qui a repéré mon joli t-shirt m'emboîte le pas en scandant "Hey Ho Let's Go !!". Au contraire, ça me colle même une sacrée banane... :)
J'ai honte de rien tfaçon...
Sur ce, puisqu'il y a un morceau des Ramones approprié à chaque moment de ma petite existence minable et traversant en l'occurence une de ces interminables périodes de remise en question, tenant tant bien que mal de définir ce que j'attends vraiment de la vie et ressassant certaines choses de manière quasi maladive, j'ai jugé approprié de me coller Stop thinking about it en boucle. et entendre Joey ramone me dire à moi You don't know what you want, you don't know what you need, you don't know what you want but you want it, ben j'adore, c'est tout ! Joey, tu m'as bien cernée toi... ;)
26 juillet 2007
RAMONES : biographie non-exhaustive et carrément subjective
Pour mon ami Bruce qui m'a demandé de lui parler des Ramones, et pour faire chier tous ceux qui me traitent de grosse malade souffrant de troubles obsessionnels liés à l'écoute excessive dudit groupe, voici ma biographie non-exhaustive et carrément subjective (mais alors là, carrément !) des Ramones. Une biographie tout droit issue de "Evepedia", l'encyclopédie pas-en-ligne à peu près aussi riche que "Wikipédia" mais dont on remet volontiers en cause le contenu (et c'est un tort).
Début de l'histoire en janvier 1974 à New York. Après ça, qu'on dise pas que les Pistols ont inventé le Punk (non mais manquerait plus que ça...). Je ne m'étends pas sur les Sex Pistols qui auront droit à leur petit article très bientôt, même que son contenu risque de ne pas plaire à tout le monde (fuck off, c'est mon blog, je raconte ce que je veux). Joey, Johnny, Dee Dee et Tommy embarquent leurs instruments tout nazes et se lancent à l'arrache dans l'aventure Punk Rock.
Pour ceux qui ne savent toujours pas qui est qui, dans les Ramones, un petit briefing, le même que je fais à ma môme pour tenter de lui apprendre le nom de chacun. Au chant, le grand aux cheveux longs et lunettes de soleil, c'est Joey. C'est le Ramone que j'ai déclaré number one, pas seulement parce que il porte des jeans serrés trop courts et des baskets bon marché carrément cradingues, juste parce que je l'aime bien. A la guitare, le petit nerveux à l'air pas cool et à la coupe de cheveux de naze (qu'il gardera toute sa vie, le con), celui qui gratte toujours les cordes dans le même sens, c'est johnny. Respect à Johnny qui a quand même fait tourner le groupe. Mais Johnny, faut quand même savoir que c'est l'enfoiré qui a piqué la meuf à Joey (hoooooou !!!) et qui a plombé le moral de Dee Dee. Sans compter que c'était un facho (d'où le titre The KKK took my baby away, écrit par Joey, mais est-ce vraiment utile de le rappeler) qui, par la suite, a carrément appelé à voter Bush (le con), ce qui n'est pas une raison en soi pour détester ou renier les Ramones (soit dit en passant à certains Redskins que je connais et qui ont sorti les Ramones de leur vie pour ça, quelle tristesse). A la basse, Dee Dee, le Ramones number 2 (pourquoi ? parce que je l'aime bien...), celui qui aurait voulu être chanteur mais que Johnny a nommé bassiste, ce qui lui allait plutôt bien au final. A la batterie Tommy puis Marky. Ah oui, pis y a aussi eu CJ que je ne cite pas parce que c'est pas un vrai ramone... là tout le monde se met à me huer et à me traiter de naze en me disant qu'il méritait d'être considéré comme un Ramone, merde. Sauf que moi, ben j'dis que CJ en Ramone, ça le fait pas trop, on dirait un hardos égaré sur scène dans un groupe qui n'est pas le sien. Mais respect quand même pour CJ qui était pote avec Joey...
Bon, où j'en suis moi... Pfff, pis merde, suis pas une bonne biographe pis y a trop à dire. Et citer leurs meilleurs titres alors que j'en vois pas de mauvais, ce serait pas simple. Alors autant en rester là pour ma biographie vraiment pas exhaustive. On terminera en disant qu'ils sont tous morts ou presque, qu'ils restent l'un des meilleurs groupe du monde et de l'univers intersidéral, et qu'ils font partie de ces groupes qui ont inventé le punk, qu'on le veuille ou non.
Sur ce, je m'en vais rejoindre ma poulette qui mate un DVD des Ramones en secouant la tête sur I wanna be sedated (véridique !!) et qui m'a réclamé un sac ramones pour la rentrée. La brave petite ! 







