Ma vie rock'n'roll

"C''est fini l'temps du rock'n'roll !", dit le père. Pour persuader sa fille de grandir, de se ranger, d'être une working-mum exemplaire. "T'as rien compris le père", dit la fille. Pour convaincre le père que sa vie rock'n'roll est bien aussi.

12 juin 2008

La trentaine et le sexe

sexe_mode_emploi

Oyé oyé braves gens,

Je commencerais par remercier officiellement tous ceux qui ont pensé à me souhaiter mon anniversaire et encore plus ceux qui m'ont offert des cadeaux. Quant aux autres... qu'ils aillent se faire mettre, ça leur apprendra à m'oublier.

Ceci étant dit et si t'as bien suivi, j'ai officiellement 27 ans lecteur. Même qu'il paraît que ça déprime ma petite maman. Et pour cause : je m'approche dangereusement de la trentaine et moi-même, je me rappelle très bien de l'époque où ma mère avait elle-même vingt-sept ans et ça me semble tellement proche que c'en est hallucinnant. Bref, plus que trois petites années de rien du tout avant de passer le cap des trente. Avant qu'on ne m'appelle définitivement plus que "Madame" au lieu de "Mademoiselle", avant d'investir dans des crèmes anti-rides placebo, avant de me demander si oui ou non c'est une bonne idée de se payer une cure de Botox, avant de passer pour une vieille conne au milieu des djeun's dans les concerts et ailleurs, bref, j'en rajoute rien qu'un peu mais c'est que la trentaine, c'est un rien angoissant quand même. c'est comme si je quittais tout doucement le monde des adultes en devenir ou ados attardés, comme tu préfères, pour devenir membre de la tribu des vrais adultes.

Ceci dit, il me reste trois ans avant de déprimer officiellement. Et pour me consoler de tout ça, j'ai quand même un argument en béton : le sexe. Parce que oui mes amis, il faut bien l'avouer, le sexe à preque trente ans, c'est plus du tout ce que c'était à seize ou dix-sept ans. Encore heureux te dis-tu. Ben oui, comme le dit si bien ma Biocopine qui est la pro des théories douteuses sur la sexualité et sur les hommes ("Tous les mêmes, tous des enculés !") : "Ce qu'il y a de bien avec la trentaine, c'est qu'on assume nos perversions".

Et elle a raison, rien que pour ça, la trentaine, je l'aime. Car en tant que quasi-trentenaire, que puis-je dire si ce n'est que le sexe quand t'es jeune fille et le sexe quand t'es une presque-dame, c'est deux choses différentes, deux dimensions parallèles, une où on essaye de s'amuser en adoptant une fausse mine enjouée et l'autre où c'est l'éclate totale, les montagnes russes en boucle. Quelques exemples (parce que je sais que t'aimes bien les exemples)...

Avant la vingtaine, on dit ça : "Je crois que je vais plaquer Kévin. Nan sérieux, ça fait à peine trois mois qu'on est ensemble et il pense qu'au cul, ça commence à me saoûler grave".

Alors qu'à l'approche de la trentaine, c'est plutôt : "Je crois que je vais larguer Paul (note qu'à trente ans, on ne sort plus avec des "Kévin"). Ca fait deux nuits que je dors chez lui et il a toujours pas posé la main sur moi, rien le con, que dalle, nada !".

***

Avant la vingtaine, quand les copines veulent des détails croustillants, on répond : "Nan arrête, c'est vachement trop perso ça, je te dirai rien."

Alors qu'à l'approche de la trentaine, on n'attend pas que les copines posent des questions pour dire : "Ce mec, c'est le champion du cunni toutes catégories. Rien que pour ça je vais essayer de le garder encore un peu."

***

Avant la vingtaine, on ne jure que par les préliminaires, à tel point qu'on pourrait ne se contenter que de ça : "Plus ça dure mieux c'est. On peut passer des heures à s'embrasser et à se caresser, c'est ce qu'il y a de plus beau."

Alors qu'à trente ans, ça donne plutôt : "Bon mon mignon, c'est pas l'tout mais ça fait un quart d'heure que tu joues avec mes tétons, tu pourrais p'tetr songer à me pénétrer, non ?!!"

***

Avant la vingtaine, on "fait l'amour" : "C'était trop gé-nial : il avait mis des bougies partout et du Radiohead dans la chaîne hi-fi et on a fait l'amour en se regardant droit dans les yeux, c'était trop beau."

Alors qu'à presque trente ans, ça fait longtemps que ça donne ça : "C'était trop in-tense, du feu de Dieu. Ca a commencé dans l'ascenseur et sur le palier et ça s'est finalement fait sur le tapis de son salon. Comment ça la couleur de ses yeux ? Ah ben je sais plus, j'étais pas vraiment dans une position qui favorisait l'observation."

***

Avant la vingtaine, on ne se masturbe pas. Ou du moins c'est ce qu'on dit... : "Quoi, moi, me toucher ?? Non désolée, je ne suis pas ce genre de filles, je n'ai pas besoin de me tripoter toute seule pour me faire du bien, je suis sexuellement comblée, crois-moi.". En résumé, à cet âge-là, on a rien compris.

Car à l'approche de la trentaine, on fait de la masturbation un art de vivre : "Quoi, moi, me toucher ?? Encore heureux pour qui tu me prends ?!!". Et à cet âge-là, pour sûr, on a définitivement TOUT pigé.

***

Avant la vingtaine, on est sensuelle, classe et glamour en toute circonstance : "Pour la Saint-Valentin, je vais lui faire un surprise : je me suis payée une petite nuisette en satin beige de toute beauté, il va pas en revenir !".

Alors qu'à trente ans, on est beaucoup plus directe et pragmatique et on assume donc la vulgarité ponctuelle : "Je viens de me payer des petites choses pour affoler mon mec : un soutien-gorge en résille avec une culotte fendue. Moi j'te l'dis, avec ça, je vais foutre le feu au matelas rien qu'en entrant dans le lit !".

***

Avant la vingtaine, on est réservée sur les jouets sexuels : "Moi j'estime ne pas avoir besoin de sextoys. c'est vrai quoi, je suis pas lesbienne ni vieille fille, et puis je suis largement servie avec mon mec, vous pouvez me croire !". Non, on ne te croit pas. (note au passage que la jeune fille dit "sextoy". parce que "godemichet", c'est pas beau).

A trente ans, on aime on on aime pas ce genre d'accessoires, mais dans tous les cas on assume : "Je viens de me payer un nouveau gode. C'est bien utile quand mon mec est en déplacement. Et puis c'est bien utile quand mon mec est là aussi, car même si ce type est une sorte de Dieu du sexe, les quéquettes vibrantes sont toujours les bienvenues dans le lit conjugal."

***

Avant la vingtaine, on parle de la chose de façon très codifiée. Il y a ainsi des mots qu'on ne prononce pas, tout est dans l'implicite. Exemples : "Hier soir, on l'a fait" ou encore "Son truc est énorme".

Alors qu'à trente ans, ça fait belle lurette qu'on appelle un chat un chat (et une chatte une chatte) : "Hier soir, on a baisé" ou "Sa bite est énorme". Clair, net, efficace.

***

Et le meilleur pour la fin : l'orgasme.

Avant vingt ans, on prétend toutes l'avoir vécu. On va même jusqu'à dire aux copines : "Evidemment, avec ce mec je jouis à chaque fois. Des fois plusieurs fois de suite même.", alors qu'au fond, on se pose intimement la question de savoir si c'était oui ou non de vrais orgasmes et non pas un gentil désir subitement assouvi. Sauf que ce qu'on ignore, c'est que le simple fait de se poser la question nous donne la réponse : se poser la question chérie, ça prouve que t'es passée à côté car un orgasme, si tu l'as vécu, t'es pas prête d'oublier ce que c'est. Et avant vingt ans, on est tellement conne gentille et généreuse que quand on fait l'amour sans jouir, on rassure son partenaire en lui disant : "Tu sais, j'ai pas besoin de jouir à chaque fois pour que ce soit bon, le plaisir, ça me suffit.". Mon cul ouais...

Alors qu'à trente ans, non seulement on sait ce que c'est qu'un putain d'orgasme mais en plus, c'est devenu une sorte de Saint Graal, une quête perpétuelle. D'ailleurs quand on fait du sexe, c'est pour choper un orgasme avant tout, pas pour se titiller gentiment le zizi en se faisant des bisous. Et pour le coup, si chéri jouit avant nous, ça donne plutôt ça : "Qu'est-ce que tu m'fais là ??!! Et moi ? Tu te fous de ma gueule ou quoi ?!!! Je te quitte, tocard !!!".

***

Bref voilà. Cet article n'a d'autre but de me réconcilier définitivement avec l'idée d'approcher peu à peu de la trentaine. Et quand je me relis, je me dis que ouais, finalement, je suis bien contente d'avoir vingt-sept ans, je m'éclate vachement plus que dix ans en arrière. Et maman, rassure-toi : ce n'est pas parce que je deviens vieille que tu deviens très vieille. Et regarde comme on rigole plus maintenant que je suis une ado-attardée-mais-presque-femme-quand-même. D'ailleurs le premier qui traite ma mère de vieille, je lui pète ses dents, c'est clair ?

Messages perso : @ Tata Corinne, pardon d'avoir encore parlé de sexe sur mon blog en employant des termes ô combien vulgaires dans la bouche d'une fille. Mais crois-moi, il y a des choses bien plus vulgaires encore dans la bouche d'une fille. Dis-toi que je suis ta nièce avant tout et que je t'aime et que tu m'aimes et qu'il ne faut pas m'exclure de la famille pour cette attitude scandaleuse. Amen.

@ Tata Nana : Je viens de trouver ton nouveau vibro. Parfaitement compatible avec ton régime :

concombre

Le vibro concombre garanti sans graisses et sans trop de calories !!

Sinon j'ai aussi trouvé celui-ci en faisant mon marché :

carotte

Le vibro qui rend aimable ! (je ne parle pas pour toi là hein)

Sinon j'ai bien cherché mais le vibro surimi n'est pas encore disponible.

Posté par _eve_ à 10:12 - Je ne parle pas de sexe parce que c'est vulgaire - Commentaires [49] - Permalien [#]

22 mai 2008

Conseils séduction pour une folle nuit de baise non conforme aux tendances sexo 2008

Il y a quelques jours, je te parlais de la tristesse de la presse féminine et de la dictature du sexe qu'elle s'efforce d'imposer à ses lectrices sous de ridicules prétextes de tendances en la matière. Et bien puisque que les magazines féminins prodiguent la bonne parole du "sexe tendance", j'ai décidé de gâter toutes les has been du cul qui lisent ce blog (has been certes, mais épanouies du minou les bougresses !) et de me la jouer journaliste sexo, prodiguant à mon tour la bonne parole du sexe à travers quelques conseils séduction. Rassure-toi lectrice, ce que tu vas lire n'a rien à voir avec ce que t'infliges la presse féminine, mais alors rien du tout. Pas de canards vibrants à l'horizon, pas de lits de pétales de roses et de massages sensuels qui durent des heures, rien que les bons vieux conseils de Madame Eve ("Madame Eve", j'aime bien... Ca fait un peu mère maquerelle d'un bordel chicos).

Alors, puisque, précisons-le aussi, je suis minablement payée par Sexyavenue pour te faire part des mes conseils séduction personnalisés, je vais pas me gêner. Pour une folle nuit de baise réussie, j'annonce :

1. La tenue de combat : Evidemment, tu ne vas pas te pointer au lit en yogging Decathlon et t-shirt XXL à tête de Mickey Mouse délavée (et je veux pas le savoir que ce soit ton t-shirt préféré).  Si tu veux avoir des chances de baiser comme il se doit, tu vas me faire le plaisir de revêtir une tenue de combat savamment choisie, sinon j'te préviens, je ne prends même pas la peine de poursuivre et je me casse direct. Bon, niveau choix, c'est à toi de voir : soit t'es une vraie aventurière qu'a peur de rien et tu fais confiance aux mags féminins qui te conseillent sur une ligne de lingerie glamour très chic et sensuelle... Soit tu préfères faire confiance à Madame Eve sachant qu'avec ses combines à elle, à défaut d'avoir effectivement fini par baiser, t'auras au moins bien déconné. Bref, Madame Eve, l'anti-glamour par excellence, te suggère ceci : franchement, pourquoi t'emmerder avec des froufrous, de la dentelle et du satin qui recouvre tout ton corps alors que tu sais pertinemment que ton jules, il va te virer ça en moins de deux ? Et te connaissant, ça va te vexer. Et si ça te vexe, ça va pourrir l'ambiance, vous allez faire la gueule et vous baiserez pas du tout. Alors sérieusement, pourquoi prendre un tel risque alors qu'il existe de bonnes vieilles tenues qui ont fait leur preuve telles que la sacro sainte culotte fendue que t'as pas besoin d'enlever ou l'anti-glamourissime soutien-gorge ouvert que t'as même pas besoin de dégrafer pour te faire titiller les nénés ? moi j'dis ça comme ça hein, te sens pas obligée. Mais bon, avoue que c'est quand même vachement pratique et que le temps fou que tu gagnes à pas te déssaper, tu peux le passer à... ben à faire des tas d'autres trucs avec ou sans les mains.

2. Le vibro : Bon, t'es pas obligée d'adhérer à ce second point mais je tiens tout de même à te mentionner au passage l'utilité d'intégrer un vibro dans tes ébats. Evidemment, pas à tous les coups, parce que sinon ce serait plus marrant à force. juste de temps en temps quoi. Car crois-moi, le vibro est un peu le meilleur ami de la femme après le lave-vaisselle. Et puis convaincre ton mec d'inviter un pénis factice dans ton lit, c'est toujours plus simple et moins risqué que de lui suggérer la participation de ton amant ou de toute autre tierce personne. Bref voilà, je dis ça, je dis rien, mais si ça ne tenait qu'à moi, j'inviterais ce vibro là, et je m'en cogne qu'il soit pas glamour :

Ceci est bien une bite mais j'ai mis rien que le bout pour pas choquer maman les âmes sensibles

Tu peux cliquer dessus chérie, il te fera pas de mal et tu pourras carrément en adopter un (et Manu, je dis ça comme ça au passage mais ça fait longtemps que j'ai pas eu de nouveau jouet et moi tu sais bien que je suis un peu comme une enfant et que j'aime avoir de nouveaux joujous... Donc toi aussi tu peux cliquer, parce que ouais, ça marche même avec les mecs, et tu peux me le commander juste pour me faire plaisir et promis, j'ai vérifié sur Doctissimo, ils disent bien que les vibros multi-vitesses sont innoffensifs pendant la grossesse).

3. Petit plaisir post-coïtal : une fois que tu auras excellé dans le port de la tenue de cochonne et dans le maniement de vibro même pas tendance qui ferait rougir ta mère, et une fois que tu auras consommé ton orgasme comme il se doit, tu pourras t'octroyer un de ces petits plaisirs post-coïtaux qui te permettent de conclure en beauté. Au choix ce sera une clope (mais ça c'est pas bien pour tes bronches), un demi-pot de Nutella à la petite cuillère (mais ça c'est pas bon pour ta ligne), une douche ou un bain plein de mousse (mais ça, juste après une zizi-party, c'est pas bon pour ta flore vaginale... j'te jure, c'est le docteur qui me l'a dit) ou bien tu peux aussi traîner à poil sous ta couette en lisant une bonne vieille BD, comme je me plais tant à le faire. Je sais, lire une BD c'est ni sexy ni romantique mais ça, tu t'en tapes, après tout, tu viens juste de jouir, alors faudrait pas non plus en faire des tonnes hein, c'est plus la peine après tout.

Sur ce, je serais bien tentée de conclure par "bonne bourre ma chérie" mais faut pas déconner hein, c'est pas parce que sur ce blog, on dit "chatte" et "couilles" à tous les coins de rue qu'on a pas un standing à respecter. Je concluerais donc de la façon la plus aisée et la plus minable qui soit en prenant mon sourire de présentatrice télé et en t'annonçant ceci : "Merci de votre attention, ceci était un article sponsorisé par notre partenaire ".

Posté par _eve_ à 13:58 - Je ne parle pas de sexe parce que c'est vulgaire - Commentaires [8] - Permalien [#]

18 mai 2008

La "sex fashion attitude" ou comment baiser tendance cet été

sex_in_progress

*Go Kjibi go !*

Au cas où tu l'aurais pas encore remarqué lecteur, c'est bientôt l'été. Les grands magasins ont sorti leur rayon maillots de bain tellement chers que tu ferais mieux de te baigner en slip, les vitrines de fringues te claquent dans la gueule du vert fluo, du jaune, du turquoise et tout un tas de couleurs immondes que les enseignes préfèrent qualifier d'"acidulées" et puis surtout, autre phénomène fort intéréssant que l'on voit renaître chaque année à l'approche de la saison estivale : la presse féminine se vend mieux que jamais, pour cause de régimes miracles pour être belle avant l'été, de conseils beauté pour être trop bonne sur la plage et de supplément sexo pour t'apprendre à baiser comme une déesse. Et les rubriques sexo des magazines féminins, crois-moi ma poule, ça vaut le détour...

La presse féminine, personnellement, je ne la lis pas, exception faite de mes longues attentes chez le médecin où j'ai alors tout le loisir de lire les vieux magazines des six derniers mois et de me mettre ainsi au courant des derniers scoops people, et rien à foutre si je suis toujours la dernière au courant (d'ailleurs vous savez quoi, Angelina Jolie elle attend des jumeaux !! Si si, c'est Public qui me l'a dit...). Hors de question pour moi de claquer un seul centime dans ces magazines composés à 60% de pubs, à 20% de suggestions shopping tellement inabordables que jamais de la vie je ne pourrais me payer quoi que ce soit de mentionné dans leurs pages (800 euros la paire de ballerines top tendance, 140 euros l'anti-ride révolutionnaire... elle est pas belle la vie ?) et enfin, à 20% de conseils bidons. Oui oui, j'ai bien dit bidons. Ce qui ne signifie pas que je remette en cause le travail des journalistes qui contribuent aux diverses rubriques de ces magazines, elles font leur boulot après tout. Mais quand même, y a un truc qui me sidère dans la presse féminine, c'est ce besoin de tout classer selon des TENDANCES. Hé oui, la sacro-sainte expression de tout bon féminin qui se respecte est lâchée : ces magazines se revendiquent avant tout comme des guides censés t'aiguiller vers les diverses tendances de la saison. On connaissait déjà les tendances modes, les tendances maquillages (hé oui, fille-qui-débarque, il paraît qu'on ne doit pas se maquiller pareil en hiver et en été... je sais, c'est moche), les tendances coiffures (un balayage en hiver ?? tu n'y penses pas chérie, c'est sacrilège !), les tendances parfum (t'as le droit de sentir bon mais faut pas sentir pareil en hiver et en été, c'est pêché), les tendances gastro (cet été, le gaspacho c'est in mais la salade de riz c'est out) et surtout, les désormais incontournables tendances sexe ! parce que bah oui, figure-toi que d'après les mag féminins, on baise pas pareil en hiver et en été et puis surtout, on baise surtout pas pareil en 2008 qu'en 2007. En gros, si tu baises selon la méthode 2007, ne vient pas te plaindre si t'arrives pas à jouir car on est en 2008 chérie et les tendances ont changé.

Bref, ce nouveau concept, c'est juste formidable. Formidable de connerie ouais. Alors au hasard de mes lectures (merci docteur pour tous ces magazines mis à disposition de tes gentilles patientes avides de conseils pour s'épanouir sexuellement tout en restant parfaitement à la mode), voilà ce que j'ai pu retenir des tendances sexuelles actuelles, en cinq commandements :

- L'orgasme simultanée tu privilégieras : Ca, c'est LE thème récurent de ces derniers mois. Jouir, d'accord, mais jouir ensemble hein, sinon c'est pas du jeu. Grâce aux conseils éclairés (?!) des auteurs de ces rubriques, on t'explique comment parvenir à un orgasme simultanée qui, en plus de renforcer la complicité au sein du couple, est censé de propulser vers des sommets du plaisir carrément insoupçonnés. Ah ouais...? Ben merde alors, quelqu'un peut m'expliquer pourquoi je ne parviens pas à être convaincue ? Parce que moi, j'en ai juste rien à foutre de l'orgasme simultané vu qu'en bonne égoïste qui se respecte, je pense à mon orgasme avant tout, sachant que celui de chéri va forcément suivre et qu'au bout du compte, tout le monde il sera content. Et épanoui. Et ptetr même qu'on s'embrassera sur la bouche pour finir avant de fumer une clope et de dormir. Mais non, apparemment, cette conception serait trop basique et trop simple pour être efficace. L'orgasme chacun son tour, c'est totalement pas hype, c'est has been, c'est la honte pour toi, c'est comme porter du rouge à lèvres violet foncé en plein été, c'est juste... im-pen-sable !!

- Les préléminaires tu prolongeras : La presse féminine, elle dit que le plus important dans une relation sexuelle, c'est les préliminaires. Elle t'explique ainsi que plus ça dure, plus le désir augmente, plus l'orgasme est intense et patati et patata. Elle te fait même une liste de suggestions de cochonneries à accomplir pour que ça dure encore et encore, une liste bien exhaustive qui commence par le léchage de lobe d'oreille et finit par le massage de la plante des pieds. Et quand t'as fait tout ça, ayé, t'as le droit d'envisager une pénétration (toujours selon les critères des tendances du moment, évidemment), alleluïa. Bref, à croire les magazines, si tu veux baiser, pose une journée de RTT car rien que pour les préléminaires, t'en as  pour deux heures. Alors si t'es comme moi, tu te demandes comment survivre en restant tendance si, par malheur, tu es affublée d'une tare qui se caractérise par un goût modéré pour les tripotages romantiques qui n'en finissent pas et qui te conduisent plus facilement à l'endormissement qu'à une quelconque possibilité de pénétration, comment survivre à une époque où le coup vite fait semble être LA faute de goût par excellence. Réponse : tu as deux solutions. Soit tu te retiens, soit t'es définitivement has been du cul. Et moi, j'ai toujours eu un penchant pour les has been, du cul et d'ailleurs.

- Des sextoys tu auras : Alors ça, c'est LE sujet sexo du moment. Tellement important le sujet que des magazines feminins lui sont désormais entièrement consacrés, j'ai nommé les sextoys. Règle absolue pour être sexuellement tendance : avoir un sextoy. Si t'as pas de vibro dans ta table de nuit, t'es une hérétique, une pestiférée, une peine à jouir, une frigide, une qui mérite même pas de vivre quoi. Ces rubriques conseils censées t'aider à prendre confiance en toi, bah au final, elles essayent de te faire gober que si t'es pas du genre à aimer te goder, tu connais rien au sexe et que tu ferais mieux de te suicider tellement t'es pas tendance. Hé ouais, c'est comme ça maintenant : t'as plus le droit de pas avoir de vibro, c'est interdit par la loi des filles cool. Tu te dois d'avoir un vibro, même si tu t'en sers pas, juste pour dire que t'en as un et pas te manger la honte devant la communauté féminine, c'est comme ça, c'est la nouvelle règle. A croire que bientôt, on sera obligées de se ballader avec un gode dans le sac à mains Vuitton pour prouver qu'on est tendance jusqu'au bout de la chatte (ah mince alors, on vient juste de m'informer que le sac Vuitton n'était plus tendance depuis 18 jours déjà). Pis attends, c'est pas tout ! Avoir un gode, oui, mais pas n'importe lequel ! Parce que tu penses, y a les sextoys tendances, pis y a les sextoys que c'est trop la honte de les avoir. Un gode réaliste ? Tu n'y penses pas, une bite, c'est beaucoup trop moche ! Pour peu qu'il soit veiné et couleur chair, c'est le comble du mauvais goût, l'anti-tendance du moment, file donc te cacher vilaine has been du gode !  Un double gode pour stimuler ta chatoune et ton chouchou en un tour de main ? Que diable, où as-tu la tête (dans ton cul !) ? La double pénétration, c'est le truc anti-glamour et donc anti-tendance par excellence. La double pénétration en 2008, c'est pas digne d'une femme du monde, c'est anti-féministe au possible, c'est contraire à toutes les tendances du moment en matière de cul. Un gros gode qui remplit bien ? Diantre, qu'entends-je ?!! Chérie, cette année, la tendance est au cli-to-ris. y a que lui qui mérite d'être stimulé, le vagin n'est pas assez cool en 2008 pour qu'on lui accorde autant d'attention que le clito. En somme, pour être cool de la chatte en 2008, tu opteras pour  des mini stimulateurs clitoridiens pas toujours efficaces mais tellement glamours et girly, surtout s'ils sont roses, pailletés, en forme de coeurs ou de papillons. Tu adopteras aussi un canard vibrant pour faire comme tout le monde et pour décorer ta salle de bains, et tant pis s'il est moyennement efficace et moins propice au fantasme qu'une bonne vieille bite. Tu t'équiperas ainsi de tout un arsenal de gentils petits godounets jolis avant tout, en accord avec ton gloss et ta garde robe, privilégiant le rose et les textures douces, les Swarovsky incrustés et les formes les moins phalliques possibles. Sinon c'est vulgaire, c'est cheap, c'est pas bath quoi.

- A l'aventurière libertine tu joueras : Le top de la tendace 2008, c'est le libertinage. Ou devrais-je dire, le pseudo-libertinage. Parce que le libertinage tout court, c'est sale, c'est plein de microbes, c'est pas classe ni glamour. Tu iras donc dans des clubs échangistes oui mais attention, des clubs très select, où l'entrée est très très chère, les consos hors de prix, où tout le monde mate tout le monde mais où ça baise quasiment pas, mais où ça fait cool de dire que tu vas. Tu peux aussi cultiver ta sexy hype attitude en t'offrant une panoplie fétichiste, parce que la presse féminine elle dit que le fétichisme et le BDSM, c'est un univers fascinant et ça, c'est encore trop cool. Mais ton fouet, tu te contenteras de le mettre en déco dans un coin de ton placard parce qu'il est hors de question que tu te risques à avoir des marques sur les fesses alors que la tendance maillot de bain est résolument au tanga ultra-échancré. Fais gaffe hein, un irrémédiable "fashion faux pas", c'est vite fait...

- Les guides sexuels tu consulteras : Le meilleur ami de la presse féminine est le guide féminin, aussi n'hésite-t-elle pas à te conseiller régulièrement les derniers guides tendances censés te conduire à un épanouissement personnel auquel tu ne serais bien évidemment jamais parvenue toute seule. Et de nos jours, les guides en tous genres semblent se reproduire plus vite qu'un troupeau de Mogwaïs balancés dans une piscine. A croire qu'on est désormais plus foutues de découvrir les choses par nous-mêmes, qu'on a toutes besoins de s'équiper de guides pour savoir comment gérer les choses. Et les guides sexuels, tu penses, ils sont en top position des collections de guides féminins. Exemple : le guide qui t'apprend la sodomie. Rigole pas, ça existe pour de vrai. De même que le guide du suçage de sexe, le guide de l'orgasme, le guide du film porno amateur et d'autres guides aussi exotiques. Moi-même un jour j'ai craqué : j'ai acheté le Petit manuel de l'orgasme, je l'avoue. Non que j'eus alors un quelconque doute quant à la qualité de mes orgasmes du moment, juste que j'avais cinq euros à claquer dans un truc con, ça m'aide à déstresser. Ah oui y a pas à dire, ces guides là sont truffés de conseils follement passionnants. Exemples... Conseil n°50 : "Ne faites rien. Ne pas essayer d'avoir un orgasme est souvent le moyen le plus sûr de l'atteindre". Ca, c'est du conseil qui déchire sa race. Si on me l'avait pas dit, j'y aurais jamais pensé toute seule. Conseil n°100 : "Un café avec deux sucres accélerera votre rythme cardiaque et vous donnera un coup de fouet. De quoi profiter plus intensément des délicieux moments qui se préparent.". Et là, les filles qui n'ont jamais joui se sentent enfin aidées et sauvées. Le remède miracle ne tient finalement qu'à un café et deux sucres... Putain, si on avait su ! Heureusement que Le Petit manuel est là hein, ce livre c'est la bible de la jouissance féminine ma parole ! (private joke à mon chéri : héhé, pour l'orgasme, "heureusement que le petit Manuel" est là ! Bon ok, elle est nulle cette vanne mais mens pas, je parie que t'as rigolé quand même). Bref, en dehors de ce livre de merde, je n'ai jamais consulté aucun autre guide du genre. Mais quand même, quand je vois qu'il existe un guide de plusieurs dizaines de pages sur la sodomie, je m'interroge... C'est un truc à effrayer les gens ça, tu te rends compte ?! un mode d'emploi pour la sodomie, comme si cette pratique relevait du défi, comme si la difficulté de la chose était telle qu'un guide soit INDISPENSABLE, comme si sans ce guide, t'étais sûre de jamais y arriver tellement il faut un mode d'emploi. Alors que moi, je t'aurais résumé la chose en quelques mots : introduire le zizi dans le petit trou mais évidemment pas trop fort au début sinon ça picote. Bref, je ne suis définitivement pas vouée à un avenir d'auteur de guides féminins.

Bon, chacune fait comme elle veut. Mais moi c'est décidé, je ne serais pas tendance en été 2008, mais alors définitivement pas. Vas-y, fais-toi plaisir, traite-moi de has been, de nullos, de craignos, de plouc, de tout ce que tu voudras (me traite pas trop quand même, ça m'excite) mais toi, la fille ultra-supra-méga-trop-tendance, celle qui a déjà une frange longue, un gloss beige nacré, des ballerines de luxe et des lunettes de mouche en prévision de la fashion attitude de l'été, toi qui va lire Biba, Cosmo et tous les autres mags du genre à la plage, toi qui va suivre à la lettre les conseils sexo car tu as décidé d'être tendance de la tête aux pieds, en passant par le clito, toi la fille tellement tendance que tu m'éblouis par ta connerie splendeur, dis-toi que ce qui va nous différencier cet été,c'est que je jouirais nettement mieux que toi.

Sur ce, je te conseille d'aller faire un tour du côté de chez Girly but sexy, ma copine nymphomane et pas fréquentable bien connue pour être la traînée débauchée de la blogosphère et de lire son brillant avis sur le sujet ainsi que ses conseils qui feront de ton minou une chatte épanouie à défaut d'une chatte top tendance. Et d'ici peu (patience !), mon autre copine Nahimage te fera part d'une étude détaillée sur le sujet vu que cette vicieuse a justement pousé le vice jusqu'à acheter toute la presse féminine de l'année pour te parler des tendances sexe 2008 (si ça c'est pas de l'étude documentée...) et crois-moi, en réalité,  cette affaire est loin de se résumer en 5 commandements.

Posté par _eve_ à 19:36 - Je ne parle pas de sexe parce que c'est vulgaire - Commentaires [11] - Permalien [#]

25 mars 2008

Du léopard qui fait "brrrrrrrrrr"...

dildo_sales_2

Ce qu'il y a de bien quand tu as un blog qui, tout doucement, commence à être considéré comme un peu influent (mais que, perso, tu te plais à qualifier de "super méga trop influent", juste pour la déconne), c'est que tu croules sous les propositions de partenariat. Le fait que ta boîte mail déborde de ce genre d'offres n'est pas en soi une réelle aubaine tant le nombre de propositions malhonnête abonde (mais ça, j'en ai déjà parlé il y a quelques temps, on ne va pas revenir dessus). Mais ceci dit, de temps en temps, tu as l'agréable surprise de tomber sur une proposition carrément honnête, sur un mail qui te dit, en gros : voilà, moi je veux bien t'offrir un joli cadeau si tu acceptes de jeter un oeil sur mon site web et de dire ce que tu en penses, quel que soit ton avis. Des deals comme ça, moi je prends. Traite-moi de vendue si tu veux, y a pas de mal à s'échanger des services si le deal est honnête. Pis moi, tu me connais, je vais pas nécessairement caresser les gens dans le sens du poil si j'estime qu'ils sont nazes, alors autant dire que dealer avec moi, c'est à double tranchant : si j'aime, tout le monde il est content, si je déteste, ça craint pour les miches du concerné.

Bon bref, j'arrête de te faire languir toi la lectrice qui a repéré "vibro" dans le titre et qui attend d'en savoir plus sur ce qui suit, et puis toi aussi le lecteur voyeur qui espère qu'un jour, mes billets seront illustrées de vidéos perso (je veux bien, mais alors va falloir raquer sévère les mecs... nan maman, t'inquiète je déconne). Donc voilà, j'ai reçu il y a quelques jours un cadeau de la part de Néoplaisir, boutique sexy en ligne dont le responsable a répondu positivement et aimablement à ma requête un rien culottée qui se résumait à : "OK je veux bien dealer avec toi mais j'te préviens je veux le vibro léopard comme ça il sera assorti avec ma bannière". Me voilà donc récemment propriétaire d'un vibro imprimé peau de léopard, le sextoy que si t'es rock'n'roll et que tu l'as pas, c'est un tout petit peu la honte quand même. Bon allez, je m'en vais te conter l'histoire d'Eve et de son nouveau jouet...

"Poulet, t'as un avis de passage...
- Quoi ??!! Mais il est con ou quoi ce facteur, j'ai pas bougé d'ici !!
- Ben il repassera demain.
- Ouais mais non mais attends je rêve faut pas déconner ho ! J'attends un vibro, bordel ! On déconne pas avec ce genre de choses.
- Ben tu l'auras demain.
- Grrrrrr... sûre qu'il ait au bureau de poste... Mais ce con il a même pas noté dans quel bureau je pouvais le retirer... putain de merde !"

Trois bureaux de poste, trente huit minutes de file d'attente et quelques kilomètres à pied plus tard, Eve rentre héroïquement à la maison avec son colis sous le bras :

"Youhou ! C'est mon joujou rock'n'roll !! Bon les gosses, vous filez jouer aux Playmobils ou aux dinosaures qui prennent le thé, maman à un truc important à faire : ouvrir son colis."

Déballage du colis attendu comme le messie. Emballage soigné, vibro arrivé à bon port en bon état, piles fournies (ça c'est un détail qui l'est cool !!) et petits cadeaux qui servent à rien mais c'est gentil quand même (lub Durex... ça peut toujours servir un jour... petits savons en coeur qui sentent la vieille dame... ça plaît à la môme). Première impression : le vibro, il est bien beau, à condition que t'aies un penchant pour l'imprimé léopard. Forme atypique que je n'ai jamais testée, façon pommeau de douche incurvé et qui, à mon sens, peut s'avérer fort pratique dans certaines circonstances (exemple : quand chéri il te prend, tu peux en même temps glisser la "tête" du vibro sur ton chouchou sans te contorsionner le poignet). En revanche, de prime abord, l'objet fait assez cheap dans l'ensemble : plastique rigide et léger, du genre à se fissurer voire à finir en mille morceaux suite à une chute (et une chute de vibro en plein ébat, c'est vite arrivé, crois-moi). Autre détail noté de suite : la mollette de réglage, située à la base du vibro et consistant en une petite mollette très fine, est difficilement accessible et pas franchement pratique à vue d'oeil. Mais bon, une seule façon de savoir ce que vaut ce nouveau joujou : le teste pardi !

safari_g_spot

Conclusion du test : Ce vibro, quand je l'ai vu avec sa jolie robe léopard, je suis un peu tombée amoureuse de lui quand même. Parce qu'il es beau et trop rock'n'roll. Mais maintenant que j'ai eu l'occasion de baiser avec, j'ai juste plus du tout envie de le revoir. Ouais je sais, des fois tu te dis la même chose avec certains gars : t'es amoureuse d'eux tellement ils sont jolis et cool, pis une fois que t'as fait l'expérience de leur zizi, t'es tellement déçue que tu préfères faire comme s'ils n'avaient jamais existé. Ce vibro, crois-moi, ça me fait de la peine de le dire, mais c'est un peu une torture pour la chatte. Déjà, je confirme que le plastique ultra cheap n'et pas confortable, mais alors pas du tout. Quand t'es habituée au silicone de chez Fun Factory ou, mieux, au cyberskin, tu trouves ce type de plastique d'une tristesse absolue tellement c'est pas confortable. Ensuite, je confirme que la mollette et tout sauf pratique : tellement petite que tu galères à la trouver, ce qui n'aide pas à la concentration, et vraiment peu maniable. Enfin, tu t'en doutes, le gros point faible de ce sextoy, c'est ses vibrations. Autant te dire que ce truc là, mis en marche et posé sur ton gentil clito tout sensible, ça fait un peu l'effet d'un tremblement de terre partout sur ton chouchou. Même réglé au minimum, ça vibre déjà trop fort, et vu la galère que ça représente de régler graduellement les vibrations, tu passes un peu trop facilement des vibrations basiques, déjà inconfortables, aux vibrations dignes de l'essorage d'une machine à laver qui te décape carrément la fouf'. Ajoute à cela un bruit digne d'un vieux moteur de tondeuse à gazon et tu as suffisamment d'arguments pour reléguer définitivement ce vibro dans ta boîte des pauv' joujoux pas performants, ceux que tu gardes pour ta collec mais que tu présenteras plus jamais à ton minou. Dommage, il était beau ce vibro...

Je suis allée me promener sur le site de Néoplaisir histoire d'en faire une petite visite approfondie. Ce site, déjà, il est beau. On est loin des sites de VPC d'articles érotiques où t'es assaillie de pop up porno ou de messages de tchat coquins du genre "Petitechattechaude veut faire ta connaissance, clique ICI !!". Non non non, rien à voir : ce site, il est sobre et aéré, avec des illustrations sensuelles où tout est suggéré, de quoi permettre à une vierge de s'y promener sans jamais rougir. Les articles sont réparties en catégories atypiques et avenantes : Soirée romantique, Nuit torride, Week-end Luxe... à chacun son programme. Chaque catégorie propose ainsi une sélection de lingerie, de jouets érotiques, produits de relaxation, livres et DVD e rapport avec la thématique, suffisamment d'idées en tous cas pour se concocter des petits instants coquins bien sympathiques. En somme, il s'agit donc d'une boutique bien conçue et agréable à parcourir mais au sein de laquelle on regrette de e pas retrouve certains "basiques". En cohérence avec une image très glamour de la sensualité, Néoplaisir met l'accent sur des jouets qui sont avant tout de beaux objets : pas mal de sextoys luxueux, des modèles épurés, du girly avant tout canards déclinés en nombreux coloris, rose à outrance, coeurs et papillons vibrants...). Du coup, si les néophytes apprécieront sans doute le cadre et la sélection de Néoplaisir, les sextoyeuses plus chevronnées risquent de se sentir frustrées de ne pas retrouver certains classiques dans leur gamme : pas de godes ou vibros réalistes, pas non plus de doubles-vibros, pas de cyberskin, des rabbits certes mais pas de modèles très élaborés parmi les derniers nés (rabbits pourvus d'un mouvement de va et vient etc). Si je m'en tiens à mon expérience personnelle en guise d'exemple, je dirais qu'une fois que j'ai retiré de leurs rayons les joujoux que je possède déjà ou que j'ai possédés par le passé et que je fais le point sur ceux susceptibles de m'intéresser, je n'y trouve que les modèles très hauts de gamme qui sont inaccessibles d'un point de vue financier (pardon d'être pauvre) mais mis à part ceux-là, rien qui pourrait titiller ma curiosité au point de me faire sortir ma CB. Ceci dit, compte tenue de la relative jeunesse de ce site, on peut s'attendre à ce que leur collection s'étoffe au cours des mois à venir et espérer que l'équipe de Néoplaisir saura enrichir son site de produits peut-être moins girly et glamour que ceux actuellement proposés sans altérer la qualité de son design et l'ensemble général de la boutique.

Et sinon, Monsieur Neoplaisir, si tu veux m'offrir le Tuyo ou le Néa, ne te gêne surtout pas, tu sais désormais que tu peux compter sur moi pour faire de beaux articles sur ta boutique en ligne...

tuyo

nea_black

Pis bon, c'est pas l'tout mais y en a parmi vous qui viennent sur ce blog parce qu'ils ont entendu dire qu'on y parlait de rock'n'roll. C'est ceux-là même qui font genre "Ouah putain elle nous saoule avec ses godes, nous on veut du vrai rock bordel !" pis qui, l'air de rien, se rincent l'oeil d'une certaine façon en écumant les commentaires des lectrices et en se disant qu'ils sont cernés par les petites cochonnes adeptes de quéquettes vibrantes. Meuh bon, tu m'connais, comme je le dis si bien : je suis une fille sympa moi ! Alors chiale pas tu veux, car voilà un morceau des "vibrators" que je préfère, puisque que ce sont les Vibrators tout courts, même que cette fois, ils te chantent pas Automatic lovers (déjà vu et revu sur ce blog, même qu'on s'en lasse pas) mais Judy Says (bon ok, ça aussi c'est du déjà vu sur ce blog, mais pas de ma faute si c'est ma préférée). Allez, lève toi de ta chaise et secoue la tête, et remercie Eve parce qu'elle a beaucoup bon goût en matière de zic, parce que si t'es au bureau tu te fais subitement un peu moins chier grâce à elle, pis parce que si tu viens de te lever, cette seule musique te promet une journée pas totalement merdique. Ouais, tu peux le dire, je suis un peu ton Dieu en somme...






Pis parce que je suis vachement carrément trop cool comme meuf, je t'en remets une couche avec War Zone ('ai pas pu m'en empêcher) :

Posté par _eve_ à 10:28 - Je ne parle pas de sexe parce que c'est vulgaire - Commentaires [11] - Permalien [#]

14 mars 2008

Peur de ne pas t'y retrouver dans une boutique sexy ? Suis le guide !!

disclaimer

 

A chaque fois que j'écris un billet parlant de sextoys, je sens s'éveiller un intérêt non négligeable chez l'ensemble de mes lectrices. Hé oui mesdames, vos commentaires parlent pour vous et je sais désormais que vous n'êtes jamais indifférentes à un petit sujet qui parle de sextoys ou d'anecdotes situées sous la ceinture. Mieux encore, les mails de certaines (que je ne citerai pas parce que je suis une fille sympa) expriment parfois une sorte de fascination à l'égard de ces joujoux pour grandes filles que certaines méconnaissent encore et contiennent parfois bon nombre de questions auxquelles je m'efforce de répondre au mieux (parce que je suis une fille sympa, encore une fois), soucieuse du bien-être de votre minou.

Alors voilà, histoire d'assouvir la curiosité de toutes, d'éclairer les néophytes et de remémorer de bons souvenirs aux sextoyeuses confirmées, je vous propose aujourd'hui une sorte de visite guidée dans l'antre du sextoy, visite garantie pleine de révélations sur mon expérience passionnante et mon amour immodéré pour ces joujoux qui vibrent. Allez lectrice, n'aie pas peur, prends ma main, je vais te conduire dans les allées d'un sex shop et te parler un peu de toutes ces merveilles qui nous entourent (oh putain, on s'y croirait !). Et toi lecteur, t'as le droit de venir aussi, ne serait-ce que pour te rincer l'oeil, mais aussi et surtout pour te cultiver (et peut-être même te dégoter un jouet, parce que faut pas croire que les femmes aient le monopole du jouet érotique).

Commençons intelligemment et partons du principe que tu serais une sorte de vierge du sextoy, caressant timidement l'idée d'acquérir un de ces fascinants jouets censés te propulser au septième ciel sur simple demande. Bon ok, connaissant mes lectrices, je sais que j'ai plutôt à faire à des folles du string déjà bien rodées sur la question mais soyez gentilles et faites comme si vous découvriez la chose sous peine de ruiner ma fabuleuse intro. Bref, jeune lectrice pure et innocente (bon ok, personne n'y croit mais efin...), débutons notre visite par le commencement. Bon, là, on imagine que je suis l'institutrice qui dispense son cours ô combien instructif quoiqu'un rien inhabituel et que vous, vous êtes les élèves attentifs munis de vos hormones et d'un calepin pour prendre des notes. Bon les lecteurs débordant de testostérone, exceptionnellement et compte tenu du sujet, on vous autorise à m'imaginer en institutrice coquine avec chemisier blanc ouvert et lunettes austères, et mes élèves, vous pouvez vous dire qu'elles portent toutes une tenue d'écolière avec mini jupe plissée (et hop, ni vu ni connu, je fidélise les nouveaux lecteurs mâles égarés sur ce billet qui se disent que ce blog est vraiment trop cool).

Rheum rheum (ça, c'est le bruit de raclement de gorge de l'institutrice, alias moi, qui s'éclaircit la voix). Les filles, prenez votre manuel de sextoyologie au chapitre 1 je vous prie, lequel s'intitule : les "very first one" ou "accessoires pour chattes timides et hésitantes". Ce chapitre va nous amener à nous intéresser à cette catégorie de jouets très appréciée des néophytes et des timides en général, de par leur design et leur conception girly et ludique qui ne les fait précisément pas ressembler à un accessoire sexuel. En effet, il faut savoir, mes chères petites, que pour un premier achat, les femmes aiment se tourner vers des gadgets mignons et esthétiques au design parfois complètement décalé, et ce pour une simple et bonne raison : accepter l'idée non encore assumée qu'elles viennent de s'offrir un jouet sexuel. Parce que faut pas croire, mais bien des filles se sentent honteuses d'acquérir un sextoy, rebutées par l'opinion commune qui voudrait que ces accessoires soient réservées à des catégories de personnes bien spécifiques telles que les nymphomanes, les lesbienes ou les perverses. Je vous invite, à ce sujet, à vous reporter à la préface de votre manuel qui vous expliquera comment cette théorie a été complètement abandonnée au début des années 2000. Voilà pour la partie théorique, passons à présent aux travaux pratiques et intéressons-nous de près aux sextoys en question (c'est bon hein les gars, j'ai beau avoir parlé de travaux pratiques, inutile d'imaginer les écolières en mini jupe et l'institutrice cochone en train de faire des trucs bizarres avec les sextoys...).

Pour le premier TP, nous nous intéresserons au désormais cultissime canard vibrant, emblème incontesté de la révolution du sextoy. Aujourd'hui décliné en des dizaines de modèles différents, le célèbre canard de massage permet à ses utilisatrices de se familiariser avec les vibromasseurs avant d'opter pour des modèles plus réalistes et traditionnels. En guise d'illustration, voici quelques spécimens de la famille des Canardus Vibrantum dont les caractéristiques majeures propres à l'espèce sont identiques d'une sous-espèce à l'autre, seul le plumage différant d'un individu à l'autre :

(clique sur le coin-coin, tu atteriras directement sur le site ouèb de l'éleveur de canards pour t'en procurer un)

 

Dans la pratique : les avantages du canard culte : mignon dans ta salle de bains, chatouille agréablement le chouchou si bien positionné.

Inconvénients : ergonomie déplorable, durée de vie limitée (gare aux chutes ! je compte personnellement pas moins de quatre cadavres de canards vibrants qui ne vibrent plus dans ma salle de bains... pas grave, ça ce recycle en objet de déco).

Clap clap clap !! (ça, c'est le bruit de l'institutrice qui frappe dans ses mains pour ramener le silence parmi la horde de furieuses du string toutes émoustillées par le premier chapitre). Un peu de silence s'il vous plaît, on attaque le chapitre 2 : "vibros mais pas trop". Celui-ci concerne les vibros dits ludiques et design, souvent de petites tailles, que l'on désigne également sous l'expression "stimulateur". Ces jouets là sont nettement plus performants que les canards et autre bestiaire vibrant, de par leur ergonomie déjà plus adaptée et également grâce à des vibrations de qualité supérieure et des programmes plus diversifiés. Evidemment, compte tenu de leur taille, il ne faut pas s'attendre à une péntration inoubliable ce qui ne les empêche pas d'être d'efficaces titilleurs de clitoris, suffisamment en tous cas pour de faire décrocher un orgasme si t'y es disposée. Ces joujoux là, je les appelle personnellement "sextoys porte clés" car c'est le genre de gadget qu'on trouverait presque dans un sac à mains tant leur taille et leur forme s'y prête. Quelques exemples  selectionnés par moi, en accord avec moi, car testés et approuvés par moi (le premier qui ose me traiter d'égocentrique, je le lamine) :

Baptisé "Meany" par la marque, celui-là,c'est mon "mini mais costaud". Eh ouais, l'air de rien, il comporte pas moins de trois programmes de vibrations, le vaillant petit vibro, chacun étant réglable en intensité. Lui, il est dans ma boîte à sextoys la plus proche du lit, la boîte de mes joujoux privilégiés... Autant dire que c'est estampillé "valeur sûre".

Celui-là, je sais d'avance que vous le voudrez toutes et pour cause : il est so gir-ly ! youh ! (cri d'hystérie féminine). Plus sérieusement, celui-là il te le faut parce qu'il est beau avec sa bordure de vrais faux diamants, parce qu'il est classe avec sa robe noire, parce que ses vibrations sont bien sympas et parce qu'il est touuuuuuuut doux au toucher. Et en plus, il est pas cher.

Mesdemoiselles les furies, venons-en au tant attendu dernier chapitre, celui des assumées du sextoy. Eh ouais, une fois que t'as assimilé ces deux chapitres fondamentaux, tu peux jouer dans la cour des grandes et découvrir les mille et une joie que te réservent les sextoys. Et comme je n'ai pas le temps d'être exhaustive, je poursuis dans ma lancée et je te fais cadeau de cette sélection maison qui ne te décevra pas car composée de mes joujoux fétiches testés et approuvés des dizaines de fois. En gros, voici un modèle de trousse de survie de la sextoyeuse épanouie :

Ca, c'est le vibro que si tu l'as pas, t'as raté un truc fondamental dans ta vie... Et accessoirement, c'est celui que t'es obligée d'avoir si t'es fan de Sex and the City, sinon les autres filles elles diront que t'es pas une vraie fan.

Un bon vieux gode bien proportionné et rigide juste comme il faut, et stylé avec tout ça...

Des boules de geisha pour muscler son chouchou tout en se faisant du bien. Mais attention hein, des Smartballs sinon rien ! Rappelle-toi, je t'en avais parlé y a quelques temps ici.

Voilà, je vous remercie d'avoir été attentives à ce cours et espère que vous saurez en tirer profit. Si vous souhaitez réviser ou réaliser des TP chez vous, vous pourrez trouver tout le matériel nécessaire chez sexyavenue, fournisseur officiel de l'université de sextoyologie. Et tant que vous y êtes, si vous y faites des emplettes, pensez à me faire des cadeaux hein...

Posté par _eve_ à 11:57 - Je ne parle pas de sexe parce que c'est vulgaire - Commentaires [7] - Permalien [#]

27 février 2008

Parlons cul, parlons bien

vynile_shoes

Aaaaaaah ! D’ici j’entends vos cris de joie mêlés de soulagement : eh oui, vous ne rêvez pas braves gens, aujourd’hui on parle de sexe, parce que ça faisait longtemps pis aussi parce que ça booste toujours agréablement la fréquentation du blog, même si j’ai du mal à me convaincre qu’attirer le lecteur avec des sujets situés sous la ceinture soit finalement très glorieux. Promis, un jour, j’essayerai de passionner les lecteurs  avec des sujets aussi captivants que l’utilisation de la noix de muscade en cuisine ou la culture du riz dans le delta du Tonkin mais là, franchement, je préfère jouer la carte de la facilité et du graveleux et vous payer une bonne tranche de rigolade cochonne.

A vrai dire, si vous retrouvez avec joie la catégorie « Je ne parle jamais de sexe parce que c’est vulgaire » (bah quoi, c’est vrai), c’est parce que ces deux dernières semaines ont été l’occasion pour moi de faire deux découvertes fondamentales en la matière. Bah oui, que voulez-vous, du haut de mes vingt-six ans et étant presque vierge (le premier qui se marre, je lui tatane sa gueule…), j’ai encore maintes choses à découvrir en la matière… bon ok, pas tant que ça, mais y en reste quand même. Bon, j’annonce, les deux révélations fondamentales du moment sont :

- le vinyle, c’est trop génial
- le cyberskin, c’est encore mieux ! ! ! !

Chaque chose en son temps. Commençons par le vinyle, non encore experimenté par moi jusqu'alors car plutôt onéreux en général et puis aussi parce que je suis une fille super trop glamour pour porter du vinyle, parce que moi je ne mets que de la dentelle fine et des balconnets à petites fleurs tellement je suis une fille classe et subtile  (et paf, une tatane… je vous avais prévenu merde : interdit de se marrer, tout ce que je dis est presque vrai). Bref, le vinyle, c’est vachement trop cool et pas seulement parce que ça me donne des airs de maîtresse dominatrice avec ma coupe au carré, ma frange et mon rouge à lèvres coloris rouge salope de chez je sais plus qui. Ce qu’il y a de vraiment bien avec le vinyle, ben c’est que ça tâche pas, yeah ! Bon ben ça va hein, je sais que vous attendiez la méga révélation de l’année, genre si on porte du vinyle sur une peau enduite de telle ou telle substance, ça crée une réaction chimique qui décuple l’orgasme… Sauf que moi, je suis une fille parfois très terre à terre qui pense comme une ménagère et qui se soucie de l’état de ses draps et de sa literie. Du coup voilà, dans mon infinie candeur, je découvre ce truc con, tellement con que j’y avais même pas pensé, que le vinyle est facilement épongeable, lessivable, rinçable à l'eau et que tu as vite fait de faire disparaître les fluides qui pourraient encombrer ta belle tenue en vinyle (je parle évidemment du soda que tu bois au lit et que tu es susceptible de renverser sur toi ou de la solution dentaire qui pourrait gicler sur toi au moment où tu la recraches dans le lavabo… et promis, je ne pensais à rien d’autre et c’est pas mon problème à moi si l’emploi successif des termes « gicler » et « cracher » a pu vous faire penser à tout autre fluide que ceux précédemment cités). Donc voilà, le vinyle c’est ‘achtement trop cool, même que si ça ne tenait qu’à moi, je ne porterais plus que ça tellement c’est pratique (et j’aurais la classe totale en me pointant chez la boulangère en combi vinyle avec mon caddie).

Deuxième trouvaille du moment, j’ai nommé THE trouvaille, le truc qui intervient comme une sorte de mini révolution dans ma vie, j’ai nommé : le cyberskin. Pour les incultes, les qui-sortent-jamais-de-chez-eux-et-lisent-pas-les-prospectus-de-chez-Adam-et-Eve, les qui-osent-pas-franchir-la-porte-d’un-sex-shop, le cyberskin, c’est le dernier must have en matière de sextoys, le nouveau matériau sophistiqué plus réaliste tu meurs. Petit rappel sur les matières qui composent les godes et vibros les plus vendus, à l’attention des personnes appartenant aux catégories précédemment citées…

- D’abord on a le jelly. Le jelly, c’est sympa, c’est mou, c’est confortable, mais c’est toxique, dixit une étude menée par Greenpeace. Et en plus, ça pue souvent une vieille odeur chimique, ce qui n’est pas des plus excitants. Et je passe sur le détail qui tue : le jelly, ça accroche la poussière et toutes les fibres… Je vous avais prévenue, c’est le détail qui tue.
- Le silicone, c’était le top du top jusqu’à maintenant. Parce que le silicone, ça a un toucher velouté pas désagréable, le genre de truc qui te donne envie de t’enfiler toute seule… arfff au secours, le démon de la vulgarité s’est encore emparé de moi, je me mets à mal parler et c’est même pas ma faute… ! !
- Le verre ou le pyrex, pour un trip porno chic. C’est beau, c’est translucide, c’est pur si on convient de considérer que l’adjectif « pur » puisse convenir à un objet destiné à visiter tes orifices, c’est lisse et très rigide, bref ça a son charme. Mais ça a aussi l’avantage de donner lieu à de beaux objets qui passent quasiment inaperçus si tu les laisses traîner dans ton appart (et là, je viens de me vendre : tous les gens qui avaient remarqué ma belle collection d’objets en verre viennent de comprendre de quoi il s’agit exactement et du coup, se demandent si l’espèce de dague elfique est bel et bien un objet d’art ou bien si elle s’enfile…).
- Le plastique cheap souple ou rigide qui donne lieu à des vibros pas très beaux, pas très chers et pas très efficaces (quoique…).

Voilà, pis après tout ça vient le cyberskin que les descriptifs des sites de sextoys te présentent comme la matière révolutionnaire au toucher ultra réaliste, le truc censé pouvoir te contenter à lui tout seul que tu aies ou non un vrai zizi à disposition chez toi. Moi, j’y croyais moyen. Mais moi, je suis curieuse et je veux pas mourir idiote. Pis surtout, moi, je suis toujours à l’affût d’une nouvelle excuse si celle-ci peut me mener à une nouvelle acquisition de vibro. Du coup ça a donné ça :

« Manu, il me FAUT un nouveau vibro !
- Mais t’en as déjà plein.
- Oui mais j’en ai marre, je les aime plus ceux-là.
- T’en aimes plus aucun ? ?
(homme dépassé par ce type de préoccupation typique de la femelle hystérique que d’aucuns iraient jusqu’à qualifier d’affolée du cul)
- Non, je les aime plus, j’en ai marre d’eux, j’en veux un nouveau, un tout neuf super cool, un avec tête rotative ou bien un double ou bien un vrai réaliste ou un avec des stries ou un avec… baaaah un nouveau quoi ! ! Pis en plus ça fait hyper longtemps que je m’en suis pas offert un nouveau sans compter qu’y a pas longtemps c’était la Saint Valentin
(argument minable mais j’assume : quand un vibro est un jeu, je ne recule devant rien) donc j’estime que j’ai mérité mon nouveau vibro !
»

Sur ce, ayant reçu l’approbation du mâle qui est gentil et pas contrariant et pas du genre à m’empêcher d’aller dans un sex shop, bref qui est vraiment cool, je m’en suis allée de bon matin faire mes courses avec mon gentil petit caddie et, le plus naturellement du monde, j’ai enchaîné boucherie, boulangerie, primeur, marchand de journaux et sex shop. Et, toujours le plus naturellement du monde, à la manière dont j’avais demandé, quelques minutes plus tôt, si mon primeur avait des oranges maltaises, j’ai demandé à la vendeuse si elle avait des vibro en cyberskin. Sur ce, elle me montre son dernier modèle en cyberskin du moment et, évidemment, le déballe pour que je puisse le palper, ou le tâter, parce qu’après tout y a pas de raison, on sent bien le cul des melons et on tâte aussi les poires. Mes petits doigts innocents de fille-preque-vierge sont donc entrés en contact avec le cyberskin et là, waouh, j’ai été comme sublimée par l’infinie douceur de ce wonderful vibro et  je m’en tamponne que la phrase que je suis en train de rédiger sonne comme un slogan d’assouplissant pour le linge. Comme je suis une vraie aventurière, j’ai dit à la vendeuse que je voulais le même en plus gros ou avec une tête rotative ou un système de billes ou une triple programmation ou muni d’un œuf vibrant mais pas de chance, c’était le dernier des derniers, le very last one de la famille cyberskin, alors j’a pas fait la difficile et je l’ai adopté direct.

De retour à la maison toute guillerette avec mon petit caddie de mère exemplaire trop préoccupé par les gosses et les courses pour penser au sexe :
« Je suis de retour et j’ai acheté des trucs cool pour tout le monde : des beignets pour les bébés, le journal pour le Manu et un truc secret pour moi que les enfants verront évidemment jamais… ».

Et pendant que les braves petits se goinfraient de beignets devant Dragon Ball, j’ai fait les présentations entre Manu et le nouveau vibro de ma vie… bon calmez-vous et rassurez-vous hein, quand je parle de faire les présentations, je parle de confrontation entre Manu habillé et vibro dans sa boîte… n’allez pas imaginer que je suis du genre à coller mes gosses devant la télé avec des trucs pas du tout diététiques histoire de les occuper pendant que je fais ma petite affaire dans la chambre… non mais ho, d’ailleurs je suis hyper vexée que vous ayez pu penser ça d’une fille comme moi qui, bien que gentiment dingue, reste digne et responsable quand il le faut. Donc, ces présentations : « Manu, le vibro. Vibro, le Manu. Bon Manu, je le sors de sa boîte pour que tu puisses le toucher. Je te préviens, tu vas pas en revenir tellement il est super méga trop cool, tu vas être scié t’imagines même pas.
-
(Manu touche) Waouh…
- C’est cool hein ! !
(pas peu fière de son acquisition)
- Ouais… Tellement cool que tu risques presque de plus jamais vouloir baiser avec autre chose…
- Meuuuuuuuh non quelle drôle d’idée… mais quand même c’est vrai qu’il est trop bien ce truc huhuhu…
-
(me restituant Monsieur Vibro) Bon, ben c’est cool. Mais moi là, je vais bosser. Et interdit de le tester avant ce soir.
- Pas mon genre voyons mais euh dis tu rentres tard ?. Mais… euh… j’ai au moins le droit de le toucher ? De le caresser si je passe devant ? De me le coller contre la joue comme les filles des catalogues ???
»

Faut savoir que ce vibro, il est tellement doux que t’as envie de le tripoter tout le temps (on retrouve parfois ce genre de comportement à l’encontre d’un sexe masculin. Sauf que le cyberskin c’est mieux, parce que tu peux le toucher juste pour le plaisir, juste parce que c’est doux, sans qu’il ne s’emballe et te demande quelque chose en échange). Tellement doux que t’as quasi envie de te le coller sur la joue pour faire comme dans le catalogue de la Redoute et te masser le visage avec. Moi j’dis : les filles, si vous avez 23 euros à dépenser, pas la peine d’aller vous poufiassiser chez Pimkie ou d’acheter un gloss Chanel hors de prix alors que pour la même somme, vous pouvez vous offrir un vrai ami en cyberskin ! !

Par exemple ils le vendent (En fait tu l’achètes où tu veux, j’ai juste mis ce lien dans l'espoir que le gérant de ladite boutique en ligne découvre mon super article et, par la même occasion, mon super blog, et ait la grande idée de m’envoyer des sextoys gratos à tester sachant que je les testerai évidemment avec tout le sérieux que mérite la chose et que j’en ferai un joli compte rendu avec un lien vers leur boutique, et que le buzz c’est mieux que la pub… Parce qu’il serait quand même temps que mon blog me rapporte des trucs et j’ai même pas honte d’être une vendue).

Bon, je vous laisse, m’en vais compter fleurette à mon vibro en cyberskin. Juste avant, je dois penser à une petite conclusion à l’attention de ma gentille petite maman que lit mon blog et qui doit être désespérée de la facilité déconcertante avec laquelle j’expose et commente les trucs honteux que le commun des mortels garde planqué dans une vieille boîte à chaussures ou dans un tiroir de table de chevet fermé à clé. Maman, si tu ne veux pas me mépriser, dis-toi que :

- Tout ça, c’est rien que du folklore pour faire de l’audience, en vrai je suis une fille bien, une fille-quasiment-pas-déflorée qui parle de sexe juste parce que ça fait vendre (et qui, d’ailleurs, attend que ça lui rapporte de l’argent)
- Tu n’as pas de raison d’avoir honte. Pense à ces mères qui découvrent leur progéniture à poil sur jmecroibonne.com ou en gang bang sur yuvutu.com (là c’est un vrai lien, vous pouvez même cliquer… et on dit merci à Eve pour le lien porno gratos). Elles, elles ont le droit d’être choquées, consternées, déçues ou hors d’elle. Toi, tu peux juste être fière d’avoir une fille qui ne se ballade pas (encore) à poil sur le web et qui est tellement cultivée sur la question des jouets érotiques.
- Tu peux me dire merci car grâce à moi, tu vas peut-être oser te connecter à un site de VPC sexy dans le dos du père, ou mieux, à entrer dans un sex shop si Tata Nana t’y traîne, et toi aussi tu vas t’acheter un copain en cyberskin et tu m’en seras éternellement reconnaissante.
- Tu peux décider de changer de nom ou de trafiquer mon état civil afin qu’on ne puisse jamais établir de lien maternel entre toi et moi tellement tu aurais honte de la blogueuse que tu as enfanté. Dans ce cas, t’as intérêt à te barrer au fin fond de la jungle Bolivienne pour pas que je retrouve car crois-moi, je vais te poursuivre toute ma vie tellement je t’aime et tu pourras jamais te débarasser de moi à moins de me foutre dans un sac poubelle et de me balancer dans la Vologne.

Et puisqu'on a parlé de vibro et qu'il est grand temps de rendre à ce blog sa fonction rock'n'roll, on s'écoute les Vibrators. C'est cadeau :

Edit : Et au fait, je l'ai eu mon cadeau de Saint Valentin ! Le super livre consacré à l'expo érotique qui a lieu à la bibliothèque nationale sur l'Enfer des bibliothèques. Chéri me gâte et Chéri a bon goût. Suffit de voir sa copine pour s'en rendre compte...

enfer

Posté par _eve_ à 18:41 - Je ne parle pas de sexe parce que c'est vulgaire - Commentaires [18] - Permalien [#]

19 novembre 2007

Libertinage olfactif (on sent pas le cul des gens !)

parfums

Comme tu l'as pigé si t'es un minimum attentif, ce week-end, j'ai bravé le blizzard, la banqueroute et les grèves pour aller dans la capitale. Et parmi les choses méga-super-trop-cool que j'y ai faites, il faut que je te parle de ma visite à l'espace de libertinage olfactif. Ouais, rien que ça.

Déjà pour commencer, faut savoir que j'y suis pas allée seule. Et là, le truc qui va te trouer le cul, c'est de savoir que j'y suis allée avec des filleuh, ouais, des vraies de vraies, des qui z'ont pas de quéquettes, des filles pleines de progestérone : la Blonde et la Pétasse. Non, tu ne rêves pas, moi la fille qui déteste les filles, moi qui n'aime que les mecs et ne traîne jamais avec d'autre utérus que le mien, ben figure-toi que j'y suis allée avec des copiiiiines parce que ouais, ayé, moi aussi j'ai des copines, y a pas d'raison non mais ! Mais comme ces filles en question ont un niveau de glamouritude aussi proche du néant que le mien, comme elles sont plus trash que girly et bien plus cochonnes que romantiques, ben on est allées traîner du côté du très intriguant "Espace de libertinage olfactif" qui, contre toute attente et comme le dit si bien la Blonde, n'est pas un endroit où on va renifler le cul des gens. Approche-toi donc que je te cause de cet endroit :

_tat_libre

Il s'agit d'une parfumerie qui, en gros, a profité on ne peut mieux de la vague porno chic pour exploiter le filon et refourguer des parfums délicats aux grosses bourgeoises. Mais attention, ces parfums délicats ont une particularité : ils ont des noms et des descriptifs bourrés d'allusions hyper explicites au cul. Alors tu penses, ça fait aux coincées du cul qui veulent se la jouer libertines, pis surtout ça intrigue les petites cochonnes dans l'âme qui ont pas un rond, voilà pourquoi nous y avons nous-même atteri. Bon, autant te le dire tout de suite, mes acolytes et moi, on a été conquises d'entrée. Déja parce que quand tu entres dans la boutique, tu te retrouves dans un espace librairie érotique très bien fourni avec de superbes livres de photographies. Si j'avais été pétée de thunes, sûre que j'aurais craquée pour plus d'un bouquin, pour celui sur les tatouages amoureux, celui sur la nouvelle photo érotique, mais pas sur celui dédié aux gros seins qui, franchement, m'a déprimée dès la première page (quelle idée d'avoir d'aussi gros seins alors que les petits, c'est bien aussi... pffffffff). Ensuite, faut savoir qu'on a craqué aussi sur la déco parce que nous, en tant que fiiiilles, on est évidemment sensibles à la déco. Et quand le lieu renferme un canapé baroque qui déchire sa race et sur lequel tu t'imagines volontiers en train de faire des galipettes, il marque un point. Quand en plus, y a des meubles baroques violets et un tapis rose fluo pour lequel tu vendrais bien ton âme si t'étais totalement matérialiste et superficielle (ce qui n'est pas notre cas, noooon mais !), tu deviens carrément fan de l'endroit. Pis surtout, quand tu repères les sculptures érotiques, dont le fabuleux phallus doré trônant au milieu d'une plante verte, ben tu tombes juste amoureuse du cadre. Et du coup, tu penses, tu te sens tellement bien dans cette endroit débordant de sensualité que, quand la vendeuse méga bonne au sourire factice t'invite à t'asseoir pour découvrir les fragrances de la marque (Etat Libre d'Orange), ben tu poses ton cul en souriant béatement et t'ouvres grand tes mirettes et tes narines.

Avant tout, il faut que je te parle des noms de ces super parfums. Quelques uns en vrac, pour te montrer comme ils sont cools et comme on est connes de se précipiter sur un parfum parce que le nom nous plaît ou nous parle :

- Vraie blonde, dont le flacon est illustré par un dessin de vraie-blonde-fausse-brune, avec des cheveux bruns et une grosse touffe bien blonde,

- Vierges et Toréros, illustré par un drap ensanglanté (fallait oser),

- Putain des Palaces, dont le dessin représente une clef introduite dans un trou de serrure rose et elliptique qui ne va pas sans rappeler une chatte,

putain_des_palaces

- Don't get me wrong baby I don't swallow, qui signifie "Ne te méprends pas Baby, j'avale pas" (et là, on remercie Eve qui vous évite de consulter votre dictionnaire bilingue, bande d'incultes),

don_t_swallow

- Je suis un homme, étiqueté par un dessin de revolver pourvu d'un gros gland à l'extrémité du canon,

- Sécrétions magnifiques, dont le flacon est rehaussé d'un dessin de bite éjaculant des goutelettes toutes mignonnes (j'insiste sur le "toutes mignonnes" : un gros jet bien franc aurait été nettement moins vendeur, tu penses bien).

Nous, comme des dingues, on a quasiment tout senti. On a craqué respectivement pour deux ou trois parfums qui sentent horriblement bons (je dis "horriblement" car compte tenu du prix du flacon, tu sais que t'as peu de chance de pouvoir t'en payer un et que jamais de la vie t'en auras trois). Y avait ce parfum étonnant qui sentait le champagne et qui pétillait littéralement dans tes narines (Vraie Blonde), celui qui sentait les fleurs blanches et le tabac et te plongeait carrément dans l'atmosphère d'un vieux film américain en noir et blanc (Jasmin et Cigarette) et celui qui sentait les fruits et le sucre et nous rappelait notre enfance (Encens et Bubble-Gum). Finalement, on a toutes les trois trouvé notre parfum respectif, excitées comme des puces car trop contentes d'avoir dégoté LE parfum qui nous collait vraiment. Alors pauvres ou pas pauvres, raisonnables ou pas raisonnables, on a craqué. Pas toutes hein. Deux sur trois, fallait bien une fille raisonnable pour sauver l'honneur (ou nuire à notre réputation de filles déglingos, hmmmm), j'te dirai pas laquelle c'est histoire de pas ruiner sa réputation. Pis j'te dirai pas si on se les est payés avec nos sous ou ceux de la banque, ou si on a été suffisamment malignes pour se les faire offrir, ou si on a réussi à les voler en loucedé, ça te regarde pas. Toujours est-il qu'on a toutes les trois trouvé THE parfum et pour tout dire, ça donne ça : la Pétasse est une Divin'Enfant (mais elle, sûr qu'elle est loin d'être assexuée), la Blonde n'avale pas (ou du moins, c'est ce qu'elle essaye de nous faire gober, sans mauvais jeu de mots) et Eve est une Putain (oui mais Putain "des Palaces" siouplait, ça déconne pas).

Et nous, filles non habituées aux sorties entre filles, et encore moins aux virées shopping entre filles, on a découvert un truc génial : plusieurs filles réunies dans une boutique, ça émet et échange des commentaires à voix haute. Et dans notre cas, on pourrait même préciser : ça échange des commentaires à voix haute et ça a honte de rien. Et concrêtement, ça donne à peu près ça :

La vendeuse : "Je vous présente Putain des Palaces". Pschitt-Pschitt sur trois bandelettes, snif-snif-snif et commentaires.

Eve : "J'adore. C'est celui-là. Je le veux. Il me le faut, je pourrai plus jamais vivre sans ce parfum."

La Blonde : "Ah oui Eve, ce parfum il est fait pour toi, ça te va bien Putain des Palaces."

La Pétasse : "Ah oui, on te reconnaît bien dans ce parfum".

Ou encore, toutes les trois le nez collé à nos poignets pour renifler le parfum :

La Pétasse : "Hmmmm, il sent trop bon ce parfum... ça sent la guimauve... Ca me donne envie de me faire des câlins."

Eve : "Ouais, ce parfum, il m'excite".

Pis faut pas que j'oublie de te parler du clou du spectacle, comme on pourrait dire, du parfum qui a fait parler de la marque : le fameux Sécrétions Magnifiques. Nous trois, tu penses, filles sans pitié qu'on est, quand on a vu cette bite qui faisait pleuvoir des gouttes sur l'étiquette, on a voulu le sentir direct. Mais la vendeuse a veillé à nous mettre en garde : mieux vaut sentir ce parfum en dernier car il prédomine  nettement sur tous les autres. Et elle a même tenu à préciser que ce n'était pas vraiment un parfum mais plutôt une expérience olfactive. là, tu penses, on s'est marrées, on s'est dit arf le vieux coup de marketing, expérience olfactive mon cul ouais. Sauf que la nénette, ben elle a pas tort.

Pschit-Pchit-Pschit : "Voici Sécrétions Magnifiques, Mesdemoiselles, fragrance sperme, sang, salive, sueur."

Et là, tu sens. Et là, ça t'échappe :

La Pétasse : "Pouah ! non j'peux pas. C'est... salé...", éloignant le testeur de ses narines

Eve : "Beurk ! Ah non. Y a vraiment des gens qui portent ça ??!!", posant la bandelette sur la table en écoutant la vendeuse lui dire que oui oui, ce parfum plait beaucoup, surtout aux Américains qui en sont fans.

La Blonde : "Ho. C'est spécial. Mais ça va.", concentrée, le nez collé sur son testeur imprégné.

Alors, comment m'en vais-je te décrire l'impression que tu ressens quand tu renifles cette "expérience olfactive"... Ben en fait, je crois que c'est la Pétasse qui résume le mieux la chose : t'as l'impression de participer à une partie de baise sans y être invité. Ouais, c'est exactement ça. Ca sent le cul, ça sent la baise, c'est âcre et salé, ça t'interpelle et te met mal à l'aise en même temps. Franchement, si je vais à un repas et qu'un des convives porte ce parfum là, je te garantis que je gerbe direct sur la moquette (ou pire, dans mon assiette). ce parfum là, il est vraiment bizarre, il t'agresse littéralement. Alors pour conclure sur ce sujet passionnant, faut que je te parle de la Blonde, cette aventurière de Blonde, devrais-je dire, qui a reniflé intensément ce parfum en le trouvant spécial mais pas intolérable, sur le coup. Une fois dehors, ça a donné ça :

"J'ai une odeur bizarre dans le nez... une odeur de... rha, pouah, c'est ce parfum qui sent le cul !! Snif, snif... sûre que j'ai l'odeur sur les doigts... Ah c'est dégueulasse... Hé les filles, faut que je crache, j'vous jure faut que je crache d'urgence, j'ai le goût dans la bouche maintenant !!".

Cherche pas, on est des malades, des dingues comme t'imagines même pas, les seules filles au monde qui sortent d'une parfumerie avec un goût de sperme dans la bouche sans avoir fait aucune saloperie  à qui que ce soit.

Edit : Je te conseille d'aller faire un tour du côté de chez la Blonde qui te narre cette virée libertinage olfactif au moins aussi bien que moi et avec des dessins en bonus.

Posté par _eve_ à 00:16 - Je ne parle pas de sexe parce que c'est vulgaire - Commentaires [10] - Permalien [#]

07 novembre 2007

Sexe assisté par internet

web_porn_lg

Rolalala, la Eve vous pond encore une billet axé cul !! Vous avez finir par y voir une triste tentative de ma part de booster mon audience mais il n'en est rien, rassurez-vous, d'ailleurs je vous rappelle au passage que ce blog ne me rapporte que dalle donc l'audience, on s'en tamponne (comme ça au passage je glisse que je suis preneuse de : 1) tout job dans la rédaction, 2) toute combine fiable pour faire des thunes avec son blog sans le pourrir de pop up publicitaires).

Hier, j'ai eu la visite d'une copine pas vue depuis un an. Et là vous allez dire : "tiens tiens Eve, on croyait qu't'avais pas de copiiiines ??!!". Ben pour faire le point une bonne fois pour toutes, des copines, j'en ai forcément mais je peux les compter sur les doigts d'une main et disons que je les vois respectivement une à trois fois par an. On est donc loin de la copine "amie pour la vie" et du trip des femelles inséparables qui se racontent tout, autant dire que ça compte pour que dalle. En revanche, mes chers potes pleins de testostérone, eux je les vois deux fois par semaine minimum, ils sont donc hiérarchiquement carrément au-dessus des copines dans mon cercle amical (et je les aimeuuu !!). Donc, cette copine que j'avais pas vue depuis des lustres, je m'étais tout doucment faite à l'idée que je ne la verrais probablement plus et envisageait presque de la virer de mon répertoire comme je l'ai déjà fait avec tant d'autres (suis pas comme ça moi, je coupe les ponts assez facilement). Et puis v'là qu'elle m'appelle et me rencarde en ville pour un café (parce que c'était trop tôt pour une bière) et un éventuel racontage de vies respectives. Et v'là pas que la copine, que je connais depuis des années, et dont je connais le mec depuis à peu près aussi longtemps, même qu'on avait bossé tous les trois dans la même boîte y a fort longtemps, ben cette copine m'annonce qu'elle va quitter son mec. Tu penses bien que je suis carrément le genre de fille qu'on vient quérir en de telles circonstances. Parce qu'au moins, avec moi, on est à peu près sûre d'entendre ce qu'on attend, à savoir : "Ben si ça va plus, quitte-le, qu'est-ce que tu veux que j'te dise. la vie continue hein", là où d'autres copines, les copines "censées" dirons-nous, préfèrerons répondre : "Mais t'es folle ! Le quitte pas, ça va s'arranger !!". Ouais, c'est mon côté désespérément défaitiste qui prend systématiquement le dessus, ce qui arrange bien les copines dans une telle situation et ce qui explique sans doute que ce soit toujours à moi qu'on s'adresse en cas de fatidique question de jetage d'éponge et de séparation latente. Sur le coup, je me contente de dire "ben merde", sans aller guère plus loin. Je suis pas franchement du genre à poser des questions moi, même si j'aime bien tout savoir (mais je sais d'expérience que les gens sont toujours très bavards alors inutile de se fatiguer avec des questions après tout). Et la copine se sent obligée de s'expliquer. mieux que ça, elle a besoin de s'expliquer, parce que ce qu'il lui arrive, c'est certes pas dramatique, mais c'est quand même sacrément navrant.

Déjà, en guise d'avant-propos, faut que je te parle de ma copine vite fait. C'est une fille franchement belle, le genre de fille sur lequel tu te retournes dans la rue. Jolie et pas fadasse, pas le genre de gonzesse que tu croises à tous les coins de rue. Une petite gonzesse coquette qui prend bien soin d'elle et qui sait s'habiller et tout et tout et qui, en plus, est dotée d'une paire de seins dont je suis éperdument jalouse même si c'est des faux. C'est le genre de gonzesse que tout hétérosexuel célibataire normalement constitué a forcément envie de se faire. ben figure-toi que la pauvre, elle m'annonce que son mec ne la touche plus depuis un an et demi. "Quoi ??!!!". C'est fou ça, les connaissant de longue date, ils avaient l'air d'un couple franchement porté sur la chose et plutôt compatible en terme de sexualité, pas le genre de couples où la pseudo-migraine surgit régulièrement au moment d'éteindre la lumière pour esquiver la chose. Ben pourtant, c'est un fait, son mec ne pose plus la main sur elle depuis plus d'un an et elle, de son côté, c'est pas faute d'être demandeuse. Alors quoi, te demandes-tu ? Il en a une autre ? Il a viré pédé ? Même pas. le gars, il est devenu accro à la Sex Cam et aux tchats coquins. Désormais, sa vie sexuelle se résume à des séances de masturbation par écran interposé. Ca branche sa webcam, ça cherche une gonzesse connectée et pas avare de son corps et hop, ça se pignole comme ça, tous les jours. Au début, ça passe à la rigueur... Tu te dis que le mec est dans une sorte de trip fantasmatique et que ça va pas durer... Sauf qu'au bout d'un an, quand le délire se transforme en totale addiction, ben y a de quoi s'inquiéter, évidemment, notamment quand le trip occupe ledit addict jour et nuit, au point que ce dernier soit réveillé à toute heure de la nuit par des internautes cochonnes l'informant de leur présence devant leur webcam et qu'il s'empresse de rejoindre, tu penses bien.

Ouais, c'est assez fou quand on y pense. C'est même carrément dingue et y a des fois où je me dis qu'internet à ses côtés limite effrayants. Par chance, la copine a fini par se faire une raison et par accepter l'idée d'un nouveau départ. Et moi, en bonne copine que je suis (eh ouais, ça t'la coupe hein de savoir que je peux aussi être une bonne copine avec mes semblables), non seulement je lui ai prodigué les bons-mauvais conseils qu'elle attendait (du genre : "Fuck off, envoie-le chier ce naze !") mais en plus je lui ai refourgué au passage un vibro trois programme de chez Fun Factory, l'un des derniers rescapés de mon stock d'invendus. Y a pas à dire, Eve sait aussi être une VRAIE copine.

Posté par _eve_ à 19:06 - Je ne parle pas de sexe parce que c'est vulgaire - Commentaires [17] - Permalien [#]

06 novembre 2007

Manga stories

stepup17

Bon, deuxième soir consécutif où j'ai pas franchement envie de bloguer. Me demandez pas pourquoi, ça arrive aux meilleurs d'entre nous hein. Non, j'ai pas mes règles. Non, je suis pas déprimée. J'ai pas envie, c'est tout, alors lâche-moi le slip avec ça et contente-toi de ce qui va suivre.

Je pourrais me contenter d'écrire que dalle mais je ne suis pas si ingrate. Je pourrais aussi te refiler une nouvelle fois mes mots-clés histoire de faire un semblant de billet vite fait, lequel t'occupera bien cinq minutes, voire dix si t'es vraiment long à la détente. Mais moi, je suis une fille sympa, vach'ment sympa même pour ceux qui en doutent encore (ceux-là, qu'on les fusille sur le champ). Alors comme hier soir je te parlais vite fait de mes lectures pas sages du moment et comme parler de sexe, ça permet de faire de l'audience (même si l'audience ne me rapporte que dalle à part flatter un peu mon ego), ben je m'en vais te parler des mangas porno en question.

Dans le domaine, je suis loin d'être une fan absolue. Autant dire que j'y connais même carrément pas grand chose. Les hentaï aux scenari décousus  et farfelus dont l'intérêt réside finalement principalement dans la présence de héros avec la bite sans cesse à l'air (tu parles d'un intérêt), c'est pas franchement ma tasse de thé. Cest le type de mangas que tu survoles distraitement en te disant que c'est tout le temps pareil et que c'est franchement naze, le genre d'histoires auxquelles t'accroches pas du tout et que t'oublies aussitôt après avoir fini le bouquin. Du coup, je me rabats sur les mangas plus érotiques que porno, sur les gentils mangas interdits aux moins de quinze ans seulement. Tiens, quand j'y pense, c'est marrant ça, de fixer la limite d'âge à quinze ans...? Ca veut dire qu'à quatorze ans, on est censés rien connaître de la chose mais qu'à quinze on peut sans problème se pencher sur des esquisses de levrette (hou le mauvais jeu de mots... faites comme si vous l'aviez pas remarqué) et de cochonneries en tous genres ? Pis c'est d'autant plus marrant de lire cette mention "- 15 ans" quand, dans un rayon voisin, tu viens juste de croiser une pré-ado de douze ans à frange-à-la-Plastiscine raconter à sa copine à-la-même-frange-parce-que-ça-fait-trop-cool-d'avoir-toutes-la-même-tête que non, elle ne sort pas avec Djoul (supposé Julien... chez les ados, tous les Julien deviennent "Djoul" comme tous les Michaël deviennent "Mike"... ça fait plus hype t'vois...), qu'elle la juste sucé et que ça "comptait pour du beurre".

StepUpup

Bref, tout ça pour dire que, dans la série des gentils mangas sexy pas franchement traumatisants et gentiment attachants, y a Step up love Story, cette série dont je te parlais hier et que j'ai découverte grâce à des internautes vachement plus portés que moi sur la chose (comprenez sur la BD). Cette Love Story là, c'est l'histoire toute mignonne de Makoto et Yura qui, outre le fait d'avoir des noms sympas (cherche pas, je trouve toujours que les Japonais ont des noms sympas) cherchent l'amuuuuuur et, tu t'en doutes, finissent par se rencontrer et s'épouser (rien que ça). Ca, c'est dans le premier volume, celui où ils sont encore puceaux. et de volume en volume, ben nos deux héros découvrent les joies du sexe et en apprennent les techniques, lentement mais sûrement. Ouais, quand même, j'insiste sur le "lentement" parce que voilà quoi, ils prennent le temps les gaillards, pas que je veuille les brusquer ou les bousculer mais quand même, y a un moment où va falloir songer à se sortir les doigts du cul (mauvais jeu de mot, encore... ce soir, eve est en-dessous de tout) et à nous offrir du sexe digne de ce nom parce que nous, on est des lecteurs lubriques basiques et on n'a pas payé 7.50 € pour voir yura se faire peloter les seins pendant vingt pages hein ! En grande fan de cette série, j'ai déjà lu les treize premiers volumes. Et au bout de treize volumes, forcément, tu t'attends à ce qu'ils aient déjà baisouillé de toutes les façons possibles, parce que t'en veux pour ton argent quand même. Sauf que... bah non. Au volume 13, Yura découvre seulement son premier orgasme. il était temps bordel. Ceci dit, je m'énerve hâtivement contre la brave Yura. Je suis injuste de la traiter de longue-à-venir, parce que si ma vie sexuelle s'ébauchait en plusieurs volumes, j'imagine que mon premier orgasme ne se serait guère situé bien avant le volume 13 (et ouais, c'est triste mais c'est la vie hein). Donc voilà, volume 13 et pas grand chose. Vivement le prochain volume pour qu'enfin, ça baise à tout va, parce que maintenant que Makoto a enfin résolu ses problèmes d'éjaculation précoce, il est plus temps de finasser hein, fini de rigoler ho !

Voilà, c'était le billet pas terrible du jour. Désolée, on peut pas toujours être au top. Ah oui, et pour répondre à celui-qui-se-reconnaîtra-et-qui-ne-doit-pas-oublier-qu'il-est-invité-à-bouffer-vendredi-soir-avec-toute-la-bande-de-nazes : le petit de Yura est toujours intact.

Posté par _eve_ à 23:34 - Je ne parle pas de sexe parce que c'est vulgaire - Commentaires [4] - Permalien [#]

31 octobre 2007

No sex and the city

no_sex

Ma consoeur Viscose (ouais, encore elle), ben elle trouve que ça parle pas assez de sexe sur les blogs de filles (d'ailleurs elle en parle justement aujourd'hui, je vous conseille de lire ça ici). Et quand elle dit ça, les filles, les vraies de vraies, les qui achètent Elle et Cosmo et qui se lèvent à sept heures du mat' pour pas rater le début de la vente Guess sur ventesprivées.com, ben ces filles-là ça leur fait pas bien plaisir de lire ça et elles se justifient en disant que créer un blog n'implique évidemment pas qu'on doive déballer sa vie sexuelle (nooooon mais !!) et puis que, grosso modo, parler de cul, c'est pas franchement glamour ni très compatible avec l'esprit hype de leurs blogs tellement tendance. En cela, on ne peut qu'être d'accord avec les demoiselles en question sur le fait que parler de cul n'est pas une nécessité absolue pour l'auteur d'un blog (bien que ce soit bon pour la pub, huhuhu !!). C'est vrai quoi, on peut être une fille, pondre un blog sur la mode, l'épilation et les petites culottes sans être pour autant obligée de parler de ce qui se trouve dans lesdites petites culottes et tout ce qui va avec. Et puis ces filles-là, elles pourraient bien conclure en disant que si on cherche du sexe, y a suffisamment de blogs très appropriés et carrément portés sur la chose pour qu'on perde pas notre temps à chercher une histoire cochonne entre la recette des macarons Ladurée et le compte-rendu d'une journée au spa. Et là encore, faut bien dire qu'elles auraient raison.

Mais quand même, y a un truc qui me dérange malgré tout. S'il y a une chose que les vrais blogs girly ont quasiment tous en commun, comme l'a très justement remarqué notre sociologue spécialiste des blogueuses so hype, c'est que leur référence absolue, toute catégorie confondue, c'est la série Sex and the City. Quand elles parlent de chaussures ou des dernières tendances vestimentaires, elles font inévitablement allusion à Carrie Bradshaw , héroïne 100% tendance et dont on rêve toutes secrètement de posséder le dressing room (et j'avoue : même moi, pour certains trucs). Carrie et ses copines, faut dire que c'est le sacro-saint modèle de la nouvelle génération féminine, l'emblème de ces filles qui se damneraient pour un sac à mains, qui adorent les cocktails et les restaurants à la mode, bref, tout ça quoi. Mais, si je ne m'abuse, outre cette dimension-là, les louloutes de Sex and the City, elles sont sacrément branchées cul, non ?!! Entre l'épisode où Samantha donne un rapide cours sur le vibro dernier cri ("Jamais sans mon lapin..."), celui où l'ingénue se fait sortir de force de sa chambre par ses copines parce qu'elle est devenue accro à son sextoy, celui où Samantha (encore elle !) expérimente l'amour filmé ou encore la balançoire d'amour... ben on peut dire qu'elles se font plaisir les gonzesses et qu'elles n'hésitent pas à le revendiquer.

sexandthecity

Donc là, ouais, on peut dire que ça bloque. Car pourrir son blog d'allusions quasi constantes à Sex and the City et éviter le sujet comme la peste, c'est limite paradoxal. Ca l'est d'autant plus quand les blogs en question sacralisent Sex and the City d'un côté et, de l'autre, se prononcent sur des trucs parfaitement crétins qui, finalement, condamnent complètement la sexualité féminine en classant les filles en deux catégories : celles qui sont trop subtiles pour en parler (les filles bien) et celles qui sont trop salopes pour la fermer (les traînées).

Bref, on va pas s'éterniser sur le sujet d'autant que, comme tu l'as compris, je relève indubitablement de la seconde catégorie, et rien à foutre si je suis pas assez subtile (oserais-je dire "subtilissime" ?). Et moi, je parle ptetr jamais de Sex and the City, ben n'empêche que le vibro de Samantha, je l'ai !!!!

rabbit

Edit : Tant qu'on y est, tu veux que je te parle d'un truc qui me fout un rien la rage ? Ben figure-toi que dernièrement, chez BuzzParadise, le site qui envoie des tonnes de trucs à tester aux blogueurs (cosméto, bouffe et plein d'autres choses), ils ont organisé une campagne sur les sextoys. Du coup, quelques petites veinardes ayant été choisies pour l'enquête (des filles aux sites très bien conçus et évidemment très fréquentés, pas des petites blogueuses à deux balles comme moi) ont reçu un colis dans leur boîte aux lettres avec devine quoi dedans... Un sextoy !!! un super oeuf vibrant avec commande high tech, même que j'en ai pas des comme ça et que j'en veux un, tu penses bien. Bref, y a des filles qui ont reçu ça gratos. Le bol quoi. Sauf qu'en parcourant quelques blogs de filles, ben j'ai lu plusieurs fois des trucs du genre : "BuzzParadise m'a envoyé ce sextoy blablablabla... J'ai eu un peu honte (ou pas) blablablabla... Ca m'a bien fait marrer mais je l'ai évidemment pas essayé." Non mais QUELLE HOOOOOOONTE !! Mais dites-moi un peu ce qu'ils foutent chez BuzzParadise pour choisir aussi mal les destinataires de leurs supers cadeaux qui déchirent leur race !! Moi j'te l'aurai testé et j't'aurai pondu un compte-rendu digne de ce nom, comme je le faisais si bien à une époque (toi qui t'interroge, on voit que tu as raté l'époque de la très officielle rubrique en ligne "Eve a testé pour vous", temps glorieux où on me payait pour écrire mes conneries...).

Posté par _eve_ à 22:10 - Je ne parle pas de sexe parce que c'est vulgaire - Commentaires [11] - Permalien [#]
« Accueil  1  2   Page suivante »