Ma vie rock'n'roll

"C''est fini l'temps du rock'n'roll !", dit le père. Pour persuader sa fille de grandir, de se ranger, d'être une working-mum exemplaire. "T'as rien compris le père", dit la fille. Pour convaincre le père que sa vie rock'n'roll est bien aussi.

02 juin 2008

Quand les concerts réservent des surprises (1/2)

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Salut les gars, je suis de retour. hé oui c'est moche, vous croyiez vous êtres débarassés de moi, mais non, je reviens toujours (et là, mes ex ils disent : "sale garce de menteuse, c'est pas vrai ça, tu reviens jamais !". Ouais bon, ça va hein). Pour ceux qui avaient vraiment rien pigé, non je n'étais pas partie au Maroc, pas encore. Ca, ça devra attendre encore deux bonnes semaines. j'étais juste partie à Paris, si vous voulez tout savoir, pour un rendez-vous professionnel qui n'a pas eu lieu (oui, fidèle à ma démoule légendaire, je me suis traînée jusqu'à Paris pour un rencard qui a été annulé à la dernière minute) et puis pour profiter des concerts locaux, ce qui fait toujours bien plaisir quand on vit dans une région où les concerts rock de qualité deviennent une rareté. Bref, pour bien démarrer la semaine sur ce blog et pour changer un peu du racontage de vie, des pétages de plomb dûs aux BetaHCG, des cadeaux quémandés à des lecteurs peu respectifs dans l'ensemble, et des nouvelles péripéties insignifiantes de ma vie ordinaire mais sympa quand même, on démarre en musique mes petits chéris avec un compte rendu de quelques uns des concerts vus au cours des dernières semaines, tous marquants, chacun à leur manière.

Petite parenthèse quand même avant de démarrer les comptes-rendus respectifs. oui je sais, je peux pas m'empêcher d'ouvrir ma gueule pour parler de moi et puis depuis que je suis bourrée d'hormones, j'ai encore plus la gueule ouverte qu'avant, va comprendre. Bref, petite parenthèse pour mentionner quand même que quand t'es enceinte, les concerts perdent de leur saveur, y a pas à chier :

- Parce que le jus de tomate, c'est moins marrant que la bière. Et surtout, ça a beaucoup moins bon goût et même si t'en bois douze, t'es jamais bourrée et moi j'aime bien être un rien bourrée en concert (oui je sais, c'est mal, mais c'est comme ça).

- Parce qu'avec ton gros ventre, tu dois éviter les premiers rangs, là où c'est bien cool parce que ça danse. Hé oui, s'agirait pas que ton foetus se prenne un coup de genou au milieu du pogo, toi-même t'apprécierait pas.

- Parce que tu te sens lourde comme une baleine et que du coup, tu danses nettement moins qu'à ton habitude. Quelquefois même, t'es obligée de t'asseoir en plein concert, et ça je te l'accorde, c'est un rien chiant de se sentir comme une mamie à un thé dansant pendant que tes potes saiutent à pied joint, sniffent du popper's et se noient dans la bière.

Mais bon, en dehors de ça, les concerts restent les concerts, des moments comme je les aime bien, et des moments pleins de surprise surtout.

  • Concert numéro 1 : The Presidents of the USA ou la surprise inespérée

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Les Presidents of the USA faisaient partie de ces groupes regrettés, des groupes dont on se plaisait à dire de temps en temps : "P'tain, tu te rappelles comme c'était bien quand même les Presidents ?!! Ah ouais c'était trop trop bien quand j'y repense." Nostalgie. "Font chier d'avoir arrêté" qu'on se dit. "Parce que c'était trop bien" (ouais, ça on l'a déjà dit mais on le dit encore). Alors voilà, on repense aux Presidents, on fredonne leurs vieux tubes, on a l'air d'une bande de papys qui regrettent le bon vieux temps du rock'n'roll, on fait nos langues de putes quant aux groupes de rock actuels et on répète en boucle que ces groupes-là sont jamais aussi bien que ne l'étaient les Presidents. Bref.

Pis un jour on traîne sur le web, pour pas changer. on va sur le site du trabendo et on lit "The Presidents of the USA". c'est là, noir sur blanc, ça a même pas l'air d'une blague et y a pas marqué sold out. on se frotte les yeux, on veut pas y croire, on clique, onh va d'un site à l'autre, on tape frénétiquement sur le clavier en faisant plein de fautes et en  répétant "putain de merde" comme si les dernières places allaient se vendre dans la seconde et pis on finit par avoir confirmation, et confirmation de la confirmation, bref ceci n'est pas un rêve, les Presidents sont toujours en vie et toujours sur scène.

Alors que dire de ce concert si ce n'est que de toute façon, ça ne pouvait pas être mauvais. bah ouais quoi, on parle des Presidents, pas des BB Brunes, y a pas photo et y'a même pas de raison d'épiloguer sur le sujet : les Presidents, c'est un groupe génial, point final. T'es obligé d'avoir secoué la tête sur Lump, d'avoir sauté à pieds joints sur le refrain de Peaches et allez va, avoue que t'as déjà fait du play back devant ton miroir de salle de bains avec ta brosse à dents en guise de micro en écoutant Feather Pluckn (c'est bon hein, n'aie pas honte, ça arrive aux meilleurs d'entre nous). Bref, voilà, les Presidents ont fait leur concert, et ont été carrément à la hauteur pour ne pas dire qu'ils ont été encore plus efficaces que ce à quoi on pouvait s'attendre. On a eu droit à tous les incontournables, aux nouveaux morceaux, et aux inoubliables reprises de Video killed the radio star et de Ca plane pour moi. Et moi j'vais te dire un truc, c'est que les Presidents ils ont pas pris une ride, ils ont toujours la même pêche que dans les années 90, pour un peu je me serais presque revue au collège avec ma mèche pleine de laque et mes Dr Martens violettes en train de me la péter avec mon album collector ramené de Londres. Même que les gaillards, rien que pour me faire plaisir (si si, j'te jure, c'était rien que pour moi ça), ils ont commencé le concert sur mon titre préféré, We're not gonna make it. Et vu l'ambiance dans mon utérus, je crois que mon foetus il a bien aimé aussi, du coup je lui en ai même pas voulu de m'avoir privée de pogo et de premiers rang.

Bon allez, j'ai pas la prétention de te faire découvrir quoi que ce soit (sauf si t'as quatorze ans peut-être) et même si on les connaît tous, moi j'dis que ça fait pas de mal de se faire une petite séquence revival en se re-faisant quelques uns de leurs clips (d'ailleurs maman, si tu retrouves une VHS avec un bout de sparadrap en guise d'étiquettes sur laquelle est écrit "Clips Presidents of the USA", mets-la moi de côté, c'est une relique des mes enregistrements d'ado sur MTV).

Peaches et la fameuse scène de l'attaque de ninjas où les mecs sautent dans les arbres grâce à leurs super pouvoirs (y a pas à dire, y avait de l'idée) :

Lump où les mecs jouent en costard dans un marais avec de l'eau jusqu'au ras des roubignoles :
  • Concert n°2 : Guttercat and the Milkmen, LA bonne surprise

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source photo

Je sais bien lecteur que je t'apprends rien si je te parle de mon mauvais caractère. Et toi qui me lis régulièrement, tu sais aussi à quel point je peux être acariâtre et mauvais public quand j'accroche pas avec un groupe. Et encore, je me soigne et je m'efforce de pas mentionner tous les groupes de merde que j'ai l'occasion de croiser et pourtant, dieu sait que je suis sortie déçue de moult concerts ces derniers temps. A force d'être déçue par les concerts, à force d'assister à du brouillon, à des prestations mal ficelées, à du déjà vu, à du néant, à de l'insupportable pseudo-rock aseptisé, à du grand rien du tout, ben je finis par devenir super exigeante ma foi et, parallèlement, j'ai une sale tendance à partir pessimiste quand je vais à un concert, pas convaincue d'avance et quasi persuadée de ne pas l'être. Oui lecteur, tu peux me traiter de mauvais public car moi qui crois tout savoir mieux que tout le monde, je m'suis fait eûe comme on dit. Je suis allée à un concert en pensant devoir me contenter d'un gentil pas grand chose et je suis ressortie conquise. Et c'était pas du punk, qu'on se le dise. Que quiconque ose désormais me traiter de vilaine qui a des oeillères et qui ne veut pas s'ouvrir à autre chose qu'au punk 77 vienne chercher sa fessée car en vérité je vous le dis, y a pas que le punk dans la vie (là, t'en reviens pas, tu te demandes si je me drogue ou si c'est dû à la grossesse, tu veux savoir si ça m'a arraché la gueule de devoir avouer cela mais non, même pas).

Bref, quand on m'a parlé du concert des Guttercat and the Milkmen, j'ai dit ok ça roule, je veux voir ça.  Mais pas convaincue plus que ça, j'avoue. Après un rapide passage sur leur profil Myspace et quelques échos de la part d'amis déjà conquis (exemple Fred : "faut y aller, c'est génial, c'est trop bien, en plus le chanteur il est beau", note le dernier argument de choc pour convaincre une fille d'aller à un concert), je me suis dit que oui pourquoi pas, ça pouvait être une soirée sympa avec de la bonne musique en fond sonore, mais pas, d'après moi, un concert inoubliable digne de figurer dans les chroniques de ce blog où y a rien que du bon (le premier qui la ramène sur ce point, je lui pète sa petite gueule). Ben en définitive, tu veux que je te dise, je mérite d'être punie pour ce jugement trop hâtif. Je mérite un coup de règle sur les doigts ou une fessée (non, pas la fessée, oubliez ça, pas la peine de vous battre pour postuler en tant que bourreau). Car mea culpa, je l'avoue, j'y suis allée en disant ceci (et après coup, j'en ai honte) : "Oui oui, on va voir les Guttercat mais a priori, je sens que ça va vite me faire chier.". Pas bien Eve, viens chercher ta claque. Parce qu'en vérité, c'était juste très bien. Très, très, très, très bien. Le genre de concert quasi inespéré, auquel tu vas en t'attendant à boire ta bière ton jus de tomate infâme avec un fond sonore acceptable et où tu finis par squatter le premier rang en te disant à chaque morceau "purée, j'espère que c'est pas le dernier". Au final, Guttercat and the Milkmen c'est rien qu'un excellent groupe très pro, qui sait ce qu'il  avec de vrais musiciens qui savent jouer (te marre pas, ces temps-ci ça se fait rare), un bon esprit rock'n'roll et, pour parfaire le tout, un chanteur bourré de charisme et supra efficace, bref que demander de plus ?!! Bon ben lecteur, si t'es pas trop con tu sais ce qu'il te reste à faire, au pire tu te contentes d'aller faire un tour sur leur page Myspace et de t'efforcer de tout bien écouter à défaut de passer à côté d'un groupe super, au mieux tu t'empresses d'acheter leurs vyniles pour les passer en boucle sur ta vieille platine vintage. Et si t'es comme moi et que t'as pas de platine ni de mange-disque, ben tu te tais et tu les achète quand même ces disques, d'ailleurs même moi j'en ai un et tant pis si je peux pas l'écouter dans l'immédiat (note aux lecteurs qui savent toujours pas quoi m'offrir pour mon anniv : une platine vynile, c'est une bonne idée), au moins je suis contente d'avoir cet objet-là dans ma rock'n'rollothèque (ce mot je viens de l'inventer, c'est brevet déposé). Ah oui, pis aussi, j'ai failli oublier le détail qui tue, même que je me serais jamais pardonnée de pas te l'avoir donné ce détail : le reprise. Quand un groupe fait une reprise, c'est toujours très révélateur. C'est révélateur du bon goût du groupe (ou pas) et surtout, de leur niveau et de leur efficacité parce qu'air de rien, même si ça a toujours l'air tout con de reprendre une chanson, ben je t'assure que c'est pas si simple de faire une bonne reprise. Parce qu'on n'attend pas d'une reprise qu'elle ne soit qu'une vague copie de l'originale, ni qu'elle sombre dans l'interprétation douteuse dont on peine au final à déterminer l'originale, on veut au contraire une interprétaion dosée juste comme il faut, une interprétation vraiment personnelle qui réussise à conserver l'âme du morceau d'origine. Alors laisse-moi te dire lecteur que quand j'ai entendu les premières paroles de Needles and pins dans le micro, j'ai cru que j'llais tomber amoureuse de tous les membres du groupe et du public avec tiens, tellement cette chanson elle est chère à mon coeur (mais ça tu le sais déjà, c'est la chanson de mon futur mariage, d'ailleurs j'en ai parlé ici). Et s'attaquer à Needles and pins, ça rigole pas merde, parce que la version originale (Jackie DeShannon) était déjà impeccable, celle des Searchers était juste inoubliable et celle des Ramones évidemment à la hauteur des autres versions... bref, autant dire qu'en décider de te faire Needles and pins, t'as intérêt à être plutôt sûr de ton coup  car les fans de ce titre te pardonneront jamais d'être moins bon que les prédecesseurs. Conclusion : épreuve réussie avec succès par Guttercat et ses Milkmen qui ont assuré comme des chefs et qui ont définitivement très bon goût.

Bon allez, je voulais faire un troisème volet dans ce billet mais je me suis trop attardée et j'ai autre chose à foutre hélas, des trucs passionnants comme changer la merde de bébé et repasser mon linge (oui je sais, ma vie, tu la veux). Mais comme je suis une fille sympa, je te laisse avec cette vidéo de Guttercat and the Milkmen que t'as intérêt à mater sinon t'es plus mon ami (et si t'es pas mon ami à la base, ben t'as aucune chance de le devenir un jour si tu cliques pas). Et en bonus, Needles end pins par les Searchers, parce que je suis une fille vraiment très très sympa. 

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16 mai 2008

Soif de rock ? "Thirsty" des Wad Billys, le disque que si tu l'as pas, tu mérites qu'on te jette des cailloux

thirsty

Oui c'est vrai, ça parle de moins en moins de rock'n'roll sur ce blog. Et puis surtout, ça parle de plus en plus de nausées et d'utérus, et ça c'est chiant, je te l'accorde. Mais bon, faut bien contenter les deux camps de mon lectorat, à savoir : les qui-sont-là-pour-la-zic et puis les qui-sont-là-pour-ma-vie-de-merde. Alors y a pas à chier, histoire d'équilibrer un peu la donne, aujourd'hui je me dois de te parler de musique avant de perdre mes trois vaillants lecteurs qui osent encore venir ici en quête de compte-rendus de concerts.

Déjà sache que des concerts, foetus ou pas, je continue à en voir toutes les semaines. Sauf que j'en parle pas toujours parce que je ne suis rien qu'un grosse faignasse pis aussi parce que parfois, d'autres s'en chargent pour moi, ce qui m'arrange considérablement. Ainsi, que ceux qui veulent savoir comment était le concert de Mademoiselle K il y a quinze jours se tournent vers ma consoeur hystérique qui y était elle aussi. Et qui ne s'est toujours pas remise d'avoir "failli" raté le concert puisqu'elle a découvert que la règle absolue quand on part en concert avec Eve, Manu et le Coach, c'est de surtout pas pré-ci-pi-ter. Et qu'avec nous, après la dernière bière, y a souvent une dernière bière, pis encore une dernière. Et que du coup, on est jamais à l'heure mais des fois quand même, on y arrive. Bref, cette parenthèse étant faite, passons aux choses sérieuses.

Si y a deux choses que tu sais désormais sur moi c'est que je suis plus bonne que bonne ne suis pas une groupie et que je ne suis pas non plus du genre à faire de la promo pour un groupe que j'estimerais juste moyen. Ca, c'est pas mon genre, je suis hélas bien trop méchante et sélective pour prendre la peine de parler de groupes moyens juste pour accomplir ma B.A et promouvoir de façon désintéressée un groupe qui, bien que n'étant pourvu que d'un très vague talent, mérite toutefois d'être encouragé. Avec moi, y a finalement guère d'options possibles : si tu es formidable, je t'aime et je parle de toi / Si tu es quelconque, je t'oublies direct et du coup, je ne parlerai forcément jamais de toi / Si tu es un naze doublé d'un prétentieux et doté d'un ego insupportable, tu me gonfles tellement que je te le fais savoir une bonne fois pour toutes.  Voilà, comme ça y a pas d'ambiguïté, on sait parfaitement où on met les pieds. Par conséquent, toi qui est un lecteur intelligent, tu te doutes bien que, tenant compte de tous ces éléments, si je me mets à te parler d'un groupe de façon récurrente, si je décide d'essayer de te convaincre avec insistance que ce groupe il est juste trop bien, c'est que j'ai de bonnes raisons de le faire. Sûr que je m'attarderais pas à monopoliser momentanément mon blog pour une page de pub musicale si l'objet de la promo en question n'était pas un groupe absolument incontournable. Tout ça pour dire que le premier qui ose soupirer parce que je parle encore des Wad Billys, je lui tatane tout bonnement sa gueule et je le prie de sortir (mais quand même, après tu peux revenir, parce qu'on rigole quand même vachement bien sur ce blog).

Voilà, la nouvelle est tombée : les Wad Billys ont sorti leur album. Bon là, si t'es un gens un minimum aware et cultivé, si t'es un gens cool et de bon goût, t'es censé sautiller sur place avec de petits cris hystériques (si t'es une fille) ou pousser un cri de guerre viril digne d'un guerrier barbare (si t'as des couilles). Bref, t'es censé exprimer ta joyeuseté, y compris en faisant pipi partout comme les chiens si ça peut te faire plaisir. Et si t'es un lecteur pas sérieux qui a bien pris note du fait que les Wad Billys c'est l'un des meilleurs groupes du moment qui mérite pas de pas être connu dans le monde et dans l'espace intergalactique, mais qui a toujours pas raqué pour s'offrir leur CD, t'as intérêt à être attentif à ce qui suit. Pis enfin, si t'es un lecteur qui débarque sur ce blog et qui se demande qui c'est les Wad Bidules, remercie-moi d'avance d'éclairer ta lanterne et de te faire découvrir des groupes aussi cool, et puis cours-y donc acheter leur CD pour montrer l'exemple.

Bref, toi le lecteur habitué de ce wonder-blog, tu crois que j'ai déjà tout dit des Wad Billys et tu te demandes même avec quel membre du groupe je baise parce que sérieux, c'est quand même chelou qu'une fille pas commode comme moi fasse autant de pub pour un groupe. Réponse : avec les trois. Et des fois, en même temps. Bref, passons... Tu croyais donc que le tour de la question Wadbillienne avait été fait et tu te demandes franchement ce que je pourrais bien ajouter sur ce groupe. Alors tu sais quoi, pour faire simple et pour que tu comprennes définitivement la nécessité absolue d'acheter au plus vite leur CD qui l'est trop bien et même pas cher, je m'en vais me la jouer pédagogue afin de me mettre à votre niveau à tous et afin d'être spure que dès demain, la boîte mail des Wad déborde de commandes de skeud parce que, y a pas à chier, ils le méritent bien.

Alors, que dire des Wad Billys...?

- Si j'étais chroniqueuse pour un magazine consacré à la musique, je dirais :

"Les Wad Billys nous dispensent un rock aux accents punk et garage emprunt d'une énergie redoutable. Leur musique galvanise et subjugue et semble bien loin de l'ambiance sombre et du calme inquiétant de la rue auquel leur nom réfère. Les Wad Billys, une valeur sûre, un indispensable à avoir dans sa rockothèque sous peine de passer méchamment à côté d'un produit rare".

(Sur ce, si y a un rédac' chef qui veut bien m'embaucher...)

- Si j'étais une djeun's, je dirais :

"Les Wad Billys, c'est trop d'la balle, sérieux ça déchire sa race, c'est trop bon quoi, leurs concerts c'est trop l'ambiance avec le pogo et des keums qui dansent de partout, c'est trop l'délire quoi. Moi sérieux, je les kiffe grave et c'est carrément trop la teuhon de pas avoir leur skeud."

- Si j'étais une quiche blonde écervelée atterie à leur concert parce que je comptais me taper un des mecs du public par hasard, je dirais :

" Ben les Wad Billys, c'est super bien t'vois, déjà parce que y a une batterie et une guitare, et même une grande guitare à quatre cordes t'vois, et que c'est un peu genre rock. Et il paraît que c'est super trop cool d'avoir leur CD alors moi, comme je suis les tendances, je conseille vivement de l'acheter quoi."

- Si j'étais une sale groupie groupie, je dirais :

"Les Wad Billys, c'est trop bien, et c'est pas parce que c'est des potes à moi que je dis ça. Parce que ouais ouais, je sais pas si je te l'ai déjà dit mais je les connais bien. Super bien même. Ouais en fait on peut presque me considérer comme le quatrième membre du groupe à moi toute seule, même que quand je serai grande j'aimerais bien être leur roadie si j'ai appris à brancher un micro d'ici là. Sinon tant pis, je resterai groupie... bref, nan sérieux, les Wad Billys ils sont trop forts, surtout la Koko Wad Billy à la basse, même que je lui ai fait la bise t'sais, ce qui est vraiment trop trop génial vu que c'est quand même une star quoi. Pis surtout le Ralph Wad Billy aussi quoi, parce que lui aussi il est venu me faire la bise, normal vu que c'est un pote à ouam et que j'ai son téléphone, et j'ai vachement discuté avec ce qui est vachement trop cool t'vois. El le Djoul Wad Billy, ben lui aussi il m'a filé son numéro, ouais ouais, j'entends sa vraie voix au téléphone, et même que des fois je bois des bières avec. Et sinon, ben leur zic... bah elle est bien. Et leur CD, faut l'acheter. Même que si t'y tiens, je peux m'arranger pour te le faire dédicacer vu que, au cas où t'aurais pas suivi, je les connais personnellement et que ouais, je te l'accorde, ça c'est vraiment trop la classe je sens un afflux de cyprine au fond de mon mini string rien que d'en parler."

Le seul but de ce paragraphe étant évidemment une occasion décidément trop tentante de me foutre de la gueule des vilaines groupies qui sont, assurément, l'une des races que je hais par dessus tout... Désolée, j'ai pas pu m'en empêcher.

- Si j'étais Eve... who putain, mais je suis Eve !! donc, étant Eve, je dirais :

"Bon les filles, sortez-vous les doigts du cul et m'obligez pas à pondre encore un article sur les wad Billys pour commander leur CD. Parce que crois-moi, c'est pas moi que ça gênerait, tu sais bien que je suis intarissable sur le sujet Wad Billys et qu'à chaque fois que je vais les voir en concert, c'est un peu comme si c'était la première fois que je les voyais et j'en chialerais tellement c'est beau (rien que ça). Bref, onze euros, c'est que dalle, et pour cette somme, tu as du rock'n'roll à portée de main et un joli Cd trop bien conçu avec ça, un CD que t'as envie d'avoir juste pour le regarder tellement il est beau. Pis avec ça, t'as même droit à un vinyle parce que les wad Billys sont des gens cool qui savent conserver l'âme du rock'n'roll et qui te permettent, petit veinard, de les écouter sur ta vieille platine vinyle avec le crépitement du diamant sur le disque en prime. Alors fais-moi plaisir, toi le lecteur radin qu'est déjà pasfoutu de me couvrir de cadeaux alors que, dois-je te le rappeler, le 10 juin c'est mon anniv et que je mérite d'être gâtée ; sois mignon, pour une fois dépense ton argent intelligemment et paye-toi Thirsty, sur la vie de ma mère tu le regretteras pas."

Bon, ras le bol du bourrage de crâne. Si vous êtes toujours pas foutu de revenir à la raison et de piger que l'album des wad Billys, c'est juste le truc in-dis-pen-sable du moment, l'album que si tu l'as pas, il manque grave quelque chose dans ta vie, ben si malgré tous mes efforts t'as pas compris, t'es juste un cas désespéré et là franchement, je peux plus rien pour toi mon gars.

Trève de connerie, passons aux choses sérieuses. Pour écouter les Wad Billys et commander leur album, c'est ici. Et sinon, comme d'hab, que tu sois groupie ou non et quelle que soit la raison pour laquelle tu veux voir les Wad Billys en vrai (y compris pour galocher le chanteur, jeter ton string au batteur ou rancarder la bassiste), ben tu me fais un gentil mail et promis, je m'efforce de les faire venir dans ta ville, même que sérieusement, ça va changer ta vie.

Allez allez, maintenant on clique !!

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24 avril 2008

Les Buzzcocks, ils ont pas pris une ride

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Avant que le coach ne m'engueule, il faut que je me magne de faire mon compte-rendu du concert des Buzzcocks au Plan. Mais je te préviens lecteur, je serais brève car ma môme m'attend avec la DS à la main (pour les cons qui réagiraient ainsi : "Wah la morue ! Elle se dit pauvre et elle paye une DS à sa morveuse de 4 ans", je t'emmerde et je t'anonce que c'est la DS gracieusement prêtée par le tonton, alors pas b'soin de la ramener), elle a besoin de maman pour gagner la médaille d'or sur la nouvelle recette de Cooking Mama. Ceci n'intéressant personne mais étant dit, on peut y aller...

Donc mon gars, comme tu le sais déjà, vu mon jeune âge et mon passé chargé en ponte de gamins, les Buzzcocks, je les avais jamais vus. Parce que trop jeune, parce que pas de sous, parce que pas le temps, parce que trop enceinte, parce que trop de gosses, parce que trop loin... Bah ouais, c'est que les gaillards, ils passent souvent en Grande Bretagne mais pas tant que ça par chez nous. Mais voilà, je peux désormais annoncer officiellement mon dépucelage Buzzcockien vu que leur dernier concert, j'y étais (yeaaaah !) !!

Alors, comment résumer ça brièvement (je me dépêche, la môme est en train de faire cramer ses raviolis virtuels et va pas supporter de devoir se contenter de la médaille de bronze)... Ben disons que ce concert, il était pile poil comme je l'avais rêvé. Rien que ça ouais. Non seulement les Buzzcocks que j'ai vus, c'était des Buzzcocks jeunes dans des corps de Buzzcocks vieux (et c'est tout ce qui importe) mais en plus, ils ont joué tous les bons vieux morceaux chers à mon coeur. Manquait juste Lipstick dans le top de mon coeur, mis à part celle là, toutes les autres chansons que je kiffe ma race y étaient (note que je recours désormais à des expressions d'ados pour attirer le djeun's sur ce blog et tenter de le pervertir au punk rock ni vu ni connu). En plus, ils ont commencé par Boredom et Fast Cars, autant dire que j'ai frôlé la syncope net d'entrée, et que j'ai été à deux doigts de sacrifier mon embryon au nom du punk rock en me jetant dans le pogo. Au lieu de ça, gentille petite Eve disciplinée et adulte quand il le faut, je suis restée à la lisière du pogo, là où tu peux danser et secouer la tête, mais là où c'est quand même nettement moins marrant que dans les rangs de devant où ça bouscule, où ça se grimpe dessus, où ça balance des bières et tout le reste. Et Manu, toi qui une fois de plus m'a fait le plan : "Je reste devant toi mon poulet, je suis là pour protéger l'enfant", je te pardonne de m'avoir lâchement abandonnée dès la première note pour foncer dans le pogo comme un gros hystérique, oubliant alors ta femme enceinte de ta larve et le reste du monde par la même occasion. Oui, en vérité je te le dis, je te pardonne chéri, et ce bien que ce soit la deuxième fois que tu me fasse ce coup-là (dois-je rappeler le concert de PKRK à Metz), et si je te pardonne avec autant de spontanéité, c'est qu'à ta place, j'aurais fait pareil. D'ailleurs je te l'annonce, quand tu seras cloué dans un fauteuil roulant à cause d'une sombre maladie liée à la vieillesse, ma jeunesse et moi on te relèguera aussi à la "lisière du pogo" en t'abandonnant lâchement. C'est de bonne guerre.

Retour au vif du sujet : les Buzzcocks, c'était trop bien. Même que je m'en tamponne que Noisy il se foute de ma gueule parce que lui il les a vu jeunes et parce qu'il estime, injustement, que ça vaut plus le coup d'aller les voir. Les icônes, ça vieillit pas moi j'dis. Pis si tout le monde vieillissait comme eux, le monde serait quand même bien rock'n'roll, ça nous ferait pas de mal. Bon, vu que "la gentille petite maman qui est championneuh du mondeuh" est attendue pour une partie de console, et vu aussi que des clips valent mieux que des mots (surtout quand, comme ce soir, les mots en l'occurence ont un vieil air de baclé), je te laisse avec mes petits chéris qu'ont même pas vieillis.

Ah oui, et juste avant les clips des chansons buzzcockiennes que j'aime plus que tout, je signale au passage que si quelqu'un est intéressé par un t-shirt Buzzcocks unisexe acheté au concert, je le vends 10 €. C'est un chôli t-shirt rose que Manu aurait bien gardé pour lui s'il ne s'était un peu hâté au moment de l'achat, gobant les conneries de la vendeuse qui garantissait que le S taillait grand, Manu qui, avec ce rose moulant, a l'air d'un fan des Buzzcocks échappé de la gay pride (et je n'ai rien contre la gay pride mais bon).

Alors ça c'est Breakdown, la chanson que tout être normalement constitué est programmé pour adorer :

Ca, c'est Boredom, chanson tellement trop géniale de sa race qu'elle va pas tardée à être reconnue comme patrimoine de l'humanité. Et pour la peine, je te l'ai mise version 2007 pour que tu voies que je mens pas quand je dis que les Buzzcocks ont toujours la patate :

Orgasm Addict, la chanson tellement bien qu'elle est un remède anti-suicide à elle toute seule et que je dédicace spécialement à Sheila en souvenir de notre nuit d'amour manquée de la semaine dernière (pas de chance, on a pas eu le temps) :




Bref voilà mon mauvais compte rendu de reporter pressée (d'autant plus pressée de lacher le clavier que j'ai envie de pisser... racontage de vie forever...). En ce qui concerne du groupe qui a fait la première partie, je m'abstiendrais de tout compte rendu, tu sais ce que ça signifie. Mais si vrament t'insistes, un jour où j'aurais que ça à foutre, je t'en parlerai. Ah oui, quand même histoire qu'on se la pète un peu, que tous ceux qui étaient au Plan et qui ont essayé de choper l'une des baguettes du batteur sans y arriver sachent ceci : c'est notre poto Olivier qui l'a eue euh !!! T'as les boules, t'as les glandes, t'as les crottes de nez qui pendent ? Que veux-tu, on est comme ça nous, on appelle le rock'n'roll, le rock'n'roll vient à nous de lui même... Allez je file mes petits poulets, y a Sarkozy à la télé.


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13 avril 2008

Dropkick Murphys - Là j'annonce, on s'la pète les gars

dropkick

La citation du jour :

"Allô le Frère ? Va lire mon blog. Et après, tu peux te suicider."
Eve, soeur sans coeur

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Ce qu'il y a de bien dans la vie, c'est que tu peux passer subitement de la loose totale au pied d'enfer, du Pandémonium à Wonderland, et ce en moins de temps qu'il n'en faut pour le dire. Regarde, moi par exemple, j'étais en train de m'installer de plus en plus confortablement dans mon vieux yogging Decathlon avec mes cheveux gras et mon moral bas, pis il a suffi d'une soirée pour que subitement, je déserte l'infâme pantalon de sport et abandonne la mauvaise humeur et le pessimisme qui allaient avec...

Ca a commencé par un mail. Un mail tout ce qu'il y a de plus ordinaire. un mail au ton familier que je connais bien.

Objet : Bonjour madame la morue qui sent des cheveux
De : lacoach@onsenfout.com


"Bon, prête pour l'aventure ?!!! J'ai préparé mon lecteur usb avec de la funk dedans... euh de la punk dedans, ouah qu'est ce qu'il est drole le coach le matin au reveil ! Mets ton plus beau string des fois que ça se termine en viol collectif dans la bagnole sur une aire d'autoroute !! La bise.
"

Tu l'as dit : qu'il est con marrant ce coach ! Bref, pour situer un peu, ça faisait quelques mois qu'on avait nos places pour Dropkick Murphys alors en ce jour ô combien mémorable qu'est désormais devenu ce jeudi 10 avril, j'avais plutôt intérêt à arrêter de faire la tronche, à troquer mes pantoufles léopard contre mes Dr Martens et, surtout, à courir me laver les cheveux. Bref, à être présentable et de bonne compagnie pour la soirée qui s'annonçait.

Pas bien vaillante car toujours déprimée (me demande pas pourquoi, cela fera l'objet d'un inoubliable billet le jour où je me déciderai), j'ai donc lavé mes putains de cheveux, enlevé mon jogging immonde et enfilé de vrais habits et des chaussures dignes de ce nom, parée pour le très attendu évènement. A partir de là, va savoir comment, peut-être est-ce une sorte de magie quelconque liée au renouveau de mes cheveux, toujours est-il que le vent a tourné et que tout a commencé pour devenir irrésistiblement cool pour moi...

Déjà parce que la misérable interdiction imposée par mon médecin a été levée sans que j'aie besoin de faire mon regard de cocker et de quémander du sexe à mon chéri, ce qui m'a ragaillardi considérablement.

Ensuite parce que se sont pointés à l'apéro Le Coach et mon pote Laurent, que j'avais pas vu depuis des plombes, et que moi j'aime bien les apéros avec des gens exceptionnels, surtout quand y a des mini pizze et des noisettes salées.

Et le Laurent, il est pas venu les mains vides, il avait un paquet pour moi : la réédition de l'intégrale de PKRK offerte par Caps avec ce petit mot : "En te remerciant pour toutes ces gentilles lignes que tu as écrites sur PKRK". Et moi, j'adoooooore les cadeaux. Je les aime encore plus quand ce sont des cadeaux de bon goût. Et encore encore plus quand ce sont des cadeaux de bon goût que je crevais d'envie de recevoir. Alors merci à Caps et tant qu'on y est, petite page de pub pour que toi aussi tu prennes conscience de la nécessité absolue d'avoir ces CD dans ta collection : non seulement y a tous les tubes de PKRK dessus mais en plus, rien que la pochette elle te donne envie de te les offrir. Sur chaque volume, y a une illustration de Vincen et si tu les mets côte à côte, t'obtiens un choli dessin. Bref, si t'achètes le volume , ben obligé, t'as aussi envie d'avoir le 2, ne serait-ce que pour avoir le dessin complet. Pis en dedans, t'as une biographie sympa du groupe par Vincen et y a même des photos d'eux quand ils étaient jeunes (et que le Laurent avait l'air d'un collégien... Meuuuuh non Laurent, on s'moque pas, pas notre genre quand même). Voilà, la page de pub est faite, t'as intérêt d'acheter ce CD. Et Caps, si tu passes par là : merci pour ce Noël avant l'heure !!

Une fois les joints roulés et quelques bières vidées, on s'est mis en route vers notre concert avec du punk polonais à fond dans la caisse du coach (lui il disait "espagnol", moi je disais "tchèque", en fait c'était du Polonais... j'étais pas si loin finalement... Et aux dernières nouvelles le nom du groupe c'est les Bulbulators et on en veut pas à Laurent de pas avoir remis ce groupe avec lequel il a déjà joué plusieurs fois, il avait bu trop de bières le pauvre petit. Bon, évidemment, je te conseille fortement d'aller m'écouter ça tout de suite après avoir fini de lire ce brillant article). Et dans la caisse, pendant que l'enfant aux cheveux propres réclamait déjà son sandwich poulet/mayo au bout du quinzième kilomètre, que le coach surveillait les radars sur son wonder GPS, les gars poursuivaient leur apéro. La preuve en image :

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Arrivés au concert. Woputain y a du monde. Ranafout', on a pas peur de la foule, on va voir les Dropkicks merde, c'est tout ce qui compte. Alors que dire de ce concert...?! Tu sais, je pourrais t'en faire des pages et des pages comme je sais si bien le faire, te dire que c'était absolument formidable parce que les Dropkicks, de toute façon, c'est forcément génial, que ce groupe, si tu le connais pas, tu passes vraiment à côté d'un putain de truc, que leurs concerts, c'est une sorte de fête géante que t'as pas envie de voir finir, que ces ziicos, c'est pas des tapettes et tout et tout et tout... Sauf que moi, un rien fainéasse et pas encore remise de la soirée d'hier, j'opte pour la solution qui va faire plaisir à tout le monde : je balance une vidéo fraîchement prise jeudi soir :

   

Et là, si t'as ne serait-ce qu'un semblant de cerveau, tu te dis : "Mais merde, comment ça se fait qu'on voit les mecs de dos ??". Réponse pour ceux qui ont pas compris et ceux qui osent pas y croire : tu recliques comme un dingue sur la vidéo et tu me fais le plaisir de la mater jusqu'au bout sans broncher. Et comme de par hasard, tu vas subitement tout piger (et accessoirement, me haïr un peu).


Hé ouais. Vas-y, traite-moi. T'étais chez toi à glandouiller pendant que je passais cette inoubliable soirée ? Ah ouais, c'est moche. T'étais dans le public de la Laiterie écrabouillé par ton voisin puant de transpiration et te chantant faux dans les oreilles ? Ah ouais, ça aussi c'est moche, même que si j'avais un coeur, je serais sans doute tentée de te plaindre. Mais bon...

Bref, viens là que j'te raconte tout ça vite fait. On est arrivés avec notre poto Laurent qui, en plus d'être une rock star internationale (dis pas non Laurent, fais pas le modeste hein !) a produit l'album des Bruisers avant qu'ils ne soient précisément les DKM et qui a gardé des liens avec quelques membres du groupe. Du coup, il a suffit d'une poignée de main du Laurent pour qu'on se retrouve, mes potes et moi, conviés sur scène comme des petits privilégiés, gratifiés d'un pass "VIP" que toi-même taurais tué ta mère pour l'avoir, invités à assister au spectacle tranquillement installés sur scène derrière les zicos, pouvant picoler à souhait sans avoir à affronter la foule au bar. Et à la fin du concert, on a pu aller en backstage comme des vrais, on s'est fait payer des bières par Matt, le batteur, on a discuté vite fait avec le bassiste à qui le coach n'a pas manqué de refiler sa carte de visite (c'est que c'est un gens important dans son domaine, le coach), même que tous ces gaillards étaient bien sympas et bourrés d'humilité, ce qui est rare ma foi quand tu peux te vanter de faire partie d'un groupe qui joue dans le monde entier à guichet fermé.

Bref, voilà, maintenant que tu as tous ces éléments pour pouvoir me détester et m'insulter dignement, sous prétexte que ma vie est follement plus excitante que la tienne, j'en remets une dernière couche avec quelques photos et une dernière vidéo, parce que je suis sympa quand même, merde. Et pis aussi parce que ça fera plaisir aux gens du public de se voir et de se dire "whaou comment j'ai la classe quand je slam comme un malade" ou "putain comme je suis belle quand je secoue la tête comme une vraie fan" (et on salue les petites gonzesses qui étaient à gauche de la scène et qu'avec le coach, on a trouvé sympas dans le genre public du premier rang). Et à ceux qui oseraient me demander pourquoi j'ai pas posé comme une quiche avec les membres du groupe, la réponse est simple : je suis pas une foutue groupie, que tu le veuilles ou non.

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Tu noteras que les Dropkicks boivent de la Bud...

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07 avril 2008

PKRK : avec un P comme "Punk" et un K comme "Klope"

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"Dorénavant, il est moins risqué de fumer un pétard dans la rue que de fumer une clope dans un bar."
Manu

"Ca fait l'apologie de la crête et c'est pas foutu de braver l'interdiction de fumer... c'ulés d'punks va !"
Le Coach


*****

Comme tu l'as compris à la lecture des citations ci-dessus, mes potes ne sont pas de simples amis, ce sont aussi de fins philosophes, des penseurs contemporains comme on en fait plus. Et samedi dernier, autant te dire que quand on s'est pointés au concert des légendaires PKRK (ouais, ENCORE PKRK... pis kes'ça peut t'foutre, t'es jaloux ou quoi ??!) et que, tassés dans une salle évidemment non fumeurs, on s'est vus refusés l'accès à la cour intérieure pour fumer, puis l'accès à la rue pour cause de "toute sortie est définitive", ben mes gaillards ils l'avaient mauvaise. Surtout les moitié hippies que je ne citerais pas et qui avaient planqué dans leur chaussette le "pétard d'avant concert", pis aussi le coach, dont la devise est "smoke or die", qui n'a pas arrêté de traiter les organisateurs d'enculés, et le gouvernement aussi tiens. Et le coach, il était remonté, il pestait contre cette armée de keupons pas foutus de braver une putain d'interdiction ou de fumer rien qu'une clope en guise de contestation. Les punks, c'est plus ce que c'était, qu'il dit. Bah ouais, mais en même temps, quand t'es à quelques minutes du concert de PKRK, en principe, t'évites de risquer de te faire jeter et de devoir te contenter de bribes de concert depuis le trottoir.

Alors mes potos presque responsables, ils ont fumé comme des chiens planqués dans un coin de la salle, même qu'en temps que non fumeuse et, qui plus est, en tant que presque-groupie qui aurait vendu ses gosses pour aller à ce concert si y avait fallu, je les avais prévenu que s'ils se faisaient choper, je serais absolument pas solidaire de leur connerie et je les laisserai se geler les couilles dehors pendant que je profiterais sagement du concert. Bon, on va pas épiloguer trois heures sur cette sale histoire de clopes, et sur ces sales jeunes de 40 ans et plus qui se planquent dans les salles de concert pour fumer des clopes en douce, on va juste dire deux mots des PKRK, ça suffira...

pkrk

Bon lecteur, que dire de plus par rapport à la dernière fois ? Ben tu te rappelles de mon compte-rendu du concert des PKRK à Paris ?? Dis-toi que celui-ci, ça pourrait être le même compte-rendu, multiplié par 1000. Bah ouais, que veux-tu, les Parisiens, je les aime bien, surtout quand ils pogotent et qu'ils chantent en choeur, mais pour le coup, faut bien reconnaître une chose : c'est que les Parisiens, ils font de la peine par rapport aux Messins. En tant que public de PKRK, j'entends. Eh ouais, que veux-tu, PKRK à Metz, c'est un peu le retour aux sources, c'est le meilleur pour la fin, c'est le retour des rockeurs au bercail, c'est une tornade punk rock dans leur ville. Et le public, parce que faut évidemment que je t'en parle du public, c'était un public en or, et je dis pas ça parce que j'étais dedans. Y avait des jeunes et des très jeunes, des p'tits keupons hauts comme trois pommes avec des crêtes décolorées, y avait des trentenaires, y avait des quarantenaires, y avait des gens aux cheveux blancs qui secouaient la tête comme des tarés, y avait des blousons noirs et des crêtes psycho, y avait des couples gentillets tout droit sortis de leur quotidien bobos, y avait des fans de la première heure, y avait des trop jeunes pour les avoir vus sur scène à l'époque et qui voyaient un rêve se réaliser (genre la petite Eve), y avait des qui connaissaient pas mais qui en avaient entendu parler, y avait ceux qui avait fait péter le t-shirt officiel, y avait ceux qui sortaient direct du taf et qu'étaient encore sapés façon working boy, y avait ceux qu'on voit à tous les concerts, y avait ceux qui avaient vu de la lumière et qui étaient entrés juste pour voir, y avait même LE punk de mon village natal qui était content comme un gosse d'être là et qui se demandait si à 36 ans, il devrait pas envisager de faire enfin un truc de sa vie (les discussions houblonnées d'après concerts, j'adooooore). Et tout ce petit monde, ça te faisait une salle bien remplie, pétée de monde même, y avait limite cette ambiance de populasse fière d'accueillir le retour des héros dans leur fief. Alors pour l'ambiance, je te laisse imaginer... Y a pas de mots quoi, c'était du concert GRANDIOSE, moi j'te l'dis. Même qu'entre ce jour-là et le lendemain, Manu il a dû me dire environ 78 fois "Putain c'était trop bien quand même". Et encore, je ne te parle pas de ses délires éthyliques de fin de soirée du genre : "Faudra qu'on les embauche pour notre mariage hein... Ouais, ce serait bon ça, PKRK pis Gogol Premier pour nous marier... Envoie un mail sur Myspace à Gogol et dis-lui qu'il réserve août 2009" (comment ça si t'es invité ? Mais t'es con ou tu fais exprès ? On parle d'une conversation houblonnée l'ami faut pas l'oublier). Et même que le coach, il a tellement profité du concert qu'après la dernière chanson, il s'est volatilisé comme par magie tellement il était tout naze et pressé de rentrer. Même que ça fait trois jours que dans ma tête, c'est PKRK en boucle.

Et pour toi le malchanceux qu'a pas pu venir, toi le jaloux qui me traite de sale petite morue parce que c'est trop injuste que je les ai vus deux fois en si peu de temps alors que toi tu les verras pas, j'ai un lot de consolation : ce fabuleux concert a fait l'objet d'un enregistrement. Hé ouais mon gars, d'ici peu tu vas pouvoir te payer le "live in Metz" de PKRK. Et si dans le public t'entends un taré qui gueule "'culéva", tu sauras que c'est juste le coach. Et même que moi quand je serais vieille, j'en ferais une copie à la demi-douzaine de gosses que j'aurais d'ici là et je leur dirai : "Et les gnards, vous savez quoi ? Ben maman, elle y était !!".

Bon c'est pas l'tout mais en attendant que les gosses soient suffisamment grands pour hériter de mes CD mythiques, faut que je m'en aille changer mon usine à merde de bébé et filer ses antibio à la grande. Je sais, j'ai une vie follement passionnante.

Et n'ayant pas trouvé de vidéo du concert de Metz sur Youtioube ou autres, et étant donné qu'on a commencé cet article en parlant de cigarettes, je t'offre quand même une petite séquence wokènwoll avec un extrait de Coffe and Cigarettes avec ce bon vieux Iggy. Si tu piges l'Anglais, tu vas aimer. Si t'y captes que dalle, ben tant pis pour toi mon vieux.





Messages perso que les autres y z'y comprendront rien (parce que je suis ici chez moi et je messageperso si j'veux) :

- @ Le Coach : Alors bien remis, sale morue nicotinée ?? T'as vu, j'ai fait comme tu m'as dit, j'ai parlé de la clope.

- @ Manu : T'as vu, j'ai fait comme tu voulais toi aussi, j'ai parlé de PKRK. Et ne t'inquiète pas pour cette histoire de mariage en août 2009, je ne t'ai pas pris au sérieux.

- @ Laurent : Wah la honte, tu vieillis, t'arrives plus faire trois concerts de suite ! Tant pis pour toi, les autres ont bu toutes tes bières. Sois en forme jeudi pour les Dropkicks.

- @ Maxime : Contente que tu aies apprécié ton dépucelage punkrockien. J'espère que t'as survécu à ta fin de soirée à Poufland.

- @ Lucas : Gros naze, rater un concert de PKRK parce que t'es en train de boire des bières comme un con dans un pub irlandais à 500 mètres de là... Si j'étais toi, j'aurais un peu honte quand même, et un peu envie de me suicider aussi.

- @ Nahimage : Je vote pour le veau.

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23 mars 2008

Ceci n'est pas un rêve : PKRK remonte sur scène !

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Dans la voiture, direction Paname. Y a les Jam dans l'auto-radio, puis les Ramones. Y a Manu, auto-proclamé "aigle de la route", qui chante en doublant à tout va, y a Eve qui dort à moitié la gueule écrasée contre la vitre, pis y a Ouin-Ouin qui fait la conversation parce que, faut pas rêver, c'est pas sur les deux autres qu'il faut compter dans ce domaine. Et l'ami Ouin, pour tenter de lancer des discussions, il aime bien poser des questions à la con :

"Ils viennent de quel bled les Ramones ?
- Ben de New York, gros naze.
- Ah.... Et sinon, ça veut dire quoi au juste les initiales de CBGB ?
- Y a Blue Grass...
- Et Country, Blues...
- Ah. Et au fait, les PKRK, ils étaient genre connus connus à leur époque, connus nationalement ??
- Baaah évidemment !!!
- Meuh oui qu'est-ce tu crois ??!!!"

Et à cet instant-là, estimons-nous heureux que l'aigle de la route n'ait pas eu le réflexe de piler sec (sur la troisième voie de l'autoroute, ça l'aurait franchement pas fait), car face à une question comme ça, y a de quoi s'énerver un peu? Parce que Ouin-Ouin, viens là que je t'explique. Les PKRK, c'est un peu THE groupe punk français, le groupe qui si tu le connais pas, ben c'est la méga teuhon pour toi. PKRK, c'est rien qu'un des groupes phares du punk en France, des pionniers, des incontournables, des qu'on-devrait-pas-avoir-le-droit-de-pas-connaître. Et pour tout dire, les PKRK, ils ont démarré quand j'avais quoi... 6 ans on va dire... alors évidemment, je vais pas te dire que je suis une fan de la première heure parce que, tu m'as bien regardé, j'ai pas encore de rides moi m'dame, je suis dans la fleur de l'âge comme on dit, j'ai même pas encore cotoyé la trentaine (mais ça va viendre, hé ouais...). Donc PKRK à leurs débuts, ce n'était pour moi qu'un groupe atypique (dans le sens : groupe qui ne passe pas sur M6 ou sur le plateau du Jacky Show) qu'écoutait le grand frère d'une copine. Hervé qu'il s'appelait le grand-frère, et je ne savais rien de lui si ce n'est qu'il avait une mobylette bruyante, qu'il avait fait une soirée trop arrosée avec ses potes au cours de la quelle l'un des gaillards avait piqué ma bicyclette bleue Miss Peugeot dans le garage de papa, qu'il matait des vidéos porno au lieu de surveiller sa petite frangine les mercredis après-midi, qu'il était fan de PKRK et aussi de Gogol 1er. Il m'aura fallu attendre vingt ans pour voir à mon tour Gogol 1er, et à peine plus pour PKRK. Mais crois-moi, la différence entre l'un et l'autre c'est que voir PKRK, c'était de l'inespéré, le truc auquel t'as fini par ne plus croire et par inscrire, la mort dans l'âme, sur la liste des choses que t'aurais voulu faire avant de mourir et que tu ne feras plus, hélas. Pis voilà que, contre toute attente et malgré leurs projets musicaux divers, PKRK décide de reprendre du service le temps d'une tournée. Oui je sais, c'est beau, t'as le droit de pleurer...

Bref, mercredi dernier, première date de la reformation. C'était pas trois heures de route qui allait nous arrêter pour y aller. Caps nous traitera par la suite de gros tarés en précisant qu'ils passent à Metz dans pas longtemps, nous on s'en fout, on dit qu'on est des vrais et qu'on pouvait pas attendre. En plus comme ça, on pourra dire qu'on les a vu deux fois et se la péter deux fois plus. Bon, là, c'est le moment où je suis te résumer le concert. Ben que dire mon gars, c'était juste le genre de concert qui te file la patate pour les prochaines semaines de ta vie de merde, le concert que t'attendais plus mais qui est là quand même, les tubes que t'écoutais étant ado sur une cassette de mauvaise qualité, l'ambiance des vrais concerts punk avec des carafes de bière qui tournent de tous les côtés, des stands de badges et de CD, de vieux punks à la crête fatigués qui te parlent des Shériff en essayant de te gratter de la binouze et puis bien sûr, des pogos pour les courageux (sur ce point, j'annonce : j'ai définitivement renoncé à ce rite, je suis définitivement trop vieille et trop maigrichonne pour ça). Et outre la bonne ambiance, que dire de nos chers PKRK si ce n'est qu'ils ne furent excellentissimes, qu'à la fin t'avais juste envie de les remercier pour ce truc quasi surréaliste qui venait de se produire sur scène. Ah oui et tant qu'on y est : le premier qui ose dire qu'ils ont mal vieilli, je lui tatane sa gueule. On a donc eu droit à la totale, à une set list jamais décevante, avec un "Pas d'quartier" hurlé dans le micro qui déclenche un pogo d'enfer et puis une mention spéciale pour le Moteur et Un ange est mort tiens...

Bon, j'imagine que toi, le lecteur qui n'y étais pas et qui lit ces lignes, tu te considères subitement comme un déçu de la vie et à juste titre, crois-moi. Bah ouais, c'est moche mais c'est comme ça. Parce que moi, perso, avoir fait passer "reformation PKRK" sur la liste des choses les plus jouissives de ma vie et non sur celle des trucs que je ferai jamais, ça me procure une sorte de satisfaction sans nom. Au passage, et avant de conclure en vidéo (eh ouais, trop sympa cette Eve, elle met même des vidéos pour foutre la rage aux absents), quelques messages perso.

- Déjà, je voudrais parler à Bernadette (alias Camille pour ceux qu'ont toujours pas pigé) qui ne connaissait pas PKRK jusqu'à ce que je lui prodigue la bonne parole du punk messin et qui n'a pu être au rendez-vous pour des raisons indépendantes de sa volonté. Ma petite Bernadette, il ne te reste plus qu'à te suicider, parce que tu verras plus jamais aucun concert punk français digne de ce que tu as raté (mais bon, paraît que t'as bien chanté aux Tartiflouzes, c'est toujours ça de pris).

- Au gentil lecteur qui m'a adressé un mail en me confiant qu'avant de mourir, il voulait faire encore trois choses : "Re-tomber amoureux, voir les Verts gagner et revoir PKRK en concert". Tout n'est pas perdu mon brave, y a encore d'autres dates à venir. Et même si ça tombe pas pile à côté de chez toi, dis-toi que quelques heures de bagnole c'est que dalle comparé à ce qui t'attend. Alors comme on dit chez nous : hey ho let's go !

- A l'autre gentil lecteur qui m'a reconnue dans la foule (oh putin, j'deviens célèbre !) : j'ai dit à Vincen de se sortir la tête du cul et de me filer l'album de Chansons aux Pommes que je lui réclame depuis six mois. Il a dit "oui oui pas d'prob", gageons que j'arrive à le choper d'ici peu. Je t'en ferai mettre un de côté parce que je suis une fille sympa.

Et puis sinon, pour votre culture perso, sachez qu'en dehors de PKRK, nos légendaires punks messins ne chôment pas : Vincen est toujours ponctuellement présent en solo sur les scènes locales et, surtout, l'un des leaders du très bon groupe rock Caviar Baronne (que je m'efforce de faire passer sur Paris très bientôt et devine pourquoi ? Parce que je suis une fille sympa ouais... ça faisait longtemps que je ne vous l'avais pas rappelé). Quant à Caps, inutile de préciser qu'il tourne toujours avec Charge 69 dont je salue le dernier album. Comment ça, z'avez pas encore acheté cet album ? Bande de gros nazes va, courrez donc chez votre putain de disquaire au lieu de trainer sur ce blog (mais après, revenez quand même me lire hein). Et puis aussi qu'une réédition de l'intégrale de PKRK va bientôt sortir, de quoi vous consoler de pas les avoir vus en vréééé.

Bon allez, vous l'avez mérité, voici deux vidéos chopées sur Youtube (merci à son auteur). La première est  formidable, la seconde est carrément inoubliable. Et oui, moi aussi j'ai remarqué qu'y avait une super meuf avec une fleur dans les cheveux et une frange presque pas tordue au bout de la scène.

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16 mars 2008

Two Tone Club vs Black Francis : ouais je sais, rien à voir... mais 1- 0, y a pas photo

Two_Tone_Club2

(Eux, c'est des gens cool...)

Oui je sais, il était grand temps que je songe à faire un petit compte rendu de concert sur ce blog censé être placé sous le signe du rock'n'roll, parce que là quelque chose me dit que vous allez commencer à croire que je suis aussi rock'n'roll que j'ai une tête de suédoise et que je suis pas foutue de mettre les pieds dans un concert. Pour votre gouverne et pour ma défense, il faut savoir une chose, c'est que mes nazes et moi, ben on a décidé d'être enfin sélectifs et de ne plus avoir à subir des concerts de merde. On a beau être à fond pour soutenir la scène locale, on a beau payer notre entrée sans rechigner pour aller voir des lycéens jouer dans un caveau (eh oui, on soutient les djeun's apprentis rockeurs nous), y a un moment où t'as le droit d'en avoir marre de la médiocrité, du brouillon ou du tout juste passable, marre de rentrer chez toi déçu en te disant que cette soirée était bien, vu qu'y avait les potes et le houblon, mais assez pitoyable musicalement parlant. Du coup, on a commencé à boycotter les concerts douteux, petit à petit, d'où le néant qui règne en maître sur ma section "Je vais aux concerts". Mais bon, quand même, tu te doutes bien que mes oreilles ont pas hiberné pendant tout ce temps et que je me suis quand même trainé à moults concerts dont deux qui valent la peine que je t'en parle : celui de Black Francis et celui de Two Tone Club (dont je rentre à peine et déjà je blogue dessus... ça c'est de la blogueuse qui assure moi j'dis). Disons donc que ces deux-là sont les deux derniers concerts valables en date, les deux seuls à valoir la peine que j'y consacre un billet...

Alors d'abord y a eu Black Francis, même qu'air de rien, ça commence à dater et qu'il était grand temps que je me sorte la tête du cul pour en faire mon compte-rendu. Déjà, je vais pas mentir et me la jouer Bible vivante du rock'n'roll comme aiment le faire certains blogueurs et je dois t'avouer d'entrée que quand le coach il m'a dit "On va voir Black Francis ?", même pas j'ai percuté et su de qui il parlait. Allez oui c'est bon, fais le malin lecteur, dis-moi "Pouah la honte tu connais même pas" alors que toi tu viens juste de demander à l'ami Google de qui il s'agissait... Bref, moi (puisqu'ici, tu as remarqué que je parlais avant tout de moi et ce, sans avoir l'air de m'en lasser), je me demande comme une conne qui ça peut être Black Bidule et le coach il me répond un truc du genre "Franck Black, morue" et tout doucement, je commence à re-situer... mais j'avoue que je suis pas sûre. Bon, ça va hein, c'est pas un scoop que ma culture musicale laisse parfois à désirer faute d'être trop sélective quant aux courants musicaux en général et de me désintéresser lamentablement du reste. Ca arrive ma foi... Et pas la peine d'épiloguer une heure là-dessus, toujours est-il que, pour les incultes comme moi, Black Francis c'est le chanteur des Pixies, les Pixies c'est Where is my mind, Where is my mind c'est le générique de fin de Fight Club, Fight Club c'est le film avec Brad Pitt, Brad Pitt c'est le mec à Angelina Jolie, Angelina c'est la méga trop bonne à la bouche de suceuse... Bref, là, je crois que tout le monde situe (et non, je ne me permettrais pas de vous prendre pour des cons).

Black_Francis_at_Safari_Sams

On s'en est donc allés tous guillerets voir le Franck, avec Manu et le Coach. La salle était bien, on pouvait même fumer au bar. Et le Franck... Ben le Franck, si t'y allais dans l'espoir de voir un vrai rockeur pur et dur te jouant du rock'n'roll qui déménage à la manière des Pixies, t'aurais mieux fait de rester chez toi et de mater les Experts. C'est d'ailleurs ce que je me suis dit durant tout le concert, car faut savoir que le Franck, il est désormais possédé par le démon du blues voire de la country. Sûr que c'est pas à un de ses concerts que tu vas désormais pogoter. Et je dois même t'avouer que sur ce coup-là, j'ai été mauvais public comme c'est pas permis et que, tellement je m'amusais pas, j'ai attendu que le concert se passe assise sur les escaliers de secours (même qu'une hippie blonde plutôt sympa, me voyant à moitié endormie la tête entre les genoux, m'a pris pour une vieille alcoolo prête à gerber... mais que nenni, point de vomi, je ne faisais que m'ennuyer). Et histoire de perdre encor un point, le Franck il a joué son dernier morceau, salué vite fait, et il s'est barré en laissant le public se carrer le rappel bien profond, ce qui n'augmente pas son charisme, faut bien l'avouer (y a qu'Iggy Pop qui a le droit de faire ça sans qu'on le haïsse). Conclusion : Moi, j'ai pas bien aimé et le Manu non plus. Y a que le coach qui a accroché même qu'il nous dit qu'on y connait rien, mais à voir l'ambiance générale du public, je peux te dire que c'était des plus mitigé et qu'une bonne partie de la salle s'était pointée avec des bribes de Pixies en tête (alors que, prends bien note, Black Francis c'est PLUS DU TOUT les Pixies, rien à voir même) et a fini bien déçue de ne pas avoir pu rock'n'roller davantage. Alors comme je le dis si bien : Franck Black, je suis venue, Franck Black j'ai vu, Franck Black j'y retournerai plus... Ceci dit, le coach il a été cool avec moi et il m'a mis les Ramones à fond les bidons pendant tout le trajet du retour, ce qui a fait que cette virée fut bonne dans l'ensemble.

Et puis répondant au titre de deuxième concert valable des dernières semaines, j'ai nommé les Two Tone Club que j'ai pu voir en direct live y a à peine plus d'une heure. Two Tone Club, pour les gens qui connaissent pas, c'est du ska, du vrai ska hein, pas du ska de pseudo skaters à deux balles. Et quand t'as du vrai ska dans ta ville-où-y-s'passe-rien, ben laisse-moi te dire que t'es plutôt content et que t'y vas sans te faire prier. Même si la musique de Two Tone Club fut, dans l'ensemble, plus reggae que ce à quoi je m'attendais (hélas le reggae, très peu pour moi... j'ai beau essayer, j'y arrive pô...), je ne peux que garder un trèèèèèès bon souvenir de ce concert et de plusieurs excellents morceaux très ska comme j'aime bien qui m'ont collé la banane. Et puis surtout, il est arrivé ce truc inespéré, quasi miraculeux, ce truc qui propulse définitivement les Two Tone au rang des groupes qui méritent mon infini respect : la reprise de Too Much Too Young des Specials. Une reprise très fidèle et bien ficelée, super bien interprétée, bref, les Two Tone marquent 20/20 sur ce coup là. Ah oui, et mention spéciale au chanteur qui a la méga patate, autant d'énergie sur scène, ça fait plaisir quand même. Bref, Two Tone Club, je vous aime, et me le faites pas dire deux fois, c'est pas mon genre de dire aux gens que je les aime, limite ça m'arrache la gueule des fois...

Bref, ce fut une bonne soirée. Y avait des bières mais j'en ai pas bu, j'ai décidé que le jus d'orange c'était meilleur pour mon teint. Pis y avait évidemment tout le monde, y avait Manu, y avait le coach, y avait le Fred (avec son propre coach), y avait même les gaillards des Wad Billys à qui j'ai promis que mes lecteurs allaient acheter le nouvel album. Donc t'as pigé lecteur, si t'as pas encore souscrit à l'album des Wad Billys, tu me fais plaisir et tu te bouges les miches, tu cliques , t'envoie un chèque de 11 euros (de nos jours, avoue que c'est que dalle), t'attends un peu, et bientôt tu reçois leur skeud dans ta boîte aux lettres. Et après tu peux te la péter grave.

Voilà lecteur. Et comme tu es un petit gâté, je m'en vais de ce pas continuer à prendre soin de toi comme je sais si bien le faire en t'offrant ces vidéos.

Ca c'est Two Tone Club et c'est bien :



Two Tone Club - King Of Dance Hall


Et ça c'est les Specials, et si t'aimes pas, t'es pas humain :

Posté par _eve_ à 06:45 - Je vais aux concerts - Commentaires [10] - Permalien [#]

01 mars 2008

2008, année rock'n'roll ? Je veux ouais !!

rnrshoes

IMPORTANT : Tu vois lecteur, j'ai encore pondu un long et brillant article rien que pour toi. Alors sois sympa quoi, clique sur la paire de chaussures pour me l'offrir (taille 39, n'oublie pas) ! Ces chaussures j'en rêve, je vendrais ma mère ma soeur pour les avoir, bordel ! Pis merde, c'est vraiment pas juste qu'une fille aussi talentueuse et aussi cool que moi soit pas récompensée de temps en temps par ses lecteurs qui savent se pointer tous les jours pour lire gratos mais qui sont rien que de gros radins qui pourraient se cotiser pour me gâter, des fois. Alors clique sur l'image et sors ta CB !

***

Le 1er janvier 2008, j'avais décidé en accord avec moi-même que 2008 serait MON année, the big year of the réussite sur tous les plans, une année pleine de thunes, pleine de teuf, pleine de sexe d'amuuuuuur avec rien que du positif.

Le 1er février 2008, je continuais à être optimiste malgré un CDD non reconduit (on s'habitue tu sais...), un solde bancaire en chute libre (on s'habitue aussi, forcément...) et quelques autres broutilles. Bref, rien n'était censé entraver mon inébranlable optimisme quant à cette putain de nouvelle année jusqu'à il y a une bonne semaine, moment où il m'est arrivé un drame dont j'aurais pu me passer et dont je ne te parlerai pas ici parce qu'y a des limites à la pudeur (quoique, avec cette histoire de "samedis sans culotte" qui est partie d'ici, on ne sait jamais ce qui peut se passer sur ce blog...), même que je trouve ça vachement digne de ma part et que ça m'épate. Donc voilà, 2008 est une année définitivement perdue sur un plan personnel, une année de merde, peut-être même THE year de merde, l'année que je suis pas prête d'oublier, j'te l'dis.

Seule consolation à cette année que j'ai décidé de proclamer comme définitivement merdique, quoi qu'il arrive, c'est que contre toute attente, 2008 s'annonce définitivement wock'n'woll !!!

Allez mon gars, sors ton calepin et prends note de ce qui va suivre :

Déjà, 2008 rime avec la reformation de PKRK. Eh ouais les mecs, tournée "remember" pour les fans de la première heure et aussi pour les trop jeunes, comme moi, qui les ont découvert sur le tard mais qui ont au moins le mérite de les connaître (parce que pas connaître les PKRK, ben avoue que c'est quand même une putain de lacune dans ta culture Punkenfrance hein). Donc voilà, PKRK ressuscite le temps d'une tournée, même que je déboule en force pour les voir dans la capitale le 19 mars et qu'on remet ça dans notre fief le 5 avril.

pkrk

Quelques jours après la date parisienne de PKRK, j'embarque dans la chariotte du coaach pour voir les Dropkick Murphys (ouais, t'as l'droit de pousser un cri hystérique) avec mon namoureux et mon pote Laurent ( qui est un vrai rockeur et qui est pote avec les Dropkicks avec ça !) et direction Strasbourg avec les Toydolls à fond dans l'autoradio !

Ensuite arrive THE méga bonne nouvelle rock'n'roll de l'année, nouvelle inespérée apportée sur un plateau d'argent par l'ami Denis. "Y a les Buzzcocks qui passent à Paris", qu'il dit. "Impossible, on mate leurs dates tous les mois avec Manu et y a rien. On avait fini par se résoudre à casser la tirelire/creuser le découvert pour aller les voir en Angleterre", que j'réponds. "Putain si j'te dis qu'ils passent à Paris, c'est qu'ils passent à Paris bordel !", qu'il insiste. L'info est transmise à nos agents du BPI (Bureau of Punk Investigation) et le dossier est pris en charge par l'agent Z., qu'on appelle aussi Manu quand on est rien qu'entre nous autour de la machine à café du BPI, et qui, en tant que fan absolu des Buzzcocks est chargé de vérifier l'information et de la transmettre à nos principaux contacts afin de programmer l'opération de reconnaissance. L'info est confirmée par l'agent W. (W comme Warfs), la date officiellement marquée d'un cercle rouge dans l'agenda des membres du Bureau. T'imagines, lecteur ?!! Moi, je suis née au tout début des années 80 et quand j'ai eu l'âge de connaître les Buzzcocks et d'être en mesure de me rendre à l'un de leurs concerts, bah ils étaient déjà tellement vieux que ça fait un bail que j'ai abandonné l'idée de les voir sur scène un jour. Pis là, v'là t'y pas qu'ils débarquent dans notre bô pays ! C'est tellement beau que j'en pleurerais...

Mais attends, c'est pas là que je pleure, c'est juste après...

Je me connecte que le site des Buzzcocks, je clique par ci, je clique par là, je mate les dates et me ballade sites en sites, et je tombe sur ce putain de festival Punk à Birmingham qui annonce en tête d'affiche : les Damned, les Buzzcocks et les Rezillos !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!

(ça y est, j'enlèv mon doigt du point d'exclamation... je suis calmée...)

P'tain tu te rends cooompte un peu ? Une seule affiche et les trois groupes chers à mon coeur !! Les trois groupes encore vivants, of course. Manquerait plus que les Ramones et les Clash ressuscitent et là, c'est la grosse totale, je pâme (mais bon, on va pas se la jouer exigeante maintenant hein). Moi, pauvre petite merde toujours à découvert, je lis la prog' à Chéri sur un ton qui signifie "Ptain l'affiche inespérée... et dire qu'y a des enculés qui vont se taper ce concert pendant que nous on s'ra là à mater les Experts sur TF1 comme des cons...", sauf que lui, vu que c'est un vrai punk rockeur qui a peur de rien, même pas des kilomètres, il revient aujourd'hui avec le horaires de vol, les infos sur la location de bagnole sur place, l'adresse de l'hôtel et tout ce qui va avec (tout ce qui va avec = les potes, évidemment !). Donc voilà, je vous l'annonce solennellement : dans un peu plus de soixante jours, moi, Eve G. fille de Denis G. et de Minerve G., je vais assister à un concert qui réunit les Buzzcocks, les Damned et les Rezillos. Rien que d'y penser, je jouirais presque. D'ailleurs en parlant de jouir, je peux t'annoncer direct que je vais me taper trois orgasmes successifs pendant ce concert : le premier sur Flying Saucers Attack, le second sur Breakdown et le troisième sur Smash it Up (si t'es pas capable d'attribuer à chaque titre son interprète, tu mérites même pas que j'te cause).

Bon, histoire de m'entraîner à ce concert polyorgasmique, je t'offre ces vidéos. Et j'espère que t'es jaloux pour tous ces concerts auxquels je vais et où toi t'iras pas :

Et au fait, j'espère que vous vous êtes arrangés entre vous pour ma paire de chaussures hein...

Posté par _eve_ à 00:00 - Je vais aux concerts - Commentaires [7] - Permalien [#]

21 novembre 2007

Les Warfs sont des gens cool !!

warfs

Bon, c'est pas parce que les Warfs ils ont seulement quatre amis sur Myspace, dont un Warf et un ex-Warf, ça compte pas... Alors disons DEUX amis, que c'est pas un groupe qui déchire sa race. Pis d'ailleurs, les deux amis en question, c'est rien que le meilleur public de France et de Navarre, c'est les gens que tout le monde a envie d'avoir à son concert tellement ils sont cools (j'te jure que c'est vrai), alors autant dire que pour avoir un public aussi génialissime, c'est qu'ils assurent comme des vrais les gars (et la fille).

Alors je m'en vais te parler un peu des Warfs, le groupe que si tu le connais pas, c'est vachement triste. Les Warfs, faut savoir que même en dehors de la zic, ils sont cool, tellement cool que du coup, t'es obligé de les aimer quand tu les vois sur scène. Ils ont un bassiste qui est champion au Risk et incollable sur Tolkien et qui t'accueille comme un roi à chaque fois que tu déboules chez lui en prévenant la veille,

oliv1

un guitariste vachement fort au blind test qui s'est pas encore rendu compte que la reprise de Beat on the Brat par U2 était une merde infâme (mais c'est pas grave Fred, on t'en veut pas),

fred2

une chanteuse qui n'est pas une pouf et à qui t'as plus envie de payer des bières que de coller une beigne (et ça c'est rare quand t'as une fille au micro)

marie1

et puis un batteur qui est champion au tac-tac, ce jeu plus-vintage-tu-meurs qui ressemble à des boules de geisha (mais en fait, c'en est pas) que tu dois faire claquer l'une contre l'autre grâce à un mouvement aussi frénétique que régulier de bas en haut (ou de haut en bas, c'est toi qui vois).

chris3

Je sais, ma présentation du groupe, elle est exceptionnelle, comme tous les trucs que j'écris d'ailleurs. Et puis à gens exceptionnel, description exceptionnelle, c'est comme ça, que veux-tu...

Les Warfs, c'est un groupe qui a beaucoup bon goût et qui a de supers influences, dont les Ramones. Alors tu penses, rien que pour ça, ils méritent toute mon admiration et moi je dis : longue vie aux Warfs, bordel de merde ! Et du coup, ce groupe-là il lésine pas sur les reprises, et autant te dire qu'ils se font plaisir dans leurs choix : les Who, Undertones, les Hives, Noir Desir et d'autres trucs mais rien que du bon. Et moi, j'aime bien les reprises. D'ailleurs j'arrête pas de me dire qu'y a pas assez de groupes qui font des bonnes reprises. Tous les nouveaux groupes se lancent comme des maboules dans des compos qui n'en valent pas toujours la peine, qui sont méga brouillon et au final absolument imbuvables. Alors que les Warfs, ben non seulement ils ont de bonnes compos mais en plus ils font des reprises soignées.

Alors pour la déconne, je t'ai mis un extrait d'une de leur répet'. Evidemment, le son est complètement naze et évidemment, l'image bouge. En même temps, j'étais obligée de danser bien qu'étant camerawonderwoman improvisée. Parce que les gentils Warfs, ils ont joué Beat on the Brat (le premier qui demande "c'est de qui ?", je lui lamine sa gueule). Alors tu sais quoi, je te laisse regarder ça et en profiter. Pis après, t'as le droit de la ramener, les commentaires, c'est fait pour ça. En même temps, évite de dire que c'est naze parce que les Warfs, des fois que t'aurais pas compris dans ta petite tête endolorie, c'est mes potes, alors attention ça déconne pas. C'est du sponsorisé par la Eve, si t'aimes pas t'es plus d'ma bande (en même temps, t'as jamais été de ma bande, gros naze).

Edit : A l'attention des Warfs. Bon les gars (et la fille), c'est pas le tout de rigoler mais y s'rait p'tetr temps de se sortir les doigts du cul et d'envisager de débouler en Lorraine. Parce que moi, je vous dégote un bar, des bières et un public pour faire la fête hein. Z'avez vu comme je suis bon public à vos répet' ? Imaginez ce que ça va être en concert officiel. Faites gaffe hein, moi je suis une grosse malade mentale, chuis capable de faire un slam de la mort à votre concert ou de piquer le micro de Mary juste avant de gerber. Nan, j'déconneuh, chuis pas aussi mal élevée (quoique...).

Edit : A l'attention des non Warfs qui lisent mon super blog. Faut absolument que vous les demandiez comme amis sur Myspace. Comme ça, ça les motivera peut-être pour se bouger le cul et concevoir un nouveau profil Myspace digne de ce nom. Et puis comme ça ils se sentiront moins seuls avec tous leurs amis. Par contre, c'est pas la peine d'essayer de demander la super meuf qui est dans leur top amis, celle avec la robe léopard et la fleur dans els cheveux, parce que cette fille-là, elle est pas gentille et elle accepte aucun ami.

Posté par _eve_ à 22:48 - Je vais aux concerts - Commentaires [8] - Permalien [#]

15 octobre 2007

Punk Party by Eve

Je ne me contente pas d'aller à des concerts, des fois j'en organise. Le prochain aura lieu le 27 octobre 2007 au bar "le 412" à Marange-Silvange. Prenez note mes ptits chéris, ça va pogoter à donf !

concert_27

En tête d'affiche, les incontournables Non Konform, piliers de la jeune scène punk rock messine et piliers de bars aussi (oui je sais, c'est ultra-naze mais ce jeu de mots là, il était trop facile pour que je passe à côté) qui seront précédés de TDR, groupe de punk hardcordéon.

nk

Avec eux, les non moins connus Dérangés (bon ok, je parle pour les adeptes de la scène punk rock messine qui eux, ne peuvent pas ne pas connaître les Dérangés... Pour les incultes et les non messins, c'est une autre histoire...) dont je vous livre une petite vidéo de Jesus was not dead histoire de pogoter un peu vos neurones. Pour ce qui connaissent, y a qu'à chanter comme des dingues, et pour les autres, c'est tout facile, suffit de gueuler "Jésus revient" au moment du refrain, je vous laisse voir ça :

Pis sinon, pour ceux qui aiment le punk un petit peu mais pas trop, pour ceux qui aiment bien rigoler ou pour les adeptes de la chanson kitsch quand ils sont bourrés, ben y aura aussi les Raklos, THE groupe de punk variétoche, les seuls gaillards qui osent te faire les Corons de Pierre Bachelet ou des tubes de Delpech en version punk. Une petite vidéo pour la déconne ("hé mais c'est nul !" "- Justement, c'est ça qui est cooool !!").

Bref, le 27 octobre vous savez ce qu'il vous reste à faire : déboulez au 412 pour un petit pogo amical ou quelques chopines sur fond de punk rock.

Posté par _eve_ à 14:58 - Je vais aux concerts - Commentaires [1] - Permalien [#]
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