15 juin 2008
Lu, vu et entendu cette semaine
Les blogueurs stratégiques te le diront : les visites sur les blogs sont en chute libres dès le vendredi soir et s'approchent du néant durant tout le week-end (comparativement aux visites comptabilisées le reste de la semaine, tout du moins). Va savoir pourquoi, sans doute parce que les gens estiment avoir autre chose à foutre le week-end que traîner sur des blogs alors que la semaine, au contraire, ils trouvent très judicieux de squatter l'ordinateur du bureau pour errer dans la blogosphère, tout en gardant un doigt prudent non loin de la touche "echap" en cas d'arrivée imprévue du boss. Bref, tout ça pour dire que les blogueurs eux-mêmes ont autre chose à faire de leurs week-ends que de pondre des billets et que, par ailleurs, parmi ceux qui, comme moi, ont malgré tout du temps à perdre pour ça, beaucoup estiment que pondre un billet pour une poignée de lecteurs, ça vaut pas le coup, aussi se mettent-ils en RTT jusqu'au lundi matin.
Et bien moi, j'ai décidé de mettre le dimanche à profit pour te balancer une nouvelle rubrique à laquelle j'essayerai de me tenir autant que possible, une rubrique que j'intitule "J'ai vu, j'ai lu, j'ai entendu" et qui, comme tu l'as déjà pigé puisque tu es un lecteur intelligent et perspicace, vise à faire le point sur tous les livres que je me suis tapée dans la semaine, sur les films que j'ai l'occasion de voir les rares fois où je me traîne au ciné, et des concerts auxquels j'ai pu assister. Donc voilà, considère ça comme une mini-rubrique culturelle, et sois mignon, évite de la ramener si cela te passionne nettement moins que le racontage de vie, car sache que je fais ça pour ton bien mon sucre d'orge.
Alors dans le désordre, cette semaine...
... j'ai vu : le dernier Indiana Jones (et j'assume à donf)
Déjà, Indiana Jones, je suis fan. Fans absolue, oserais-je dire. Fan depuis que je suis môme, fan qui ne se lasse pas de le mater à chaque rediff, fan amoureuse d'Harrison Ford même si je lui en veux secrètement de se taper cette pimbêche d'Ally Mac Beal. Et du coup, je vais te dire, je me suis pas faite prier pour aller voir enfin ce dernier volet tant attendu, même que j'en ai rien eu à cirer des très très nombreux échos, pas toujours positifs, que j'ai eus sur ce film. Pour faire court, et pour reprendre tout ce qui a déjà été dit sur le film en question, voilà ce que j'ai à en dire :
OUI, Indi il a salement vieilli. Mais Harrison Ford, même vieux il est toujours baisable bon, et Indiana, même vieux c'est lui le plus fort, le plus malin, le plus aventurier et le plus efficace en tous points.
OUI, ce film est un peu "gros" dans l'ensemble, truffé de scènes franchement pas crédibles. moi je m'en tamponne, je suis pas allée voir un documentaire historique, je suis allée voir un film d'aventures avec un gentil qui est vachement plus futé que les méchants, des méchants qui ont des vraies têtes de méchants, des cachettes secrètes, des trésors antiques, des énigmes, des codes à déchiffrer, des courses poursuites, des fusillades qui n'atteignent jamais le héros même si y a six cents mitrailleuses braquées sur lui, bref, je m'en suis allée voir un film d'aventures auquel j'avais décidé de croire comme si j'étais une enfant. Et du coup ça a marché, j'en suis sortie ravie. Et j'en ai rien à foutre que ce soit pas crédible, moi Indiana Jones, je l'aime, je l'aime même quand il survit à une attaque nucléaire en se planquant dans un frigo, je l'aime même quand sa pilote s'élance en bagnole dans un gouffre et retombe, comme de par hasard, sur un arbre qui se plie juste ce qu'il faut pour les déposer gentiment dans le fleuve sans une égratignure, je l'aime quand il décrypte en une seconde et demi une énigme sur laquelle des centaines de spécialistes planchent depuis des siècles, je l'aime quand il trouve un cimetière abandonnée à l'autre bout du monde en partant d'un dessin tout naze gravé sur le sol, je l'aime quand il se fait attaquer par des fourmis géantes mangeuses d'homme, bref, je l'aime d'amour fou au cas où t'aurais pas encore pigé le truc.
Et sinon, comme y a pas qu'Harrison Ford dans la vie, en dehors du cinéma, j'ai aussi pas mal traîné du côté de la librairie ces jours-ci, et mon chéri m'a également pas mal gâtée en livres pour sa part, merci mon anniversaire. Donc en vrac, j'ai lu :
* L'amour en cours, vol. 1 (manga): Premier volet d'un manga érotique censé être interdit au moins de 16 ans. En résumé, et sans y mettre aucune mauvaise volonté, l'histoire se résume à ça : un jeune prof est toujours puceau pour cause de ne s'être jamais remis d'une histoire d'amour enfantine qui l'empêche de rencontrer d'autres femmes que sa bien aimée de l'époque. Comme par hasard, il se retrouve affecté dans un établissement scolaire où sa collègue n'est autre que... suspens insoutenable... son amoureuse du CM2 qui est toujours vierge également, pour les mêmes raisons que lui, et qui accessoirement, porte désormais des mini jupes ras la touffe et possède des seins énormes. Et bon, je suis pas du genre à raconter la fin pour pourrir le groove des lecteurs potentiels mais là, je m'en fous, je balance : à la fin du livre, ils échangent un baiser. ouais je sais, c'est méga érotique quoi. Tout ça pour ça. Conclusion : laisse tomber, ne t'aventure pas dans cette BD. ou alors commence directement par le dernier volume, peut-être que là, y aura un semblant de sexe dedans.
* Pêchés mignons vol. 1 et 2 d'Arthur de Pins : Alors là, je me marre. je me marre et je kiffe grave, pour parler le djeun's. Des dessins atypiques et franchement mignons. Bon, parenthèse : ça me fait chier d'employer l'adjectif "mignon" pour qualifier une BD pour adultes mais là je t'assure que ça colle bien... Pis j'ai dit "mignon" hein, pas "gnan-gnan", et puis il n'est pas question de lapins roses et d'amoureux qui se content fleurette, on est bien dans de la BD érotique. Et les vibros aussi ont le droit d'être mignons, tout comme les petites gonzesses qui croisent la route du héros de ces albums. Des situations érotiques aussi diverses que poilantes, des personnages attachants et tellement "vrais", des histoires courtes qu'on enchaîne en se marrant, moi je dis : que demander de plus ? Dispo partout mais si tu es messin, achète-le de préférence au Carré des Bulles car ce libraire mérite plus ta thune que la Fnac ou Virgin.
* Sexe et Utopie de Pat Califa : Merci la Pétasse pour ce cadeau d'anniversaire très bien choisi. Un livre écrit par une ancienne lesbienne militante devenue transexuel après une opération. Hé ouais, c'est pas commun. Ca parle d'homosexualité, ça parle de transgenre, ça parle de fétichisme, des tribus sexuelles et de SM, ça soulève des questions pas connes du tout sur le sexe dans notre société, bref, c'est un livre pertinent qui vaut vraiment le coup d'être lu. Dispo chez La Musardine, évidemment.
* My Way , "Rock'n'BD" : Ca, c'est LA bonne surprise de la semaine. Un fanzine publié par un collectif graphique est centré sur différents thèmes relatifs au rock'n'roll. J'en ai lu deux numéros, un pas mal branché punk et un autre, vraiment excellent, sur le reggae où cette fois-ci, on a parfois droit aux points de vue d'auteurs qui n'aiment pas le reggae et le revendiquent. Merci My Way, je me sens moins seule. Ah oui, et puis aussi j'oubliais : ce numéro se termine par une BD pas franchement reggae puisque consacrée au Ramones, ce qui a fait un bon argument de vente au libraire pour me tenter.
* Lock Groove Comix : LA deuxième très bonne surprise. J'aime bien tomber sur des bonnes BD rock'n'roll qui te balancent de la vraie culture musicale en pleine trogne et qui te narrent des épisodes vécus par nous tous et criants de vérité (exemple : les relous dans les concerts... pas mal cet épisode là ). Lock Groove Comix, ce sont quelques chroniques d'un adorateur du Dieu vinyle qui te livre une théorie du mythique lock groove (le sillon sans fin qui clôt un vinyle) en s'appuyant sur ses coups de coeur musicaux et sur une solide culture musicale en général. Un ouvrage tellement bien fait qu'on en veut même pas à l'auteur d'afficher en quatrième de couverture un personnage qui hurle, entre autres, "Merde aux blogs" et "papier forever". Parce que moi aussi je voudrais bien être papier forever si je pouvais raconter autant de choses sur papier pour le même prix que je le fais sur mon blog (à savoir que dalle). Donc merde aux blogs mais merci à eux tout de même... (sur ce, si y a des intéréssés pour qu'on se lance dans un collectif rock'n'roll sur papier, je suis pas du tout contre moi, carrément pas même)
* Volume : Je ne suis guère adepte des magazines musicaux dans lesquels je trouve que trop peu de choses retiennent finalement mon attention. Mais voilà, j'ai eu l'occasion de lire le premier numéro de Volume, le nouveau mensuel des Inrocks, qui s'annonce plutôt prometteur et grâce auquel j'ai pu découvrir la BD Lock Groove Comix dont il était question dans la rubrique Livres. Donc rien que pour ça, merci Volume.
Voilà lecteur, ces infos, tu en fais ce que tu veux maintenant. Mais si Montana et Noisy ont l'occasion de tomber sur Lock Groove dans une bonne librairie, qu'ils se jettent dessus, ils ne seront pas déçus (j'ai failli en acheter un pour chacun de vous les gars, c'est dire si je suis une fille sympa). Et au fait Montana, j'ai toujours pas lu mon cadeau, faut que j'enlève mes moufles pour réussir à le télécharger...
Edit : dernière minute. Page de pub non sponsorisée, juste pour ma gueule : acheter des livres, c'est beau mais ça coûte des sous. Et comme on peut pas tout faire dans la vie, si on veut se payer des livres (et d'autres trucs), faut parfois faire des sacrifices. Aussi les amis, je me sépare de quelques objets qui pourraient en intéresser certains, ou plutôt certaines, vu qu'il s'agit pour la plupart de fringues et accessoires rock'n'roll. la première vague de mon grand vide-armoires est déjà en ligne sur Ebay, les autres suivront pendant tout l'été (ouais, ça rigole plus, je fais le grand tri par le vide). Magnez-vous les meufs, je me sépare de ma mythique jupe Ramones, celle que tout le monde voulait avoir mais que j'étais la seule (ou presque) à avoir déniché. Idem pour quelques uns de mes very beautiful t-shirts Amplified, dont celui des Sex Pistols. Ah oui, je vends aussi ma boîte à cochonneries chérie, celle avec des petits cochons fétichistes dessinés dessus. Mais elle est vendue sans godes dedans, faut pas déconner. Alors voilà les filles, faites péter les enchères pour qu'à mon retour de vacances, je sois une femme riche.
13 juin 2008
La presse girly pour ado : comment s'auto-torturer conformément aux conseils beauté
(Oui je sais, cette chanson est un excellent choix. c'est la chanson qui te donne envie d'être amoureux ou de bonne humeur toute la journée.)
Vu mon grand âge (oui ça y est, depuis que j'ai 27 ans je me considèrerais presque comme une vieille dame), tu penses bien que ça fait un bail que j'ai pas fourré mon nez dans la presse pour ado. Du coup, j'imagine qu'en quinze ans de temps, le secteur à évolué un minimum et que le contenu douteux de l'époque s'est nettement amélioré. Car dans le genre "tu es une ado mal dans ta peau et je vais t'aider à te sentir encore plus naze", la presse girly pour adolescente était sans doute tout en haut du podium, après les mères et les psychologues scolaires (ça va euh, je rigole).
Moi quand j'étais collégienne, avec mes copines, je lisais "Jeune et Jolie". Jeune et jolie... rien qu'au titre, t'as tout compris. Et quand j'y repense, je me demande franchement comment on peut délibérément payer pour un magazine qui s'appelle Jeune et Jolie, sérieusement. Bref, pour que tu piges l'absurdité du truc, faut quand même situer un minimum :
Contrairement à ce qu'on pourrait croire, la grande majorité des lectrices de Jeune et Jolie de l'époque était certes jeunes. Mais le drame, c'est que ceci était hélas le seul point commun qu'elles avaient avec le titre de ce magazine in-con-tour-nable de la cour de récré (même qu'on le lisait sous le préau à côté des chiottes des filles, là où les plus rebelles osaient se planquer pour fumer ou pour graver le nom de leurs namoureux sur les portes en bois). Moi par exemple, je continue à considérer ma période collégienne comme mes années les plus ingrates, physiquement parlant. Déjà quand t'es ado, voire pré-ado, que t'as pas encore atteint les seize ou dix sept ans qui feront de toi un prototype de femme officiel, que t'es la quasi-dernière de ta classe à pas encore avoir eu ses premières règles, que t'es plate comme une limande et sappée comme l'as de pique, ben on peut pas dire que tu partes franchement bien dans ta course à l'estime de soi et à la féminité. Parfumée avec Une touche de Naf Naf, avec une mèche de cheveux rigidifiée par un demi litre de laque Graffic Fix'n'Moove, un vestige de mini vagues sur les longueurs, un appareil dentaire aux bagues en céramique qui se voient quand même et des fringues LC Waïkiki qui font mal aux yeux, ben disons que quand tu ressembles à ça à treize ans, tu mises tout, j'ai bien dit TOUT sur Jeune et Jolie pour te sortir de cet enfer.
Car Jeune et Jolie, puis 20 ans, le magazine que tu lis au lycée quand tu estimes ne plus être une gamine avoir pris du galon dans ta transformation en vraie femme, à cet âge-là c'est LA bible des conseils mode et beauté. C'est bien simple, si c'est pas dans Jeune et Jolie, c'est pas valable. Et tout ce que Jeune et Jolie te dit, c'est parole d'évangile, Jeune et Jolie n'a pas le droit de mentir. Et puis toi d'ailleurs, t'as décidé de croire dur comme fer à tout ce qui était dit dans Jeune et Jolie depuis que t'as envoyé l'empreinte de tes lèvres sur un mouchoir en papier à la rubrique voyance de Jeune et Jolie et que leur medium officielle t'as promis amour, gloire et beauté.
Bref, un mag de fille sans rubrique mode et beauté, ça n'existe pas et du coup tu trouves rien de très étonnant à ce que je vienne te parler de ça. Surtout que, me connaissant un peu désormais, tu sais bien que la mode et la beauté, c'est pas franchement mon domaine. Mais ce qu'il faut savoir, c'est que si Elle et Cosmo s'adressent à de vraies femmes, sous entendu des femmes qui ont de la thune ou un mari qui les gâte, Jeune et Jolie ne peut pas se permettre de prodiguer des conseils mode et beauté très coûteux. Ben oui, une ado de quatorze ans ne va pas se payer des séances hebdomadaires de Power Plate pour combattre sa culotte de cheval, ni investir dans une crème Dior tellement chère que t'oses à peine t'en servir, ni s'offrir une séance dans un spa parisien pour avoir une peau de bébé. Non, l'ado elle a que dalle ou presque, 100 francs d'argent de poche par mois tout au plus (mon Dieu, dire que j'ai connu l'époque des francs... mes petits enfants voudront jamais les croire !) et c'est pas avec ça qu'elle va se faire une tronche en institut ou combattre ses capitons incrustés à la salle de gym. Du coup, pour contrer cette cruelle absence de thune, Jeune et Jolie était obligé de prodiguer des conseils beauté accessibles. Seulement le truc, le problème même, c'est que les conseils "accessibles" sont nettement moins marrants que les conseils de Elle qui promettent de te chouchouter et de prendre voluptueusement soin de toi. Hé ouais, Jeune et Jolie, c'est du système D et qui dit système D ne dit pas forcément confort et plaisir.
Concrêtement, les conseils beauté de Jeune et Jolie, c'était une sorte de mini-torture au quotidien, des trucs que tu t'infligeais volontairement, juste parce que Jeune et Jolie avait réussi à te convaincre qu'à moyen terme, ça allait faire de toi une bombasse. Exemples :
- Ton teint est terne ? Ta peau est visiblement fatiguée ? No problemo, offre-toi un masque à l'oeuf ! Mode d'emploi : casse un oeuf dans un bol (jusque là, même toi tu peux le faire) et à l'aide d'un pinceau (emprunté au cours d'Art plastiques si t'as pas les moyens de t'en payer un), appliuque l'oeuf sur ton visage, laisse sécher et rince. Wahou, trop bien, ta peau est douce comme un cul de bébé, c'est quasi magique et tant pis si ça pue l'oeuf dans ta salle de bains à t'en filer la gerbe !
- Tes cheveux sont dévitalisés, fatigués ? Toi, tu as besoin d'un bon rinçage au vinaigre ou à la bière, au choix ! Mais attention, la bière, tu n'as pas le droit de la boire, c'est réservé aux grandes personnes. opte donc plutôt pour le vinaigre, lui tu peux le boire sans problème si le coeur t'en dit, en plus c'est excellent pour combattre la cellulite ! Avec cette astuce beauté, tu verras, tes cheveux seront beaux et brillants et le vinaigre, ça sent même pas mauvais !
- Tes cheveux sont trop foncés et tu n'as pas les moyens de te payer un balayage au salon de coiffure ? Opte donc pour la solution miracle "citron power". Applique chaque jour le zeste d'un demi citron sur l'ensemble de ta chevelure et au bout de six mois quelques temps, tu constateras que tes cheveux seront embellis de mèches éclaicies qui illumineront ta chevelure. Et ne crois pas ce qu'on te dit : le citron, ça pique ni les yeux ni les doigts écorchés par les cours de techno.
- Tu veux garder des seins fermes et toniques ? Ne dors jamais sur le ventre, même si tu aimes ça : ça les aplatit chérie.
- Tu trouves que tu as pris du ventre ? Renonce définitivement aux chewing gum, ça provoque de l'aérophagie. Même aux Freedent sans sucre qui font passer le goût de la tambouille de la cantine, gare à l'A-E-RO-PHA-GIE !!
- Tu veux avoir une chevelure de rêve comme Cindy Crawford ? Dis adieu au sèche cheveux : la chaleur déssèche les longueurs. Exit aussi le séchage dans la serviette : en frottant tes cheveux dans une serviette, tu ruines ta fibre capillaire et le lissage de tes cheveux. Comment faire alors ? Et bien promène-toi pendant une heure avec les cheveux trempés jusqu'à ce qu'ils sèchent tout seul, c'est l'unique solution pour avoir des cheveux de bonnasse.
Ce ne sont que quelques exemples parmi un bon milliard d'autres. Juste de quoi te donner un aperçu de ce à quoi Jeune et Jolie te poussait au nom de la beauté : suis les conseils de Jeune et Jolie, vis dans l'inconfort perpétuel, la frustration et la mauvaise odeur, et peut-être qu'à la fin, tu seras toute bonne. Sur ce, je file acheter le dernier hors série de Vieille et pas tout à fait bonne, paraît qu'ils expliquent comment recycler le tiramisu de la veille en masque hydratant pour peaux sèches.
12 juin 2008
La trentaine et le sexe
Oyé oyé braves gens,
Je commencerais par remercier officiellement tous ceux qui ont pensé à me souhaiter mon anniversaire et encore plus ceux qui m'ont offert des cadeaux. Quant aux autres... qu'ils aillent se faire mettre, ça leur apprendra à m'oublier.
Ceci étant dit et si t'as bien suivi, j'ai officiellement 27 ans lecteur. Même qu'il paraît que ça déprime ma petite maman. Et pour cause : je m'approche dangereusement de la trentaine et moi-même, je me rappelle très bien de l'époque où ma mère avait elle-même vingt-sept ans et ça me semble tellement proche que c'en est hallucinnant. Bref, plus que trois petites années de rien du tout avant de passer le cap des trente. Avant qu'on ne m'appelle définitivement plus que "Madame" au lieu de "Mademoiselle", avant d'investir dans des crèmes anti-rides placebo, avant de me demander si oui ou non c'est une bonne idée de se payer une cure de Botox, avant de passer pour une vieille conne au milieu des djeun's dans les concerts et ailleurs, bref, j'en rajoute rien qu'un peu mais c'est que la trentaine, c'est un rien angoissant quand même. c'est comme si je quittais tout doucement le monde des adultes en devenir ou ados attardés, comme tu préfères, pour devenir membre de la tribu des vrais adultes.
Ceci dit, il me reste trois ans avant de déprimer officiellement. Et pour me consoler de tout ça, j'ai quand même un argument en béton : le sexe. Parce que oui mes amis, il faut bien l'avouer, le sexe à preque trente ans, c'est plus du tout ce que c'était à seize ou dix-sept ans. Encore heureux te dis-tu. Ben oui, comme le dit si bien ma Biocopine qui est la pro des théories douteuses sur la sexualité et sur les hommes ("Tous les mêmes, tous des enculés !") : "Ce qu'il y a de bien avec la trentaine, c'est qu'on assume nos perversions".
Et elle a raison, rien que pour ça, la trentaine, je l'aime. Car en tant que quasi-trentenaire, que puis-je dire si ce n'est que le sexe quand t'es jeune fille et le sexe quand t'es une presque-dame, c'est deux choses différentes, deux dimensions parallèles, une où on essaye de s'amuser en adoptant une fausse mine enjouée et l'autre où c'est l'éclate totale, les montagnes russes en boucle. Quelques exemples (parce que je sais que t'aimes bien les exemples)...
Avant la vingtaine, on dit ça : "Je crois que je vais plaquer Kévin. Nan sérieux, ça fait à peine trois mois qu'on est ensemble et il pense qu'au cul, ça commence à me saoûler grave".
Alors qu'à l'approche de la trentaine, c'est plutôt : "Je crois que je vais larguer Paul (note qu'à trente ans, on ne sort plus avec des "Kévin"). Ca fait deux nuits que je dors chez lui et il a toujours pas posé la main sur moi, rien le con, que dalle, nada !".
***
Avant la vingtaine, quand les copines veulent des détails croustillants, on répond : "Nan arrête, c'est vachement trop perso ça, je te dirai rien."
Alors qu'à l'approche de la trentaine, on n'attend pas que les copines posent des questions pour dire : "Ce mec, c'est le champion du cunni toutes catégories. Rien que pour ça je vais essayer de le garder encore un peu."
***
Avant la vingtaine, on ne jure que par les préliminaires, à tel point qu'on pourrait ne se contenter que de ça : "Plus ça dure mieux c'est. On peut passer des heures à s'embrasser et à se caresser, c'est ce qu'il y a de plus beau."
Alors qu'à trente ans, ça donne plutôt : "Bon mon mignon, c'est pas l'tout mais ça fait un quart d'heure que tu joues avec mes tétons, tu pourrais p'tetr songer à me pénétrer, non ?!!"
***
Avant la vingtaine, on "fait l'amour" : "C'était trop gé-nial : il avait mis des bougies partout et du Radiohead dans la chaîne hi-fi et on a fait l'amour en se regardant droit dans les yeux, c'était trop beau."
Alors qu'à presque trente ans, ça fait longtemps que ça donne ça : "C'était trop in-tense, du feu de Dieu. Ca a commencé dans l'ascenseur et sur le palier et ça s'est finalement fait sur le tapis de son salon. Comment ça la couleur de ses yeux ? Ah ben je sais plus, j'étais pas vraiment dans une position qui favorisait l'observation."
***
Avant la vingtaine, on ne se masturbe pas. Ou du moins c'est ce qu'on dit... : "Quoi, moi, me toucher ?? Non désolée, je ne suis pas ce genre de filles, je n'ai pas besoin de me tripoter toute seule pour me faire du bien, je suis sexuellement comblée, crois-moi.". En résumé, à cet âge-là, on a rien compris.
Car à l'approche de la trentaine, on fait de la masturbation un art de vivre : "Quoi, moi, me toucher ?? Encore heureux pour qui tu me prends ?!!". Et à cet âge-là, pour sûr, on a définitivement TOUT pigé.
***
Avant la vingtaine, on est sensuelle, classe et glamour en toute circonstance : "Pour la Saint-Valentin, je vais lui faire un surprise : je me suis payée une petite nuisette en satin beige de toute beauté, il va pas en revenir !".
Alors qu'à trente ans, on est beaucoup plus directe et pragmatique et on assume donc la vulgarité ponctuelle : "Je viens de me payer des petites choses pour affoler mon mec : un soutien-gorge en résille avec une culotte fendue. Moi j'te l'dis, avec ça, je vais foutre le feu au matelas rien qu'en entrant dans le lit !".
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Avant la vingtaine, on est réservée sur les jouets sexuels : "Moi j'estime ne pas avoir besoin de sextoys. c'est vrai quoi, je suis pas lesbienne ni vieille fille, et puis je suis largement servie avec mon mec, vous pouvez me croire !". Non, on ne te croit pas. (note au passage que la jeune fille dit "sextoy". parce que "godemichet", c'est pas beau).
A trente ans, on aime on on aime pas ce genre d'accessoires, mais dans tous les cas on assume : "Je viens de me payer un nouveau gode. C'est bien utile quand mon mec est en déplacement. Et puis c'est bien utile quand mon mec est là aussi, car même si ce type est une sorte de Dieu du sexe, les quéquettes vibrantes sont toujours les bienvenues dans le lit conjugal."
***
Avant la vingtaine, on parle de la chose de façon très codifiée. Il y a ainsi des mots qu'on ne prononce pas, tout est dans l'implicite. Exemples : "Hier soir, on l'a fait" ou encore "Son truc est énorme".
Alors qu'à trente ans, ça fait belle lurette qu'on appelle un chat un chat (et une chatte une chatte) : "Hier soir, on a baisé" ou "Sa bite est énorme". Clair, net, efficace.
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Et le meilleur pour la fin : l'orgasme.
Avant vingt ans, on prétend toutes l'avoir vécu. On va même jusqu'à dire aux copines : "Evidemment, avec ce mec je jouis à chaque fois. Des fois plusieurs fois de suite même.", alors qu'au fond, on se pose intimement la question de savoir si c'était oui ou non de vrais orgasmes et non pas un gentil désir subitement assouvi. Sauf que ce qu'on ignore, c'est que le simple fait de se poser la question nous donne la réponse : se poser la question chérie, ça prouve que t'es passée à côté car un orgasme, si tu l'as vécu, t'es pas prête d'oublier ce que c'est. Et avant vingt ans, on est tellement conne gentille et généreuse que quand on fait l'amour sans jouir, on rassure son partenaire en lui disant : "Tu sais, j'ai pas besoin de jouir à chaque fois pour que ce soit bon, le plaisir, ça me suffit.". Mon cul ouais...
Alors qu'à trente ans, non seulement on sait ce que c'est qu'un putain d'orgasme mais en plus, c'est devenu une sorte de Saint Graal, une quête perpétuelle. D'ailleurs quand on fait du sexe, c'est pour choper un orgasme avant tout, pas pour se titiller gentiment le zizi en se faisant des bisous. Et pour le coup, si chéri jouit avant nous, ça donne plutôt ça : "Qu'est-ce que tu m'fais là ??!! Et moi ? Tu te fous de ma gueule ou quoi ?!!! Je te quitte, tocard !!!".
***
Bref voilà. Cet article n'a d'autre but de me réconcilier définitivement avec l'idée d'approcher peu à peu de la trentaine. Et quand je me relis, je me dis que ouais, finalement, je suis bien contente d'avoir vingt-sept ans, je m'éclate vachement plus que dix ans en arrière. Et maman, rassure-toi : ce n'est pas parce que je deviens vieille que tu deviens très vieille. Et regarde comme on rigole plus maintenant que je suis une ado-attardée-mais-presque-femme-quand-même. D'ailleurs le premier qui traite ma mère de vieille, je lui pète ses dents, c'est clair ?
Messages perso : @ Tata Corinne, pardon d'avoir encore parlé de sexe sur mon blog en employant des termes ô combien vulgaires dans la bouche d'une fille. Mais crois-moi, il y a des choses bien plus vulgaires encore dans la bouche d'une fille. Dis-toi que je suis ta nièce avant tout et que je t'aime et que tu m'aimes et qu'il ne faut pas m'exclure de la famille pour cette attitude scandaleuse. Amen.
@ Tata Nana : Je viens de trouver ton nouveau vibro. Parfaitement compatible avec ton régime :
Le vibro concombre garanti sans graisses et sans trop de calories !!
Sinon j'ai aussi trouvé celui-ci en faisant mon marché :
Le vibro qui rend aimable ! (je ne parle pas pour toi là hein)
Sinon j'ai bien cherché mais le vibro surimi n'est pas encore disponible.
11 juin 2008
Questions philosophico-existentielles et réponses débilo-nazebrock
Je n'ai honte de rien. Même pas de répondre à un tag auquel j'ai été cordialement conviée de participer avec près de 2000 heures de retard.
Mais comme le tag en l'occurence est l'un des seuls tags dignes d'intérêt auquel il m'a été donné l'occasion de participer, il aurait été vraiment malvenu de ma part de ne pas y répondre, ne serait-ce que parce que son principe change des questions à la gomme du genre "Quelle est la partie de ton corps que tu préfères ?" ( - l'arrière de mon genou gauche) ou "Quel est ton geste beauté du soir ?" (- un doigt dans mon cul). En fait, le principe de ce tag, qui n'est autre que le désormais célebrissime Tagathom (qui eut été encore plus célebrissime à l'heure qu'il est si j'y avais répondu en temps voulu il y a quelques mois de cela), est le suivant :
Tout est partie d'une question posée par un blogueur à un autre blogueur. une question fortement intelligente ma foi. A laquelle le second blogueur a évidemment répondu avec tout le sérieux qu'elle méritait, avant de l'adresser à son tour à un nouveau blogueur accompagnée d'une nouvelle question au moins aussi érudite que la précédente. Et comme quelques douze blogueurs à l'intelligence hors norme ont participé à cette expérience culturelle avant moi, je dois répondre à non moins de douze questions. Et si tu sais compter, tu piges que je suis la treizième participante au Tagathom et 13, ça ne présage rien de bon.
Allez, moi pas peur, moi aventurière, moi vais t'en mettre plein la vue avec mes réponses fortement savantes :
Question 1 (Jdm) : Qui a mis en relation la pensée de Pascal nous rappelant que la vie est misérablement courte et celle d’Einstein découvrant que plus on va vite, plus le temps est court ?
Le groupe Alliage grâce à sa célèbre chanson Le temps qui court.
Question 2 (Idothée) : En quoi peut-on dire en s’appuyant sur les suites de Fibonacci que Don Juan était un fin théoricien de l’infini à travers sa relation avec les femmes ?
Partant du principe que le symbole de l'infini est le serpent qui se mord la queue, Don Juan a fait de ce symbole un art de vivre. Sauf que sa queue à lui n'était pas dans sa propre bouche et qu'il évitait généralement de se la faire mordre.
Question 3 (Thom) : Quel est selon toi le point commun secret entre la question 1 et la question 2 ?
Dans les deux cas, il est question de boy(s) band(e).
Question 4 (Alf) : Si tu devais impérativement choisir entre le cœur ou le cerveau pour apprécier la musique, quel organe choisis-tu de conserver… et pourquoi?
Le coeur. Mon cerveau est déjà bien trop occupé à établir la liste des courses pour demain.
Question 5 (G.T.) : Si vous deviez vivre éternellement à l’intérieur d’un film… lequel, et pourquoi ?
Cry Baby. Pour me sentir moins seule avec ma frange trop courte, pour piquer des enjoliveurs avec mémé Ramona, pour aller à la surboum juke box de la rade aux dindons et pour fréquenter de dangereux délinquants juvéniles.
Question 6 (Joe) : Quel est l’antécédent criminel (ou judiciaire) de l’amour ?
Une p'tite fleur sur la ch'minée (c'est l'amour).
Question 7 (Dahlia): On raconte que le corps ne peut enregistrer le souvenir de la douleur, que c’est notamment une ruse pour que les femmes continuent à enfanter au fil des siècles. Selon vous, y a-t’il une autre raison au fait qu’on ne puisse convoquer le souvenir de la douleur physique?
Sans ça, nul ne se risquerait plus jamais à entreprendre une activité susceptible de le faire souffrir. Par conséquent, plus personne ne se risquerait à sortir un plat brûlant du four et l'humanité serait à tout jamais privée de lasagnes. C'est donc pour garantir aux hommes la jouissance de manger des lasagnes et non pour garantir la survie de l'espèce que le corps n'enregistre pas le souvenir de la douleur.
Question 8 (Mamz’elle pour vous servir): La théorie de l’évolution a fait évoluer nos corps de mammifères pour qu’ils s’adaptent à l’environnement, nous avons donc ainsi perdu entre autres notre appendice caudal ou nos orteils aussi longs que des doigts. Pourquoi, selon vous, l’invention du vêtement et du chauffage ne nous ont pas débarrassé définitivement de nos poils ?
Parce qu'il faut bien que les femmes aient des préoccupations majeures. Et si on les prive de choix aussi cruciaux que épilation intégrale/ticket de métro ou cire chauffante/épilateur électrique, à quoi vont-elles bien pouvoir penser ?
Question 9 (Lau/Lie Chien): Si les personnages de dessin animés à cause d’une transformation planétaires prenaient vie, est-ce que vous pensez qu’on arriverait à des croisements hum-animés dus à l’union d’être humain(e) et de toons ?
Oui. Et on aurait tous la voix d'Alvin et les Chipmunks.
Question 10 (Epidemik) : Neige t-il dans l’espace ?
Et ta soeur, elle neige ?
Question 11 (Psestos) : Qu’est-il arrivé aux enfants perdus de la forge de Vulcain ?
Ils ont servi de figurants dans la première version censurée des Dents de la Mer, celle avec un vrai requin et aucun trucage.
Question 12 (bl0nde) : Dans l'optique d'une troisième guerre mondiale imminente ou d'un tremblement de terre gigantesque emportant avec lui toute vie humaine, dans quel sens pensez-vous qu'on met un suppositoire ?
Dans le sens des aiguilles d'une montre.
*******
A moi de relayer ce questionnaire ô combien instructif. Et ce sera à ma chère Nahimage de s'y coller en répondant à son tour à ces douze questions de merde auxquelles s'ajoute désormais la mienne :
Question 13 (Eve) : Considérant qu'une tartine tombe toujours côté beurré contre le sol, comment tombera la tartine si je la beurre des deux côtés ?
Amuse-toi bien baby. Et non, ne me dis pas merci. :)
10 juin 2008
Mon bien aimé et les DVD : choix de gourmet
Parce que tu es un lecteur sympa, tu vas me pardonner ce titre nul à chier qui a au moins le mérite de comporter des rimes en "é". Et parce que tu es un lecteur sensé et équilibré, tu es bien évidemment conscient du fait que les nombreuses références du moment à mon cher bien aimé ne sont pas du tout vouées à t'encourager à l'idôlatrer autant que tu m'idôlatres moi-même. Manquerait plus que ça que le Manu se mette à me piquer la vedette sur mon propre blog, non mais. Mais quand même, avoue qu'y a des fois où il fait des trucs tellement nazes de A à Z particuliers que cela mérite bien un billet. Et dans la série des trucs où Manu excelle, j'annonce : être spontanément attiré par les DVd de série B plus merdiques tu meurs.
Règle numéro 1 : Ne jamais laisser Manu s'aventurer tout seul à la borne de location de DVD
Quand Manu décide d'aller louer un DVD tout seul comme un grand, je lui laisse carte blanche. Ou devrais-je dire je lui laissais carte blanche, car maintenant c'est terminé hein, fini de déconner. Je préfère qu'il se cantonne à sa mission poubelle qu'il remplit quasiment avec brio (tiens, ça me fait penser à cette note à inscrire sur un post-it et à coller sur le frigo o l'occasion : "Mon petit Manu d'amour, sortir les poubelles une fois par semaine, c'est bien. Mais les sortir trois fois, c'est mieux. Sur ce, je t'aime". ) et qu'il évite de se disperser avec d'autres objectifs. Car pour en revenir à sa dernière expédition via la borne de location, voilà ce que ça a donné...
Comme nous avons souvent les mêmes goûts en matière de ciné et pas mal de références cultes en commun, comme nous partageons aussi pas mal de drôles de goûts (les films avec des gros monstres notamment, même si on a passé l'âge), j'étais plutôt sereine à l'idée de le voir s'aventurer seul auprès de la borne à DVD, tellement sereine que je ne lui ai même pas tenu rigueur des sacs poubelle oubliés dans la cuisine alors qu'ils auraient pu être déposés sur le trottoir au passage, bref. Et quand Manu est rentré avec son DVD sous le bras et nul sentiment d'avoir oublié quelque chose qui aurait l'allure d'un sac poubelle plein dans la cuisine, ça a donné ça :
"Mon petit rat, je nous ai ramené un film de science-fiction."
Petite parenthèse pour te faire remarquer que j'ai récemment chuté dans le bestiaire affectif. je passe de "poulet" à "rat", si ça continue comme ça il va finir par m'appeler sa mite ou son acarien. Bref, passons.
"Ah ben de la science-fiction, c'est bien ça." que j'ai dit. Sauf que je savais pas ce qui m'attendait.
"Ca s'appelle Sunshine. C'est l'histoire d'une équipe de spécialistes qui est envoyée dans l'espace pour envoyer une bombe dans le soleil.
- Une bombe ? Mais pourquoi ?
- Pour raviver le soleil qui menace de s'éteindre et sauver ainsi l'humanité d'une ère glaciaire et de sa destruction à court terme.
- Ah ok. Bon ben fais péter le DVD."
Bon, que dire de Sunshine... Y a effectivement des spécialistes dans un vaisseau spatial. Y a effectivement un soleil qui menace de s'éteindre. Y a un bellâtre dans le rôle principal pour remonter le niveau mais ça suffit pas. Y a aussi un vilain méchant qu'on pige pas trop si c'est un homme, un fantôme, un mutant, un alien, ou un mix de tout ça. D'ailleurs y a pas mal d'autres trucs qu'on pige pas dans ce film. Enfin si, on les pige mais à la minute où on les comprend, on se rend compte que c'est désespérément con et du coup, on en vient à se demander si on a effectivement bien compris. Bref, si tu n'as pas vu Sunshine, je te conseille de courir dans une boutique de loc' de DVD et de louer de toute urgence un autre film. N'importe lequel mais pas celui-là. Enfin attends, je rectifie : n'importe lequel mais pas celui-là ni D-War. Ce qui nous amène au deuxième volet de cet article.
Règle n°2 : Toujours dissuader Manu d'acheter lui-même un DVD en promo
Des fois Manu il va à la Fnac. Ou chez Virgin, cet article n'étant pas sponsorisé, on peut bien citer les deux. Et moi j'aime bien quand il va faire des amplettes dans l'une de ces enseignes parce qu'il me ramène toujours un truc et que moi, je suis une sale enfant pourrie gâtée qui ne pense qu'à elle. Mais alors que je m'étais toujours dit "Ooooh, il est mignon, il me ramène toujours un livre pour me faire plaisir", j'en viens à reconsidérer la chose et à me demander finalement si je ne devrais pas plutôt remplacer "pour me faire plaisir" par "pour compenser le fait qu'il ait encore craqué pour un DVD de merde". Dernière expérience du genre en date : D-War, sous-titré La guerre des dragons. Rien qu'au titre, t'as peur. Allez avoue merde, ou bien sois sympa, fais au moins semblant.
"Mon poulet (youhou, j'ai repris du galon), je nous ai acheté un film pour ce soir.
- C'est quoi.
- D-War.
- ???
- Un film avec des dragons et des gros monstres.
- Ah. Mais c'est bizarre qu'on en ait jamais entendu parler de ce film, non ?
- Ben ouais, j'ai un vieux doute, c'est peut-être une merde.
- Sans blague...
- Ouais mais y a peut-être des gros monstres sympas.
- A voir... Mais bon, je suis pas convaincue hein, je veux pas dire mais je crois que t'as dépensé vingt euros dans une grosse merde.
- Tu crois ? (silence) Mais sinon je t'ai aussi acheté un manga porno !".
Tu vois, qu'est-ce que je te disais...
Bref, on a maté D-War. Parce qu'on a pas peur, qu'on est des aventuriers, qu'on redoute ni les gros monstres ni les navets. Et D-War c'est... comment dire... c'est censé être un film mais dès la deuxième minute de visionnage, tu comprends que c'est une grosse daube. Parce que le héros à la tête de Big Jim se ballade avec un pendentif de vingt centimètres de long autour du cou, le truc qui pèse bien huit kilos à lui tout seul, et que personne il trouve ça louche même si toi t'as déjà pigé que ce naze devait être une sorte d'élu ou un truc dans le genre. C'est confirmé à la quatrième minute du film, ouais, ça traîne pas. C'est confirmé dans un récit plus original tu meurs : quand il était petit et pas encore beau, il se ballade chez un antiquaire et là, il passe devant un coffre qui se met à briller mystérieusement, d'une lumière tellement pas bien faite qu'on dirait que l'équipe technique s'est contentée de mettre un vieux spot au fond du coffre à défaut de pouvoir se payer de vrais effets spéciaux, et comme de par hasard, le vieil antiquaire lui annonce qu'il a le Shining est l'élu, le gardien de je ne sais quoi, qu'il fera de grandes choses sur terre quand l'heure sera venue. Et l'antiquaire il nous explique tout ça grâce à un flash back de la der qui nous renvoit quelque part en Asie dans un monde parallèle peuplé de gros vilains monstres, même qu'on y comprend rien vu qu'on arrive pas à régler les sous-titres sur le lecteur DVD, et même qu'on s'en tamponne tellement les explications semblent nulles et bourrées de clichés. Bref, en terme de clichés, dans ce film on est servis : il s'agit de retrouver une jeune fille qui a une tâche de naissance en forme de dragon sur l'épaule et, tu penses bien, on a beau être à Miami ou dans je ne sais plus quelle grande ville, bah comme de par hasard, le héros au collier moche il te retrouve la meuf en moins de deux et c'est même pas censé t'étonner. La suite, je sais même pas si ça vaut le coup que je te la raconte : un gros méchant serpent géant détruit la ville, les services secrets ont l'air aussi bien organisés que je ne le suis moi-même avec mes lessives, le scénario est truffé d'éléments tellement gros que même bourré t'y croirait pas et les clichés en tous genres, je ne t'en parle même pas. bref, moi j'ai capitulé au bout de trois quarts d'heure, ce qui est une belle performance compte tenu du calavire infligé à ma vue et à mes neurones. Je crois que je me suis barrée au moment où une pouf hurlait parce qu'elle voiyait le serpent géant boire l'eau dans sa piscine avant de la croquer. Mais Manu il a résisté. Probablement parce que ça lui faisait mal au cul d'avoir claqué vingt euros et des brouettes dans un DVD de merde et qu'il voulait l'amortir un minimum.
Mais quand il s'est pointée au lit, je lui ai quand même demandé par politesse et par curiosité :
"Alors, ça finit comment ?
- Comme le reste. Ca finit con.
- Ah.
- Demain tu peux le mettre en vente sur Ebay.
- Mais personne n'en voudra.
- ...
- ...
- N'empêche que j'ai hésité entre deux films qui étaient en promo ce jour là : celui-là et Hairspray de John Waters. Finalement, j'aurais dû prendre Hairspray."
Conclusion : Désormais, toujours rester fidèle aux règles 1 et 2 précédemment évoquées.
Maintenant, si toi aussi t'es un vrai aventurier qui n'a peur de rien, même pas de la médiocrité, tu peux cliquer ci-dessous pour mater les trailers de ces chefs d'oeuvre cinématographiques :
Edit : Aux lectrices exigeantes : j'ai suivi tenté de répondre à la requête de Vaness et des autres chiantes qui l'ont ramené à propos des paragraphes. voilà, en bonne élève, j'ai sauté des lignes pour que ce soit plus aéré et pour que vous ne vous fassiez pas d'entorse de l'oeil en lisant. J'espère que cela vous convient mais évitez quand même de trop la ramener sur le sujet car sinon, je vous dirigerai volontiers vers des blogs bourrés 'interligne où le moindre article fait une page minimum (si si ça existe, et c'est pire encore que le côté pavé compact).
Et puis aux lecteurs pas drôles qui se sont plaint du démarrage automatique de mes lecteurs de zic, je précise quand même que ça, c'est comme si vous débarquiez chez moi et que vous vous permettiez d'entrer dans mon salon en disant "Putain tu peux pas baisser ou arrêter ta musique, j'entends plus la zic de mon MP3 dans mes écouteurs". hé ouais, c'est tout pareil. Alors en l'occurence, comme ce blog c'est un peu mon salon si j'veux, ben je laisse la musique de bon goût à fond les bidons, et je m'en fous pas mal que t'aies déjà de la musique en fond sonore et que ça crée subitement un bordel sonore, t'as qu'à couper le son de ton PC comme l'aurait suggéré Montana le sage. Vous savez où est la sortie (mais revenez quand même car malgré tout, je suis une fille sympa).
09 juin 2008
"Mutant Pregnant"
Je vais mal lecteur. Crois-le ou non, je pète un cable, et sévèrement. Les BetaHCG semblent prendre le dessus sur tout mon organisme, investissent tout mon être et s'aprêtent à me transformer en une sorte de mutante. Je ne suis plus moi, je deviens un monstre pourvu d'une protubérance croissante au niveau de l'abdomen, un monstre affamé guidé par une sorte d'instinct des plus étranges. Je te jure, je fais des trucs complètement délirants, des trucs dans lesquels je ne me reconnais pas. Désormais, je suis à moi seule deux entités distinctes : il y a mon corps et il y a moi. Mon corps qui, soit dit en passant, ressemble de moins en moins à mon corps d'origine, et c'est pas rien de le dire (bientôt je ne verrai même plus ma propre chatte quand j'irai pisser), et un moi qui s'accroche désespérément à ce "tout" harmonieux d'avant la grossesse, au corps d'antan qui suivait les ordres que lui envoyait le cerveau sans la ramener et sans décider de se la jouer solo. Maintenant, rien ne va plus mes braves gens et je suis à deux doigts de demander une consultation en urgence dans le service du Docteur House tellement mon corps devient incontrôlable. Et je ne te parle pas des quelques quarante deux fois par jour où je suis obligée d'aller pisser, non, ça à la rigueur, c'est que dalle. Je pense plutôt à ce vrai mal qui s'empare de moi, cette force redoutable qui habite mon corps et qui le fait agir indépendemment de ma raison à moi. Et ce corps parasité, il a un sérieux problème avec...
... la bouffe.
La semaine dernière, j'ai bouffé des bouchées à la reine. Et alors, qu'est-ce que ça peut bien te foutre, te demandes-tu, toi t'as mangé de la Moussaka préparée par Marie et t'en fais pas un sujet de blog pour autant. Pis en plus les bouchées à la reine, c'est même pas marrant, si encore je m'étais tapé des gencives de porc, tu te serais peut-être un peu poilé, mais là non, même pas. Mais quand même lecteur, c'est important que tu le saches : la semaine dernière, j'ai mangé des bouchées à la reine...
Six fois.
Ouais, ça craint. Me demande pas pourquoi, c'est pas moi qui ai décidé, c'est mon corps qui a dressé un complot avec mon foetus, mes hormones et toutes ces choses qui me parasitent. ils ont monté une sorte de kabbale et ils m'obligent à faire des trucs complètement cons comme bouffer des bouchées à la reine six fois par semaine et trouver ça bon à chaque fois. Et ils s'en foutent pas mal que le traiteur du coin me regarde comme une bête curieuse à force de me servir des bouchées à la reine tous les jours de la semaine.
Sinon, j'ai aussi mangé de délicieux saucissons italiens Montorsi. Non, cet article n'est pas sponsorisé (allez les vilains, allez vérifier en bas de page si vous ne me croyez pas) mais quand même, j'avais envie de citer cette marque. Enfin non, j'avais pas particulièrement envie de la citer mais là encore, mon corps agit tout seul et je ne suis pas responsable de cette fixette sur le saucisson italien. Car c'est bien malgré moi que j'en ai mangé la semaine dernière...
Onze fois.
Par chance, hier c'était dimanche et le dimanche, le boucher/traiteur est fermé. Pas de sauciflar, pas de bouchées à la reine, que dalle. Fuck off mes envies de femmes enceintes, démerdez-vous comme vous voulez mais faudra faire sans viande d'aucune sorte aujourd'hui, c'est moi que j'l'ai décidé, et pour une fois mon corps a intêret à obéir sans broncher. Ah oui pour sûr, le corps il a bien pigé le message et il a obéi. Pas de viande ce dimanche. Mais tu penses, ces petits saligauds de parasites qui sont dedans moi, ils ont fait une réunion au sommet et m'ont lancé une nouvelle attaque, m'obligeant, contrainte et forcée, à passer la journée en tête à tête avec une entité qui m'était quasi inconnue jusqu'alors ou, tout du moins, qui croisait ma route de façon très occasionnelle sans que j'y prête guère attention et sans que je lui voue un intérêt particulier. Sache donc lecteur que dès le lever, mon corps m'a obligé à passer la journée avec Skippy. Y a fallu que je fasse une place à Skippy dans mon pieu dès neuf heures ce matin et que je le traîne avec moi toute la journée, jusqu'à ce qu'il soit complètement cuit. Non, je n'ai pas passé mon dimanche baisouiller avec un kangourou (tu te drogues lecteur ?). Et à moins que le beurre de cacahuète Skippy soit en fait de la pâte de Kangourou mixé, il n'y a aucun rapport avec un quelconque animal australien. Bref, tout ça pour ça, tout ça pour te dire que je me suis tapée un pot de beurre de cacahuète Skippy dans la journée. Et l'air de rien, un pot de Skippy, c'est un peu 2200 Kcalories. Et non, j'ai pas mis de zéro en trop. Et maintenant, je pleure parce que 2200 kcalories, c'est un peu beaucoup quand même, et puis parce que je sais pas ce qui m'a pris de manger frénétiquement une pâte immonde qui colle aux dents et au palais et qui réduit mes possibilités de rapports sexuels à néant étant donné que mon partenaire n'aime pas quand je pue la cacahuète à plein nez.
Cette histoire, ça a l'air de rien et tu crois que j'en fais des tonnes mais dis-toi bien que si ça continue comme ça, il va y avoir un drame. Déjà je vais être obèse, ce qui n'est pas un drame dans l'absolu mais qui l'est un peu quand même quand on a un passé de maigrichonne et qu'on s'est bourré de choses infâmes et pleines de lipides pendant neuf mois. Mais surtout, un jour, je vais comettre un vrai truc terrible, un acte dont j'ose à peine imaginer les conséquences. Tiens, pas plus tard qu'il y a deux jours, mon corps m'a dicté ceci : "Eve, il nous faut des Dinosaurus. Trempés dans du lait entier". Tu sais, les Dinosaurus c'est ces gâteaux en forme de dinosaures avec une face biscuitée et une face chocolatée. Même que c'est les tricératops les meilleurs (bon ok, ça c'est dans ma tête). Ben bref, mon corps m'a envoyée d'urgence au supermarché pour acheter des dinosaurus qui sont, avouons-le, les meilleurs gâteaux du monde, et moi, bête sage et disciplinée, j'ai couru jusqu'au supermarché avec mon gros bide pour acheter rien que ça, un paquet de Dinosaurus (bon ok, deux) et un litre de lait entier. Sauf qu'arrivée sur place, le drame s'est produit : plus de Dinosaurus en rayon. J'ai commencé par interpeller un vendeur, par en agresser un autre, par foutre le souk dans les rayons à force de remuer les boîtes de gâteaux pour trouver qui sait une boîte de Dino planquée, à bousculer les mamies et leurs caddies qui m'empêchaient de voir si y avait pas de Dinosaurus en tête de gondole, bref, j'ai failli tout péter dans le magasin, oui oui, j'ai bien dit tout péter. y compris la tête de la caissière qui n'y était pour rien. Par chance, mon vrai moi a pris le dessus et a permis à la bête féroce qui m'habite de se contenir le temps que je rentre chez moi, frustrée jusqu'au trognon.
Voilà lecteur, tu sais désormais que la grossesse, ça transforme pas une femme en créature radieuse, resplendissante de bonheur et de beauté. Faut arrêter de lire 9 mois hein, j'te le dis tout de suite. En vrai, la grossesse te transforme en monstre incontrôlable, te fait faire des trucs délirants, te fait carrément perdre le contrôle de toi-même. Et si ça continue comme ça, la grossesse va faire de moi une serial killeuse du rayon biscuit ou une psychopathe du rayon traiteur, et peut-être même qu'au final, Rambo il s'appellera Skippy.
Rien ne va plus lecteur, rien ne va plus.
Eve, qui a officiellement pété les plombs.
08 juin 2008
Du slip au mobilier de jardin, j'ai décidé de vivre écolo...
Ce sac, je le voudrais bien pour aller faire mes courses. Et comme de par hasard, dans quelques jours c'est mon anniversaire. Je dis ça comme ça hein, te sens pas obligé lecteur...
Bon ça va hein, on est entre nous et on commence à bien se connaître. Vous savez donc désormais que si je ne mens absolument pas quand je vous parle de mes qualités surhumaines qui font de moi une sorte de Wonder Woman du quotidien, LA fille que tout le monde voudrait avoir dans son lit sa vie, il faut bien garder en tête qu'à la base, je ne suis rien qu'une fille. Oui, ça tue le mythe mais c'est comme ça, je suis un spécimen femelle, une fille basique pleine de progestérone, une vraie fille livrée avec toute la panoplie. Alors voilà, ça me troue le cul de devoir l'avouer publiquement mais en tant que fille, moi aussi je suis capable de foutre tout le monde en retard parce que LA robe que j'avais décidé de mettre n'est pas encore sèche. Moi aussi je suis prête à dépenser l'argent de ma banquière dans un soutien-gorge hors de prix, moi aussi je mate certaines séries juste parce que le héros me fait mouiller mon slip est séduisant, moi aussi je guette mes premières rides dans un miroir grossissant même si je fais genre "Vieillir, moi ?! Pfff, c'est bien le dernier de mes soucis !". Bref, je suis une fille pleine de sales petites manies insupportables. Et parmi ces manies : les lubies.
Hé oui, ne dites pas que vous ne voyez pas de quoi je parle les poulettes, vous savez aussi bien que moi que la femme est championne toutes catégories en matière de lubies éphémères. Je ne dis pas que les hommes sont à l'abri de cet étrange phénomène hein, loin de là, mais avouons les moules qu'on est quand même sacrément chiantes parfois avec nos lubies inexpliquées. Ma dernière en date : pour vivre mieux, vivons à poil écolo. A vrai dire ce n'est pas la première fois qu'une frénésie de bio et d'écologie me tombe dessus. La dernière fois, c'était lors de ma deuxième grossesse. Comme quoi, une fois encore, c'est pas ma faute, juste la faute aux hormones (elles ont bon dos les hormones, j'adore). Donc voilà, depuis plusieurs mois, je me suis mise en tête que tout ce qui n'était pas bio, écolo, garanti sans paraben ni dérivé de la pétrochimie, bref, que tout ce qui n'était pas labellisé "Bio" ou inscrit dans une optique écologiste était mauvais pour moi. La non-bio et le non-écolo, c'est le mal, c'est Voldemort, rien que d'y penser, t'es déjà cuit. Bref, j'exagère à peine. Alors concrètement, un trip écolo prénatal, ça donne quoi ? Ca donne ça :
- Je balance tous mes cosmétos à la poubelle parce que l'invitée du JT de France 2 elle m'a dit que les parabens pouvaient filer le cancer à mon bébé. Et non, Rambo n'aura pas le cancer ! Hop, au shoot toutes les crèmes de dindes. Par chance, y a pas grand chose à balancer, c'est ça l'avantage d'être pauvre et de se négliger au quotidien.
- Je ressors les couches lavables en tissu, le collier d'ambre, la racine d'iris, les noix de lavage, et toutes les bonnes méthodes naturelles auxquelles j'ai fait appel lors de ma précédente lubie prénatale. L'avantage avec les lubies, c'est que même si ça ne dure jamais longtemps, ça revient régulièrement.
- Je fais des projets de microcosme écolo pour mon nouveau chez moi. Depuis que je sais que je vais avoir une grande terrasse en ville, je suis à deux doigts d'acheter une chèvre naine pour nous tenir compagnie. Sauf qu'elle prendrait toute la place sur la terrasse la garce. Alors je régresse à donf, je deviens THE fille tarée possédée par sa lubie du moment, et je fais des croix dans les catalogues à côté de toutes les choses saines que je compte acquérir prochainement, et ça me choque même pas d'assouvir mes pulsions consommatrices sous des prétextes écologistes. Je biche sur un salon de jardin en bois exotique eco-certifié, sur les plantes qui nous cacheront suffisamment pour qu'on ait pas besoin de sourire poliment aux cons de voisins (non Manu, pas de chanvre sur la terrasse, n'y pense même pas), un récupérateur d'eau de pluie pour faire des biberons pas cher au bébé arroser mes plantes légales (pigé Manu ?!) de manière écolo... Bref, la totale. Soit dit en passant, je croyais pouvoir compter sur mes amis pour me faire revenir à la raison et me stopper dans mes lubies successives. mais non, penses-tu : la Pétasse m'a offert ma première culotte en coton Bio pour s'assurer que mon chouchou soit abrité dans une étoffe saine, et ne cesse de me tarauder pour que j'adopte la coque à chatte écolo (promis, dès que j'ai à nouveau mes règles, j'y songe... Mais vu que je passe mon existence à être enceinte, j'ai le temps d'y penser). Bref voilà, je consomme tu consommes nous consommons, oui mais nous consommons Bio. C'est pour le bien de notre être et de notre environnement, c'est donc tout à fait pardonnable même si cela répond sans doute au final à un prétexte dépensier supplémentaire. Sur ce, je te laisse, mon bio bébé vient de me faire une bio merde pour pas changer, je vais récupérer ça pour en faire de l'engrais.
Article NON sponsorisé.
07 juin 2008
Billets sponsorisés, blogueurs influents et tutti quanti : on crève l'abscès et après vous faites plus chier, ok ?
Bon, vu que c'est un peu LE sujet polémique du moment dans la blogo, tu penses bien que j'allais pas m'abstenir de la ramener à mon tour. Car au cas où tu serais pas encore au courant (et si c'est le cas, tu dois franchement le faire exprès ma parole), ça fusille sévère en ce moment dans la blogosphère (oh putain la belle rime !). Et en ligne de mire ces derniers temps : les blogueurs dits influents et tout le business marketing lié aux blogs et au phénomène de buzz. En gros pour résumer, ça donne ça : les agences marketing ont pigé que, vu l'engouement des Français pour les blogs et compte tenu du bon référencement dont bénéficient certains d'entre eux, se servir d'un blog comme support de communication était une belle aubaine. Oui mais attention, ces gens-là sont des spécialistes du marketing, des gens qui savent de quoi ils causent et qui ont pigé depuis longtemps la subtilité suivante : non à la pub lamentablement collée sur un blog sous forme de lien ou de bannière, mais oui aux avis rémunérés. En somme, on te propose de parler d'un produit ou d'une marque sans trop de contraintes, de la ramener sur une enseigne quelconque de la façon qui te semble la plus appropriée, et on te paye pour ça comme on aurait pu te payer pour que tu colles une bannière moche ou un lien vers un site de porno gratuit dans un coin de ta page d'accueil. Plus que pour un service, on te paye donc pour un travail mais ça passons, on y reviendra plus tard.
Et évidemment, ce système scandalise les foules. Les blogueurs rédigeant occasionnellement ou régulièrement des articles sponsorisés (et donc rémunérés, appelons un chat un chat), sont désormais montrés du doigt comme s'ils avaient pactisé avec l'antéchrist. On les appelle désormais "les vendus", on décrit leur insupportable course effrenée après la moindre ligne rémunérée et leur quête continuelle de cadeaux sponsorisés, on les présente comme des opportunnistes assis sur une pseudo-notoriété qui brandissent leur statut de "blogueur influent" comme s'il s'agissait d'une carte de presse. Et la cible préférée de cette foule déchaînée n'est autre, tu penses bien, que les blogueuses. Et là, autant dire qu'on tombe souvent dans la sombre caricature : les blogueuses montreraient leur cul pour un tube de mascara Lancôme, vendraient leur mère pour une invitation à une soirée marketing où le champagne est gratis et d'où elles sortiront les bras chargés de cadeaux promotionnels, feraient la pute en échange d'une invitation à l'avant-première de Sex and the City, bref, les blogueuses seraient prêtes à tout pour récupérer un max de thunes et de cadeaux, c'est limite devenu leur principale raison de vivre.
Bon lecteur, si tu veux bien, on va un peu la ramener sur le sujet parce que quand même hein, y a des limites à la connerie. Et moi, voilà ce que j'en pense :
Concernant la pseudo-notoriété des blogueurs dits influents. Je vais pas dire qu'il n'en est rien. Car ça, c'est un phénomène qui semble toucher de plus en plus de blogueurs. En gros, autant moi j'ai compris qu'être blogueur, c'était être que dalle, sous-entendu que ça fait pas de toi une star, un artiste, un journaliste professionnel ou que sais-je encore (à moins que tu n'appartiennes d'ores et déjà à l'une de ces catégories avant de te mettre à bloguer, qui sait), autant certains ont tendance à croire qu'être blogueur, c'était une nouvelle forme de notoriété, la notoriété la plus accessible qui soit. Encouragés en ce sens par des soirées marketing qui donnent à certains l'illusion d'être de Very Important Poufs People, de plus en plus de blogueurs se délectent donc de cette fausse notoriété toujours plus entretenue par des phénomènes tels que les buzz exploitant mettant en scène des blogueurs "connus". Bref, passons. Tout ça pour dire qu'il y a certes une certaine catégories de blogueurs qui... qui s'la pètent, allez va, l'expression est lachée. Des blogueurs qui se sentent de plus indispensables car très sollicités et/ou médiatisés par diverses opérations marketing. Mais qu'on soit bien d'accord, cette sphère-là, ça représente quasi que dalle parmi l'ensemble des blogueurs amenés à pondre des billets rémunérés de temps à autres, parmi ceux qui, ô malheur, commettent parfois l'impardonnable en acceptant un cadeau proposé par une marque quelconque en échange d'un avis ou de rien du tout.
En gros, est-il légitime d'accabler les blogueurs qui font le choix de profiter de temps en temps des quelques avantages qui s'offrent à eux ? Ben moi je dis non. Car sortons du cliché des blogueuses over influentes couvertes de cadeaux de marques de luxe, cessons de croire qu'en rédigeant un billet sponsorisé, un blogueur accepte de faire la putain et de dire exactement ce qu'on veut lui faire dire en échange de quelques piécettes. Car concrêtement, faut sortir du mythe, parce que pour le commun de la blog, ces "privilèges" en question, ça donne quoi ? :
- Les cadeaux : Il arrive qu'une marque te propose un deal dont le principe est tellement simple que même toi tu peux le piger. La marque en question t'envoie un produit à tester et ensuite, ben ensuite y a pas vraiment d'engagement de ta part. Si t'as envie d'en parler à tes copines, tant mieux, si t'as envie d'en parler à tout le pays via ton blog, tant mieux aussi. Et puis si tu décides de pas en parler, tant pis pour eux, de même si tu fais le choix de descendre un produit ou une enseigne qui ne t'aurait pas plu, ça fait partie du jeu. Libre à toi aussi d'accepter ou de refuser l'offre : déjà, va pas croire que ces offres pleuvent et puis dis-toi que n'importe quel blogueur sensé va éviter d'accepter de recevoir un produit dont il a rien à battre, enfin j'imagine. moi par exemple, si on me propose une boîte de Ravioli Buitoni saveur jambon ketchup, sûre que je vais décliner, même si on propose de m'en livrer une palette gratos. Mais si je dois la ramener sur un mag musique ou sur un gode, compte pas sur moi pour me gêner. Bref, chacun fait fait fait c'qui lui plaît plaît plaît, mais une chose est certaine, c'est que les blogueurs qu'y a à mon avis pas tant de blogueurs étouffés par les cadeaux que ce que certains ont l'air de croire. Et si tu veux tout savoir, à combien d'offres allant en ce sens j'ai répondu positiviement pour ma part : une seule. Hé ouais, j'te sens déçu, je ne suis donc pas la sale garce profiteuse que tu soupçonnais.
- Les articles rémunérés : Là encore, arrêtons de traiter les blogueurs participant à ces opérations comme des chacals en quête du moindre bifton. Parce que déjà, je sais pas ce que s'imagine le commun des mortels, mais si écrire des billets sponsorisés ça faisait de toi un homme riche, ben y aurait beaucoup moins de désespérés sur les bancs de l'ANPE et beaucoup plus de blogueurs ma foi. Ben oui quoi, on bloguerait tous comme des malades, on se ferait un fric fou en pondant des billets sur le nouveau saucisson à l'ail Fleury Nichon où sur la dernière lessive qui lave encore plus blanc que le blanc-plus-blanc. Mais non, dis-toi bien que le mec qui participe à une campagne sponsorisée, c'est peut-être aussi parce que ça peut le faire marrer de la ramener sur une marque qu'il apprécie ou parce qu'après tout, c'est toujours marrant pour qui aime écrire de partir d'un sujet qui t'inspire pas forcément et d'en faire un billet digne de ce nom qui pue pas trop le marketing dans l'ensemble. Un avis qui n'engage que moi évidemment. Mais bon, tout ça pour dire que autant je ne saluerais pas forcément le résultat de quelqu'un qui empocherait son minuscule cachet avant de pondre vite fait un article aux consonnances de télé-achat dépassé, se contentant de te présenter bêtement un produit et d'en vanter les mérites sans être crédible une seule seconde, autant je trouve rude d'accabler systématiquement les auteurs de ce type d'articles, simplement par principe. Billet sponsorisé ne rime pas forcément avec travail baclé signé par un opportuniste de bas étage et quand je lis des remarques du genre "Tes billets, quand je vois la mention "article sponsorisé" en bas de page, je zappe direct", je trouve ça juste dommage même si chacun fait comme il veut, évidemment. Dommage parce que j'ai pas l'impression de m'écarter de l'esprit du blog, y compris quand j'écris sur un thème imposé. Dommage et puis navrant aussi, car après tout, si on se mettait à boycotter systématiquement tout écrit sponsorisé directement ou non, on lirait plus grand chose. Hé oui mes chéris, dans ce cas-là, faudrait suggérer aux journalistes de se mettre au bénévolat, parce qu'on peut décidémment pas faire confiance à un "vendu" qui touche un salaire pour ce qu'il écrit. Tout cela m'amène à conclure en citant un petit détail : écrire pour la déconne, c'est bien. Ecrire gratuitement pour faire marrer les gens, c'est encore mieux. Ecrire gratos mais se faire de l'argent de poche au passage si le sujet d'écriture n'est pas chiant, c'est plus sympa que le baby-sitting et ça tâche moins. Mais des fois, écrire c'est aussi un métier alors merde, respectons au moins les gens qui ont décidé d'en faire le leur. On critiquera jamais le peintre qui vend ses toiles ou le groupe qui vend sa démo et ses t-shirts en fin de concert, non, ça semble normal que ces gens-là tirent profit de leur travail et de ce à quoi ils ont décidé de se consacrer. Mais le pigiste, c'est fou mais il a pas droit à ce respect faut croire. Celui qui vend un contenu écrit, c'est "un vendu", le pigiste, il fait la pute sur le web, c'est bien connu. Car si certains font ça en dilettante, pondant à l'occasion un billet sponsorisé parce que ça les fait marrer et qu'ils sont pas contre l'idée d'empocher une trentaine d'euros par la même occasion, ben y aussi des gens qu'on appelle pigistes ou rédacteurs. Des vrais gens comme moi qui payent des impôts (enfin sauf quand ils ont vraiment rien gagné les pauvres), qui déclarent leurs droits d'auteur, qui "courent après les piges" comme on dit, parce que c'est comme ça que ça se passe dans ce métier et que qui dit pas de pige dit pas de sous (rien, que dalle... c'est la dame des Assedics qui me l'a dit : même en ayant écrit pendant des années, t'as droit à que dalle niveau chomdu vu que les droits d'auteur c'est "un peu particulier et pas pris en compte dans le cumul du temps de travail". Après ça, ose encore dire que l'écriture, c'est de l'argent facile et je te pète tes dents). Toi l'employé dans la comm, quand ton patron se pointe en te demandant si t'as bouclé le dossier Trucmuche concernant la nouvelle révolution en matière de fooding, les huîtres en conserve, ben t'as beau pas être inspiré à la base, tu la fermes et tu bosses, parce que t'es payé pour ça. Rien d'étonnant quoi, le genre de truc chiant qui arrive à tout le monde dans son job. Ben dans la rédaction, c'est tout pareil. Des fois on te paye pour que t'écrives sur des trucs pas bien passionnants, et ben tu le fais quand même parce que c'est comme ça que ça fontionne dans la presse comme partout ailleurs. Donc voilà, après avoir pondu des dizaines et des dizaines d'articles pour divers supports, avec une prédilection pour les bimbos en bikini (et va pas croire que j'ai fait ce choix toute seule, malgré ce qu'on pourrait croire), ben il m'arrive maintenant d'écrire pour Coca-cola même si ça fait roter et pour des Teen movies même si je trouve ça naze (et d'ailleurs je ne manque pas de le dire dans lesdits articles), d'où les méchants billets sponsorisés qui apparaîssent ponctuellement sur ce blog, au grand désespoir des vrais anti-capitalistes, les purs et durs revendiqués qui s'habillent évidemment au secours populaire et ne lisent rien d'autres que No Pasaran, parce que consommer c'est pas beau et le flouze, c'est le mal.
Donc voilà, un billet pas cool, je sais. Tu préfères quand je te raconte les conneries de mes gosses qui me poussent tout doucement au suicide, ma vie de couple follement torride passionnante, les supers concerts auxquels j'assiste, et les sujets un peu chiants comme celui-là, ça te gave. M'en veux pas mon sucre d'orge, tu sais très bien que d'ici un jour ou deux, je reprendrai mes bonnes vieilles habitudes et te narrerai des épisodes ô combien palpitants de ma petite vie de merde. Mais bon, s'il y a de grandes chances pour que ce billet ne serve à rien, je me dis que c'est toujours ça de pris si certaines personnes se mettaient à reconsidérer la question et à cesser de considérer les auteurs de billets rémunérés comme les "putes de la blogo" prêtes à "montrer leur cul" pour un rouge à lèvres ou un à sucer en échange d'un bon de réduc' chez Sephora (autres sentences cultes allant dans ce sens à lire ici). Parce que moi j'annonce que je veux bien sucer, mais alors y a intérêt à ce qu'il y ait un sacré paquet de zéros sur le chèque sponsorisé*.
Eve, blogueuse certifiée méga-supra-hyper-trop-pas influente (mais on s'en fout, on rigole bien).
* Aux hypotrophiés du bulbe : Ceci est une plaisanterie (de mauvais goût, je te l'acorde, mais bon, vous devriez commencer à avoir l'habitude avec moi). Non, je ne dispense pas ce genre de services hélas, même si tu es très très riche et même si ça te brise le coeur.
A Maman : n'aie pas peur, c'est pour du rire. Non seulement je ne me prostitue pas, y compris pendant mes légendaires périodes de disette, mais en plus je ne sais même pas ce que c'est une fellation. Je suis ta fille, ta chair, ton sang, la pureté et l'innocence incarnée.
06 juin 2008
Gagner des cadeaux oui, mais pas des cadeaux nazes
Bon, vu qu'on a décidé de se la jouer transparent sur ce coup-là, j'annonce direct que je suis censée te parler d'un nouveau site qui te permet de gagner des cadeaux. "Encore", ouais je sais. Pas que j'en ai déjà parlé, juste que ce genre de site pullule sur le web et qu'on a que l'embarras du choix si on a du temps à perdre pour gagner un t-shirt et trois porte-clés moches. Sauf que justement, c'est là que ça change, hé ouais. Ce coup-ci mes chéris, on n'est pas su un de ces sites cucul, on ne passe pas une heure par jour pendant six mois d'affilé à jouer avec un poisson con pour remporter, au final, un sublime autocollant à coller, de toute évidence, sur le pare-brise de sa voiture, ou un immettable t-shirt aussi informe qu'immonde. Oui je sais, je suis dure. Et si mon cher et tendre ex passe par là, qu'il évite de se la péter en rappelant que lui, il a gagné un PC portable et un Mac Book en l'espace de quelques semaines. Jalouse, moi ? Si peu. Bref, je suis allée jeter un oeil sur KDOalacarte afin de savoir si, dans mon infinie bonté, j'allais décider de les recommander à mes lecteurs ou si, au contraire, j'allais mettre en oeuvre mon génie légendaire pour les descendre sans en avoir l'air. Et je t'avouerais lecteur que de prime abord et compte tenu de mon mauvais caractère doublé d'une mauvaise volonté que tu t'ignores plus, je penchais plutôt pour la deuxième option jusqu'à ce que j'eusse lu ceci : sur KDOalacarte, tu choisis le cadeau que tu vas tenter de gagner. "Ouais super" te dis-tu en secouant la tête et en ricanant, comme pour dire "Hého Eve, sors-toi la tête du cul, si c'est avec cet argument-là que tu crois réussir à nous convaincre de perdre ne serait-ce qu'une minute sur ce sitalacon, tu te goures chérie". Sauf que si tu dis ça, c'est que t'as zyeuté la liste de cadeaux que tu peux tenter de remporter. Parce que ce coup-ci mes loupiots, on va un peu au-delà des t-shirts, des autocollants pour pare-chocs et du PC pour lequel t'as une chance sur 598 millions de gagner. Cette fois, on fait carrément dans le cadeau original et la vérité, y a de quoi contenter tout le monde. Du coup, je me suis permise de faire une petite liste des cadeaux qui plairaient à quelques uns de mes potos de la blogo et aux autres :
- Pour Manu, j'ai selectionné la Wii et son Wii Fit. Car faut savoir que Monsieur a récemment essayé de me vendre l'idée qu'il nous fallait ab-SO-LU-MENT une Wii tellement ce serait trop fendard pour les enfants. Et moi je sais pas pourquoi, mais quand Manu me dit un truc pareil, je visualise plus facilement un grand enfant de quarante ans en train de faire du ski sur son Wii-Fit pendant que les vrais enfants attendent impatiemment leur tour qui n'arrivera jamais. Edit : Manu, l'inspecteur des travaux finis, passe par là et me relis, soutenant que c'est vraiment pour les gosses qu'il nous la faut. Mais il ajoute que quand même, sous joint avec des potes, la Wii c'est génial.
- Pour Noisy et Montana, une guitare électrique. Ouais, une seule pour vous deux. parce que j'ai bien envie de vous voir vous affronter lors d'un combat de boue pour remporter la guitare. Dress code : maillot de bain string argenté, comme les vraies catcheuses.
- Pour moi (ah oui tiens, ça faisait longtemps que j'avais pas parlé de moi), un vibromasseur. Comme ça, au hasard. Parce que je le vaux bien pis parce que ça fait plus de quatre mois que j'en ai pas eu de nouveau et ça, c'est un scandale.
- Et enfin, le meilleur pour la fin, une barre de strip-tease pour la Blonde.
Pourquoi la Blonde ? Peut-être parce que depuis que cette tarée mentale a eu la bonne idée de poser devant l'objectif dans ma tenue de soubrette (ouais, on est comme ça entre chaudasses copines, on se prenne nos fringues et plus encore), je la sens vouée à un bel avenir dans le pole dance. Et comme je suis une sale garce, je balance évidemment la photo, celle-là même qu'on avait juré qu'on ne ferait pas tourner sur le net, même pas pour de la thune ni pour des cadeaux, juste à la rigueur en échange d'une nuit avec Mac gyver. Ou chuck Norris. Bref, retiens ton souffle lecteur, voici la Blonde la plus bonne de toute la blogo, tadaaaaaam :
Sur ce, après une telle bôôôté en photo, je ne vois rien d'autre à ajouter, je sens que vous en avez le souffle coupé. Priez pour qu'elle gagne la barre de strip-tease car je vous promets que si c'est le cas, je m'arrange pour la prendre en photo et évidemment, je ferai tourner.
Edit : Si je te dis "cadeau" tu penses... "anniversaire"... Hé oui, bravo, plus que quelques jours pour mon anniversaire et pour me couvrir de cadeaux. Mais attention hein, aucun cadeau moche ne sera toléré.
05 juin 2008
Et si j'abandonnais mes enfants ?
Discover The Who!
Je sais d'emblée qu'avec un titre pareil, je vais m'attirer les hordes de mamans parfaites, celles qui maîtrisent parfaitement la confection des confitures maison mais un peu moins le second degré. Bref, à vrai dire, j'en jubile d'avance, j'aime bien les faire sursauter spontanément, les imaginer se ruant sur leur téléphone pour appeler les services sociaux et dénoncer cette mère indigne qui veut abandonner ses enfants pour avoir plus de temps pour bloguer.
Mais bon toi la mère indigne mais sensée, toi qui admet volontiers qu'élever des enfants, c'est pas qu'une partie de rigolade, et que même si on se plait à dire que les enfants, ça change définitivement la vie, ça parfait le bonheur de tout être (je dis pas le contraire hein, j'aime les enfants après tout, surtout les miens, évidemment), les enfants, tu sais aussi bien que moi qu'il y a des jours où t'en peux tellement plus, des jours où ils t'ont tellement poussé à bout que tu te prends à te dire, l'espace d'un instant, que ça pourrait être cool si tu les oubliais au square. Ou au supermarché. Ou si tu les laissais sur une aire d'autoroute. Bref, tu m'as comprise, les enfants, ça a beau être mignon trognon et tout et tout, y a des fois où t'as juste l'impression que Satan s'est emparé de leur âme et que la chair de ta chair s'est transformé en une sorte de Chucky, prêt à tout pour te buter. Et ces jours là, crois-moi, c'est déjà beau si tu boucles ta journée sans avoir pleuré ou sans avoir fait voler un des tes gosses par la fenêtre dans un accès de colère en hurlant "J'en peux pluuuuuuuus !!!".
Et ces jours comme ça, y a des fois où ça tombe... aujourd'hui. Où les mômes se réveillent à six heures tapantes, ce qui est rude pour un mercredi matin. Les autres jours, faut que tu les appelle vingt-cinq fois pour qu'ils daignent ouvrir une paupière, même que parfois t'es obligée de menacer de leur balancer un seau d'eau froide pour les faire lever. Mais non, le mercredi, c'est plus fun de se réveiller à six heures. Et quand on est réveillés, on pourrait jouer peinards dans notre chambre pendant une petite heure, histoire que la pauvre maman et son placenta trop bas, censés être au "repos absolu" (dixit le gentil gynéco), puissent se reposer encore un peu et se remettre de cette sale nuit ponctuée de huit pauses pipi (la grossesse, c'est mon kiff). Mais nooooon, quand on est mômes, à six heures, on a faim, on a faim alors on le répète en choeur, on a faim, on a faim, des fois on hurle, on ajoute "Mamaaaaaaan, lève-tooooooooi, va me faire mon ca-ca-ooooooooo !!!". Et quand Maman fait semblant de pas entendre, ben on déboule dans son lit, on va pas se gêner non plus, et on joue à lui mettre les doigts dans le nez et dans les oreilles pour la réveiller en se fendant la gueule, on bien on joue à faire la bagarre... Avec une maman endormie, la bagarre c'est très rigolo. Enfin mon fils, il trouve ça super cool, sachant que la bagarre de ce matin s'est résumée à un coup de boule magistral et à l'éruption spontané d'un oeuf de pigeon tout bleu sur mon front, garanti du plus bel effet. Et presque pas mal à la tête, merci bébé, de toute façon la bosse au milieu du front me sied à ravir.
Bref, y a des jours où ça commence mal. Et généralement, quand ça commence mal, ça se poursuit de la même façon. Bébé en ce moment, il entend la voix de Chucky, moi j'te l'dis, c'est obligé. Et du coup, il fait rien que des vilaines choses pour embêter maman voire pire, pour la tuer. Comme monter dans la mezzanine et faire semblant d'enjamber la barre de sécurité en se marrant, juste pour faire courir maman à la rescousse. Et comme de par hasard, dans sa course effrenée, maman met le pied sur une saloperie de jouet-tueur qui lui coupe l'orteil de bon matin, parce que le coup de boule, il suffisait pas. Et après ça, Chucky il a sussurré à l'oreille de bébé que ce serait super trop fendard de casser un pot dans la salle de bains mais de surtout pas la ramener et de tout planquer sauvagement derrière le chiotte. Comme ça, quand maman lave les WC à l'aveuglette, bingo, elle se coupe le doigt avec un morceau de verre, après tout c'est la journée de l'Arnica et du pansement.
Voilà, tu l'as compris, bébé a essayé de me tuer. physiquement hein, il a tout mis en oeuvre pour me buter. mais il a échoué, le petit saligaud. Alors il s'est dit que la seconde méthode ferait peut-être effet, à savoir la méthode pshychologique. Objectif du plan B : mettre maman à bout, c'est encore pire que la torture physique. Alors à ton avis, quand on a 21 mois, comment fait-on pour pousser sa mère au bout du rouleau ? demande à mon fils, il a la combine. d'ailleurs je le soupçonne d'avoir fait imprimer cette méthode infaillible clandestinement et de s'apprêter à la faire breveter avant de la vendre à tous les bébés de la planète. Pour commencer, il mise sur LE truc qui énerve maman par dessus-tout : saloper l'appart en renversant des trucs. Il joue les assoiffés et réclame à boire pour déverser sa grenadine sur le plancher. Pendant que maman éponge, il s'enferme dans la cuisine et renverse le pot d'Ovomaltine sur le carrelage. Et là, futur chimiste dans l'âme, bébé se rend compte de la réaction suivante : quand on crache sur l'Ovomaltine en poudre, ça fait une sorte de pâte qui colle. Alors du coup, il crache et il recrache et il marche dedans pour bien coller de la pâte d'Ovomaltine partout (promis, cet article n'est pas sponsorisé par Ovomaltine ni par aucune autre marque de poudre cacaotée). Après l'Ovomaltine, le sel. Après le sel, le paquet de raisins secs. Après le raisins secs, petite pause pour changer de technique et adopter le scato-plan où comment tirer profit de mes propres déjections pour pousser maman au suicide. Au choix, plusieurs méthodes s'offrent à bébé, le mien préférant multiplier les possibilités pour plus d'efficacité. Exemple : maman veille à m'enseigner le pot. Je m'en vais donc me foutre royalement de sa gueule et me poster pile poil à côté du pot avant de regarder sereinement mes étrons toucher un à un le plancher, et juste avant de les noyer dans une marre de pisse. Et pour me foutre de la gueule de maman jusqu'au bout, une fois que j'ai chié et pissé par terre, je m'asseois sur le pot et je m'applaudis en criant "bravo !". Autre solution, je choisis un endroit stratégique pour pisser : au hasard, mon préféré, le lit de maman. Je fais un tas avec les oreillers et les couvertures, je vise un peu le matelas, bref, je m'arrange pour en foutre partout. Et je fais ça de préférence en début de soirée, sachant que le temps que maman lave et sèche tout ça, elle a largement le temps d'envisager le suicide.
Je pourrais continuer, encore et encore. Car crois-le ou non, tout ce que je te raconte là est 100% authentique et toutes les fois où les gens m'ont interpellé dans la rue en disant "qu'il est meuuugnon votre petit !", j'ai eu envie de leur mettre un coup de pied dans la tête (faut pas croire, même enceinte je suis super souple comme meuf). Parce que non, aujourd'hui, ce bébé là n'était pas mignon. C'était plutôt la réincarnation de Damien, le remake de la malédiction à lui tout seul. Mais bon, je ne voudrais pas que par ma faute, les gens n'ayant pas encore d'enfants décident de ne pas en avoir, subitement effrayés par la question. Déjà que la Blonde et la Pétasse y ont renoncé depuis que je leur ai fait part des détails de mon accouchement, je ne voudrais pas priver l'ensemble de mes lecteurs de la joie d'enfanter. Donc voilà, faites des bébés, reproduisez-vous, repeuplez le monde. Mais quand même, désormais vous savez ce dont un mini être humain est capable.
Sur ce lecteur, ayant échappé de peu à une mort lente et douloureuse aujourd'hui, je profite de ce moment de la journée que j'appelle "l'instant de grâce", à savoir le moment où les gosses sont enfin endormis dans leur lit, pour squatter mon canapé et mater Docteur House en bouffant une pâtisserie hors de prix achetée pour l'occasion, en prévision de l'accalmie. Remercie donc ce Minestrone aux fruits rouges de chez Fresson, c'est grâce à lui que je reste en vie ce soir alors que mon propre enfant s'est employé à me pousser au suicide.
Edit : Mon décodeur Orange déconne grave, j'ai le son mais l'image brouillée, pas moyen de fantasmer tranquillement sur Docteur House en sirotant mon Minestrone. A tous les coups, c'est bébé qui a arraché un cable avec les dents...



















