mercredi 1 juillet 2009
Pourquoi Ebuzzing prend les blogueurs pour des cons
Dis-moi lecteur, "article sponsorisé", ça te dit quelque chose ?
Evidemment que ça te parle. L'article sponsorisé, c'est LE vilain article peu apprécié des lecteurs de blogs. L'article sponsorisé c'est le mal, l'article sponsorisé c'est la marque des blogueurs vendus au grand Capital.
Je caricature à peine hein...
Rappelons que depuis ses débuts, l'article sponsorisé (pour ceux qui ne suivent pas - faites un effort, merde - les articles sponsorisés sont des billets rémunérés à caractère publicitaire, rédigés par des blogueurs pour divers annonceurs) a beaucoup fait parler de lui : on s'indigne, on le critique, on montre du doigt les faibles blogueurs qui vendent leur âme pour quelques dizaines d'euros, bref, on en fait des tonnes pour pas grand chose.
Evidemment, je conçois bien qu'on puisse ne pas approuver le phénomène des billets sponsorisés : lorsqu'on se connecte à ses dix blogs préférés et qu'on y trouve, au cours d'une même semaine, dix articles sur les assurances Trucmuche, on a de quoi être agacés. Ou bien quand on voit son blogueur préféré se mettre à enchaîner les campagnes rémunérées, au point de faire de son blog une sorte de catalogue publicitaire ventant tantôt les mérites d'une boisson qui pique et qui fait pas grossir (ou si peu) tantôt ceux d'une célèbre marque de cosmétiques qui se met enfin au naturel (il était temps), évidemment y a de quoi être déçu.
Oui mais après ? S'indigner systématiquement devant les articles annoncés comme "sponsorisés" est devenue l'attitude 2.0 tendance du moment. A croire que le lecteur est un révolutionnaire et un rebelle dans l'âme : il n'aime pas la pub, il n'aime pas l'idée qu'on puisse écrire pour du fric quand on peut écrire pour que dalle, il n'accepte pas que le blogueur sacrifie subitement sa liberté de penser en échange d'un petit (tout petit) chèque mensuel. Alors le lecteur, il dit que le blogueur est faible, que le blogueur devrait avoir honte, et il considère d'emblée que tout ce qui est sponsorisé est moche et mauvais.
Mon cul ouais.
Je me suis souvent fait chier devant de glorieux articles non sponsorisés et à côté de ça, ai souvenir de lectures très appréciables voire franchement poilantes sur certains billets sponsorisés bien écrits et bien conduits. Et je trouve clairement qu'il faut être sacrément con pour condamner d'emblée un billet rémunéré mais bon, on a déjà parlé de cela à plusieurs reprises, inutile d'en remettre une couche.
Et doooooonc, derrière le billet sponsorisé se cache LA plateforme de mise en relation blogueurs/annonceurs, la boîte que l'on appelle gentiment la banque des blogueurs dans le jargon 2.0, j'ai nommé EBUZZING. Ebuzzing ou les mecs qui arrivent à te vendre l'idée que tu vas faire du fric avec ton blog sans trop te fouler.
Why not.
Quand tu tiens un blog pour la gloire, pour passer le temps, ou parce que t'as rien trouvé de mieux à foutre, pourquoi ne pas en tirer ponctuellement profit et mettre un peu de beurre dans les épinards de temps en temps. Moi, j'ai jamais été contre. Je me suis même rabattue plusieurs fois sur les articles sponsorisés pour remplir le caddie et payer la facture de fuel pendant les périodes où la pige se faisait rare; Et j'étais drôlement contente d'avoir alors Ebuzzing sous la main pour faire un peu de thune en ces temps de disette.
Sauf qu'Ebuzzing, avec le recul, c'est un peu les champions du monde pour te prendre pour un con.
Sans déconner.
Analyse d'une institution en quelques points :
1. L'inscription ou l'art de te caresser dans le sens du poil en te faisant miroiter moults revenus
Quand tu inscris ton blog sur Ebuzzing, leur équipe évalue automatiquement la "valeur" de ton blog (en fonction de ton nombre de visiteurs, de ta notoriété...) afin de chiffrer plus précisément la valeur d'un billet sponsorisé dont tu serais l'auteur. En général, pour un blog bien mais pas top (comprenez pour un blogueur pas du tout influent mais qui a un petit public quand même), tu peux espérer côter dans les 100 à 150 € le billet. Pas mal ouais. Toi, le petit blogueur de rien du tout, tu t'entends ainsi dire que concrètement, y aura peut-être des gens prêts à payer 150 boules pour que tu leur pondes une bafouille et que tu la publies sur ton blog. Alors toi, forcément, tu te dis que supaaaaaaaaire, c'est drôlement chouette.
Ouais mais attends, y a un MAIS : ça, c'est si, et seulement SI des anonceurs veulent directement traiter avec toi. Parce qu'à côté de ça, y a les campagnes dites "network" qui, grosso modo, correspondent à un libre-service du billet publicitaire. Tu mates ce qu'il y a à prendre, tu te sers, tu écris, et tu palpes. Alors pour te faire une idée, ça te donne le choix entre : parler d'une marque de fringues pour 10 €, faire la promo d'un site web pour 20 € ou vanter les mérites d'un complément alimentaire pour 30 €. tu l'as dit bouffi : on est loin des 150 € que tes articles sont censés valoir.
Mais bon, comme t'es un blogueur gentil, patient, et accessoirement un tout p'tit peu con, tu te dis que c'est pas grave, que ça va venir, et tu enchaînes les campagnes de merde à 20 € en attendant que le vent tourne, considérant que bon, pour l'instant, il n'y a QUE de petites campagnes, qu'il faut faire avec en attendant les grosses.
Sauf que la campagne décemment payée, elle n'arrive jamais.
Pis un beau jour tu apprends ce truc inouï qu'on s'est bien gardé de te dire : pendant que toi tu tapes dans le billet à 20 €, d'autres blogueurs touchent 400 € pour le même boulot. Sans déconner ouais, pour faire strictement la même chose. Alors que bon, c'est pas comme si l'un avait un doctorat ès blog tandis que l'autre aurait queuté son BEPC option blog... car en l'occurence, les qualités rédactionnelles, Ebuzzing s'en tamponne le coquillard.
Donc moi, je veux bien admettre que certains blogs ont une affluence qui n'a rien à voir avec la fréquentation des petits blogs, mais j'ai quand même tendance à trouver la disproportion un rien gênante : quand je vois un blogueur dit influent bacler quelques lignes et empocher un chèque à trois zéros, pendant que d'autres blogueurs moins réputés se crèvent le cul à te pondre un vrai bon article, pour avoir au final tout juste de quoi se payer trois paquets de clope (oui je sais, ils ont qu'à pas fumer mais bon...), ben je me dis que ça ressemble vaguement à du foutage de gueule. Surtout quand on tient compte de la façon dont sont présentées les choses.
Bon, petite parenthèse avant qu'un tocard ne vienne me dire que bouhou, chuis qu'une vilaine jalouse qui la ramène parce qu'elle a jamais eu que des campagnes à 10 euros, sachez, pour votre gouvernante (oui je sais, en vrai on dit pas "gouvernante"... qu'y puis-je si nous n'avons pas les mêmes références cinématographiques) que j'ai eu l'occasion de taper dans les campagnes pas trop mal payées et alors que bon, c'est pas la peine de vous époumonner à essayer de me rabattre le caquet.
Donc voilà, ça c'était la phase 1 du processus Ebuzzing : je te fais croire que tu vaux beaucoup et que tu seras bien payé sauf qu'au final, tu bosses pour des clous.
"Mais qu'est-ce qui cause ce courroux ?", te demandes-tu, sage lecteur, qui mieux que quiconque commence à me connaître.
Non, je n'ai pas mes règles (je ne suis pas enceinte non plus, rassurez-vous mes choupinous). Je ne suis donc pas remontée injustement contre Ebuzzing. Attends un peu la suite, tu vas comprendre...
2. Le paiement (ou comment abuser de ta bonne volonté pour te payer le plus tard possible voire te faire oublier que tu as un compte à solder)
Alors à la base, cela fonctionne comme ceci :
Une fois que tu as cumulé 100 € sur ton compte Ebuzzing, tu peux demander ton paiement. Au bout de 30 jours. Ajoute à cela 45 jours entre ta demande de paiement et le versement et ainsi, au bout de deux mois et demi, tu reçois enfin ta thune. Alleluïa moi j'dis.
Cela signifie que si t'as fait deux ou trois campagnes payées entre 10 et 30 €, ben t'as pas le compte pour être payé. Et que ta thune, elle reste bloquée chez Ebuzzing jusqu'à ce que tu te décides à atteindre les cent euros fatidiques ou plus simplement, à y renoncer parce qu'après tout, c'est rien que quelques dizaines d'euros.
Pis bon, si t'as atteint ton quota, petit veinard va, t'as plus qu'à attendre deux mois et demi pour qu'on te verse ton fric, soit le temps d'avoir deux voire trois fois ses règles pour une fille, c'est dire si ça peut faire long.
Donc ça, c'était avant. Avant, pour résumer, fallait être persévérant et très très patient pout palper enfin ta thune.
Pis un beau jour, Ebuzzing a annoncé très solennellement à ses blogueurs que désormais, pour pouvoir continuer à participer à leurs campagnes, il fallait obligatoirement adopter le statut d'auto-entrepreneur. Comme ça ouais. A croire qu'instaurer ce truc, ça leur a pris un peu comme une envie de chier.
Je te dis pas comme les gens ont fait la gueule. Parce que bah oui, dans le lot, y avait un paquet de blogueurs qui faisaient une campagne de temps en temps, rien de régulier ni d'assez lucratif pour justifier l'adoption d'un tel statut. D'autant qu'on s'est tous mis à se demander si le mois suivant, Ebay n'allait pas se mettre aussi à nous demander de nous mettre en auto-entrepreneur pour pouvoir revendre nos vieilles fringues deux fois dans l'année, ou si on ne devait pas nous-même exiger de la baby-sitter de 19 ans qu'elle n'adopte ce statut afin de pouvoir continuer à lui filer 20 € tous les quinze jours. Parce que ben ouais, à entendre Ebuzzing, c'était désormais crucial d'adhérer à ce statut pour gagner trois francs six sous chez eux, alors autant dire qu'on était en droit de se poser la question pour toutes les autres activités qui rapportent pas-rien-mais-presque et que l'on a l'occasion de mener ponctuellement. Mais Ebuzzing, ranafout', c'était clairement ça ou rien.
Alors tout le monde s'est mis à cogiter sec là-dessus. Rapport au fait que dans le genre "démerdez-vous", Ebuzzing ils te disaient qu'être auto-entrepreneur, c'était rudement facile et super chouette, sans être pour autant foutu de t'informer plus que ça sur la question.
Alors les blogueurs ont discuté, échangé, fréquenté les forums, FAQ et sites spécialisés, ont entamé les démarches, se sont vus attribuer un numéro SIRET assez vite pour certains, quant aux autres, plusieurs mois après, ils attendent encore des nouvelles de leur foutu dossier. Moi par exemple, j'ai cru sur parole le mec très sympa de chez Ebuzzing (oui, chez Ebuzzing ils te prennent pour un con tout en restant sympa, faut leur laisser cela...) qui m'a dit que c'était super facile et très pratique de devenir auto-entrepreneur et j'ai fait toutes les démarches : je fais quoi maintenant, je lui dis que trois mois après j'ai toujours pas de nouvelles de mon putain de dossier ? Je lui pète les dents ? Ou bien...?
Bref, Ebuzzing qui n'a honte de rien a laissé tous ces braves gens s'embarquer dans cette paperasse pour finir par entamer la phase 3 :
3. Ebuzzing prend clairement les blogueurs pour des cons
Finalement, après que tout le monde se soit bien fait chier à faxer, envoyer, mailer des documents pour boucler ce foutu dossier d'auto-entrepreneur, Ebuzzing a osé un coup de théâtre qui se résume à ceci : "Salut bande de gnous, finalement plus besoin d'être auto-entrepreneurs, hahahaha !".
Et ceci n'est pas un gag.
Mais attends, tu crois que c'est la chute de l'histoire ? Naaaaaan, attends un peu.
4. Ebuzzing n'a décidément honte de rien :
Et j'ajouterais en guise de sous-titre : "et c'est à se demander comment des blogueurs peuvent encore accepter de bosser avec eux" (faut vraiment qu'ils crèvent de faim) (ou qu'ils soient masochistes et aiment se faire prendre pour des buses). Après avoir annoncer que le statut d'auto-entrepreneur passait de fondamentalement indispensable, crucial, inévitable, genre si tu l'as pas tu meurs, à parfaitement inutile (cherche pas à comprendre), Ebuzzing a gentiment annoncé ceci :
"Rassurez-vous petits blogueurs, nous allons vous envoyer vos paiements ! Pour ceux qui n'ont pas adhéré au statut auto-entrepreneur (rappel : ce statut qui sert en l'occurrence à que dalle et qu'on n'est pas forcé d'adopter), les paiements seront échelonnés entre le 15 septembre et le 15 décembre".
Qu'ai-je envie de répondre à cela si ce n'est : KAMOULOX !
La vérité, Ebuzzing, ils nous font un remake des Rois du Gag. Sauf que pour le coup, on rit jaune.
Genre pour ma part, j'ai 200 € bloqués chez eux. Ouais ça va quoi, c'est "que" 200 €. Mais crois-moi, mes 200 €, je saurai quoi en faire, te fais pas de souci pour ça. Et bref, 200 € correspondant à un article rédigé en janvier 2009. Ouais, janvier. Donc si tu fais le calcul, ces gens censés être des professionnels mettent rien qu'une année à payer leurs prestataires. C'est quoi déjà l'expression pour qualifier ça... foutage de gueule, c'est ça ?
Bref, prions pour que les partenaires d'Ebuzzing gèrent mieux leur exaspération et leur consternation que moi, ce serait rudement dommage qu'un méchant buzz ne vienne accabler le sacro-saint foyer du billet sponsorisé. Et puis surtout, croisons les doigts pour que les blogueurs soient aussi cons que ce qu'Ebuzzing à l'air de le croire : s'agirait pas que les blogueurs se mettent à s'intéresser d'un peu trop près au code du commerce et à devenir procéduriers...
Ceci dit, une question me taraude : pour toucher nos intérêts sur les sommes payées hors délais, on devra se déclarer en auto-entrepreneur ou pas ?
mardi 12 mai 2009
Ma vie rock'n'lol
On a le public qu'on mérite, diront certains.
Moi, je dirais plutôt qu'on fait ce qu'on peut en terme de public. Et qu'en tant que blogueur, on doit bien accepter les règles du jeu et se faire à l'idée d'avoir un lectorat en partie constitué de lecteurs peu folichons, des égarés par erreur qui décident de s'accrocher au blog comme un morpion à un poil de cul, bien que le cul en question ne soit pas, à la base, leur tasse de thé. Ben ouais, c'est comme ça. Pis en même temps, ce ne serait pas si marrant si tous les lecteurs de la Blonde étaient aussi blonds qu'elle ou s'ils étaient tous aussi beaux que Mac Gyver. Ce ne serait pas drôle non plus si tous les lecteurs de Mandoline étaient des hippies qui écoutent les BB Brunes, de même que ce ne serait pas si fendard si toutes les lectrices de Princesse Audrey la trouvaient formidable pour de bon et étaient toujours de son avis (ah, tu croyais que c'était déjà le cas au vu de ses commentaires rigoureusement sélectionnés ? t'es touchant de naïveté toi !).
La Peste se plaignait ainsi récemment d'être parasitée par les skyblogueurs : eh oui, c'est l'jeu ma pauv' Lucette. Mais bon, Jésus n'a-t-il pas dit "Aimez-vous les uns les autres et faites au moins semblant d'aimer les skyblogueurs ?" (Si, il l'a dit. Il était sous coke mais il l'a dit). Bref, moi aujourd'hui, j'ai envie d'être gentille avec les gens. Y compris avec les ignorants qui lisent ce blog, avec les skyblogueurs, avec les illettrés et, d'une façon générale, tous les djeun's et les incultes incapables de faire une phrase dans un Français correct et adeptes du "lol" et du "mdr" en guise de ponctuation. Alors aujourd'hui, mon blog s'adapte aux moins futés et devient "Ma vie rock'n'lol".
Aussi, si tu n'es pas en mesure de déchiffrer l'humble contenu de ce blog, si les suites de mots que tu y lis te donnent l'impression d'être un alignement de hiéroglyphes indéchiffrables, si tu es du genre à envoyer un sms a tes copines pour leur dire "se blog é kool mé jé rien compri ^^", et ben dis merci à Bibi et va lire la version kikoololisée du blog ici.
Allez, marrez vous bien les loleurs ! Et si toi aussi tu veux kikooliser ton site, ça se passe là. Par contre, pour l'effet inverse, à savoir rendre lisible un site écri en lAnGaJ sMs, y a qu'une seule solution : retourner à l'école.
vendredi 8 mai 2009
Les gens, ils sont cons pour de bon ou ils font semblant ?
Tout le monde ne peut pas être intelligent. Ca, on le savait. Et si tel était le cas, ce serait pas drôle d'ailleurs : on ne pourrait plus se foutre de la gueule des pas futés et on serait obligé d'attaquer direct sur le physique.
Donc, c'est plutôt pas mal, dans un sens, qu'il y ait des gens un rien crétins, ne serait-ce que pour qu'on puisse se moquer d'eux. Oui je sais, c'est méchant. En même temps, si j'étais une gentille fille, ça se saurait.
Le problème avec les gens cons, c'est que des fois, leur niveau d'ignorance et de crédulité atteint des sommets tels que leurs réactions frisent parfois la pathologie clinique. Et dans ces cas là, toi le mec supérieur, t'hésites entre rire tout court ou te contenter de secouer la tête en pleurant. Parce que des fois, ça fait peur tellement ils sont bêtes les gens. Tellement peur que t'es obligé de leur chercher spontanément des excuses pour tenter d'amoindrir le choc suscité par tant de crétinerie. Tu te dis alors que c'est pas de leur faute, et t'essayes de comprendre comment ils ont pu en arriver là tant le surréalisme de la situation a parfois de quoi te laisser perplexe.
Et ça, à moi, ça m'arrive tout le temps. Littéralement sciée par le degré de connerie de mes lecteurs que je suis. Attention hein, je ne te parle pas du lecteur bête et méchant qui fout le merdier, celui là il est relativement rare, fort heureusement, et on sait de toute façon qu'on ne peut définitivement rien pour lui. En revanche, le lecteur con-con, le pas franchement futé, ben lui je peux pas m'empêcher de lui trouver des excuses pour tenter d'expliquer ses réactions. Même si des fois, ça dépasse l'entendement, faut bien l'avouer.
Par exemple, y a ce jour où j'ai reçu un mail très sérieux et très aimable d'une personne m'expliquant qu'elle était fan de Chuck Norris, tout comme moi (sic). Et que le rêve de sa vie, ce serait d'avoir une photo dédicacée de ce bon vieux Chuck. Aussi me demandait-elle si, en tant que fan inconditionnelle du Texas Ranger, j'avais des bons plans à lui faire partager pour dénicher ce petit bijou qu'est une photo dédicacée de Chuck Norris.
J'ai lu et relu ce mail. Et relu et relu et relu. Et vérifié l'adresse mail une bonne douzaine de fois, soupçonnant un des tarés qui me servent de potes d'avoir eu la bonne idée de m'envoyer ce mail dans le seul intérêt de pourrir ma boîte mail tout en faisant une nouvelle démonstration d'humour de merde. Mais non, après de nombreuses vérifications et plusieurs passages au Luminol, il s'est avéré que ce mail n'était pas un fake et avait bien été rédigé par un fan de Chuck Norris sollicitant mon aide dans sa quête de la sacro sainte photo dédicacée.
Alors je me suis interrogée sur ce qui pouvait laisser croire que j'étais fan de Chuck Norris, entendons bien "vraie fan" et pas vilaine moqueuse qui, sous couvert d'admiration, se fout de la gueule d'un karateka de série B coiffé comme François Valéry. Et finalement, j'ai trouvé. Ou du moins, je pense avoir trouvé car il n'y a, selon moi, aucune autre explication envisageable.
Souviens-toi, lecteur fidèle, il y a quelques temps ici, les liens vers les blogs de mes copines 2.0 étaient rangés dans la catégorie "super-héroïnes plus fortes que Chuck Norris". Et voilà. Il a suffit de ça pour qu'un lecteur de passage se mette en tête que j'étais reéllement fan de Chuck Norris. Du coup, je me dis que ce lecteur croit peut-être aussi que mes copines sont vraiment des super-héroïnes, et là je serai mal barrée quand il m'enverra un mail pour me demander de lui arranger un rancard avec Super Jamie.
Autre anecdote qui vaut son pesant d'or et qui m'amène à conclure qu'en plus d'être bête, parfois le lecteur ne sait pas lire. ou n'aime tout simplement pas ça et se contente de lire seulement le titre et de regarder les images.
Un jour, je reçois un mail très long, un mail plein d'encouragements et de tentatives de réconfort, provenant d'une femme qui s'employait manifestement à m'expliquer que je finirai bien par me remettre de ce viol, même si c'était un moment difficile à passer.
Ah. Première nouvelle : j'ai été victime d'un viol.
Sympa de me prévenir car personnellement, je ne savais pas que j'avais été violée. Merde quoi, je suis la première concernée et même pas on me prévient, c'est dégueulasse moi j'dis.
Et bref, la lectrice en question poursuit son mail en m'expliquant qu'elle a elle-même été violée en sortant d'une soirée arrosée, que ça a été dur mais qu'elle s'en est remise et que moi-même, je reprendrai goût à la vie. "Courage Eve", qu'elle a dit.
Moi quand j'ai lu ça, j'ai littéralement flippé. Je me suis dit : "Mais QU'EST-CE que c'est que ça ? C'est quoi cette putain d'histoire de viol que j'aurais soi-disant subi ?!!"
Alors j'ai lu et relu mes derniers billets pour tenter de comprendre et je suis retombée sur ce billet là : "Traînée de force en boîte un samedi soir : comment j'ai survécu au pire". Un article que tu as le droit de lire (ou relire) et dans lequel, en résumé, je racontais comment je m'étais faite traîner en boîte par des potes et comment j'avais du m'efforcer de supporter ce concentré de tout ce que l'on fait de pire en matière d'anti-rock'n'rollitude, à savoir R'n'B à fond dans les amplis, clips MTV en boucle et pouffes sur les podiums. Voilà, le "pire" en question, c'était juste ça : les discothèques et leur ambiance de merde.
Seulement voilà, la lectrice pas futée qui s'est contentée de lire le titre de l'article, elle a vu "traînée de force", elle a lu "survécu au pire" et à partir de ça, elle s'est monté son petit film dans sa tête. Et en a déduit que j'avais fini dans une tournante sur le parking de la discothèque. Tu le crois ça ? nan mais franchement, si j'avais été violée la veille, tu crois que le dimanche, de bon matin, je me serais collée devant l'ordi avec mon café et mes croissants en me disant "Tiens, si je racontais à mes lecteurs comment je me suis faite violer hier soir ?". Ben la lectrice en question, elle a pas trouvé ça bizarre. Du tout.
Et donc, comme je suis quand même une gentille fille dans le fond (mais vraiment tout au fond hein, derrière la méchanceté, la mesquinerie et la languedeputerie), j'ai fait une réponse très correcte à cette femme en lui expliquant la méprise et en précisant gentiment que si elle était allée un peu plus loin que le titre dans sa lecture, elle aurait compris que, loin de parler d'un viol traumatisant, je me contentais de relater une banale soirée entre amis. Où personne n'a fini violé. Et je concluais même avec un petit message d'encouragement envers cette personne visiblement encore traumatisée par son vrai viol et en la remerciant tout de même de s'être préoccupée de mon non-viol. C'est dire si je sais être sympa quand je veux.
Authentique.
Et bref, des échanges de ce genre avec certains de mes lecteurs, j'en ai très régulièrement. je pourrais écrire un blog rien que sur le sujet. J'y parlerais des quelques dizaines de mails dont l'objet était de me demander si j'avais bel et bien prénommé mon enfant Rambo ou si c'était juste pour rire, de ceux de lecteurs préoccupés par le fait que je couche ou non avec certaines copines blogueuses ("Est-ce vrai ces histoires d'orgies lesbiennes avec vos amies parisiennes ?") (Evidemment que c'est vrai, tocard) et puis aussi et surtout les mails réguliers de personnes qui estiment que ce blog, c'est un peu du service public ("J'ai lu que ton père était adjoint au maire : tu crois qu'il peut me pistonner pour un job ?").
Bref, voilà...
Bon allez, je file, j'ai rencard au Club des Admirateurs de Chuck Norris avec Rambo, mon petit dernier. Croisez les doigts pour que je ne me fasse pas violer en route hein...
mardi 10 mars 2009
Faut-il être jeune et beau pour être heureux et baiser dignement ?
La vérité, faut que j'arrête de lire les blogs. Ou du moins ceux des autres. Ouais, en fait faudrait que je me contente de lire rien que le mien vu qu'en général, je suis presque tout le temps d'accord avec moi-même. Et quelques autres dont la qualité et la pertinence des propos n'est plus à prouver, évidemment.
Parce qu'à force de lire des blogs, je chope une bien vilaine manie : ne pas pouvoir m'empêcher de donner mon avis et de la ramener quant au thème du billet que je viens de lire. S'il y a matière à réagir, évidemment. Et puis en même temps, reconnais que le concept même du blog t'invite à le faire : à quoi sert la question "commentaires" si ce n'est à donner son avis sur les propos de l'auteur, à les compléter pourquoi pas dans le but de poursuivre un débat, et plus généralement, à partager son ressenti et son point de vue par rapport à ce que l'on vient de lire.
Partant ainsi du principe qu'en bloguant, tout auteur accepte les règles du jeu (à savoir prendre le risque de ne pas plaire à tout le monde et de voir ses propos contestés), je la ramène donc très régulièrement sur des billets qui m'interpellent de façon positive ou non. Et là, je viens de lire un article sur lequel je ne peux pas m'empêcher de réagir. J'te jure, c'est plus fort que moi. Je sais que je pourrais zapper, fermer la fenêtre du blog en question en soupirant et en me disant "Mon Dieu, comment c'est possible de dire autant de conneries et avec autant de convictions", mais non, rien à faire, je me sens obligée de la ramener. Alors après, évidemment, les gens se sentent heurtés, prennent ça comme une attaque directe alors que merde, je fais rien que réagir par rapport à leurs propos et que j'ai rien contre eux. Mieux : j'aime leur âme (comprenne qui pourra).
Donc voilà : aujourd'hui je la ramène sur ceci :
"les adultes (non je ne suis pas une adulte !) c'est nul. ça ne rêve plus. ça ne pense qu'au loyer, au repas du soir et à la baise avec le vieux truc qui te sert de mec (ou pire de mari) depuis trop d'années, mais pour qui t'es bien obligée d'écarter les cuisses pour pas qu'il aille voir ailleurs le bougre. et dans l'autre sens, ça donne, ça ne pense qu'au match de foot, si ce
n'est les jeux vidéos, à la bouffe du soir, qu'il aura surtout pas aidé
à préparer et à la vieille truie qu'il sera obligé de baiser, faute de
mieux ! (ose dire que c'est pas la vérité ce que j'dis ! ^^)"
Je sais pas toi lecteur, mais moi, lire des trucs pareils, ça me troue le cul.
Déjà, puisqu'il est question d'"adultes" dans ces propos et puisque la majeure partie de mon lectorat et composée d'adultes tous plus vieux les uns que les autres, on va dire "on", tu veux bien ? "On" pour parler de nous, les adultes trop "nuls".
Alors voilà, ce billet lu récemment sur feu ce blog nous dit ceci : nous les grandes personnes, on est nulles, on n'est pas cool. On n'est pas drôle non plus, on se fait chier dans notre vie, on a nécessairement viré beauf et en plus, on est devenu moches. D'une laideur insupportable même. On est même carrément devenus de vilaines choses sordides et la simple idée qu'on puisse encore s'accoupler donne envie de vomir aux non-adultes : quelques années auparavant, on était des femmes faisant l'amour avec des hommes, mais maintenant, on est des "vielles truies obligées d'écarter les cuisses (avec) le vieux truc qui nous sert de mec". Oui je sais, c'est moche. Et c'est d'une tristesse absolue hein.
Alors on fait quoi, on pousse une gueulante ou on se marre ?
Allez lecteur, chope le boîtier situé sous ta chaise de bureau et tape 1 si tu as envie que je la ramène bruyamment sur le sujet ou tape 2 si tu préfères que je te fasse la rigolade. (La Blonde, toi qui te demandes quel jour tombe le lundi de Pentecôte, fais-moi plaisir et arrête de chercher sous ta chaise, y a pas de boîtier, c'était juste pour déconner.).
Bon, vu qu'y a pas de boîtier, on va y aller au feeling hein... Et on va se la jouer à la Eve. Comme ça, sûre que je vais encore me faire haïr sur la blogosphère et par delà le web 2.0, tellement je suis une vilaine fille qui peut pas s'empêcher de donner méchamment son avis au lieu de se contenter de caresser tout le monde dans le sens du poil. M'en fous, si je bloguais pour me faire des copines, ça se saurait.
Alors voilà ce que j'en dis :
J'en dis premièrement que quand une pisseuse de 20 ans se croit en mesure de la ramener sur ce à quoi ressemble la vie de couple quand on est adulte, ça me fait marrer. Et non, je ne m'excuse pas pour l'emploi de "pisseuse" de la même façon que je ne me suis jamais excusée de traiter certaines personnes de nazes ou d'autres sobriquets : quand on croit avoir tout vu, tout fait et tout pigé à la vie, et qu'on trouve ça trop in et trop fendard de faire un portrait sordide et d'une connerie hilarante, faut s'attendre à ce genre de réactions (pis tfaçon y a pas de lézard hein, j'aime ton âme).
J'en dis que la ramener en disant que les adultes sont des pauvres cons (non, pas des cons, des "nuls") obsédés par des choses aussi terre à terre que le loyer ou le repas du soir, c'est trop fort venant de la part de quelqu'un qui nous parle régulièrement de ses cours de conduite à l'auto-école : si ça c'est pas de la préoccupation terre à terre aussi chiante que la bouffe ou le loyer, qu'est-ce que c'est ma parole ?!
J'en dis que réduire les "adultes" au cliché de la bonniche en tablier qui se coltine la bouffe en faisant la gueule, et du gros beauf avachi dans son canapé en train de mater le foot ou de jouer à la console, c'est navrant de connerie. Limite je me dis qu'il faut être sous acide pour écrire des trucs pareils. et promis, on est pas sur un skyblog...
J'en dis que je serais presque affligée par l'assurance déconcertante d'une pas-encore-adulte convaincue de sa bonnassitude et qui trouve ça bon de se rassurer en considérant les "adultes" comme des gens moches et répugnants. Sauf qu'au lieu d'être affligée, je me marre tellement c'est énorme. A lire ça, c'est limite si on se demande si après 30 ans, on serait pas tous condamnés à devenir des sortes de freaks totalement inbaisables et plus foutus de s'aimer, des gens moches et sans coeur en somme, condamnés à rester ensemble même si y a plus d'amour ni de désir parce qu'on est définitivement trop laids et repoussants pour prétendre à autre chose. Et pourtant, ça peut paraître fou mais il y a encore des hommes qui fantasment sur leur femme, même vieillissante, et qui ne focalisent pas nécessairement sur de la jeunette de vingt berges. Et ces mecs-là aiment et désirent leur femme sans que cela ne soit nécessairement "faute de mieux". Au bout d'un moment cocotte, faut songer à arrêter les conneries et à cesser de se croire irrésistible... : ça te rassure peut-être de te dire que n'importe quel homme ayant dépassé la quarantaine désirera forcément une fille dans ton genre plutôt qu'une "adulte" déjà abonnée à l'anti-rides sauf que là, tu te mets méchamment le doigt dans l'oeil.
J'en dis qu'avoir une telle image de la sexualité "adulte", à savoir celle d'une "truie qui écarte les cuisses pour son vieux truc qui lui sert de mec" (décidément, je ne m'en lasse pas), ben putain ce que c'est navrant. Pire, c'est drôlement triste. Ouvre les yeux petite ignorante et pour une fois, regarde un peu plus loin que ton nombril, tu t'apercevras qu'après trente ans, on est pas nécessairement immonde et imbaisable. Et qu'on n'est pas non plus voués à une saloperie de sexualité sordide qui ferait dégueuler un chien. A croire qu'y a que les gens jeunes et beaux qui seraient capables de baiser correctement. Seulement, welcome dans la vraie vie ma grande, les vieux, ils baisent aussi. Même qu'aux dernières nouvelles, ils se défendent autrement mieux que des post-adolescents qui se croient irrésistibles. Pire, y a pas que les vieux qui baisent, y a les moches aussi. Ouais je sais, ça va te faire un choc mais je te jure que c'est vrai. Et les vieux moches, je t'en parle même pas, mais pourtant eux aussi ils font l'amour, et ils aiment ça.
Alors je pourrais terminer en la ramenant à mon tour sur ce que je pense de ce genre de post-ado qui se croit en mesure de nous ouvrir les yeux sur la vie et sur ce qu'elle a de plus sordide (à savoir : les adultes c'est nul et la baise entre vieux, c'est glauque). Je pourrais te raconter comment je kiffe trop ma vie bien que la trentaine approchant et ayant trois grossesses à mon actif, j'aie plus franchement les seins aussi frétillants qu'il y a dix ans. Je pourrais raconter tous les trucs cool qui rythment ma vie en dehors du loyer et de la bouffe, et je pourrais casser un mythe en précisant aux djeun's qui lisent ce blog que des fois, les hommes font à bouffer et n'aiment pas le foot (ouais je sais, ça fait un choc mais pourtant c'est vrai). Je pourrais parler de ma vie sexuelle des plus glauques vu que mon partenaire a presque quinze ans de plus que moi (autant dire que je suis une presque vielle qui baise un carrément vieux, beurk c'est dégueulasse !). Je pourrais même la ramener encore plus sur ce que je pense des gens jeunes et cool dans son genre, qui se croient irrésistibles et qui pigent que dalle à la vie, sauf que non, je vais arrêter là. Et à la place je vais juste publier cette photo pour clore le sujet, photo qui illustre assez bien tout ce que j'ai à dire en guise de conclusion :
Ca a l'air dingue mais on peut être vieux, même très vieux, et baiser encore sans se forcer.
Et être heureux avec ça.
Médite là dessus petit Padawan... A défaut d'être crédible, t'auras l'air moins conne.
mardi 3 mars 2009
Il y a une vie quand t'éteins ton ordi
Samedi soir, entre deux Martini, j'ai croisé mon pote Zaft au bar :
"Salut Zaft, qu'est-ce que tu deviens ? On te voit plus, t'écris plus sur le net ou quoi ?
- Non, j'écris plus en ce moment, je bois plus assez pour écrire. Pis t'façon j'ai plus le net.
- Ah ouais, t'as plus internet ?!
- Nan. D'ailleurs en fait, c'est carrément trop bien de plus avoir le net, maintenant je fais trop de trucs ! Déjà j'arrête pas de lire. Pis je fais plein de choses avec mes filles : on sort, on se barre faire du ski... Bref, c'est super de plus avoir internet en fait."
En fait Zaft, il a raison. Et moi aussi je veux faire comme Zaft, je me me surprendre à faire des trucs de ouf au lieu de traîner comme une grosse naze sur l'interweb.
Parce qu'internet, c'est un peu the piège à cons quand même. En moins de temps qu'il n'en faut pour le dire, tu te retrouves bourré de mauvaises habitudes qui, mine de rien, occupent une part non négligeable de ton emploi du temps quotidien.
Chez moi, ça commence dès le matin sept heures. J'ai pas encore réveillé les mômes et tout juste ouvert les yeux que j'ai déjà le cul vissé devant mon PC pour consulter mes mails. Sait-on jamais hein, des fois qu'un truc absolument fondamental m'ait été envoyé pendant la nuit, comme un mail de l'ANPE qui aurait subitement trouvé un job pour moi, situé à un peu moins de 50 bornes de ma cahute, payé un peu plus du Smic et étant un minimum (j'ai bien dit "un minimum", je suis pas gourmande dans l'ensemble) en rapport avec ma formation et mes jobs antérieurs (oui parce que se voir proposer un poste de standardiste avec un niveau brevet des collèges requis, un salaire de 900 boules et des brouettes, tout ça à trois quarts d'heure de route et quand bien même tu t'es fait chier à la fac jusqu'à la maîtrise, ben ça fait un peu mal au cul quand même). Ou bien un mail autrement plus important qu'un courrier de l'ANPE, comme une réponse inespérée de Docteur House à mes maintes avances faites par mail et envoyées à son bureau ou encore un mail de Jack Bauer m'invitant à faire équipe avec lui pour sauver le monde.
Sauf que l'ANPE ne m'écrit jamais pendant la nuit, ni pendant la journée d'ailleurs. Et Jack Bauer non plus à vrai dire. En revanche, beaucoup de gens m'écrivent de Côte d'Ivoire pour que je les aide à débloquer les quelques millions dont ils sont titulaires en échange de quoi ils promettent de me verser un gros paquet de biftons. Sympa les gars. Et je te dis pas le butin que j'aurais accumulé si j'avais daigné aider ces pauvres gens totalement honnêtes et bienveillants, en répondant à leur mail et en leur avançant un peu de thune pour les frais bancaires liés au déblocage des millions. Bref, je reçois rien que des mails passionnants ces temps-ci.
Donc internet, j'ai décidé de lever le pied. D'arrêter le shopping virtuel déjà : remplir des paniers d'articles que même pas en rêve je pourrais me payer et fermer le site au moment du paiement, ça sert à rien. Et en plus de me frustrer, ça me bouffe minimum une heure par jour.
Idem pour Facebook : fini de perdre une plombe à pisser sur le mur des gens, taguer des photos pour coller la honte à mon entourage, pourrir les profils de mes potes de propos honteux pour les couvrir de ridicule... bref, fini la lobotomie sur les sites communautaires.
Fini aussi Youtube à outrance. Youtube, c'est le mal. Tu cliques sur une vidéo des Ramones à la fin de laquelle on te propose d'enchaîner sur les Buzzcocks. Et des Buzzcocks, tu passes aux Damned, et des Damned aux Stooges et des Stooges aux Clash et des Clash aux Slits et des Slits aux X-Ray Spex et... et deux heures plus tard, t'es toujours devant ton PC à mater des clips comme un con et limite t'as failli louper l'heure d'aller chercher ta môme à l'école.
Bref, j'ai décidé de lever le pied avec le web histoire d'optimiser un peu mon temps dans ma vraie vie. Alors voilà, moi aussi je veux faire comme Zaft et faire des trucs de dingue pendant mon temps libre. Alors hier, j'ai tenté le coup : j'ai volontairement déserté le net (bon ok, je me suis accordée quelques minutes pour fureter du côté des blogs de merde car ça, c'est une activité décidément trop jouissive pour que je puisse me résoudre à m'en passer, d'autant qu'une consoeur blogueuse nous a proposé ces jours-ci la crème des crèmes des blogs de merde et que ça, c'est juste trop tentant). Et j'ai décidé de remplir ma journée d'un tas d'activités. Du coup, j'ai passé mon temps à faire le ménage et à faire à bouffer. J'ai fait du pain, j'ai fait des pâtes, j'ai fait des yaourts, j'ai fait de la mousse au chocolat, j'ai blindé le frigo de préparations en tous genres, j'ai fait ma femme au foyer insupportable en somme. Et ouais je te l'accorde, c'est pas franchement un truc de ouf de faire mumuse avec sa yaourtière et de s'extasier devant des tagliatelles fraîches. N'empêche que c'est toujours moins inutile que les errances sur le web 2.0. Pis tfaçon, désolée mais vu ma situation, y a guère de trucs de dingue que je sois en mesure de faire : bah ouais, c'est pas flanquée de trois gosses que je vais m'amuser à passer l'aspirateur à poil avec une plume dans le cul, les fenêtres grandes ouvertes, en faisant coucou aux voisins. Ni à me rouler dans le miel avant de faire une bataille d'oreiller avec moi-même. Bref, pour les trucs de fous, faudra repasser. N'empêche que déserter le net, c'est déjà un bon début et l'essentiel c'est que ça laisse du temps libre pour des activités moins vouées à te lobotomiser en douceur. Pis rassurez-vous, je ne me suis pas mise à mater Plus belle la vie pour autant hein.
Donc voilà, éteindre son ordinateur des fois, c'est bien. Parce que même si ça peut paraître complètement inouï, il y a bien une vie en dehors du web 2.0. Je dis ça, je dis rien hein. Mais bon, faut avouer qu'y a des gens qui ont un vrai problème avec ça. Des gens qui n'ont pas pigé qu'internet c'était pas la vraie vie. Et moi ces gens-là, la vérité, ils me font trop marrer. Quand j'en entends se plaindre d'une embrouille avec un autre internaute, je me marre. Car faut savoir qu'y a des gens capables de sombrer dans la dépression parce qu'un pseudo internet, derrière lequel se cache un parfait inconnu, à osé les insulter publiquement sur le ouèb, trop dur ouais. Y a aussi des gens qui remettent en cause des amitiés pour des commentaires laissés par leurs potes sur des blogs "ennemis" (oui, parce qu'il paraît que dans la vie 2.0, on évolue en groupes très restreints et on n'a pas le droit de copiner avec tout le monde, c'est interdit par la loi des blogs). Y en a même qui se niquent l'existence à s'évertuer à surveiller ce qu'on dit d'eux dans la blogosphère, à se justifier et s'expliquer, à justifier leurs explications et à expliquer leurs justifications à tel point qu'on n'en finit plus. Et moi ces gens-là, ils me font marrer comme t'as pas idée. J'aurais presque envie de les avoir en face de moi pour les secouer comme un cerisier et leur retourner une bonne claque dans la tronche histoire de les faire revenir à la raison puis pouvoir leur dire : "Ho, au lieu de te plaindre de querelles virtuelles et de pleurer sur les misères virtuelles que te font subir des pseudonymes, autrement dit des gens que tu ne connais même pas, éteins donc ton foutu PC et reviens dans la vraie vie !".
C'est comme ces gens qui foutent en l'air leur vie affective après s'être entichés d'un pseudo sur internet. D'un pseudo et de quelques photos, et puis de quelques échanges superficiels sur MSN à la rigueur. Nan mais franchement, comment on peut "tomber amoureux" d'un pseudo, je vous le demande ?!
Bref, j'arrête là, car le sujet de ce billet pourrait largement être développé encore et encore et faire part de nombreux autres exemples, sauf que... sauf que j'ai pas que ça à te foutre. Tu te rappelles, je m'éloigne d'internet. Sois un peu attentif, merde. J'arrête d'appeler mon PC par son petit nom : Edgard mon chou, j'ai décidé d'arrêter de te titiller le clavier plusieurs heures par jour pour optimiser mon temps libre dans mon autre vie, la vraie, ma vie sans toi. C'est bon, chiale pas Edgard, tu n'es qu'un ordinateur après tout.
Allez, je file lecteur, depuis que je vis loin d'Edgard de mon PC, je me rends compte que j'ai trop de trucs à faire. Des trucs passionnants des fois et puis chiants aussi, mais des vrais trucs quoi. Et comme le dit l'adage : un vrai truc vaut mieux qu'un faux tu l'auras (bien sûr qu'il existe ce dicton, bande d'ignares).
vendredi 6 février 2009
Je suis déçue
Aujourd'hui lecteur, je suis déçue.
Je suis déçue épissétou !
Je suis déçue parce que :
- J'ai reçu mon costume de Daphnée. La mini robe sexy violette est en fait un immonde tablier deux fois trop grand pour moi qui me fait un cul immense (dixit Manu). La perruque rousse glamour est un infâme tas de fils orange fluo avec une frange pire que la mienne. Et au lieu de bottes, j'ai eu droit à deux horribles chaussettes mauves pailletées comme celles que portent les claudettes cheap des sosies de Claude François. Résultat, c'est mal barré pour faire revivre le fantasme télévisuel de Manu quand il était môme : au lieu de sexy Daphnée, je ressemble à Yvette Horner croisée avec un clown et habillée par Paco Rabanne bourré. Du coup pour ma soirée costumée, je vais être obligée de mettre mon costume de Blanche Neige qui fait le tapin. Et je rappelle qu'à la base, c'est pas une soirée échangiste (mais que vu la gueule de mon costume, ça risque fort de le devenir).
- Je viens de découvrir qu'y a pas que les blogs catalogués "blogs de fille pas cool" qui font dans la manoeuvre sournoise et/ou calculée quand on les caresse pas dans le sens du poil. Et à partir de là, comme le dirait ce bon vieux Didier, on peut conclure en disant que c'est facile de s'moquer hein... lala-la !
- Mon fils s'est colorié la tête. Ouais ouais, il a osé. Il trouvait que c'était pas assez drôle d'écrire sur des feuilles et les livres de coloriage, c'est pas son truc non plus. Par contre, il a trouvé ça fun de se colorier les joues en vert, de se faire des stries bleues sur le front et de colorier sa nuque à l'aveuglette. Kandinsky n'eut pas fait mieux. Par contre, pour les feutres lavables à l'eau, j'ai envie de dire "lavables à l'eau, mon cul !". Parce qu'après deux bains et deux Scotch Brit usés, j'ai toujours pas réussi à virer les traces de feutre. Et le gosse, je lui ai poncé la peau à force de trop frotter. Je te dis pas la gueule de son père quand il est venu le chercher ce soir et qu'il a vu ses peintures de guerre. Ceci dit, j'ai pas pensé à essayer l'eau de javel.
- Je m'aperçois que j'ai eu de l'estime pour une personne qui n'en valait pas la peine. Ma parole, j'étais bourrée le jour où j'ai cru que c'était quelqu'un de bien. J'aurais dû écouter Fox Mulder et ne faire confiance à personne.
- J'ai arrêté le Coca depuis deux jours et j'ai toujours mal aux dents. Et toujours un bon kilo de trop pour pouvoir refermer mes jeans sans être obligée de m'allonger sur le canapé. La vérité, je suis déçue.
- J'avais prévu une soirée roulage de couette et roulage de pelles et tripotage de zizi sur le canapé avec mon mec, tout ça devant un bon film de Steven Seagal ou de Chuck Norris. Mais au lieu de ça, j'ai passé ma soirée à traîner sur Facebook pendant que mon mec s'est farci le discours de Sarko et l'émission politique qui a suivi. Je soupçonne le costume raté de Daphnée d'avoir contribué à la baisse d'ardeur de ma tendre moitié. Et Nicolas Sarkozy un peu aussi. Mais quand même, quelle pute cette Daphnée !
- J'ai toujours pas réussi à retrouver mon point G. Qu'on a trouvé y a pas très longtemps tout-à-fait accidentellement (oui 'fin bon, "accidentellement", faut pas croire non plus que mon mec a glissé sur une peau de banane alors qu'il était tout nu et que comme de par hasard, son sexe a atterri dans mon vagin et est venu tapé pile poil sur mon point G hein). Mais depuis, j'ai beau le chercher, je le retrouve plus, malgré mes maintes expéditions de repérages, seule ou assistée. Et ça, c'est très décevant. Mais je ne renonce pas les amis, ô que non, je ne renonce pas.
- Je me suis fait couler un bain et au moment de plonger dedans (oui, moi je "plonge" dans mes bains. On a même un plongeoir au bord de la baignoire et un maître nageur qui supervise le tout à l'autre bout de la salle de bains géante), j'ai percuté qu'y avait plus de bain moussant. Plus de gel douche non plus. plus de perles de bain. Plus de sels de bain qui grattent le cul. Et bref, un bain accommodé d'un simple savon de Marseille premier prix (celui que normalement, tu utilises pour frotter les tâches d'herbe et le noir de cou), c'est pas si jouissif que ça.
Bref voilà, je crois que ça fait assez de déceptions pour aujourd'hui et j'ai moultes occupations ô combien plus passionnantes que de vous tenir compagnie qui m'attendent. Alors je vous laisse avec cette vidéo de ce bon vieux Lux Interior à qui je glisse un mot au passage (oui parce que lui aussi lit ce blog, même mort) : "Enculé va, t'avais pas le droit de mourir avant que j'aie l'occas' de te voir sur scène !". Et je dédide cette vidéo à certains de mes lecteurs qui se reconnaîtront : les vieux punk rockeur à la prostate défaillante, just for you, here is a vidéo.
Edit : Quant aux gens qui s'aviseront de commenter ce billet, je vous préviens que si c'est pour faire preuve d'agressivité, vous pouvez rentrer chez vous. Et que je n'hésiterai pas à bloquer votre IP, fermer les commentaires voire tous les supprimer si vous n'êtes pas cool avec moi ou si vous ne me soutenez pas lorsque je subis des attaques sur ce blog. Parce qu'ici c'est chez moi alors je fais ce que je veux ok ? Je pisserai à chaque coin du blog s'il le faut pour vous rappeler que c'est moi la chef ici. Sur ce, amusez-vous bien mes petits chéris. ;) (important le smiley)
Edit de 11 heures : Compte tenu du nombre de mails et de messages reçus en ce sens dans la matinée (vous êtes prompts à réagir les gueux !), qui témoignent au passage du grand sens de l'observation de mes lecteurs, de leur perspicacité et qui confirme accessoirement que ce sont de sales petits curieux, je réponds une fois pour toute à cette grande question qui apparemment empêche certains d'entre vous de dormir et après, on en parlera plus jamais. Pas que ça à foutre quoi.
Oui, mes articles ne sont plus sur Epidemik. Non, je n'ai pas été "virée" d'Epidemik. Oui, j'ai décidé de me tirer toute seule comme une grande et d'emporter mes articles sous le bras. Oui, cette décision est réfléchie et je ne mettrai plus les pieds sur ce site. Non, je ne m'étendrai pas davantage sur les raisons de cette décision. Et pour finir : non, je n'ai définitivement aucun différend d'aucune sorte avec, je cite, "ma grande copine La Peste". Dernière minute : on m'informe dans l'oreillette que Choléra qui n'a décidément rien d'autre à foutre de son temps que de remuer la merde pour essayer de se donner de l'importance, vous a rédigé un joli compte-rendu détaillé des hostilités. Chouette alors, vous allez pouvoir tout piger ! Pis après vous reviendrez ici me traiter de vilaine et me jeter des pierres. Et vous me ferez le plaisir d'envoyer des fleurs à Choléra qui est une gentille fille (ou des macarons, c'est bien aussi). Perso, je n'irai pas lire son gentil compte-rendu détaillé (non les filles, n'insistez pas). Mais j'espère qu'elle ne manquera pas de vous détailler comment elle a été super courageuse en fermant les commentaires de son dernier article pour être sûre d'avoir le dernier mot (perso, c'est mon passage préféré de l'histoire) et puis comment elle a ensuite viré toute trace des commentaires (mais dans l'oreillette on me dit que tout a été rétabli depuis) avant de publier une correspondance privée, et puis comment elle a veillé à bien effacer tous les commentaires désobligeants laissés dans la soirée par d'autres lecteurs et bref... comment elle nous a fait, dans l'ensemble, une beeeeelle démonstration de "blog de fille attitude". Moi quand l'hôpital se fout de la charité, je kiffe grave. La vérité Choléra, tout ça est encore plus marrant qu'une partie de Kamoulox ! Merci pour cette grosse marrade, je crois que je me suis encore plus fendue la poire qu'à la lecture du blog de Princesse Audrey. KAMOULOX !
mercredi 4 février 2009
Princesses vs Pouffiasses
Hier, j'étais en grande conversation avec Marie, mon amie très distinguée, que je venais d'interpeler sur Gmail par un "salut pouffiasse" amical. "Quoi de neuf ?" j'y ai dit, "Pas grand chose" qu'elle m'a répondu, avant que ne s'en suive une conversation totalement superficielle axée sur le languedeputage et le mauvais goût (je vous ai dit que cette fille était très distinguée). Marie m'expliquait qu'elle venait d'acheter un produit formidable en double exemplaire (un pour elle, un pour moi... c'est-y pas trop chou) : des "jacuzzizi", gadgets de bain hautement indispensables consistant vraisemblablement en de petits zizis effervescents voués à rendre ton bain encore plus amusant (oui parce qu'à la base, nos bains sont toujours amusants même quand on les prend individuellement : merci les canards vibrants et autres vibros waterproof).
Oui, mes copines et moi on est comme ça : on parle trouvailles shopping, comme toute fille qui se respecte. Ben ouais, on est des êtres humaines, merde. Et avoue que le "jacuzzizi", c'est une super trouvaille. Encore plus fort que le savon crotte de chien ou que le PQ imprimé je trouve.
Pis bon, faut pas croire mais on n'est pas que superficielles. On a un cerveau aussi des fois. Et une âme. Et même un coeur (enfin ça, c'est à vérifier). Et des fois on aborde des sujets carrément plus graves ou plus sérieux que le papier hygiénique décoré. Comme l'utilisation de coques menstruelles tiens, sujet dans l'air du temps très axé sur l'écologie et le bien-être naturel.
Ou bien autre exemple, la semaine derière, la Blonde me dit "Salut petite putain, j'ai une question à te poser : est-ce que c'est douloureux une épisiotomie". Et moi, ravie de pouvoir parler d'un sujet aussi sérieux que sont la santé et l'enfantement, j'ai donné moults détails à ma copine blonde sur l'épisiotomie qui, rappelons-le pour ceux qui débarquent, est le coup de ciseaux dont le gynéco te gratifie parfois pendant un accouchement pour élargir ta chatte déjà pulverisée par le môme que tu t'efforces d'expulser.
Bref, mes copines et moi, on a une relation amicale parfaitement saine, pareille à toute amitié féminine. La dernière fois que je suis allée prendre le thé chez elles d'ailleurs, y avait pas de petits fours de chez Ladurée mais par contre y avait du pâté en tube (si si, j'te jure) et c'est là que j'ai compris à quel point j'avais des amies formidables (ce qui s'est confirmé quelques mois plus tard quand, pour fêter mon accouchement - auquel elles n'ont malheureusement pas pu insister malgré mon aimable invitation - elles m'ont offert une robe imprimée tête de mort du meilleur goût, ainsi que quelques accessoires tout droits sortis du sex shop. Ralala les filles, c'que j'vous kiffe quand même).
Mais là, je suis assaillie par un vieux doute : est-ce que notre relation amicale est si saine et si "normale" que ça ? J'veux dire, s'amuser à enfiler des strings au-dessus de nos jeans, se prendre en photo en tenue de soubrette cochonne, organiser des réveillons sur le thème "putes du bois de Boulogne" (et ne pas m'inviter, bande de putasses !), partager nos soucis de santé (mycoses vaginales, douleurs liées à la sodomie)... ben bref, c'est bien beau tout ça, mais est-ce que ce sont de dignes témoignages de l'amitié qu'on se porte mutuellement ?
Parce que figure-toi que je viens de découvrir un truc de ouf : les autres filles, elles fonctionnent pas comme ça.
Mais alors pas du tout quoi.
Si si, j'te jure.
Je le sais, ce sont des blogs de filles qui me l'ont dit. Notamment un blog d'une fille qui est une princesse. Une vraie apparemment, pas une princesse à deux francs six sous qui se prend en photo avec une couronne en plastique de chez Claire's en faisant des moues cochonnes dans le Photomaton (n'est-ce pas Marie). Une princesse glamour et distinguée j'veux dire.
Bref, de clic en clic, je suis tombée sur le blog de princesse Audrey. Ouais je sais, bien fait pour ma gueule, ça m'apprendra à trop cliquer au lieu de bosser.
Princesse Audrey est une fille comme toi et moi (bon là évidemment, je m'adresse à mes lectrices, pas aux couillus) qui elle aussi, a des amies. Même qu'au lieu de les appeler "pouffiasses" et de les chambrer à longueur de journée, elle les appelle "les princesses".Ouais je sais, elles en ont de la chance ses copines.
Et Princesse Audrey, elle organise des goûters pour ses princesses. Et apparemment, à leurs goûters, y a pas de pâté en tube. Ca a l'air plutôt select comme goûter. Tellement select que pour y aller, faut commenter plus vite que les autres : ben oui, c'est comme ça, Princesse Audrey elle lance l'invit' et après, faut se magner de laisser un commentaire sur son blog pour faire partie des princesses les plus rapides à poster car elles seules seront retenues. Parce qu'y a que les 6 premières commentatrices qui auront le droit de venir tremper des macarons Ladurée dans du bubble tea, les autres elles peuvent se brosser.
Alors je sais pas moi, elle doit pas avoir beaucoup de copines pour faire un truc pareil. Ou bien elle doit être tellement gentille qu'elle est prête à bouffer des macarons avec n'importe quelle princesse pourvue que celle-ci ait été prompte à poster. Bref, c'est bizarre comme rite...
Mais y a pas de raison, moi aussi je veux faire pareil : la semaine prochaine les petites putains copines chéries, j'organise un pique-nique dans l'herbe mouillée le long de la nationale 4. Seules les 6 premières commentatrices auront le droit d'y participer ! N'oubliez pas de venir en robes de bal et en baskets à crampons parce qu'après le goûter, on va jouer au football avec les boîtes de pâté vides. Et celle qui perd, on fera semblant de la violer en lui arrachant sa robe (mais n'ayez crainte, ce sera juste pour du rire, en fait y aura pas d'attouchement sexuel... sauf si la perdante insiste, on n'est aps comme ça nous).
Ouais, je vais faire ça. Comme ça tout le monde pensera avoir sa chance d'être conviée. Sauf que comme contrairement à princesse Audrey, j'ai pas de coeur (ni de "manteau de princesse Sarah" d'ailleurs), je tricherai, évidemment. Je posterai l'invitation après avoir veillé à envoyé six mails à six copines pour être bien certaine de pas être obligée de copiner avec des grognasses sous prétexte qu'elles commentent mon blog.
Bref, voilà, je viens encore une fois de découvrir qu'alors que vous et moi avons lamentablement sombré du côté obscur de la force, il existe encore en ce bas monde des gens plein de bons sentiments. Qui regardent Marie-Antoinette en mangeant des macarons (cliché, ça ? naaaaaaan, si peu !). Et je suis forcée de constater que Princesse Audrey est une gentille fille, pas comme moi :
Pas plus tard qu'il y a quelques jours, je te parlais de mes déboires avec des "connasses de vendeuses incompétentes". Ben oui, c'est comme ça, chez moi les vendeuses, c'est un peu des connasses des fois. Alors que chez Audrey, y a juste des "chipies de vendeuses". La vérité, jaimerais bien habiter dans son monde, ça doit être vachement plus zen de faire les courses quand t'es renseignée par des chipies plutôt que par des connasses.
Et puis y a pas à dire, c'est beau l'amitié version Princesse Audrey :
"La journée d’hier a eu un éclat de diamant et de nacre rose -merci ma meilleure amie, qui sait rendre précieux les samedis après-midis. Et les madeleines au chocolat ont vu leur espérance de vie très rapidement diminuée…"
Alors à l'instar de cette effusion de bons sentiments, j'ai envie de m'adresser moi aussi à toutes mes copines. Facile, j'en ai cinq à tout casser, ça prendra pas beaucoup de temps :
"Mes chéries, j'ai hâte de vous retrouver . Dans la grisaille de l'Est glacial, l'idée de vous voir bientôt me réchauffe le coeur...
...
... et me met le feu au slip ! Préparez les pâtes en forme de zizi et vos meilleures vannes cochonnes, c'est bientôt que je déboule pour un apéro langues de putes avec des cahouètes et du saucisson !!!"
Ralala les z'amies, c'que j'vous aime !
Cette déclaration d'amitié étant faite, je vous embrasse dans la raie des fesses.
PS : Ceci dit, j'aime aussi les macarons. Surtout quand ils sont fourrés au foie de veau.
EDIT : Tu as aimé entendre parler de Princesse Audrey ? Tu en redemandes ? Si t'en reveux, ça tombe bien, parce que y en re n'a. Et ce coup-ci c'est pas chez moi mais chez une autre fan de la Princesse, Spike. Et ses chroniques intitulées "Princesse Poudrey" sont par là.
samedi 20 décembre 2008
Plagier c'est voler
"Bonjour Maître.
- Bonjour Kwai Chang Caine, qu'est-ce qui t'amène à moi ?
- Voilà Maître, depuis quelques temps, je tiens un blog.
- Hmmm...
- Seulement maître, ce blog est assez quelconque pour ne pas dire insignifiant.
- Hmmm...
- Alors que mon kiff, ce serait d'avoir un blog vraiment drôle, original et percutant, pour pouvoir faire croire à tout le pays que je suis quelqu'un d'infiniment cool et pour me la péter en société.
- Hmmm, je comprends, Petit Scarabée. Mais qu'est-ce qui te taraude au juste ?
- Le fait est, cher maître, que je manque manifestement d'idées et aussi cruellement de talents. Aussi je compte sur vous pour me guider sur le chemin de la réussite blogosphérique en me prodiguant de sages conseils qui feront de mon blog un blog sensas'.
- Hmmm, je vois je vois. Approche donc , Petit Scarabée. Le maître va te prodiguer ses enseignements..."
Leçon numéro 1 : Choisis un blog cool, fendard et brillant. Genre Ma vie rock'n'roll.
Leçon numéro 2 : Copie-le. Reprends les idées, dans un premier temps. Et si la tentation est vraiment trop forte, tu peux aussi piquer quelques thèmes, quelques titres et pourquoi pas recopier des phrases entières.
Leçon numéro 3 : Fais comme si de rien n'était. Laisse tes lecteurs te flatter avec des commentaires qui souligneront le génie dont tu as fait preuve en rédigeant tes articles et continue à faire comme si tout le mérite te revenait.
Leçon numéro 4 : Ceci dit, je suis le maître, je suis le Sage. Je ne peux donc conclure sans te prodiguer ceci : Aie un petit peu honte tout de même. Parce que plagier, c'est voler. Et voler, c'est pas bien. Et essayer de se prendre pour quelqu'un d'autre en volant son travail et en se l'appropriant, c'est affligeant. Et je ne te ferai pas un topos sur la propriété intellectuelle, je ne suis qu'un moine Shaolin après tout, mais je te conseille de potasser le sujet de ton côté.
Maintenant va Petit Scarabée, et croise très fort les doigts pour ne jamais te faire repérer. Car si la blogueuse à qui t'as piqué le boulot est acariâtre, du genre qu'il faut pas faire chier ou qu'elle a ses règles, tu risques de te faire démolir publiquement. Et t'auras plus qu'à quitter la blogosphère si t'as un minimum de dignité.
Bref, un jour il y avait ce blog là.
Qui s'est dit que ce serait cool de ressembler à ce blog là :
Alors le premier blog a décidé de se servir allègrement dans le deuxième blog, en oubliant que Ma vie rock'n'roll, c'était pas Hippopotamus avec buffet à volonté. D'autant qu'à Hippopotamus, t'as au moins la politesse de payer ton repas et d'attendre qu'on te propose d'accéder au buffet, tu vas pas te servir gratos sans demander la permission comme un gros naze de service.
Bref.
Et donc au final, ça donne ça :
Quelques jours après que le blog cool ait publié l'article 90's teenager, le blog moins cool a publié un article intitulé 90's adolescents... yes I remember !. Jusque là, ça va hein, rien de bien méchant te dis-tu, après tout, je n'ai pas le monopole sur les sujets inhérents aux années 90.
Mais attends la suite lecteur. tu vas voir, tu vas te gaver, ça va être la grosse marrade tellement fallait oser...
Donc, quand j'ai décidé de te parler des années 90, j'ai trouvé fendard de commencer par te parler de cette bonne vieille mèche pleine de laque qu'on arborait, symbole capillaire de toute une génération. Alors je t'ai dit ça :
"Pour être cool, t'avais
tout intérêt à adoper THE détail capillaire qui faisait de toi une
fille tendance dans les années 90, j'ai nommé : la mèche. Oui, je dis
bien "LA" mèche, car quand on disait LA mèche en ce temps-là, tout le
monde voyait de quel type de mèche on parlait, y avait pas besoin de
préciser ou d'ajouter quoi que ce soit. (...) Faut dire que la mèche de Kelly dans Sauvés par le gong c'était un peu la perfection en matière de mèche, le résultat auquel on voulait toutes aboutir même qu'on avait bien du mal."
Et j'ai illustré mes propos avec une photo de cette fille-là :
Alors l'autre blogueuse, elle a trouvé de bon ton d'écrire ça :
"Non, toi qui est né dans les 90's tu ne peux pas connaître tu étais
bien trop jeune pour avoir THE mèche de la mort qui tue !!! Oui, parce
que dans ces années là, si tu voulais être "in" il fallait avoir la
supra mèche crêpée méga volumineuse à la Kelly. Non pas Kelly de
Berverly Hills mais Kelly de Sauvés par le Gong. La mode était au
volume, à l'épaisseur a outrance. Sans le vouloir j'étais "in" avec mes
tifs crêpus et épais !!!"
Et de l'illustrer avec ça :
Pis après je t'ai parlé des sapes immondes et des pulls LC Waïkiki et j'ai mis cette photo là.
Alors l'autre blogueuse, elle a décidé de parler aussi des fringues LC Waïkiki et de mettre cette photo là :
Comment ça c'est la même photo ??! Ah ouais merde, j'avais pas vu dis.
Bon, pis histoire de pas s'éterniser, disons qu'après j'ai parlé des Années Collège et qu'elle a parlé des Années Collège et que j'ai conclu avec le clip du Zit Remedy, ce qui lui a donné l'idée de conclure aussi par la même vidéo du Zit Remedy.
Genre elle a pas trop d'idées la meuf, mais elle fait semblant d'en avoir hein.
Bon allez, on passe à la suite. Je t'avais prévenu : gros dossier.
Le 6 novembre, j'ai écrit l'article Foufoune vs Quéquette : c'est pas gagné.... Et ben le 9 novembre, la blogueuse qu'a honte de rien à écrit un article intitulé Inégalité des sexes : quand la quéquette se croit meilleure que la foufoune.
Et dans l'article, Eve a écrit :
"laisse-moi malgré tout te parler de l'inégalité des
sexes. Et quand je dis "sexes", je parle des sexes en tant que tels
hein, des parties génitales quoi, pas de toute la personne qui englobe
ledit sexe en question."
Alors l'Autre (appelons-là "l'Autre", tu veux bien ? Oui parce que je l'aurais bien appelée "Rock'n'Roll Girl", comme l'annonce son blog, mais vu le degré navrant de rock'n'rollitude de cette meuf, je ne peux définitivement pas m'y résoudre), elle a écrit :
" Lorsque je te parle d'inégalité des sexes j'entends le sexe, le vrai, l'engin, l'appareil génital quoi !"
Et Eve a écrit ça :
"Allez hop, direction le rayon hygiène féminine. Parce que bah oui, les
femmes ont leurs ragnagnas et les hommes peuvent se féliciter de ne pas
avoir d'équivalent dans le genre. Par conséquent, les femmes ont droit
à un rayon hygiène rien que pour elles afin de gérer ce mauvais sang
comme elles l'entendent (serviettes, tampons ou coques à chatte dont
mes copines sont adeptes). Seulement si tu mates ce rayon de plus près,
tu te rends compte qu'il ne s'agit pas seulement de t'offrir une
solution à tes périodes menstruelles, loin de là. Désormais, un tiers
des produits d'hygiène féminine visent à rendre ta chatte un peu moins
chatte mais un peu plus présentable.Je m'explique : Par exemple mate les protège slip. Toi le mâle ignard, sache que ce
n'est pas destiné à être utilisé pendant les règles ou alors faudrait
en changer tous les quarts d'heure tellement c'est pas épais ces trucs.
Alors les protège slips, il servent à quoi ? Ben comme leur nom
l'indique, à protéger ton slip. Oui mais de quoi ? Réponse : de
l'immonde foufoune"
Alors l'Autre a écrit ça :
"As-tu déjà vu une seule fois dans un magasin un rayon hygième masculine
? Moi, non !! Mais nous, les femmes, pour notre minou, notre foufoune
ou notre chatte, nous avons droit a un rayon entier de produits rien
que pour nous. Bon, ok, ça tiens sûrement en premier lieu du fait que
la femme a ses ragnagnas, que c'est dégueu et tout ce que tu veux,
alors on lui fait des petites serviettes, des tampons ou ce genre de
trucs. Sauf que, au milieu de tout ça, il y a les protège slip, la
protection inutile pour les règles (c'est trop petit et pas épais ces
trucs là !!). Alors il te protège de quoi le protège slip ? Des odeurs
de chatte tout simplement !!!"
Peur de rien l'Autre, peur de rien j'te dis...
Parce qu'après, Eve a écrit ça :
"La bite elle, elle n'a guère de problème avec son image. La bite est
majestueuse, virile, elle a le droit d'être velue et de sentir le mâle."
Et l'Autre a écrit ça :
"Bah oui la quéquette c'est cool, la quéquette c'est viril, ça fait mâle, ça a le droit de sentir le mâle c'est normal."
Pis Eve en remet un couche avec ça :
"Fini les zézettes qui sentent la zézettes hein, désormais, faut que ça
sente la lingette, faut que ça sente le désinfectant et la fleur de
nymphéa, faut que ce soit clean comme une fesse de bébé."
Alors forcément, l'Autre elle fait tout pareil et elle écrit ça :
"Mais la chatte, elle, dans la société d'aujourd'hui, elle doit être
propre, sentir le jasmin ou le nymphéa blanc, elle doit pas avoir de
fuites et doit rester sèche en toutes circonstances. Un peu le cul de
bébé dans une pampers !!!".
Je vous avais prévenu les gars : top moumoute, on se gave !
Parce que ça s'arrête pas là, meeeeeuh non ! Pourquoi se gêner et ne piquer que quelques phrases quand on peut TOUT piquer, merde !
Eve a écrit :
"Bientôt la gamme s'enrichira d'un déodorant spécial fouf, à bille ou en spray (...) Si nous on a droit aux slogans qui tuent du genre "Pour être fraîche en
toute circonstance", t'as déjà lu un truc du genre "Pour avoir les
bonbons frais comme au premier jour" ?!"
Alors la copiteuse elle a écrit :
" tu risque fort de voir un jour un déo pour foufoune en
stick ou en spray histoire de rester fraîche quoi qu'il arrive. Alors moi je veux
qu'il y ait un déo pour quéquette histoire que l'homme ait "les bonbons
qui sentent bons" !!"
Pis bon, ça pourrait continuer longtemps ce jeu des comparaisons alors je m'en tiens là hein...
Ceci dit, tu pourras comparer mon article No Sex and the City a son article No Sex on the Net, qui l'a encore est une belle démonstration de plagiat et qui a été brillament illustré par les deux mêmes photos que j'ai utilisées (tant qu'à faire, on va pas s'gêner hein !).
De même, jette un oeil à Une histoire de vomi que j'ai publié le 25 octobre 2007 avant d'aller mater Une histoire de ger... pardon de vomi qu'elle a publié chez elle le 27 octobre 2007 (ouais elle perd pas de temps la cocotte).
Bon, j'arrête là parce qu'on va pas y passer la nuit hein, pis parce que j'ai autre chose à foutre aujourd'hui. Genre écrire des articles vu que c'est un peu mon boulot. Et écrire des articles, ça prend du temps quand on plagie pas, c'est dire si j'ai pas le temps de m'attarder ici.
Ceci dit, Big up à l'Autre, alias Rock'n'Roll Girl (qui est forcément trop Rock'n'Roll puisqu'elle est tout de même fan de Tokio Hotel) parce que sérieux, fallait oser ! Déjà, plagier quelqu'un, à la base même pas j'oserais. Mais après, s'amuser à plagier une blogueuse réputée pour son fort mauvais caractère, pour sa propension à ne pas se laissser marcher sur les pieds (oui car pour rappel, le plagiat c'est puni par la loi, petite ignorante) et qui en plus, copine avec tout ce que la blogosphère a fait de pire (ou de meilleur ?) en matière de grande gueule qui n'ont pas froid aux yeux (ma Peste, mes Plaies, ma Chérie, j'vous aime et j'vous kisse dans la raie des fesses !), alors là franchement, ça prend carrément des airs de suicide on line. Elle aurait mieux fait de plagier une blogueuse influente, c'était moins risqué moi j'dis.
PS : Ma chère rock'n'roll girl, tu sais, rien ne t'empêche d'effacer les gentils commentaires que j'ai laissés sur tes articles. Même si je ne t'y insulte pas pas ni rien et que je me contente de faire remarquer que oh ça alors, tes articles me rappellent quelque chose. C'est pas grave tu sais, je veux bien être censurée chez toi si ça peut t'aider à dissimuler ton petit jeu à tes douze lecteurs qui te croient bourrée de talent. Ceci dit, explique-moi comment tu vas faire pour effacer cet article-là, hein ??? Han mais j'suis conne, TU PEUX PAS l'effacer ! C'est moche hein. Ouais mais c'est comme ça.
Ah oui pis sinon, si tu t'ennuies, je te conseille de lire l'article CPI, art L.335-1 à L.335-10. Tu verras c'est fendard, ça parle des sanctions pénales et des indemnités à verser en cas d'infraction aux droits d'auteur, moi perso j'adore !
Et au fait : mes amitiés à Tokio Hotel.
Edit : Ceci dit remercie-moi, je suis sûre qu'avec tous les liens vers ton blog que j'ai fait péter dans mon article, tu vas jamais avoir autant de lecteurs. Et tu vas pouvoir faire une capture d'écran de tes statistiques pour crâner devant les copines. Alors on dit merci à qui ? Merci Bibi !!
mardi 9 décembre 2008
Hypocrisie féminine, part 1 : pas ta mère ni ta bonne
Avec un article comme ça, je sais que c'est encore pas aujourd'hui que je me ferai des copines.
Parce que moi tu sais, je suis rien qu'une grosse balance et j'ai honte de rien. J'ai pas de fierté non plus. Et la solidarité féminine, ben solidarité mon cul, je suis solidaire de que dalle moi. Du coup, non mesdames, ça ne me pose aucun problème de parler de l'hypocrisie féminine même s'il eût été jugé préférable qu'en tant que femme, je ne tourne pas le dos à mon clan et que je la ramène sur ces cons d'hommes qui nous tompent nous brisent le coeur nous cassent les couilles qu'on a pas et tout et tout, plutôt que sur mes semblables à nichons.
Seulement, quand je lis certains blogs tenus par des gonzesses, je me dis que les propos qui y sont tenus sont autant de bâtons tendus pour se prendre un coup dans les dents tellement c'est énorme. Parfois au premier coup d'oeil, on dirait même de la parodie, du gag, de l'auto-dérision mais non, en fait tu t'aperçois très vite que c'est du premier degré pur et dur et que du coup, ça sombre rapidement dans le pathétique ultime.
Exemple récurent relevé sur bon nombre de blogs de gonzesses : s'acharner contre son mec.
Attention hein, je te parle pas du gentil petit carton balancé à la tronche de ton mec, là il est pas du tout question de se foutre gentiment d'un Manu qui sait pas ouvrir une bouteille de lait ou d'un Bambi qui sait pas se débrouiller tout seul dans un appartement hein. On n'est pas du tout dans le trip "je me fous de ta gueule et on en rit tous les deux" ou "je te cartonne pour la déconne", c'est pas de la gentille moquerie ni du foutage de gueule facile dont je te parle aujourd'hui, pas du tout.
Là je te parle du vrai pétage de plomb en ligne, de la blogueuse qui a décidé de montrer au monde entier qu'elle était une opprimée affublée d'un con d'assisté incompétent et que ça ne la fait pas rire du tout. Non seulement elle ne prend pas cela à la légère mais en plus, elle ne fait même pas semblant d'en rire. Et cette blogueuse-là, elle espère évidemment récolter un paquet de commentaires allant dans son sens et confirmant qu'elle est une pauvresse prisonnière de sa cuisine, sorte d'esclave domestique entièrement dévouée à son mari.
Par exemple sur un blog récemment consulté parmi tant d'autres, j'ai lu ça :
"Comme tous les midis, Chéri rentre du boulot et vient déjeuner à la maison. Il se met à table direct pendant que je sers le repas et après le dessert, il reste tranquillement installé et mate la télé pendant que je me fais chier à lui apporter son plateau avec café déjà sucré, chocolats et petits gâteaux maisons que je lui prépare tous les jours. Non mais franchement, pour qui se prend-t-il hein ? Tout juste un merci, et encore !! Je ne suis pas sa bonne quand même, il ne pense pas à moi ou quoi."
Chérie, moi j'ai envie de te dire ceci :
Le coup du plateau café-gâteau-chocolat, je doute que ce soit une idée de lui et un truc qu'il t'aurait imposé. Sérieux, à notre époque, t'en connais beaucoup des hommes qui OBLIGENT leur femme à faire péter les gâteaux maison sur un plateau TOUS LES JOURS ??!!
Sois honnête avec toi-même cocotte : le plateau d'après dessert, c'était TON idée. Une idée que t'as voulue tellement parfaite que t'as poussé le vice perfectionnisme jusqu'à mettre un sucre dans son café et à le touiller à sa place.
En somme, tu l'as habitué à ce truc très cool qu'est un café gourmand réalisé avec amour et proposé tous les jours et tous les jours, parce que tu te sentais un rien exceptionnelle en te la pétant Bree Van de Kamp, femme au foyer parfaite qui pense à tout, y compris au demi-sucre dans le café et au glaçage maison sur le gâtau qui va avec. Tu lui servais ton putain de plateau avec une très haute estime de toi, une immense satisfaction quant à cette attention prodiguée avec soin et une fierté sans fin à l'idée d'être une sorte de femme parfaite.
Et maintenant, ton gentil mec qui t'as jamais rien demandé, tu le fais passer pour un tyran domestique, pour un seigneur dont tu serais la boniche et qui se laisserait servir sans te remercier un million de fois pour tous ces bienfaits. Pace que c'est ça le truc et c'est là que ça me gêne ton histoire : ton putain de café et tes petits gâteaux, tu as commencé à les lui servir plus pour te faire mousser TOI que pour lui faire plaisir.
Dis pas non.
Dis pas non parce que je sais de quoi je parle. Y a pas une semaine, j'ai fait une montagne de cookies. Des tonnes de cookies ouais, y en avait pour toute la rue. Je fais ça des fois, pour faire plaisir aux gosses et au mec. Mais aussi et surtout pou me prouver à moi-même que je suis une sorte de déesse du cookie vois-tu. Et quand je les sors du four en me disant que ma recette est décidément aussi bonne que moi, je te prie de croire qu'intérieurement, je me la pète grave et que j'attends qu'un truc, c'est de me la raconter à mort avec mes cookies exceptionnels.
Et ce trip là, je me le fais très souvent, et pas qu'avec les cookies. Et moi aussi je fais péter la théière et les petites gâteries maison (non sexuelle en l'occurence... quoique, ça dépend des fois) tous les soirs quand on regarde la télé comme des beaufs.
Mais je la ramène pas, vois-tu. Et à vrai dire, je ne m'étonne même pas que mon mec ait pris la bonne habitude de se taper un deuxième volet de dessert quand il glande devant la télé, sans se préoccuper de ce que je fais pendant ce temps dans la cuisine. Et tu sais pourquoi ? Parce qu'il m'a jamais rien demandé le bougre. Et que si j'avais pas commencé à faire ma crâneuse avec mes saloperies de gâteaux, ben mon mec se serait contenté d'une bière et de cacahuètes (et aurait accessoirement fini obèse) et que ça l'aurait pas empêché de regarder les Experts pour autant.
Donc tu vois, sur ce point-là je la boucle. Sur les chaussettes sales, les assiettes qu'on laisse moisirdans l'évier et la chasse d'eau pas tirée, j'estime être en droit de la ramener mais pour le coup des gâteaux et autres petites attentions dispensées dans le but d'attirer l'attention, je la boucle pour de bon.
Et tu ferais mieux d'en faire autant, toi la grognasse qui crée un blog juste pour te plaindre de ton con de mari qui pense qu'à bosser et qui ne te dis pas merci six cents fois par jour pour un bout de brioche, un peu de caféine et un demi-sucre. Parce que tu mouillais sévère au début hein, quand tu te la racontais Wonder Woman du foyer, que t'en faisais des tonnes pour l'épater et satisfaire ton ego par la même occasion. Et maintenant, ben merde alors, v'là t'y pas que ça te troue le cul qu'il puisse s'être habitué à ces bonnes choses et ne plus s'extasier devant son café après chaque repas.
Donc si t'as envie de t'acharner sur ton mec qui assure pas une chique, pourquoi pas hein, moi je fais ça des fois, quand je sens que je suis à deux doigts de quitter le foyer en laissant un post it qui dirait "démerde-toi sans moi" sur le frigo (d'ailleurs mes rares amis ont cessé de me fréquenter suite à un récent incident du genre). Mais sois au moins fair play quoi, car comme dans tout bon combat de catch, y a des règles élémentaires à respecter. Et sur ce coup-là, tu t'en prends qu'à toi chérie parce que lui, il a jamais demandé à étouffer sous des litres de café et des tonnes de brioche maison, et il compte pas demander à ce que tu sois canonisée pour tant de dévouement et de perfection domestique.
Nan mais sérieux, un café quoi. Bon ok, y a les gâteaux qui vont avec. M'enfin bon, t'en connais beaucoup des gens qui s'extasient devant un café et des muffins tous les jours de leur vie ?
J'en ai fini pour aujourd'hui. Femmes au foyer frustrées, vous pouvez venir me taper.
mardi 2 décembre 2008
Eve dans Wikipédik : l'égo-trip
Le KJiBi Underground a encore frappé !
Nahimage, l'une des instigatrices du mouvement, maîtresse des bas fonds de la blogosphère et symbole de la blogo qui t'emmerde et qui ne se prend jamais au sérieux, nous fait le coup magistral de l'encyclopédie en ligne revisitée à la sauce underground-fuck-the-system.
Lecteurs, lectrices, blogueurs, blogueuses, vautrons-nous dans l'égo trip de la nahi-encyclopédie Wikipédik, répertoire désormais essentiel de la précieuse lie de la blogosphère !
A défaut d'avoir couché avec les bonnes personnes pour faire partie du très attendu classement des meilleurs blogs féminins du prochain Elle , savourons avec délectation ce pur trip égocentrique et ne nous lassons jamais de ne plus nous sentir pisser.
Ploum ploum tralala ploum ploum tralala, KJiBi vaincra !
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Clique et ouvre tes mirettes pour lire l'article de Wikipédik consacré à moi et rédigé par le fantasme absolu de toute la blogosphère, j'ai nommé la Peste.
Pour poursuivre le trip Wikipédik, vas-y voir chez les Plaies, chez Nahimage et chez notre Peste.
Et toi aussi réalise ton rêve en figurant dans le désormais sacro-saint répertoire des blogueurs qui se marrent, se moquent et te merdent : manifeste-toi dans les commentaires pour que notre vénérée maîtresse t'intègre dans l'ego-trip Wikipedik.
























