jeudi 3 septembre 2009
Je ne PEUX pas arrêter ce blog...
... parce que si je suis plus là,
QUI s'occupera de la promo des Wad Billys ??
Bon, bande de tocards, au lieu de raconter des conneries dans les commentaires, vous bougez votre cul à l'Emile Vache à Metz demain soir, car à 20 h, y a les Wad Billys qui déboulent.
Et vous avez intérêt à leur acheter des disques, plein.
Et à me payer des bières, plein.
PS : Le Coach, viens, y aura des putes au patchouli. Ze Connasse, viens aussi, y aura de la drogue. Les autres : pas la peine de venir, on vous aime pas. Oh pis si, venez quand même tiens, et tachez de servir à quelque chose. Par exemple, débrouillez-vous pour couvrir les Wad Billys d'or en leur achetant moults disques (comme ça peut-être qu'un jour ils pourront m'embaucher comme manageuse et je cesserai enfin d'être payée en badges).
mercredi 24 juin 2009
Manu m'a dit de vous dire
Quand on va à un concert de merde, Manu il dit : "Hé mon rat, faudra que tu dises sur ton blog que ce groupe, c'est de la merde".
Quand on a des soucis avec une boutique en ligne, Manu il dit : "Hé mon rat, faudra que tu dises sur ton blog que cette boutique est tenue par des gros cons".
Quand il entend un truc intéressant sur LCI, Manu dit : "Hé mon rat, faudra absolument que tu parles de ça sur ton blog".
Quand il me fait jouir, Manu dit : "Hé mon rat, tu pourras raconter à tes lecteurs comment je t'ai bien fait jouir deux fois de suite !"
Quand il entend une vanne plutôt bonne, Manu dit : "Mon rat, celle-là faut que tu la racontes à tes lecteurs."
Bref, Manu, il a tout le temps un truc à vous raconter, mes biquets. Enfin disons, un truc qu'il voudrait bien que je vous raconte à sa place vu que lui il n'a pas de blog et ce, selon ses dires, par pure fainénantise (non, en fait il préfère optimiser son temps libre en le passant sur Youporn et Magic Trade plutôt que sur un blog. Un choix qui se respecte).
Et comme moi je suis une fille sympa dans le fond (vraiment tout au fond hein), je lui ai dit que je voulais bien lui préter mon blog pour qu'il la ramène de temps en temps sur les sujets de son choix, et pour qu'il puisse vous dire tous ces trucs importants qu'il range dans un coin de sa tête (entre la date de notre anniversaire qu'il n'est pas foutu de retenir et la liste des courses à faire cet aprèm).
Donc voilà, en ce jour solennellement je l'annonce, la rubrique "Manu m'a dit de vous dire" fait son apparition sur ce blog.
Une rubrique écrite par moi-même sous les directives de Manu, même qu'il paraît que ça l'excite grave de s'imaginer que je suis sa secrétaire qui prend des notes sous la dictée, tape sur le clavier et suce fait le café.
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Manu m'a dit de vous dire :
* Qu'il croyait que Frédéric Mitterand était mort. Mais en fait non, il est pas mort, la preuve : il fait son entrée au ministère de la culture.
* Qu'il a vu un OVNI au concert plein air des Wad Billys. Il était couché dans l'herbe et observait les nuages, quand soudain, il s'est relevé pour me dire ceci : "Mon rat, je viens de voir un OVNI. Un truc blanc, immobile, dont on distinguait clairement les contours, des contours de soucoupe volante. Pis tout à coup, ça a commencé à s'estomper et ça a disparu...". Et Manu m'a dit de vous dire que la consommation d'un gros tarpé juste avant de voir l'OVNI n'a évidemment rien à voir avec cette apparition.
* Qu'il faut arrêter de manger du cochon. Parce que le porc, c'est le cousin de l'homme même que selon lui, ce serait pas impossible que l'homme descende à la fois du singe et du cochon. Alors le cochon, faut le traiter d'égal à égal et arrêter de le mettre dans son assiette, car à l'adage "dans le cochon, tout est bon", Manu préfère retenir l'expression emblématique "copain comme cochon". En revanche, Manu m'a tout de même dit de vous dire que le jambon, ça compte pas, que c'est pas vraiment du cochon. Parce qu'une vie sans jambon, paraît que c'est trop dur.
* Que Conan le Barbare II, c'est tout pompé sur un scénario de Donjons et Dragons. Le scenar où, précisément, Manu le palladin a épousaillé une princesse après moults combats héroïques et aventures diverses. Bref, Conan a tout copié sur Manu.
* Que depuis que Steven Seagal est bouffi et obèse, c'est trop marrant de le regarder combattre. Et il a pas tort Manu : des scènes de baston avec un Steven Seagal figé sur place qui remue rien que les avant bras tellement ça l'essouffle de faire trop de mouvements, c'est trop excellent. C'est pour ça que Steven, on l'aime tant.
* Que la brosse à dents est l'un des objets du quotidien les moins écologiques et les plus polluants. Paraît que rien n'est recyclable sur une brosse à dents, et que quand tu tiens compte du nombre de brosses à dents consommées, par an et par personne, l'impact écologique est juste catastrophique. (C'est peut-être pour ça que lui, il évite de trop se brosser les dents : il économise sa brosse en évitant de l'user trop vite, c'est son geste quotidien pour l'environnement.)
* Qu'il faut faire péter les supermarchés. TOUS les supermarchés. Comme ça, ces gros cons de capitalistes arrêteront enfin de se goinfrer sur le dos des producteurs et des consommateurs, on réapprendra à consommer intelligemment et ça remettra enfin les compteurs à zéro. Notez que Manu revisite le projet Chaos.
* Que si quelqu'un a des souches de timbres amendes, il veut bien les récupérer pour sa collec perso.
Voilà, c'est tout ce que Manu m'a dit de vous dire pour aujourd'hui.
mercredi 27 mai 2009
Vous reprendrez bien une part de honte ?!
Des fois je me dis que le mot "honte", c'est moi qui l'ai inventé. De même que les mots "loose" et "démoule", soit dit en passant. Dernier épisode en date, j'annonce : comment je me suis humiliée en envoyant une vanne de merde à tout Myspace...
Ca a commencé quand j'ai reçu un mail de mon pote Marc, punk et organisateur de concerts de son état, qui m'invitait à un concert ce week-end là, concert organisé en l'honneur d'un ami. Pour des raisons de logistique, il m'invitait donc, de même que les quelques dizaines d'autres personnes ainsi contactées, à lui confirmer ma venue afin de pouvoir finaliser ses prévisions en matière de houblon. Classique quoi.
Egale à moi-même, je me suis empressée de lui confirmer très aimablement ma participation à cette Punk Birthday Partouze Party en ces termes très distingués :
"Bonjour Madame,
Merci de me garder trois places pour votre Garden Party à laquelle je compte venir accompagnée de mon mari et de ma maîtresse (et peut-être aussi de mon psy mais cela reste à confirmer).
Pour le cadeau d'anniversaire, je pensais à une pute dans un gâteau géant mais s'il est question d'un cadeau commun, je décommanderai le gâteau (et garderai la pute, ça peut toujours servir).
A bientôt donc,
Eve"
Et en guise de réponse, j'ai reçu un mail qui commençait par ceci :
"Et bien avec ton mail que tu as transmis a la bonne moitié de mes pôtes myspace, tu as enflammé les réservations en parlant d'une pute dans un gateau... les gens restent vénals et proches de l'attrait sexuel"
Hé ouais. Vas-y, dis-le, t'as le droit : quelle conne c'te Eve ! Non mais la honte quoi, pour pas changer...!
Evidemment, pas la peine de te faire un dessin : au lieu de me contenter de répondre à l'expéditeur du mail d'origine en cliquant sur "répondre", j'ai cliqué malencontreusement sur "répondre à tous". Et mon histoire de gâteau fourré à la pute de l'Est a été lu par tout le répertoire Myspace de mon pote.
Non mais franchement, comment veux-tu que je sois encore crédible en public en cumulant des boulettes pareilles...?! Et le pire mon ami, le PIRE, c'est que je le fais même pas exprès. C'est moche hein ?! Ouais, je sais...
Bon, histoire que t'arrêtes de te gausser comme un con devant ce nouveau quart d'heure de honte subi par moi-même et afin de rendre ta visite sur ce blog de merde un peu utile, sache pour ta gouvernante gouverne que le concert en question était fort bien, qu'on dit chapeau à Marc qui sait mieux que personne organiser des concerts punks à l'heure où le Français lambda mate Drucker dans son sofa (un concert keupon le dimanche après-midi, moi je dis : respect) et que le groupe en question, c'était Hat Trickers. Des Japonais m'sieurs dames, en plein trip Kubrick, et qui font du punk qu'il est vraiment bien :




Sur cette photo : un japonais très très maquillé, un fan des Poppies dans un pull mohair qui f'rait honte à sa mère et une fille très très cool...
... et sur celle-là, Ouin-Ouin alias le mec au béret. Toujours célibataire le Ouin-Ouin, si intéressées, merci de m'envoyer vos CV, je ferai suivre.
Et puis y avait aussi Non Konform en première partie, qui font du punk bien d'chez nous et que tu peux écouter là.
Et je remercie évidemment Marc du label Worst pour les photos... et pour tout le reste.
Demain si t'es sage, je te raconterai comment j'ai fini par pratiquement rater le concert des Adicts alors que le mois dernier, je m'y étais tout de même pointée avec un mois d'avance...
mardi 19 mai 2009
Houblon à boire et amis d'un soir
Encore une soirée banale parmi les punks...
J'ai assisté à un concert de PKRK, une fois de plus, je vais donc me passer de te faire le topos habituel, bien qu'il ne me semble pas vain de te rappeler, ceci dit, que PKRK c'est les meilleurs, que ce concert était juste magnifique, que le retour de Laurent à la batterie était inespéré, et que t'es vraiment un sacré gros naze si t'as pas PKRK dans ta discothèque. Nan parce que bon, ça fait rien que deux ans que je me crève le cul à te dire qu'il FAUT écouter PKRK, que tu peux pas ne pas aimer, que je te file les liens pour que tu files acheter leurs disques voire pour les écouter gratos, vu que je n'exclue pas l'éventualité que tu sois un gros rat pas foutu de financer la scène punk, et que malgré tout cela, je ne suis pas bien sûre que t'aies enfin imprégné, dans ton petit cerveau de demeuré.
Donc je suis allée voir PKRK et c'était fort bien.
Même qu'avec Diego Pallavas avant et les Cadavres après, c'était encore mieux.
Et donc, pour te résumer le truc vite fait, ceci fut une soirée habituelle : j'ai bu des bières, j'en ai payées quelques unes et m'en suis faite offrir un paquet, j'ai tellement picolé que j'ai fait des trucs inconsidérés comme chercher la merde à des gaillards gaulés trois fois comme moi, faire des gros fuck à des tocards qui ont eu le malheur de me tapoter sur l'épaule pendant le concert, sans craindre de me prendre une mandale en retour (note qu'il ne faut jamais me déranger pendant un concert, sauf si t'as une bière à m'offrir), sympathiser vite fait avec deux ados alors que je ne sympathise jamais avec personne quand je suis à jeun, surtout pas avec des jeunes et encore moins avec des filles, et puis faire un stage diving sur le dernier morceau de PKRK. Te moque pas, j'y suis pour rien si j'ai 14 ans à chaque fois que je les vois sur scène.
Bref, comme tu l'as compris, cette soirée fut, une fois de plus, largement conditionnée par mon ami le houblon. Même qu'à trop boire de diabolo houblon, j'ai failli gerber dans la bagnole, sur le chemin du retour. Mais je suis une fille très distinguée qui sait se retenir, aussi me suis-je contentée de faire flipper tout le monde durant le trajet en répétant "au secours, je vais vomir", "il me faut un sachet" ou "le prochain qui me parle de bouffe je lui gerbe dessus"... mais sans jamais vomir. Oui je sais, je suis parfois d'une charmante compagnie. Trop forte n'empêche. Parce que me lendemain, malgré l'effet grand huit qui a duré une bonne partie de la nuit, et malgré une soirée qui s'était achevée aux alentours de 4 heures du matin, je me suis réveillée à 8 heures fraîche comme un gardon, et j'ai même eu le courage de préparer le petit-déj au reste de la bande. Je suis comme qui dirait... wonder woman.
Mais l'un des intérêts du houblon, en plus de te faire perdre toute maîtrise de soi au point de te ridiculiser en public, c'est de t'amener à faire des rencontres assez exceptionnelles dans le genre, j'ai nommé ces potes d'un soir avec qui tu refais le monde au bar. Et bien dis-toi que bien que j'aie l'habitude de ce genre de rencontres qui valent toujours leur pesant d'or, je crois avoir décroché le gros lot vendredi dernier en faisant connaissance avec Carole.
Sacrée Carole j'ai envie de dire ! Carole, "42 ans et le cul dur comme du béton... touche pour voir !". Carole, elle m'a invitée à tater son cul une bonne demi-douzaine de fois pour me montrer à quel point il était encore ferme pour son âge et à quel point elle était d'ailleurs encore jeune, d'une façon générale. Même que sa fille, paraît qu'elle la traite d'ado dans un corps de vieille et qu'elle la fait chier avec son beauceron. Cherche pas, aucun lien, fils unique. Et même que Carole vit une folle histoire d'amour avec son mec, mais qu'avant c'était juste un ami, vu qu'ils ont passé "15 ans à se renifler le cul avant de conclure". Moi, quand on me paye une bière pour me raconter des histoires d'amour sur ce ton là, je kiffe méchamment quoi ! Même la Peste qui n'avait pas picolé, elle a ri comme une tarée en écoutant ces histoires de beauceron et de fesse ferme, c'est dire si Carole c'était du gros dossier : "Alors moi j'y ai dit : tu vas pas m'péter les couilles avec ton clébard, tu vas pas m'faire chier hein, j'ai pas qu'ça qu'à foutre avec ton putain de cabot !". Et la suite de l'histoire, on ne la connait pas vu que ça n'a jamais été plus loin. C'était une sorte d'histoire en boucle, cette histoire de chien, un concept en soi, ce truc que seul le houblon te permet de faire. N'empêche que Carole, elle nous a bien fait rigoler, surtout quand elle essayait de rajuster son brushing alors qu'elle était tellement en nage qu'on l'eût dit tout juste sortie de la douche : "Putain d'merde, j'ai fait mon brushing juste avant de v'nir et j'crois qu'il est foutu là". Et avec ou sans brushing, elle était trop excellente avec son polo têtes de mort et son "cul d'enfer". Et pour conclure cette histoire que seuls les ivrognes seront en mesure d'apprécier, pour citer ma copine de bar : "Tu verras quand tu seras grande, tu r'penseras à Carole et tu te diras : elle avait raison Carole, elle avait raison !". Donc je ne sais pas au juste en quoi Carole est supposée avoir raison ni si cela a rapport, de près ou de loin, avec la fermeté des fesses, les désagréments capillaires ou l'élevage du beauceron, mais moi j'ai décidé d'être d'accord avec carole. Question de solidarité houblonnée.
Sur ce, je te laisse méditer sur cette pensée philosophique car moi j'ai autre chose à faire, comme par exemple me poster devant ma porte d'entrée pour être sûre de ne pas rater le facteur qui doit me livrer le Kitchenaid* de mes rêves... mais ça, c'est une autre histoire.
@ Laurent, si tu me lis : Merci de m'avoir mise sur la liste d'invités pour que je n'aie pas à payer l'entrée. Mais si la prochaine fois tu pouvais me prévenir un peu plus d'une heure avant le début du concert, ça m'éviterait de payer et faire valider ma place. C'est pas grave ma caille en sucre, je te pardonne.
@ Caps, qui me lit sûrement : Les tétards vont bien, je leur ai trouvé des noms : Joey, Johnny, Tommy et Dee Dee. Pour faire simple.
@ Hervé, qui lui c'est sûr, me lit au lieu de bosser (et qui après accuse mon blog d'être à l'origine des virus qui polluent tout le réseau informatique de sa boîte : Hervé, arrête de confondre mon blog avec tes sites de porno en streaming, merde quoi !) : On n'a plus l'âge pour les stage diving. Enfin surtout toi quoi...
@ Vérole, qui ne me lit probablement pas mais bon, tant pis : Tu as un ticket avec la Peste.
*S'agirait pas de croire que c'est les clopinettes que vous m'avez filées en guise d'obole qui ont pu le financer. Vous avez cru que je voulais me payer une dinette ou quoi ? Vous avez tellement fait les rats dans l'ensemble que j'ai tout juste de quoi me payer la housse et le livre de recettes à la rigueur, bande d'ingrâts ! (Ceci dit, je ne manquerai pas de remercier individuellement les quelques vaillants participants tels qu'Ibizabelle, qui a revendu un talon de ses Louboutin pour me filer un peu de blé, ou encore Spike qui a été obligée de dealer des champi pour amasser un peu de thune à me refiler. Merci les gueuzes, vous êtes bien bonnes. Et merci aux quelques autres aussi.).
lundi 20 avril 2009
Can't wait to see the Adicts
Hier matin, quand j'ai commencé à ouvrir les yeux depuis le fond de mon plumard, l'intro d'England accompagnait mon émersion et mes premiers pas hors du pieu se faisaient sur fond de "I I I I Wo oh oh oh I I I I wo oh". J'ai pris ma douche en chantant Angel, enfilé mes chaussettes en répétant que "Oh yeah I'm a joker in the pack", et tout l'après-midi, j'ai tapé du ménage en gueulant "Viva la Revolution", même que je faisais flipper mon chien à chaque refrain. Je me mets à la place de la pauvre bête, c'est vrai que ça pouvait sembler un rien inquiétant de voir sa maîtresse brandir le balai en s'écriant "VIVAAAA" à chaque fois que la chanson recommençait. Ceci dit, c'était sans doute moins effrayant que de me voir gueuler "Get Adicted cause it ain't not crime" en slibard devant mon miroir, en brandissant ma brosse à dents tel un micro au-dessus de mon public virtuel (oui, y a des gens virtuels qui viennent m'écouter chanter dans ma salle de bains et je vous merde). Car oui, hier, j'ai écouté les ADICTS en boucle. Et pour cause : j'étais trop ravie de me dire que j'allais enfin les voir en vrai le soir même, alors comme à mon habitude à quelques heures d'un concert, je me faisais déjà le show à moi toute seule dans mon appart.
Et autant te dire que quand le Manu est rentré du boulot, prêt à repartir pour pogoter, j'étais aussi excitée qu'une môme un soir de Noël tellement j'étais coooooontente. D'ailleurs c'est bien simple, j'ai failli pisser sur le tapis de l'entrée pour manifester ma joie quand il s'est pointé dans l'appart (oui je sais,avoir un chien, ça ne me réussit pas, je chope toutes ses vilaines habitudes. Au chien, pas à Manu sans ça je me laverai tous les trois jours seulement et ce serait pas cool).
Et donc, on a sauté dans la bagnole, on a ramassé notre ami Ouin Ouin au passage et on est allé tout droit chez nos voisins luxembourgeois pour mater ce concert tant attendu. Une bonne heure de route tout de même hein, mais bon, quand on aime on ne compte pas et les Adicts valent bien quelques bornes. Alors pour s'occuper, on a bu des bières, parlé de cul et maté nos billets de concert dans tous les sens en se disant que oooh, ils étaient jolis pour une fois les billets, et en essayant de traduire les hiéroglyphes germaniques pour en décrypter le sens.
Quand on est arrivés dans la navette prévue pour nous déposer devant la salle de concert, on s'est dit que putain, ils avaient un drôle de look les gens qui venaient voir les Adicts. Et qu'ils étaient vieux ma foi, avec une proportion non négligeable de gonzesses, ce qui est tout de même assez rare dans un concert de punk 77. Et bon, y avait tous ces gens de 45-50 ans, habillés comme pour aller au boulot, et y avait ce grunge de Ouin Ouin, et Manu dans son pull mohair rayé, et moi avec mes baskets léopard, et tous ces gens nous regardaient aussi étrangement qu'on les observait nous-mêmes, comme si on appartenait pas du tout au même monde. On s'est dit qu'ils étaient bizarres les Luxo, que tous ces drôles de gens allaient sans doute voir un autre concert dans une salle voisine et on s'est rassuré en se disant que sur place, y aurait sans doute des tas de keupons à crête pour relever le niveau. Sauf que non. Quand on est arrivé devant la salle, y avait rien que des gens normaux et pas l'ombre d'un punk, ouaich. Même pas ça nous a paru plus étrange que ça, tellement on est des nazes. Alors on a continué à boire des bières et à compter les pétards tout en survolant la foule d'un oeil pour essayer de repérer du punk familier.
Et puis au moment d'entrer dans la salle, ben on s'est vus refusés l'accès.
J'TE JUUUURE !!
Pas parce qu'on avait des super look par rapport à tous ces gueux.
Pas parce qu'on avait des canettes de bière plein les poches.
Pas parce qu'on avait des joints planqués dans les chaussettes.
Juste parce qu'on avait...
un mois d'avance.
(silence)
(ouais je sais, la honte quoi)
On était tellement pressés de voir les Adicts qu'on s'est pointés à leur concert avec un mois d'avance. Parce que les Adicts, ils passent le 19 mai et pas le 19 avril. Et que le 19 avril, c'était Simply Red à l'affiche, autant dire qu'on a vu plus rock et plus punk dans le genre. Ouais vas-y dis-le, on est des buses. DES BUSES quoi !!
Je te dis pas comment le videur il s'est bien marré quand il a chopé le billet de Ouin Ouin, qu'il a d'abord pris pour un faux billet, et qu'il s'est mis à lui indiquer la date en ricanant, comme si Ouin Ouin était trop drogué pour comprendre. Et comme nous on se serait étranglés mutuellement face à notre monstrueuse connerie (on a quand même tous eu les billets en main pendant tout le trajet et y en a pas un qui a vérifié la date). Et je te laisse imaginer comme on était dégoûté de devoir rentrer dans notre ville fantôme où y a pas un bar d'ouvert le dimanche soir, alors que dans notre tête, c'était déjà la grosse totale avec du punk et du houblon plein les neurones.
Et c'est ainsi qu'alors que nous étions partis pour une folle soirée punk rock 77, on a fini dans un bar luxembourgeois miteux où une serveuse qui portait un haut de maillot de bain, des western boots en skaï blanc et un appareil orthondontique, nous a servi deux bières et un café crème avec Pascal Obispo en fond sonore. Véridique, j'invente rien. Si ça c'est pas de la loose intersidérale, hein...
Donc les copains, j'annonce : le 19 mai, on sera doublement en forme pour aller voir les Adicts. D'ailleurs cette fois là, on sera tellement contents de pas se taper l'aller-retour dans le vent que même si le concert est pourri, on sera quand même content.
N'empêche moi je trouve qu'on est sensationnels sur ce coup-là. Limite je trouve cette histoire plus forte que la fois où Ouin-Ouin est sorti du concert des Damned en disant "trop bien cette première partie, vivement que les Damned viennent jouer". Sauf que c'était pas la première partie mais bien les Damned qui venaient de jouer. Qu'il est fort ce Ouin-Ouin.
Moi j'ai envie de dire : mes potes et moi, on est trop fort. Limite ça me dégoûte pour les autres tellement on est forts.
Bon ben en attendant le mois prochain :
jeudi 26 mars 2009
Pétition pour l'interdiction des djeun's dans les concerts rock
Qui a dit que j'étais une fille acariâtre et chieuse qui se la pétait "Madame" et ne pouvait pas blairer les jeunes ??!!
Franchement, c'est l'image que je donne ?
Comment ça "ouais" ??!
Bon très bien.
Why not, after all (oui, je suis devenue bilingue pendant mon sommeil). Puisque je suis cataloguée comme vieille emmerdeuse pro old school et anti-jeunes, qu'on se le dise : j'aime pas les jeunes.
Non, en fait c'est pas vrai : à la base, les jeunes, je les aime par principe. Ben ouais, ma mère m'a toujours appris ceci : "Tant qu'on n'a pas essayé de t'entuber et qu'on t'a pas emmerdée, t'as aucune raison de détester quelqu'un." (comment ça Maman, c'est pas toi qui m'a enseignée ça ?? D'où ça sort alors ?)? Donc les jeunes, comme le commun des mortels d'ailleurs, tant qu'ils ne me font pas chier, j'ai rien contre eux.
Mais c'est là que le bât blesse : les djeun's ont quand même une évidente propension à se rendre insupportables. A te donner envie de leur taper dessus.
Je vais pas te faire un topos détaillé de la chose, on va s'en tenir à un seul cas de figure très révélateur du côté foutrement insupportable de cette sombre tranche de la population : les concerts.
Les jeunes en concert, c'est la plaie. Attention, je précise : les jeunes aux concerts de grandes personnes, c'est la plaie. Oui, moi je suis une grande personne : j'approche de la trentaine, je me trimballe 3 mouflets et j'ai déjà vécu 3 ou 4 vies bien remplies, je peux donc me considérer comme une adulte (même si je continue à m'extasier devant Alice au Pays des Merveilles en VHS). Y a des concerts qu'on devrait carrément proscrire aux jeunes, un peu comme les discothèques douteuses réservées aux plus de 25 ans : faudrait mettre un grand gaillard à l'entrée afin qu'il refuse l'accès à tout ce qui s'apparente à un insupportable djeun's. Oui, parce que je tiens à préciser que tous les jeunes ne sont pas insupportables, encore heureux. Y en a même qui savent très bien se tenir, y en a avec qui j'arrive à sympathiser mais bon, faut bien avouer que les jeunes dans les concerts, à 80%, c'est du jeune-à-claquer.
Petit panorama des djeun's à qui t'as envie de mettre la tête dans les chiottes (bah quoi, t'as jamais eu envie de noyer quelqu'un dans des latrines toi ?!) :
1) Les jeunes à sac à dos
Eux, dans les concerts, ils remportent la palme. Si y a une catégorie de jeunes que t'as envie d'anéantir en priorité dans un concert, c'est bien celle des djeun's à sac à dos, y a aucun doute là-dessus. Eux, ils se pointent au concert avec un sac à dos Eastpack qui, à vue d'oeil, fait pas loin de dix kilos (ben ouais, c'est que ça pèse lourd les canettes, la PSP et les balles de jonglerie). Et le jeune à sac à dos, il ne lâche évidemment pas son sac du concert, parce que lâcher un euro dans un vestiaire, fuck off, c'est le prix d'une demi-bière, et puis parce que le balancer dans un coin de la salle, c'est certes punk mais pas très prudent (s'agirait pas de se faire piquer un des 28 badges épinglés dessus). Pis surtout, le jeune à sac à dos, il s'en fout de faire chier son monde, alors non seulement il garde son sac scotché au dos mais en plus, il vient squatter les premiers rangs, là où ça bouge, là où ça danse. Et toi quand t'es derrière, tu te prends son putain de sac à dos dans la gueule une bonne soixantaine de fois. Et à chaque fois qu'il se retourne, il manque d'éborgner quelqu'un avec sa saloperie de sac, le con. Et bon bref, ces gens-là, j'ai envie de mettre tout mon poids sur le sac à dos pour les faire fléchir et se ramasser la gueule par terre avant de les achever à coups de tatanes. D'autant qu'en général, ils se déplacent en groupe ces nazes et que t'es souvent cerné par les sacs à dos. La prochaine fois qu'un connard me gâche un concert avec son putain de sac à dos, je promets que je lui claque ma moon cup usagée dans la gueule.
2) Les fans du pogo :
Les fans du pogo, ils sont là dans un seul et unique but : faire la bagarre avec les copains. Ils squattent les tout premiers rangs (souvent accompagnés de leur sac à dos, tant qu'à faire) et dès les premières notes, se jettent de tous les côtés, mettent des coups de coude, des coups de genoux, des coups de Doc et des coups de tête, et sont vachement trop contents que ça blaste à mort !! Alors après, le concert, ils s'en foutent, ça pourrait être les Buzzcocks, Hervé Villard ou les Plastiscines que ce serait pareil, le seul objectif à atteindre étant : faire du pogo !! Et bref, toi qui viens précisément pour ce concert, qui aime le groupe que tu viens voir, qui as envie d'en profiter, ben t'es juste obligée de te concentrer pour pas finir piétinée comme une vieille merde quand t'as le malheur de faire 50 kilos toute mouillée et qu'y a quinze ados pogoteurs à sac à dos devant toi.
3) Les filles qui sautillent :
Ces filles-là viennent évidemment entre copines. Entre copines à sac à dos le plus souvent... (t'as compris que je l'avais mauvaise contre les putains de sac à dos en concert hein...?). Et ces amies pour la vie, leur truc, c'est de se tenir par la main ou par le bras et de sauter toute en choeur, SURTOUT pas en rythme (à quoi ça servirait, franchement ?), bref, de sauter sur place du début à la fin du concert, un peu comme si elles avaient chacune un pois sauteur coincé dans le fion. Et toi qui est derrière, ben déjà t'y vois rien, mais en plus tu peux pas danser du tout vu que toutes les huit secondes, y a une de ces grosses qui te ruine le pied avec ses Vans. Une seule solution pour calmer ces filles-là : leur tirer les cheveux un coup sec, bien violemment. Ca, c'est le truc qui me démange à chaque fois. Promis, un jour ça va me prendre et je vais en scalper une.
4) Les jeunes qui se prennent en photo :
Le jeune qui se paye un accès à un concert, dans sa tête il vient voir des staaaaaars. Et du coup, il compte bien se la péter graaaaave sur son Skyblog. Alors il pourrait se contenter d'une classique photo souvenir avec ses potes, au bar ou devant la salle (chose que je fais en prévision de mes vieux jours, classant les photos dans un album intitulé : "Souvenirs rock de quand j'étais pas incontinente : On était jeunes on était beaux on sentait bon le sable chaud"), le djeun's tient à avoir la preuve en image de sa proximité avec la star. Son but est donc d'approcher la scène au plus près, pendant le show, et de prendre une posture débile devant, tandis qu'un de ses acolytes prend une photo en s'efforçant de cadrer la tête de con de son congénère ET l'artiste sur scène. Tout ça pour pouvoir crâner ensuite en disant : "La preuve que j'y étais et que c'était trop d'la balle !!". Alors voilà, ces photographes de mes couilles (faites pas chier, pas besoin d'avoir de couilles pour user et abuser de cette poétique expression), ils passent leur temps à te pourrir ton concert pour réussir leur foutue de photo. Supaaaaaire !
5) Les cameramen :
Merci Dieu, merci la technologie : les téléphones mobiles sont désormais tous équipés d'un appareil photo et d'une caméra vidéo (sauf le mien qui est à peu près aussi performant et classieux que les premiers modèles de mobiles Itinéris). Du coup, t'es tranquille qu'à chaque concert, t'as minimum dix crétins devant toi qui vont passer la soirée à filmer le show. Alors évidemment, ils vont profiter de que dalle vu qu'ils sont focalisés sur leur saloperie de mobile, faisant moults efforts pour ne surtout pas bouger. Et ces jeunes cameramen de mon cul (pour changer de mes couilles tout en usant d'une expression définitivement plus appropriée), si t'as le malheur de les bousculer, haaaaaan comment qu'ils sont vener' et pas contents !! Alors en gros, tu te demandes POURQUOI ils sont là : non mais franchement, ça sert à quoi de venir à un concert pour pas en profiter, ça sert à quoi de se poster dans la fosse pour faire la gueule à la moindre micro-bousculade, ça sert à quoi de payer pour voir un artiste en live si tu passes ton temps à la mater à travers un objectif, BORDEL ??!! De grâce, qu'on m'explique...!
Voilà. Tu as donc pigé que mon concert des Buzzcocks, qui n'était déjà pas terrible en soi (mais ça, j'en parle là), a été très largement gâché par ces jeunes qui semblent se multiplier plus vite qu'un Mogwaï dans un jacuzzi. Franchement, ils pouvaient pas faire comme tous les autres insupportables djeuns ce soir-là, à savoir aller pogoter, photographier, filmer et sacàdoter au concert des Killers, juste à côté ?!! (oui, y avait les Killers au Zénith ce soir là).
Edit : Ah oui au fait, mention spéciale au mec qui est monté sur scène pour faire un bisou à Pete Shelley. La vérité, c'était trop mignon et terriblement punk, on sentait bien le rebelle qui était en lui.
samedi 7 février 2009
Get a grip on yourself ! : les Stranglers assurent toujours

photo prise avec beaucoup de talent par le Coach et publiée sans son aimable autorisation
(dans ton cul l'autorisation !)
Découvrez The Stranglers!
La plupart de mes potes ont cela en commun qu'ils sont plus âgés que moi et qu'ils ont donc vécu les débuts du punk et sa grande époque lorsque quant à moi, j'étais encore dans les couilles de mon père. Certains ont fait des afters mémorables avec les Rezillos, pris un verre avec Rat Scabies, vu les Ramones dans des discothèques ringardes, d'autres ont bouffé avec Joe Strummer lors d'un festival... bref, ils ont rien râté, les enfoirés. Ou si peu.
Moi, j'ai débarqué trop tard. Née en 1981, le calcul est vite fait : quand je suis arrivée à l'âge de fréquenter des concerts et surtout de m'y rendre par mes propres moyens (quand tu vis dans la campagne profonde, Paris c'est juste le bout du monde et c'est pas en bicyclette Miss Peugeot que tu risques d'y aller), ben on peut dire que tout était fini ou presque. PKRK avait déjà splitté (tu comprends mieux pourquoi je ne suis toujours pas remise de leur retour inespéré), les Rats avaient donné leur dernier concert et même les Zabriskie Point ne m'ont pas laissée le temps de les voir (sachez les gars qu'à ce jour, je vous en veux encore pour ça... note pour plus tard : penser à écrire à Bégaudeau pour lui dire ô combien il m'a brisé le coeur le jour où les Zab ont arrêté). Côté punk anglais et new-yorkais, même topos, j'étais loin d'avoir les moyens de faire des centaines de kilomètres pour pouvoir voir qui que ce soit, c'était plus facile de se résigner à jamais les voir et puis de toute façon y avait pas d'autre choix.
Bref, quand j'ai enfin eu les moyens de voir tous ces groupes, ben on peut dire qu'ils étaient déjà bien vieillissants quand il n'avaient pas déjà arrêter. Et c'est précisément pour cette raison que la plupart de mes amis qui ont connu les débuts du punk préfèrent ne plus aller les vois en concert, considérant que ces groupes ont définitivement fait leur temps et qu'il vaut mieux rester sur de bons souvenirs qu'être confronté à de vieux punks désormais bedonnants et grisonnants qui n'ont plus qu'à moitié la pêche (ça c'est ce qu'ils disent) voire pire, se contenter d'un line up tellement loin de la formation d'origine que le groupe perd tout son sens (pas toujours mon avis).
Leur position me semble légitime. Et quand ils se foutent de ma gueule parce que "wha la honte ! Payer pour voir les Buzzcocks avec un Pete Shelley tout pourri en jogging !", j'essaye de pas riposter. Mais au final je riposte quand même (ouais, je suis trop bon public pour ça moi, je démarre au quart de tour et ils le savent bien). Et je dis "Pete Shelley en jogging pawa !", ce qui résume assez bien l'idée je trouve ; moi j'ai eu la chance de connaître que dalle (ceci dit, j'ai la chance d'être encore jeune et fraîche à ce jour... désolée les vieux, on se venge comme on peut !) alors me contenter de ces vieux rockeurs, ben c'est toujours ça de pris. Et je m'en fous qu'ils soient plus très frais ou qu'ils n'aient plus assez de cheveux pour envisager de se faire la crête, tout ce qui compte c'est qu'ils assurent encore sur scène, le reste je m'en tamponne. Et quoi qu'on en dise, Dave Vannian il assure encore même s'il a du bide. Idem pour Pete Shelley chauve/obèse/en jogging. Quant aux Stranglers...
... aaaaaah, les Stranglers ! Là c'est encore une autre histoire...
Quand j'ai dit "Ouah cool, j'ai des invit' pour aller voir les Stranglers !" (merci le gentil Coach), tout le monde s'est doublement foutu de ma gueule. Parce que paraîtrait que les Stranglers sont vieux et n'ont plus rien, mais alors PLUS RIEN à voir avec les vrais Stranglers, comprenez les Stranglers d'antan. Pire, on m'avait certifié qu'à leur concert, j'allais grandement me faire chier, que c'était la crise d'ennui assurée, que ce serait ambiance radio crochet.
Et la vérité, j'avais fini par me laisser convaincre que ouais, les Stranglers avaient peut-être définitivement fait leur temps et que c'était une connerie d'aller les voir au risque d'être déçue.
Sauf que comme la soirée me coûtait qu'dalle (merci encore le gentil Coach), j'allais quand même pas cracher sur un concert gratos, d'autant que je devais évacuer le stress engendré quelques heures plus tôt par un goûter d'anniversaire de folie (félicitations ma naine pour tes 5 ans, ceci dit, ton prochain goûter d'anniversaire ce sera pour tes 18 ans et pas avant. Et je te préviens, ce sera une boum dans le garage ou rien), j'y suis allée quand même. Sans conviction certes, mais de bonne humeur et avec du popper's dans le sac à main.
Et ben t'sais quoi...
hein, t'sais quoi...
Ben les Stranglers, ils ont été au top. Ils ont assuré comme des chefs. Et rien à foutre qu'un Burnel ne remplacera jamais un Paul robert au micro. Il était bien ce Burnel, merde. D'ailleurs ils étaient tous bien et j'ai passé un super moment, bon concert, respect les gars. Déjà pour prouver mes dires, je vais m'appuyer sur mon baromètre d'ambiance et de punkitude j'ai nommé Manu. Manu qui a toujours le même avis que moi sur la musique et les concerts (sauf que non Manu, tu ne me feras pas écouter de Sardou même bourrée, que je continue à penser que les Sales Maj' ça a mal vieilli et que je persiste à dire que NoFX, c'est de la merde) (mais en dehors de ça, on est d'accord sur tout). Et donc bon, plus Manu pogote tout seul, plus c'est signe que le concert est bon (oui, mon mec pogote tout seul, y compris sur les slows. Et on vous emmerde). Alors vu que Manu a déjà failli se faire plein d'ennemis dès le premier morceau en bousculant ou douzaine de quinquagénaires dodelinant sagement de la tête (faut dire qu'avec Get a grip on yourself d'entrée de jeu, t'es un peu obligé de te déchaîner un minimum), vu que même sur Always the sun et Golden Brown il a réussi à faire un pogo en solo (respect Manu, je sais pas comment t'as fait) et vu que sur Strange Little Girl j'ai bien failli lâcher ma bière et mon sac à main pour m'aventurer dans la foule tellement c'est mon morceau préféré (et tu sais ô combien mon sac à main et ma bière sont des choses sacrées), ben bref, compte tenu de tout ça, je crois pouvoir dire que les Stranglers ont fait une très belle prestation. Et tant pis si j'étais parmi les plus jeunes personnes du public (ça c'est quand même un détail qu'il faut souligner... signe que bah ouais, malgré tout, en dehors de son public de l'époque, les Stranglers ne touchent hélas pas les générations suivantes, contrairement à d'autres groupes contemporains des Stranglers au concert desquels des ados de 15-16 ans envahissent souvent les premiers rangs). Les Stranglers ont donc largement assuré et fait deux rappels, c'est dire si c'est pas des tapettes.
Donc voilà, je peux désormais officiellement traiter tous ceux qui traîtent les Stranglers de vieux cons plus bons à rien que c'est eux les gros nazes. Ah oui, et avant que j'oublie : No more heroes en rappel ultime, je kiffe grave ! (t'as remarqué que je parle de mieux en mieux le djeun's dis ?)
Hé hé, devinez quoi ?! Va même y avoir une photo de moi dans le journal (lequel, je sais pas... ouais je sais, c'est ballot) sur un article concernant les vrais fans des Stranglers, les fans de la der qui fréquentent le forum français des Stranglers et tout et tout. Sauf que moi, j'ai jamais mis les pieds sur ce forum. Ou si, peut-être une fois pour aller raconter des conneries et traiter le coach d'enfoiré de gros naze en public (ce à quoi il a probablement répondu par un "ta gueule poussiffiasse de morue" des plus amicaux). Donc on va dire que je suis un peu l'imposture de cette photo, tout comme Ouin-Ouin et Manu. Mais bon, c'est pas de notre faute si on est des gens tellement cool que tout le monde nous veut sur ses photos hein... (Le plus cool faut dire que c'était Manu qui, à 40 ans, n'a pas eu honte de se faire une crête pour l'occasion. Manu t'es le meilleur ! Maintenant rase ta crête parce qu'on va rendre visite à ta mère cet aprèm et que ce serait dommage qu'elle te déshérite pour une divergence d'opinion d'ordre capillaire).
Avant de conclure... Faut que j'te dise lecteur. Comme dans tout concert, y a eu une première partie avant les Stranglers. Et là, la vérité, mais alors, la vérité, les gens qui ont programmé ça, pire, les personnes qui ont payé ces artistes là pour qu'ils assurent cette première partie, ben ma parole, ils étaient bourrés le jour où ils ont finaliser leur programmation. Parce que je te jure que la première partie qu'ils nous ont flanquée était navrante, désespérante, à chialer tellement c'était mauvais. Des troubadours qu'on aurait dit. Même pas au complet figure-toi. Naaaan, le groupe il était réduit à deux gugusses, les autres ils ont pas pu venir (chais pas, p'tetr que les trois zicos absents avaient piscine ou base-ball, ou tout aute truc 'achment plus importante qu'un concert avec un groupe mythique, je sais pas). Quand on t'offre la possibilité de faire la première partie des Stranglers (putain, les Stranglers quoi !!!), ben la moindre des choses c'est de te pointer au complet. Parce que Dreamcatcher, d'jà que c'est pas trop l'extase au complet (bon, c'est pas mauvais non plus mais ça a juste rien à voir avec les Stranglers, c'est une espèce de folk pop qui n'a rien à voir avec le punk), je te dis pas comme c'est affligeant quand ça devient de l'impro accoustique à deux. Donc voilà, j'ai la bonne rage contre le 112 sachant qu'alors que les Wad Billys faisaient partie des groupes potentiels pour cette première partie et n'ont pas convenu, et je te dis pas comme je suis dégoûtée quand je vois qu'à la place de bons morceaux bien rock et bien garage, on a du se farcir à un duo accoustique dont certains titres rappellent vaguement Laurent Luce (yo, wakènwoll !). Et à la place des reprises d'Undertones et des Buzzcocks des Wad Billys, on a eu une reprise de Stephan Eicher par Dreamcatcher. Gavage quoi. Donc on en veut pas aux responsables de la prog du 112 d'avoir merdé sur ce coup-là, et pas qu'un peu merdé quoi. Oh pis si allez, on leur en veut à donf un peu quand même hein.
Bon allez, je reste stoïque devant mon PC en attendant que Noisy vienne me chambrer en me rappelant que j'ai un sérieux problème avec les vieux pour aimer à ce point les vieux rockeurs censés avoir fait leur temps et pour fréquenter des gens de sa tranche d'âge et que je devrais me faire suivre psychologiquement pour résoudre mon Oedipe (papa, si tu passes par là, je t'aime encore plus qu'hier et bien moins que demain. Et je veux me marier avec toi.)
samedi 10 janvier 2009
Le samedi, c'est le jour de la pub
D'après les blogueurs influents, ça vaut pas le coup de se crever le cul à écrire un article le samedi compte tenu de la faible audience enregistrée ce jour. Bah oui hein, forcément lecteur, les blogs, tu les lis en cachette depuis le PC du bureau en faisant croire à ton patron que tu bosses comme un taré sur le dossier Trucmuche... mais les week-end, t'as autre chose à foutre (genre sauter bobonne ou laver les vitres) et t'as bien raison.
Sauf que moi, comme je suis une blogueuse super-méga-trop-pas-influente, j'ai décidé d'écrire même le samedi. Mais bon, service minimum hein, faut pas déconner non plus.
Aussi j'annonce : ceci est une page de pub non sponsorisée.
Et j'insiste sur le NON SPONSORISEE. (Capitalisme, tu m'auras pas ! Bon ok, tu m'auras p'tetr un petit peu mais bon...).
Parce que les gens dont je m'aprête à faire la promo ne m'ont même pas payée pour écrire ce billet, ni menacée (genre : "Si t'écris pas un truc sur nous, on te force à boire du Banga au prochain concert, pouffiasse !"), ni violée (zut alors !). Ils ne m'ont pas non plus filé de disques ou de t-shirt gratos en échange de cette page de pub (ceci dit les gars, si vous passez par là, je veux bien un t-shirt gratos pour dormir toute nue dedans en pensant à vous >> règle numéro 1 : ne jamais avoir honte de recourir à des arguments de merde remettant en cause sa propre dignité si y a moyen d'avoir un cadeau à la clé). Et j'ai couché avec aucun membre du groupe, même pas avec la bassiste, c'est dire. Au passage, j'ai pas non plus couché avec l'ingé son, le photographe ou le roadie (eh oui, faut pas croire mais je suis comme ça moi : je couche jamais avec personne).
Et sûre que Manu il va faire son jaloux vu que je refuse de faire des pages de pub pour ses activités professionnelles à lui, alors que, selon ses dires "vu que tu baises avec le patron, tu pourrais bien faire un petit article de temps en temps, ce serait ta contribution à la société qui nous fait tout de même vivreuh !". Sauf que comme je suis pas actionnaire de ladite société et que je couche pas avec ses associés, je ne me sens pas redevable de quoi que ce soit à leur égard, même si je devrais. Ceci dit, tout se vend et tout se négocie, aussi je suis prête, Monsieur Manu, à faire un geste non négligeable sur mes tarifs en cas de collaboration future, mais c'est bien parce que vous avez récemment trouvé mon point G sans ça, zobi la mouche.
Breeeeeeef, c'est donc de façon tout à fait désintéressée que j'ai l'honneur de vous faire part de ceci :

Que tous les gros nazes qui n'ont pas encore acheté l'album Thirsty des Wad Billys se magnent de le faire avant que je ne décide de leur tataner la tronche individuellement à coups de sac à main. Parce qu'avoue que ne pas avoir ce disque chez soi, un peu la teuhon internationale !
Et prends exemple sur moi qui, au dernier concert, leur ai acheté deux albums alors que j'en avais déjà deux à la maison, tout ça parce que j'étais complètement cuite je suis prête à tout pour soutenir leur cause.
Note au passage que je suis prête à te montrer mes jambes pour que tu leur achètes un album (ça c'est de l'argument commercial ou je ne m'y connais pas). Et promis, dès qu'on atteint le million d'albums vendu, je montre mon cul (oh putain la belle rime !).

(Et pas la peine de fantasmer bande de tocards, je ne suis pas en train de galocher Julien, planquée derrière les pochettes de disques. Ni de lui mettre la langue dans l'oreille. Nan mais ho.)
Et pour finir cette page de pub sur une autre page de pub, je tiens à préciser que ces photos ont été publiées sans l'aimable autorisation de leur auteur, parce que je suis une mal élevée qui demande rarement la permission. Pis parce que je doute qu'il m'en veuille l'Alex, vu que j'ai pété plein de liens vers son site photos que je vous ordonne d'aller visiter.
Allez les lecteurs, wadbillysez bien et bon week-end chez vous.
mercredi 3 décembre 2008
La quatrième dimension existe, PKRK y a joué (et Screaming Kids aussi)
Oui, encore un récit de concert.
Oui, encore un concert de PKRK.
Oui, ça fait chier 90% de mon lectorat qui, rappelons-le, ne se connecte pas ici pour lire mes chroniques de concerts, semblant préférer tout ce qui touche à mon cul (sans mauvais jeu de mots) et aux couches sales (pas les miennes, celles de mes gosses).
Mais je suis ici chez moi et je me ballade à poil si je veux et j'y fais précisément ce que je veux. J'y insulte le monde à ma guise, y parle des groupes que j'aime trois fois par semaine si ça me chante et t'emmerde au passage si tout cela n'est pas de ton goût.
Alors oui lecteur, aujourd'hui je te ressers ENCORE du PKRK. Et je te merde.
En même temps, avant de cliquer sur la petite croix en haut à droite de ton écran, pour fuir très très vite ce blog tenu par une caractérielle qui, à quelques exceptions près, fait preuve d'un parfait mépris doublé d'indifférence à l'égard de ses semblables (oui, j'ai mes règles et alors ??!!), tu devrais quand même tenter de lire ce billet. Parce que ce concert n'est pas qu'un concert de plus, c'est une sorte d'expérience en soi, carrément. Car j'annonce : j'ai vu PKRK en concert dans la quatrième dimension.
Je plante le décor. Fais gaffe, ça fout les jetons.
MONTBRONN.
Bourgade perdue dans le trou du cul du monde et n'ayant aucun intérêt si ce n'est son festival rock annuel. Après Parabellum et les Wampas il y a quelques années, les organisateurs du festival "Rock et Bière" (un nom fort alléchant moi j'dis) ont eu le bon goût de choisir PKRK comme tête d'affiche et de programmer également les Screaming Kids qui est un groupe de bon rockab comme je les aime.
Bref, pour enchaîner avec le concert de samedi dernier (le premier qui demande "concert de qui ?", je lui tatane sa gueule), Manu et Eve, aventuriers de la der, s'embarquent à bord de leur 206 de cross, motivés par Undertones et X-Ray Spex (t'as vu, j'ai mis des liens à l'attention des ignorants qui parcourent ces lignes) prêts à braver le froid et le blizzard et à cotoyer l'autochtone (enfin, pas de trop près quand même, on va quand même pas se mettre à devenir sociables, faut pas déconner) dans cette lointaine bourgade reculée qu'est Montbronn.
Genre peur de rien quoi, en mode aventuriers qui ne reculent devant rien.
Pour aller à Montbronn, c'est bien d'avoir un GPS. C'est même fortement recommandé. Parce que tu dois traverser un paquet de bleds dont tu soupçonnais même pas l'existence (d'ailleurs apparaîssent-ils sur les cartes routières où sont-ce des sortes de mini zone 51 qui n'ont aucune existence officielle ?) et plus t'avances, plus t'as l'impression de t'enfoncer dans le trou du cul de la terre et plus tu te demandes si tu vas en sortir vivant. Et pourtant, c'est une fille de la cambrousse qui te parle, c'est dire. Bref, après les bleds, y a la forêt, et c'est là que ça se corse. Tu arrives sur une route où un panneau t'annonce gentiment qu'à partir de là les pneus neige sont conseillés. Merde alors, on a des pneus lisses. N'est pas aventurier qui veut. Ce genre de panneau, ça t'annonce d'emblée que tu entres dans une contrée hostile, et quand je dis hostile, c'est pas rien de le dire. Tu t'enfonces sur une route de forêt qui n'en finit pas. tu croises personne, personne te croise. Y a rien que des arbres, de la neige et du noir. Et là Manu (même pas défoncé), il dit :
"Putain c'est flippant par ici. Ca fait penser à Délivrance, tu sais ce film où quatre randonneurs finissent dans une forêt, en proie à une bande de malades mentaux pervers, des espèces de consanguins sadiques qui leur font subir la grosse totale...
- Ah. C'est rassurant tiens. Dis euh pourquoi on a perdu le signal sur le GPS, hein dis...?!
- Non mais va savoir hein, si ça se trouve au concert, va y avoir que des gens bizarres...".
Des "gens bizarres"... Retiens ça, c'est important pour la suite.
Arrivée au festival "Rock et Bière", en avance malgré notre départ tardif de la civilisation. On pète la bise aux gens qu'on connaît et qu'on déteste pas c'est à dire 3 personnes. Mais à part ça, on est sociables, ouverts et communicatifs. Et puis on a droit au premier groupe à l'affiche, un groupe dont j'ai oublié le nom mais c'est pas si grave. Un groupe de "punk local", dixit l'affiche, dont les zicos avaient des looks de hardos ou de babouzes, tout un concept quoi. En attendant, je bois des bières à l'intérieur pendant que Manu enchaîne les clopes sur le pas de la porte, en revenant à chaque fois avec une anecdote exceptionnelle :
"Putain Eve, y a plein de jeunes dehors, ben ils parlent pas comme nous. Enfin, ils parlent peut-être Français mais alors avec un putain d'accent parce que j'y pige que dalle et pourtant je tourne au Coca".
"Eve, faut que tu viennes voir ça : dehors y a deux gamines deux quatorze ans qui sont mortes de rire autour d'un môme de dix ans, un enfant quoi, ivre mort ! ... complètement pété, il tient tout juste debout le gosse".
A part cela, tout est normal.
Deuxième "anormalité" constatée et qui nous a fait nous poser la question cruciale : a-t-on ou non atterri par erreur dans une dimension parallèle ? Le look des gens.
Bon, je sais bien hein, c'est pas à moi que tu vas apprendre qu'être rock'n'roll, c'est un état d'esprit avant tout et que c'est pas le look qui fait tout. Mais bon, viens pas me dire non plus que le look on s'en tamponne, parce que s'il faut débattre sur le Rock et le Look (après tout, ça ferait un bon nouveau sujet de débat avec Rock et conscience politique), ben moi je veux bien et crois-moi, y aurait beaucoup à dire.
Bref, tout ça pour dire, en faisant court, que le look fait partie intégrante de la culture rock et que dans un concert, "normalement", t'es censé retrouver au premier coup d'oeil les diverses tribus rock'n'roll et leurs codes vestimentaires respectifs. Fais pas genre "je vois pas de quoi tu parles", tu sais aussi bien que moi qu'à un festival rock, surtout quand la programmation propose des styles divers, on a généralement droit à notre lot de créteux, de tondus et de gominés, c'est comme ça, c'est un fait.
Sauf que là, ben nada ou presque. Pas une crête à l'horizon. Même pas un vaillant petit keupon de dix sept ans qui aurait dressé la crête à grand renfort de bière et sorti un vieux perfecto plein de badges pour l'occasion. Non mais pour te situer le niveau de culture et de rock'n'rollitude du bon vieux public de Montbronn ici présent (ça va ça va, on se calme, j'ai dit qu'y avait QUELQUES exceptions... mais pas des masses, faut bien l'avouer), j'étais habillée comme ça :
Normal quoi. Enfin, normal de mon point de vue.
Ben y a un jeune con ignorant qui a trouvé le moyen de m'interpeler en disant : "Salut Blanche Neige".
Dommage qu'un mecton gominé n'ait pas été présent dans le public, il se serait fait appeler Elvis par ce même jeune con ignorant et ça aurait été la marrade totale pour lui et les gô (oui parce que dans cette contrée, j'ai aussi remarqué qu'on ne prononce pas le mot "gars" comme dans le reste du pays, on préfère dire les "gô". exemple chopé sur le vif : "Comment qu'c'est les gô, y a d'la meuf ou bien ?")
Voilà.
Juste pour situer le niveau du public.
Y a pas à dire, culture rock en béton.
Plus rock'n'roll tu meurs...
(Et des canettes dans la tête qui se perdent).
Bref.
Revenons-en à nos drôles de gens qui, très vite, ont confirmé qu'on était bel et bien dans la quatrième dimension.
Dans notre dimension, quand PKRK commence à jouer, ça bourrine déjà pas mal devant la scène. Dès les premières notes, les poings se lèvent et aux premières paroles, le public suit.
Ben pas là.
Chez ces gens-là, on ne mange pas de ce pain-là.
On trouve carrément que c'est plus cool de passer le concert à dix mètres de la scène pour être bien sûr de ne pas s'abîmer les tympans ou de ne pas prendre un glaviot dans l'oeil, des fois que le coup du punk sale, bête et méchant, ce soit pas qu'un mythe. Et on bouge pas trop, de peur de se fouler la tête. On chante pas non plus, de peur de s'abîmer la voix ou peut-être parce qu'on connaît pas les paroles et qu'on a un cerveau trop réduit pour mémoriser un refrain simple, je sais pas moi.
De temps en temps, un moitié hippie débarque devant la scène pour faire chier son monde dans un semblant de pogo qu'il se paye avec lui même. Un concept en soi.
Plusieurs fois aussi y a eu des tentatives de stage diving. Avec quatre personnes au premier rang dont une pas très coopérative (je te laisse deviner qui) et pas un gugusse avant les six prochains mètres, moi j'dis que c'est du stage diving de la mort. On lui dit au gars (prononcé "gô", cela va de soi) que pour faire un bain de foule, faut précisément qu'y ait foule ou bien ? Bref, j'attendais qu'un truc, c'est qu'un des mecs s'écrase comme une bonne grosse merde sur le plancher. Ca m'aurait procuré une jouissance infinie et j'aurais peut-être presque réussi à trouver ce public finalement sympathique.
Ah oui, et puis quatrième dimension oblige, je me suis tout de même faite brancher par un post-ado de dix ans de moins que moi à vue d'oeil. Y a pas à chier, y en a qui ont peur de rien.
Tellement c'était un public de baltringues (oui, j'ai bien dit baltringues... viens me taper public de Montbronn, j'ai même pas peur), quand est venu le moment du rappel ça a été... une sorte d'interminable moment de solitude, j'ai cru que j'allais pleurer. Ou vomir. Même que j'ai eu de la peine pour PKRK devant ce non-rappel aussi naze. Et crois-moi, quand je gueulais "une autre on est tous là !", ben ça me faisait bien mal au cul parce que j'avais juste l'impression que nous "tous", c'était Manu, moi, et quelques vaillants autochtones qu'on peut compter sur les doigts d'une seule main.
La vérité public de Montbronn, tu fais de la peine.
N'empêche, public de merde ou pas, ben ça l'a fait quand même. Et le fait d'être trois ou quatre à se battre en duel devant la scène, ça nous donnait presque l'impression d'assister à un concert plus-privé-tu-meurs de PKRK, un concert rien que pour nous. La ramène pas, on se console comme on peut de la connerie ambiante.
Après PKRK, quand le chanteur des Screaming Kids a fini par arriver (car figure-toi que lui aussi il s'était perdu dans la forêt... j'ai pas osé lui demander s'il avait croisé les mecs de Delivrance), ben on a eu droit à du bon son rock'n'roll. Enfin vite fait pour moi car mon papa (Manu en mode capitaine de soirée) m'a signalé au cinquième morceau qu'il était temps de rentrer au bercail et que vu la route de merde et le public de merde il préférait ne pas s'éterniser. Comme les Screaming Kids passent dans notre fief le 20 mars 2009 (public messin, c'est le moment de prendre note), je pourrais en re-profiter d'ici peu (et je vais pas me gêner, crois-moi) entourée de gens peut-être un peu plus drôle (pour ça faudra que j'amène mes propres gens, je préfère plus prendre de risque) ou pas (m'en fous, après tout je suis un très bon public à moi toute seule).
Bref voilà, malgré ces moultes étrangetés, Manu et moi on s'est bien marré et on était tellement contents de notre soirée qu'on a failli s'arrêter pour baiser au bord de la route. Mais au lieu de ça, on a préféré rentrer très vite à la maison, de peur de rester prisonniers de la quatrième dimension. Ce qui n'a rien empêché par la suite, rassure-toi.
Bon allez lecteur, c'est fini, tu peux rentrer chez toi. Ou tu peux rester ici et t'installer peinard pour mater les quelques vidéos qui vont suivre en attendant avec moi les premiers jets de pierre du public de Montbronn pas content de se faire ainsi traiter. Sûre qu'y a moyen de se marrer.
Bon ben, on commence avec cette vidéo de PKRK : "Atchoum". Approche petit scarabée de Montbronn et viens-y donc voir à quoi ressemble un public digne de ce nom à un concert de PKRK. Ah ouais, tu piges mieux que t'as raté un truc ou deux là, hein ?!
Celle-là, je la dédie à El Gaub, forcément. Je sais pas toi mais moi Poissons nouilles, plus je l'écoute plus je l'aime :
Et sinon, Screaming Kids c'est ça et tu ne peux pas ne pas aimer (ou alors tu le fais exprès):
Ah oui, pis tant qu'à faire, Délivrance c'est ça :
samedi 29 novembre 2008
Les concerts c'est bien (et les Washington Dead Cats, je les aime)
Découvrez Washington Dead Cats!*
"Les concerts c'est bien", ça c'est du vrai titre de merde.
En même temps vu le nombre de bières et de Martini que j'ai bu hier soir, et compte tenu du fait que je viens tout juste de me lever et de me taper cinq Pepito Pockitos en guise de petit déjeuner (oui je sais, cinq ça fait beaucoup), vous comprendrez que je puisse avoir, là-maintenant-tout-de-suite, quelques difficultés à être totalement aware et parfaitement opérationnelle.
Bref, tout le monde s'en fout.
Donc j'attaque :
Ce qu'il y a de bien quand tu as trois gosses de trois pères différents, c'est que les soirs de concert, tu parviens sans difficulté à les dispatcher chez les papas ou chez les grands-parents respectifs. Je sais, mon sens du pratique te sidère.
Ce qu'il y a de bien quand tu as fourgué tes gosses un peu partout (oui mais attention, fourgué en lieu sûr hein, pas dans le congélateur ni dans la voiture), c'est que tu peux retrouver ta vie de débauche, tes potes de débauche et les bars, surtout les bars, le temps d'une soirée.
Non lecteur, je ne suis pas alcoolique, loin de là. Mais j'aime les bars, ce sont des endroits tellement passionnants. Et je ne me lasse pas d'y observer la faune et d'écouter les gens tout cuits qui, avec conviction, refont le monde au comptoir. Pis des fois aussi (souvent), tu tombes sur des gens que tu connais et c'est encore mieux parce que subitement, tu payes plus aucune bière, les autres se chargeant de te réhydrater régulièrement au nom de l'amitié.
Bref, hier lecteur, j'étais dans un bar. Un bar de hippies, faut bien l'avouer. Enfin à la base hein, parce que ça a beau être un bar de hippie où tu peux fumer la chicha pieds nus sur des tapis crasseux tout en bouffant des plats végétariens et en buvant du thé, cet endroit a au moins le mérite d'être tenu par des gens qui ont beaucoup bon goût en matière de rock'n'roll et qui font régulièrement venir des groupes intéressants.
Donc hier, on a eu droit aux Washington Dead Cats. Et moi, je les aime. Et par respect pour Manu qui trouve que je le fais passer pour un gros naze sur ce blog (c'est mon côté maîtresse dominatrice, j'aime bien), je ne raconterai pas comment il a cru qu'on avait été trompés sur la marchandise et qu'on nous avait refilé, je cite, "un vieux groupe de country" au lieu des Washington Dead Cats, sous prétexte qu'il ne reconnaissait pas les têtes et le look des zicos lorsque ceux-ci s'installaient sur scène. En même temps il les avait vus y a près de 15 ans, en 15 ans t'as un peu le droit de changer de look et de couleur de cheveux non ? Bref, ben finalement voilà, j'ai raconté, et j'ai encore une fois ridiculisé Manu (mais si peu) sans le faire exprès (ou si peu, là aussi) avec cette anecdote. Et quand le groupe a commencé a joué et que je me suis foutu de lui en lui expliquant que là y avait plus de doute possible, que c'était évidemment eux, et qu'il s'est senti un rien con, il s'est rabattu sur Ouin Ouin et sur sa célèbrissime affaire des Damned, dont je te parlerai un de ces jours si t'es mignon et que tu veux bien lire cet article attentivement (si t'es un vieux lecteur qui a tout suivi depuis le début, un vieux de la der comme on dit, tu la connais déjà cette histoire, et tu sais à quel point elle vaut le détour, bref...).
On a donc eu droit aux VRAIS Washington Dead Cats (j'insiste hein, des fois que Manu il ait encore des doutes) qui nous on fait un vrai bon concert, même qu'on a twisté comme des malades, enfin seulement sur la fin, vu qu'au début j'ai encore tenté, dans un effort désespéré, de me la jouer Madame qui boit tranquillement au bar et qui ne se risque pas aux premiers rangs de peur d'abîmer sa belle robe (cherche pas, depuis que j'ai eu mon troisième enfant, je suis en plein trip "j'essaye d'être adulte" mais t'inquiète, ça ne prend pas). Parce que bah oui, avec les Washington Dead Cats, t'es un peu obligé de pas rester sur ton tabouret de bar. T'es obligé de pas te contenter de dodeliner de la tête et d'applaudir gentiment à chaque fin de morceau. T'es obligé d'être à fond dedans quoi. Et selon moi, quand tu te sens obligé de participer (par "obligé", comprends que même si ta tête à décider qu'il était plus sage de boire des Martini en souriant à l'autre bout de la salle, ton corps ne veut rien savoir et se met à progresser vers la scène, même si ta volonté s'y oppose), c'est que le groupe est excellent. Sérieux hein, faut pas chercher plus loin. Si t'as affaire à un groupe de merde, clair que tu va pas te sentir happé par la scène ou prêt à danser à poil sur les enceintes (rassure-toi, je n'ai jamais dansé à poil sur aucun genre d'enceinte, même pour de l'argent... enfin pas encore quoi). Si l'effet inverse se produit et que tu te retrouves devant les haut parleurs avec le cul décidé à swinguer (ne cherche aucun message subliminal à caractère sexuel dans cette expression sale pervers de lecteur, il n'y en a pas), y a pas de doute, c'est que t'as affaire à des bons sur scène.
Donc voilà, j'ai fait mon compte-rendu pas très pro mais follement subjectif (ce qui est bien aussi, pour le reste y a suffisamment de sites et de magazines de merde) et je peux désormais m'attaquer à la première partie dudit concert qui n'était autre que nos Barbie's Dead, l'une des dernières formations punk locale, avec des gens cool et du beau monde dedans puisqu'on y retrouve Laurent (Charge 69, ex PKRK, ex Skaferlatine) à la batterie.
Alors Barbie's Dead, on va d'abord les féliciter pour avoir beaucoup bon goût en matière de dédicace. Ils auraient pu dédicacer un de leur morceau au barman, à la serveuse, à Levi Strauss qui fêtait ses cent ans, à Carla Bruni mais non, ils ont préféré le dédicacer à moi et à Manu tellement qu'on est des gens bien, et du fait qu'on se soit récemment brillamment reproduits aussi. Merci Laurent, ça nous a fait chaud au coeur. Et je t'aurais bien payé une binouze si t'avais pas subitement disparu de la soirée après qu'on ait discuté au bar tellement t'avais l'air cuit. Bref.
Bon, Barbie's Dad.
Barbie's Dead, des fois j'aime bien et des fois j'aime pas. Mais bon, dans l'ensemble j'aime. Des fois ça braille un peu trop dans le micro mais pas tout le temps, fort heureusement. Des fois ça sonne bien punk 77 et c'est drôlement chouette, pis des fois ça fait keupon brouillon de la fin des années 80, et ça j'aime moins (t'as noté au passage que j'ai fait des rimes ?! ralala, c'est fou ce que je suis douée). Mais bon, dans l'ensemble on aime bien, alors dans l'ensemble on se dit qu'on retournera les voir lors de leur prochain concert.
Et pour ceux qui habitent trop loin pour les écouter ou pour ceux qui habitent tout près mais qui sont trop fainéants pour sortir de leur taudis et venir en concerts, faut aller là pour écouter Barbie's dead. Moi perso, mon morceau préféré c'est Another life mais comme je suis une fille sympa, je fais aussi péter le clip de Solitude pour que t'aies droit au son ET à l'image, c'est dire si je suis cool :
Et pour finir sur une nouvelle page de pub non sponsorisée (je ne suis pas qu'une pute vendue au grand capital). Puisqu'on parle de bonne musique (voir ci-dessus) et de bonne meuf (puisqu'on parle de moi), il est normal que je cite un autre groupe que toi, lecteur, tu te dois de connaître. Parce qu'hier au bar, il y avait aussi Angelik, une meuf qu'elle est trop bonne et qu'elle chante trop bien. Et son groupe à elle, c'est les Kieffs. Album prévu pour début 2009 et tournée qui va avec. Réjouissez-vous les parisiens, on vous concocte une petite affiche sympa avec les Kieffs et d'autres bons groupes de chez nous, ce sera pour le printemps 2009 et t'auras intérêt à venir, toi le parigo branché ou non qui lit ce blog depuis tant de temps (ou si peu).
Et sinon, pour terminer sur une note capitaliste cette fois, vu que je vais avoir besoin d'essence pour débarquer à Paris pour faire le wokèn'woll, et vu que c'est la criiiise (c'est Nicolas qui me l'a dit), et puis plus simplement, vu que je suis tout bonnement formidable (j'allais dire "tout bonnement bonne" mais ça sonnait pas bien), tu peux toujours me verser une obole pour la jouissance infinie que te procure ce blog pourtant garanti sans photo de mon cul (ni d'aucun cul d'ailleurs). Alors pour me gâter, tu cliques là. Merci, tu es mignon.

























