"C''est fini l'temps du rock'n'roll !", dit le père. Pour persuader sa fille de grandir, de se ranger, d'être une working-mum exemplaire. "T'as rien compris le père", dit la fille. Pour convaincre le père que sa vie rock'n'roll est bien aussi.

**

lundi 14 septembre 2009

Welcome in Garageland !

Salut les tarés !

Alors, je vous ai manqués depuis tout ce temps ? Vous vous êtes pas trop ennuyé dans vos vies de merde ? Ca vous manquait mes vannes à deux francs six sous et mes lamentations perpétuelles ?

Allez va, faites pas genre, évidemment que ça vous manquait. La preuve, vous êtes encore là.

Surtout à ceux qui me lisent du bureau hein, tous ceux qui traînent sur des blogs à la con au lieu d'avancer sur le dossier Trucmuche et qui se ruent sur la touche "Echap" quand le patron déboule dans la pièce. Les pauvres, pour une fois, ils ont dû travailler pour de vrai et pas se contenter de faire semblant, merde quoi (et me dites pas que vous avez trouvé un blog encore plus chouette que le mien en remplacement, je vous crois pas).

Pis les mères au foyer aussi, je leur ai peut-être manqué un peu, elles qui attendent toujours mon aval pour coller une dérouillée à leur mômes (en vérité je vous le dis, n'écoutez pas Doctissimo mes chéries : une bonne pichnette derrière les oreilles, ça n'a jamais tué un gosse) (par contre le congélateur et le béton coulé, ça, ça tue. Alors faisez gaffe mes bichettes, point trop n'en faut) et qui se rassurent en disant qu'y a toujours plus mauvaise mère qu'elle, à savoir moi-même (Eve, sainte patronne des mères indignes, veillez sur nous).

Et les Muppet's, je leur ai manqués ? Non, eux je leur manque jamais tant qu'y a encore du monde à insulter. J'espère juste qu'ils ont pas gang-bangué Ibizabelle et que Ze Connasse a pas clamsé suite à une overdose, et j'espère que Montana a pas mordu trop de gens parce qu'après, moi, j'ai les keufs 2.0 au cul mes braves gens !

Bref, me rev'là.

T'avais quand même pas cru que tu t'étais ENFIN débarrassé de moi, hein lecteur ?! Tu sais bien que je dis que je me barre tous les six mois mais que je finis toujours par revenir, because... euuuuh, because... ben j'en sais rien. Peut-être parce que dans le lot, y a toujours un ou deux lecteurs qui arrivent à m'émouvoir avec des mails où ils m'expliquent que je fais un peu partie de leur vie depuis qu'ils me lisent (si si, j'te jure) et qu'ils ne m'oublieront jamais (si c'est pas meugnon ça). Peut-être aussi parce qu'y a d'autres lecteurs qui me foutent les jetons en m'envoyant des mails où ils m'expliquent qu'ils sont sortis de leur dépression grâce à mon blog et que si je les laisse tombe maintenant, ils savent pas si ils vont être capables de gérer la suite de leur existence (authentique) (avoue que ça fait flipper hein ?!!). Alors comme j'ai pas envie de finir torturée par un malade mental qui m'aura pas pardonné d'avoir laissé tomber le blog, ben je reviens. Ouais, dis-toi bien que je reviendrai TOUJOURS, que dans trente ans, quand les blogs seront passés de mode et que les blogueurs influents seront RMIstes, ben moi je serai toujours là à raconter mes conneries, et sûr qu'y aura encore quelques blaireaux pour me lire (ne serait-ce que les Muppets si d'ici là, ils ne meurent pas d'une overdose, d'une cirrhose ou d'un lynchage orchestré par les lecteurs qu'ils ont insultés).

Donc voilà, je suis là, accrochez-vous pour me déloger. Je suis le morbaque du web 2.0, t'as beau faire comme tu veux, je te collerai au string toute la vie (enfin peut-être pas quand même hein).

Et doooooooonc, tu te demandes au moins si je reviens avec des choses à dire ou pas.

Déjà, tu te demandes où j'en suis dans ma vie là, si je suis célibataire (et donc potentiellement niquable), si j'ai définitivement pété un plomb et noyé mes gosses, si je suis partie vivre en colocation avec une des lectrices inconnues de ce blog (pour ceux qui n'auraient pas suivi, j'ai été démarchée en ce sens) etc etc etc... Ben déjà, je sais que je vais en décevoir plus d'un (enfin surtout plus d'une vu qu'en règle générale, c'est les gonzesses qui aiment bien prodiguer des conseils non sollicités) mais :

- je n'ai pas quitté mon mec. Et ce, malgré l'insistance de certains (on croit rêver). Et sachez-le, je ne PEUX PAS le quitter et pour cause : il a un gros zizi on est trop bien assortis du t-shirt.

garageland_profil

(Oui, on a des têtes de déterrés et alors ? T'as jamais eu du mal à émerger après t'être couché à 3 heures du mat' avec de la bière plein le bide toi ?)

- je n'ai pas entamé de psychothérapie

- je ne suis pas disponible pour une colocation (au secours quoi...)

Donc bref, rien n'a bougé.

Ou presque.

Parce que quand même, j'ai changé de métier.

Ouaaaaaaaais, j'te JUUUUUUUURE.

Avoue que t'oses pas y croire. Tu te dis "putain, elle a enfin compris que pigiste, ça payait pas", et tu as raison ma foi !

Pigiste, je savais déjà que ça payait pas mais je faisais avec, rapport au fait que ça restait plus rentable qu'une nourrice à payer à plein temps pour deux gosses et demi. Mais bon, comme je te l'avais déjà dit y a quelques temps, le vrai problème quand t'es pigiste, c'est que t'es toujours obligé de courir après ta thune. Cet été, tout le monde s'est barré sans me payer. Aujourd'hui encore, j'ai pas loin de 1000 € qui se balladent dans la nature vu que si tu relances pas les gens une bonne douzaine de fois, ton chèque, ils "oublient" de te l'envoyer. Sauf que pendant ce temps à Vera Cruz, ton banquier il oublie pas de compter des agios tous les jours, même que quand ton chèque arrive enfin dans ta boîte aux lettres, t'es tellement dans la cave à la banque que tu démarres le mois à zéro, dans le meilleur des cas.

Donc voilà, entre les retards de paiement (record en date : 11 mois pour me payer 200 €), les commandes d'article annulées sans préavis (et donc jamais payées, forcément), les contrats rompus comme ça, du jour en lendemain, sans indemnité ni que dalle et bref, compte tenu de tout ce merdier qui fait qu'au bout du compte, je bossais pas pour des clous mais presque, j'ai décidé d'arrêter. Fini la pige, fini les articles à droite à gauche, fini d'être entubée quoi. Paraît que je vais manquer à certains de mes collaborateurs, même qu'y en a qui comprennent pas pourquoi j'arrête (han c'te bonne blague !).

Et donc, comme il a fallu que je me trouve un nouveau boulot, que caissière, c'est chiant, que pute, c'est sale et que l'écriture, c'est mal payé, j'ai décidé de jouer à l'aventurière. Et j'ai dit à Manu, qui voulait se lancer dans une nouvelle affaire : "Ce serait trop bien si on ouvrait une boutique tous les deux, un magasin qui serait un condensé de tout ce qu'on aime" (à l'exception du sexe tout de même). Et Manu, il a répondu : "Chiche ?!".

Et comme on a peur de rien (sauf des films de zombies où les zombies courent partout et se ruent sur les gens au lieu d'avancer péniblement et de pouvoir être esquivés quinze fois... Genre "REC", on a encore jamais osé le regarder, on flippe trop), on s'est lancés. Même que c'est un peu notre bébé qui vient de naître. Et ce bébé, on l'a appelé GARAGELAND. Pas parce qu'on aime faire les vidanges, juste parce qu'on est fan de Strummer. Et de rock garage 60's. Et donc, on a pris tout ce qu'on aimait, même que parfois, on en a chié pour dénicher exactement ce qu'on voulait, et on a mis tout ça dans une boutique.

Pour l'instant, y a rien qu'un site (ce qui est déjà exceptionnel) mais d'ici 6 semaines, y aura une vraie boutique à Metz, avec des cintres, une caisse et tout et tout, et même une fille super sympa pour tenir la boutique. Comme ça, si t'as envie de venir me faire la conversation ou m'observer comme une bête curieuse (genre "Ah, elle est comme ça en vrai ? Putain, elle est vachement moins bonne que c'que je pensais, en fait elle est vraiment pas terrible c'te meuf..."), ben tu pourras te pointer avec la boutique (mais quand même, essaye de m'acheter des trucs hein, ce sera pas un centre d'aide sociale mon magasin).

Alors en attendant l'ouverture de la VRAIE boutique, j'annonce : TADÂÂÂM !!!

accueil_new

Voilà, ça c'est notre bébé.

Même qu'on en est vachement fiers.

Et bien que tu crèves d'envie d'aller faire un tour dans les rayons (et t'as plutôt intérêt à y aller), je tiens à te faire part de ma sélection de cadeaux, pour que tu puisses voir à quel point on trouve de tout dans cette boutique (bon ok, on vend pas de pâtes aux oeufs mais bon...).

Alors voilà, j'ai pensé à mes amis du web 2.0 (et de la vraie vie hein, faut pas déconner quand même), bref, j'ai pensé à mes amis blogueurs (ou squatteurs de blogs) et j'ai cherché des cadeaux appropriés pour chacun d'entre eux. Et t'sais quoi, ben c'est pas pour me la péter (si, un peu) mais j'ai trouvé THE cadeau pour chacun d'entre eux, tellement cette boutique est pleine de trucs cool :

Pour mes copines la Peste et Nahimage, qui sont les pires langues de pute que Dieu ait mis en ce bas monde (et vous savez à quel point ceci est un compliment), j'ai pensé au set de correspondance "bitchy". Genre la carte qui dit "If you want to BITCH about something, please take a number", ça m'a fait pensé à elles direct et à toutes ces heures passées à bitcher en leur compagnie. (Et là, le public s'inquiète et se demande : "Mais sur qui elles daubent ?". Réponses : sur toi, sur toi et sur toi...).

notecard_bitchy

Pour ma copine Marie qui est sur le point d'enfanter, j'ai trouvé plein de cadeaux de bon goût pour son bébé dont on sait pas encore si c'est un garçon ou une fille (en tous cas, si c'est une fille, elle l'appellera Evelyne) ni qui il/elle aura pour marraine (Marie, ose prendre la Blonde et j'te savate). Comme ce body de très bon goût :

ribcage

Ou celui-ci, avec la reine d'Angleterre qui a une épingle à nourrice dans le nez :

sex_pistols_one_piece

Et comme il lui faudra des jouets à cet enfant, j'ai pensé à des jouets de bon goût comme :

Un zombie télécommandé si c'est un garçon...

zombie

Une tapette à fées si c'est une fille (pour s'amuser à écrabouiller les vilaines fées) (c'est autrement plus fun que ces morues de Winx, crois-moi).

fairy_swatter

Et quand il sera grand cet enfant, je lui apporterai des bonbons. Comme cette sucette Marie-Antoinette : c'est si distingué de sucer une tête coupée !

marieantoinette

Concernant cette sale blonde qui me sert d'amie, il faut savoir que quand elle a su que j'allais vendre des pyjamas Elvis, elle m'a demandée très sérieusement de lui en réserver un. Même que quand je lui ai expliqué que ça s'arrêtait au 18 mois, elle a hurlé "FUUUCK !" (avec l'accent blond) et j'ai bien cru qu'elle allait mourir de chagrin. Note que j'aurais rêvé de voir la Blonde dans une grenouillère Elvis...

pyjama_elvis

Alors bon, en réponse à sa requête concernant le pyjama Elvis en taille 24 ans, je pense que je pourrais lui offrir cette trousse qui dit "I'm so bloody blonde sometimes".

blonde_make_up

Ou bien, comme je sais que ce qui empêche la Blonde de se suicider en ce moment, c'est le soutien moral et l'affection que lui apporte son chat (ce même chat qui l'a ruinée et a fait d'elle une SDF après avoir infesté son appart de puces), j'ai pensé à cette tirelire "J'économise pour cloner mon chat" (au cas ou quelqu'un de mal intetionné déciderait de sacrifier Tam-Tam dans un rite vaudou, ça peut servir d'avoir un chat cloné) ou à cette carte "Only my cat understands me".

clone_cat

onlymycat

Pour Ze Connasse, j'ai pensé à ce kit du parfait petit dealer de drogue ou à ce porte-monnaie très distingué dans lequel elle pourra ranger sa dope) :

drug_dealer

dope

Pour mon ami le Coach, des lunettes "Goofy Droopy". Juste pour qu'il ait l'air con. :

glasses

Pour Montana, un spray qui donne l'accent gay. Parce que s'il avait un accent gay, peut-être qu'il ferait moins peur aux lecteurs de ce forum quand il les insulte (ce qui lui permettrait de les insulter deux fois plus, yeaaaah !) :

spray_gay

Pour Ibizabelle, la boule magique qui fait des compliments. Vu qu'elle arrête pas de se faire cartonner par les tarés de Muppets, ça lui fera du bien de se taper un petit compliment de temps en temps :

ball

Pour ma copine Sonia, un gloss. Ouais je sais, c'est facile. Et pour son chien Maya, des barrettes avec des têtes de mort dessus :

skull_bow

Et enfin, pour ma copine Spike qui est en rade de champi, une tirelire qui lui permettra d'économiser pour s'acheter de la drogue.

tin_weed

Voilà, maintenant vous savez ce qu'il vous reste à faire : connectez-vous sur GARAGELAND et dépensez vos sioux ! Elvis vous le rendra au centuple.

Ah oui, et puis y a aussi un nouveau blog d'actu rock qui s'appelle Garageland-blog, avec du rock et de la pin-up dessus... Et "Mz vie rock'n'roll" va pas tarder à déménager. Préparez vos valises mes mignons, je vous embarque...

Edit : Patrick Swayze est mort. Johnny Castle is dead. Je vais pleurer sous ma couette Petits Poneys...

Posté par _eve_ à 19:15 - Kiff - Commentaires [58] - Permalien [#]
Tags : , , , , , ,


mercredi 19 août 2009

Candidature au poste de marraine

Marie va bientôt expulser son bébé. Et vous savez quoi ? Elle est déjà en quête d'une future marraine. Alors moi, je lui fais part de ma candidature :

Evelyne TRUCMUCHE

1 avenue des Champs Elysées

57000 METZ

A : Marie PETASSE et son utérus

Objet : Candidature au poste de marraine

Chère Marie, Cher Bébé,

J'ai l'honneur de vous faire part de ma candidature au poste très convoité de marraine du bébé.

Ayant moi-même une grande expérience des enfants avec trois moutards à mon actif, je pense posséder les capacités requises pour être la marraine la plus cool du monde, celle que tous les autres gosses voudraient avoir, la marraine la plus fun de l'univers et aussi celle qui offre les cadeaux les plus chouettes.

Organisée, rigoureuse et ayant un sens aigüe du bon goût doublé d'une imagination sans bornes, je ne manquerai pas de penser aux dates d'anniversaires, de baptême, communion et autres bar mitzvah, et de leur faire honneur en couvrant mon/ma filleul(e) de cadeaux en toutes occasions.

En tant que marraine, je compte également prendre mon rôle très à coeur en participant, dans la mesure de mes moyens, à l'éducation du rejeton. Tatie Eve se fera ainsi une joie d'initier le petit à son premier pogo, à son premier tattoo et, pour fêter ses 18 ans, à sa première visite de sex shop (et à sa première pute, si les parents son d'accord).

Par ailleurs, en tant que Bree Van de Kamp cachée dans un corps de sale punk rockabillisante, je gâterai le/la petit(e) en lui prodiguant ce que mon Kitchenaid et moi faisons de mieux : moelleux au chocolat et noix de pécan, cookies chocolat banane et moult délices. Et quand maman devra s'absenter (genre pour s'envoyer en l'air tranquillos avec le papa du petit) (ou avec qui elle veut d'ailleurs), tatie Eve gardera le gnome et lui fera de bonnes tartines de Chocolade pour le goûter, avant de l'endormir avec son CD de berceuses punk rock (si si, ça existe, j'en ai un !!). Et promis, au dîner, j'éviterai de lui servir des pâtes au beurre en forme de zizis.

Pour finir, bien qu'ayant consciencedu fait que la concurrence déloyale, c'est le mal, je tiens à préciser qui si vous recevez un CV d'une personne blonde qui s'estime plus compétente que moi et qui fait valoir son expérience de mère, il serait bon de garder à l'esprit qu'être maman d'un chat, ça compte pour du beurre. Et puis sans vouloir faire ma balance, est-il raisonnable de choisir pour marraine une fille qui a hébergé une colonie de puces mutantes et qui fantasme encore sur Mac Gyver à l'époque où tout le monde veut s'envoyer Gregory House ? Bref, je dis cela, je ne dis rien...

En espérant vivement que ma candidature retiendra votre attention et que j'aurai l'honneur de me voir confier le poste de marraine de Petasse Junior (que je vous suggère très modestement d'appeler Evelyne si c'est une fille et Evelyn si c'est un garçon).

Veuillez agréer, Madame Pétasse et son parasite utérin, l'expression de ma considération distinguée, doublée d'un roulage de pelle fort amical.

signé : Cat's eyes Tatie Eve

PS : Si, en dépit de cette merveilleuse lettre de motivation (poil au fion), ma candidature venait à être refusée, sachez que je suis également candidate au poste de parrain.

Bien t'à vous,

n'Evelyne

Posté par _eve_ à 12:23 - Kiff - Commentaires [22] - Permalien [#]
Tags :

lundi 8 juin 2009

These shoes are made for walking

De nouvelles chaussures viennent d'entrer dans ma vie. Tu sais ce que c'est, il s'agit typiquement du genre d'évènement qui te met la larme à l'oeil quand, comme moi, tu n'es rien qu'une fille superficielle qui s'épate d'un rien.

J'ai donc de nouvelles chaussures, et pas n'importe lesquelles mes petits choux. Des chaussures de femme, ai-je envie de dire. Sans semelle plate d' un centimètre et demi et qui ne ressemblent même pas à des chaussures orthopédiques pour une fois. Bon, j'ai pas dit distinguées non plus (faut pas déconner ho) mais un peu féminines quand même (féminines dans le genre pute dirais-je...). Et rien que ça, c'est un gros progrès en soi pour une fille qui ne sait marcher que dans des chaussures plates pour pré-ado.

En somme, maintenant que j'ai des chaussures hautes qui font des jambes interminables, je suis une femme. Je suis une femme, merde euh ! Ouais je sais, j'ai mis le temps, et alors ?!

Donc bref, mes chaussures de femme très smart, les voilà :


tattooshoes

Classes,

discrètes,

distinguées,



tout moi quoi.

tatooshoes1

tatooshoes2

Seulement voilà, c'est bien beau d'avoir de vraies chaussures de pute fille, encore faut-il savoir marcher avec. Sans avoir l'air d'avoir un manche de balai planté dans le fion ou d'avoir la même démarche que Robocop en chaussures de ski.

Heureusement pour moi, le jour où j'ai acquis ces chaussures, j'avais un coach sous la main. Et pas n'importe quel coach en portage de chaussures, une femme du monde mes amis, une professionnelle ayant appris à des mannequins l'art du porter de talons hauts, j'ai nommé Sonia. Oui, je fréquente désormais de la parisienne glossée et je vous merde.

Et bref, j'ai déballé mes chaussures de princesse devant Sonia en lui expliquant que j'allais les porter le soir-même à une soirée à laquelle j'étais invitée, une soirée avec des gens classes et discrets, tout le contraire de mes chaussures quoi, mais on s'en tamponne. Et Sonia, elle m'a dit :

"C'est pas compliqué Chouchou : tu te tiens bien droite, les épaules droite, légèrement cambrée et tu imagines une ligne imaginaire devant toi. Après, tu n'as qu'à lancer le pied droit devant toi et ayé, c'est parti."

Alors moi, j'ai bien visualisé une ligne imaginaire. Et j'ai bien lancé le talon. Et j'ai essayé de me tenir droite et de ne pas avoir peur tandis que ma coach gueulait : "Dis-toi que tu ne PEUX PAS tomber ! Tu ne tomberas pas tant que tu resteras concentrée sur ta ligne imaginaire !".

Sauf que moi, ligne imaginaire ou pas, j'y arrivais pas. Je gueulais : "Soniaaa, j'ai peeeeur ! Donne moi la main, c'est beaucoup trop haut, j'ai le vertiiiige !". Même que j'y ai dit à ma coach que c'était impossible de marcher de cette façon, que ça me donnait l'air de tourner du cul, aussi m'a-t-elle gentiment fait remarquer que tourner du cul était toujours plus classieux que de se dandiner maladroitement tel un canard fraîchement sodomisé.

Alors j'ai insisté : je me suis tenue aussi droite que possible, j'ai tourné du fion, j'ai lignimaginairiser, mais rien à faire, au final j'ai manqué de me vautrer sur la moquette de la boutique où se tenait ma leçon privée (oui, je suis comme ça moi, je squatte les boutiques de mes copines pour me ridiculiser, au risque de faire fuir le client). Et bref, bien qu'étant supra bonne sur mes semelles compensées, j'ai dû me résoudre à accepter le conseil de maîtresse Sonia qui se résumait à ceci : "Eve, tu vas pas pouvoir aller à ta soirée avec ces chaussures. Ou alors, t'auras l'air conne".

Depuis, je m'entraîne à marcher en talons dans mon appart. Même que mes propres gosses se foutent de ma gueule en me regardant faire. Quant à mon mec, quand je lui dis que dans un mois maxi, je serai au point, prête à enflammer le dancefloor sur mes talons hauts, ben il se fout clairement de ma gueule et il me dit que je suis aussi crédible que quand j'affirme que je vais faire régime après m'être enfilée un demi pot de Chocolade à la petite cuillère. Ma propre belle-mère s'est marrée en voyant ces chaussures dans mon salon et en en analysant la hauteur (et mon improbable capacité à me déplacer avec), c'est dire quoi.

Mais bon, moi, pas renoncer.

Moi pas peur, moi aventurière.

Prions cependant pour que j'y parvienne un jour car toutes les chaussures à talons que j'ai achetées au cours de ces dernières années ont fini reconverties en chaussures de lit. Et dépenser autant d'argent en chaussures de baise, avouez que c'est tout de même un beau gâchis...


Découvrez Lee Hazlewood!

mardi 2 juin 2009

Mieux qu'une pilule contraceptive : les bons conseils de tatie Eve pour ne jamais avoir envie de faire de bébés

grossesse

Tu sais ce qui caractérise la femme enceinte, outre le fait qu'elle se met subitement à ressembler à un baleineau, que les hormones lui confèrent un caractère de merde et qu'elle s'empiffre tout à coup de mets aussi goûteux que les frites trempées dans du Nutella ? Eh bien la femme enceinte est, par définition, transie d'inquiétude.

Affolée, totalement paniquée à l'idée de tout ce qui l'attend au cours de sa grossesse et, pire, au moment de son accouchement. La femme enceinte se pose ainsi mille questions. Non, je rectifie, la femme en cloque se pose ainsi 1 million de questions. A la minute, of course. La pauvresse quoi.

Dans ces moments-là, elle est donc très contente de pouvoir compter sur ses amies ayant déjà enfanté pour se rassurer, espérant bien s'entendre dire qu'une grossesse, c'est le plus beau moment de la vie d'une femme après son premier orgasme en levrette et qu'un accouchement, c'est dur, certes, mais pas autant que ce qu'on le raconte et que c'est tellement fort en émotions qu'après tout, ça vaut bien quelques petites douleurs.

Bref, pendant la grossesse, heureusement qu'on peut compter sur ses copines !

Encore faut-il ne pas m'avoir MOI comme copine.

Parce que moi perso, à trop être dans le vrai et à alarmer plutôt que rassurer, je suis plus du genre à faire flipper mes copines enceintes au point qu'elles se demandent si à 11 semaines d'aménorrhée, elles ont encore le temps de faire une IVG d'urgence pour être sûre de ne pas avoir à subir de toutes les horribles choses que je leur ai contées.

Ouais, je suis comme ça moi : de bon conseils. Et pas du genre à enjoliver. J'aime bien situer clairement les choses et ramener à la raison les femmes enceintes gagaïsantes qui se caressent le ventre en buvant des infusions de beu verveine et qui sourient bêtement à la vue du moindre ours en peluche. Moi, faudrait carrément songer à m'envoyer dans les pays du tiers monde dans le cadre des campagnes de sensibilisation sur la contraception : au lieu de refiler aux femelles autochtones des pilules contraceptives qu'elles écraseront de toute façon dans le ragoût familial à défaut d'en avoir réellement pigé l'intérêt, autant m'y envoyer moi, histoire que je fasse flipper les villageoises avec mes anecdotes pas tristes sur l'enfantement.

Par exemple là, je me gave avec la Pétasse. Qui comme chacun le sait, attend un moutard, au risque de ruiner le tatouage qu'elle a sur le ventre, mais bon je dis ça comme ça hein. Même que son enfant, elle ne sait pas encore s'il c'est un garçon ou une fille. Ni s'il a un bec de lièvre ou un oreille en moins mais bon, là encore, je dis ça je dis rien.

Et bref, ma petite Marie, je fais tout pour qu'elle soit dans le vrai et je n'omets pas de lui parler de TOUT ce qu'il faut savoir en matière d'enfantement :

- Je lui parle de l'épisiotomie et je lui dit que non, ça fait pas si mal de se faire ouvrir en deux au coup de ciseaux, de la chatte à l'anus. Et j'ajoute que forcément, à ce moment-là, on a tellement mal partout et tellement l'impression qu'on va crever que l'épisio, même pas on la sent passer... c'est dire si c'est douloureux un accouchement.

- Je lui raconte comment on m'a sorti mon premier enfant au forceps et comment j'ai eu l'impression qu'on m'arrachait tous mes organes du corps en sortant de force mon bébé du ventre. Et j'ajoute que c'est sans doute cela qui explique le rejet que j'ai fait à la naissance de ma fille que j'ai tout de même refusé de voir pendant près de 24 heures et que j'ai bien failli appeler Carrie ou Rosemary pour me venger de toute cette souffrance subie (et si ça avait été un garçon, je l'aurais appelé Chico).

- Je lui dis qu'il ne faut pas s'inquiéter pour des choses aussi insignifiantes que la peur de se chier dessus en poussant pour faire sortir le bébé. Et j'ajoute que de toute façon il y a de grande chances pour qu'effectivement elle fasse popo sur la sage-femme, et tant pis si c'est pas glamour ni très ragoûtant : life is life, na-naaaaa-na-nana.

- Je lui parle de l'expulsion du placenta parce que bah oui, s'agirait pas de croire qu'une fois le bébé expulsé, tout le boulot est fait et que t'es tranquillou loulou. J'insiste sur les petits détails qui ont leur importance quant à cette dernière étape de la mise bas et lui explique comment les sage-femmes se mettent à appuyer sur ton ventre de toutes leurs forces, en s'y mettant parfois à deux, pour te faire sortir tout ça.

- Je lui parle aussi des contractions d'après l'accouchement. Histoire qu'elle aille pas s'imaginer qu'une fois le mioche pondu, elle aura fini d'en chier physiquement. J'insiste bien sur le fait que les contractions durent encore plusieurs jours et que c'est assez pénible à supporter. Mais que la vie est belle malgré tout hein.

- Je fais de mon mieux pour répondre à la fatidique question : "ça ressemble à quoi une contraction ?". Aussi je lui dis : "Tu te rappelles de ta crise intestinale la plus horrible ? De la piiiiire gastro de toute ta vie, celle où t'étais pliée en deux et où t'avais l'impression que tes spasmes allaient t'achever ? Ben dis-toi que c'est tout pareil sauf que c'est vingt fois plus fort et que ça gagne le dos et les reins. Et que là, t'as vraiment l'impression que tu vas mourir pour de bon.

- Je lui parle aussi de ces petits désagréments qu'on ose rarement aborder, because pas sexy, tu penses. Par exemple, je lui fais un topos sur les hémorroïdes. En lui expliquant que c'est la pire des douleurs qui m'ait été donné de cotôyer, juste après les contractions de l'accouchement.  Et je pousse le vice jusqu'à lui raconter la fois où, rentrée à la maison après mon accouchement, je suis tombée dans les pommes en allant aux chiottes. Hé oui, les hémorroïdes, ça fait rudement mal au cul. Et bien plus encore.

Et puis comme si toutes ces vérités ne suffisaient pas à la faire flipper, des fois, je mens. Non, juste une fois en fait. Je lui ai fait croire qu'elle ne pourrait pas bénéficier de la péridurale vu qu'elle avait oublié de s'inscrire, hahaha ! Et que si t'es pas inscrite pour la péridurale, ben on te file que de l'homéopathie à l'accouchement, et que c'est à ce moment-là que tu prends conscience du fait que l'homéopathie, c'est du flan. Et bref, Marie elle a rudement angoissé et j'ai bien cru qu'elle allait pleurer, alors bon, j'ai fini par lui dire qu'en vrai, y avait pas de liste d'attente pour la péridurale. N'empêche que c'était trop marrant.

Bon, sur ce amies lectrices n'ayant pas encore enfanté, n'allez pas croire que je tente de vous dissuader de vous reproduire mais bon, maintenant au moins, quand vous en chierez votre race, vous ne pourrez pas dire qu'on ne vous a pas prévenues.

Posté par _eve_ à 10:59 - Kiff - Commentaires [67] - Permalien [#]
Tags : , , ,

vendredi 29 mai 2009

Combien tu prends ?

proposition

Il faut savoir que chaque jour, je passe quelques heures au téléphone avec mes copines. Obligée quoi, on a tellement de trucs fondamentaux à se dire qu'on est tenues de se téléphoner entre deux et six fois par jour (c'est le minimum syndical) : faut qu'on se plaigne de nos mecs respectifs, qu'on se raconte les derniers ragots, qu'on parle de cul un minimum, qu'on dise pleeeeein de mal des gens qu'on n'aime pas et puis surtout, qu'on se foute de la gueule de nos blogueuses préférées, qu'elles soient princesses-mes-couilles ou influentes-mon-cul.

Et puis par ailleurs, on aborde régulièrement des questions aussi cruciales que : faut-il ou non se faire botoxer à l'approche de la trentaine ? Renoncer au chocolat pour avoir un cul d'enfer vaut-il vraiment le coup ? Qu'est-ce qu'on ferait de notre pognon si on était riches ? Et de notre pouvoir si on était puissantes ? Et de notre cul si on était libertines ? Et parfois, on en arrive à des sujets de discussion aussi fondamentaux que celui-ci : qu'en serait-il si on se la jouait Demi Moore et Robert Redford dans Proposition Indécente ? (quoi, t'as pas vu le film ?!! Haaaaaan, la hoooonte !!) ?

Parce que bon, on n'est pas des putes, mais dans l'absolu, on n'est pas contre non plus. Et bon bref, dans le film, Woody Harrelson et Demi Moore sont mariés et amoureux et tout et tout, mais ils acceptent la proposition pas très catholique de Robert Redford qui consiste à louer Demi une nuit pour 1 million de dollars. Un million quoi !! Pis Robert Redford ! Moi, même pour 82 euros je veux bien que Robert Redford il me loue pour une nuit (même vieux oui, même vieux... et pas la peine de venir me les briser avec vos histoires d'Oedipe et mon pseudo-problème avec les vieux...). Et donc, on reparle de ce film et on se dit que dans la vraie vie, ça n'existe pas, ou alors que ça existe mais que le milliardaire en question doit être moche et pervers et puis sentir des dessous de bras pour couronner le tout. Mais quand même, on se pose la question :

"Tu crois qu'il dirait quoi ton mec si on vous proposait de te louer pour une nuit ?
- Oh ben à un million de dollars hein, y a pas photo !
- Ouais, t'as raison. Moi je me dis que mon mec, même pour moins que ça il accepterait de me louer. Genre 10 000 euros. Ou 1000 euros. Ou 500 euros et trois tickets resto."

Alors j'ai demandé à Manu :
"Manuuuuuu ?! Dis, tu te souviens du film Proposition indécente ?
- Non.
- Robert Redford et tout et tout...?
- Non.
- Mais siiiiiii, ce film de gonzesse où qu'c'est que Robert il paye 1 million de dollars pour troncher Demi Moore, même qu'il est très prévenant et très classieux et qu'après ça part en sucette...!
- Ah oui, ça me dit quelque chose.
- Ben bref, je me demandais, est-ce que toi t'accepterais de me louer à un milliardaire à 1 million de dollars la nuit ?"

Là, Manu il réfléchit. Et puis il dit :

"Non mon rat, jamais de la vie."

Et moi je me dis : "Ô, que c'est beau l'amour ! Même pas pour un million il ne me mettrait entre les mains d'un pervers sodomite milliardaire glamour".

Sauf que juste après, il ajoute :

"Ca va pas non, un million, c'est pas assez, ça suffirait pas pour que je puisse arrêter de bosser".

Il a bient dit "je puisse arrêter de bosser". Donc concrêtement, mon mec, il veut bien m'envoyer faire la pute de grand standing si et seulement si ça peut lui permettre à lui de passer le reste de sa vie à regarder LCI en fumant des clopes.

Ah ouais, y a pas à chier, c'est beau l'amour.

woody

Edit : A la fin du film, Woody il renonce à son million de dollars pour récupérer l'amour de  sa vie LUI. Et tant pis si du coup, il peut pas passer le reste de ses jours à regarder les infos en continu dans son canapé. Sur ce, je cours me suicider en me jetant par la fenêtre du rez-de-chaussée.


Découvrez John Lee Hooker!

Posté par _eve_ à 10:34 - Coups de gueule & langue de pute - Commentaires [48] - Permalien [#]
Tags : , , , , ,

mardi 26 mai 2009

L'histoire du pantalon bleu de Sabine

monica

Ce qu'il y a de bien avec moi, c'est que je me retrouve régulièrement malgré moi dans des situations complètement délirantes, ce qui me permet de venir te faire la rigolade ici même en te racontant mes histoires à la con, et tant pis si je m'auto-humilie au passage. Ainsi, tu as eu droit à des épisodes de loose interplanétaire comme à la fois où j'ai été invitée à une soirée barbecue chez les kékés ou le récent épisode de mon arrivée au concert des Adicts avec un moins d'avance (et encore, vivement que je te raconte le deuxième volet de cette histoire à savoir : comment j'ai finalement réussi à arriver à ce concert en retard et comment j'ai eu droit qu'à quatre morceaux avant que le groupe ne remballe) et puis, évidemment, la fois où je suis tombée enceinte suite à une éjaculation faciale.

Mais bon, parfois, il arrive aussi que mon existence subisse des accalmies passagères et que je ne vive pas suffisamment de trucs atypiques pour pouvoir te payer une tranche de rigolade. Aussi, en de tels moments, je me félicite d'être entourée de personnes qui attirent la loose autant que moi et qui, en plus, se réjouissent tout naturellement de me raconter leurs petites anecdotes en oubliant bien évidemment ce tout petit détail : que je suis une pute qui balance tout publiquement sur ce blog.

Et bref, tu as déjà eu droit à Claudia, ma copine qui a failli accoucher par le trou du cul, à Aglaé, celle qui a pour coutume de ruiner les toilettes publiques, aussi aujourd'hui suis-je fière de te présenter Sabine et la fabuleuse histoire de son pantalon en velours bleu.

Déjà pour situer, laisse-moi te présenter Sabine.

Sabine est une fille plus bonne que bonne, une très belle femme qui se sape avec goût et ne manque pas d'attirer les regards. Ca, c'est la Sabine actuelle. Car ce qu'il faut savoir, c'est que quand elle était môme, Sabine c'était un peu le vilain petit canard. Une ado qu'elle résume elle-même à cela : grosse et mal fringuée. Un peu comme Monica dans Friends quoi.

fat_Monica_fat_monica_1551278_512_384

Et un jour, Sabine a cru bon de me parler du triste épisode de son pantalon bleu, en me faisant promettre et jurer que j'en parlerais jamais sur mon blog. Moi j'ai promis et juré. Mais j'ai pas craché. Et comme je suis langue de pute de profession, je m'en vais te raconter cette histoire :

Quand elle était ado, Sabine vivait dans le trou du cul du monde. Etrangement, elle y vit toujours, mais comme elle dispose désormais d'une voiture, elle a la possibilité de côtoyer régulièrement les gens civilisés qui vivent dans la grande ville, ce qui n'était pas le cas à l'époque. En ces temps reculés, elle devait très exactement se contenter d'une virée mensuelle dans la grande ville, en empruntant le bus loué par l'association du quartier, laquelle proposait aux jeunes des activités un peu plus citadines et branchées que la chasse au tétards et les cabanes dans les arbres.

Et donc, un jour, l'association en question décida d'organiser une sortie à la patinoire, tout là bas dans la grande ville. Je te laisse imaginer que Sabine était ravie d'aller jouer à Surya Bonaly et que le jour J, elle piétinait d'impatience à l'idée d'aller faire mumuse sur la glace. Sabine commença donc à se préparer en vue de cette sortie très excitante, sur les recommandations de sa mère qui exigea qu'elle porte son pantalon bleu. Pour être plus précise, son "fuseau" bleu ciel en velours. Ce truc horrible qu' on portait dans les années 80, un pantalon ressemblant plus à des collants et s'attachant sous les pieds avec des élastiques (toi le jeune qui me lit, sache que je n'invente rien : cette étrangeté vestimentaire a bel et bien existé). Donc déjà à la base, c'était le truc absolument horrible. Mais comme si ça ne suffisait pas, il a fallu qu'en plus, le fuseau de Sabine soit bleu ciel et en velours côtelé. Le truc totalement immonde quoi.

Et bref, sa mère a tenu à ce qu'elle mette ce pantalon bleu et rien d'autre, estimant que c'était la sape la plus confortable de sa garde robe et qu'avec ça, elle serait rudement à l'aise (en plus d'être tendance) pour faire du patin. Et Sabine, qui n'était pas une ado contrariante, elle a dit "oui maman" et elle a enfilé son pantalon bleu ciel.

Ce qui ne fut pas chose aisée. Car comme je te l'ai dit plus haut, Sabine avait une propension à l'embonpoint. Elle dut donc s'allonger sur le canapé du salon pour enfiler patiemment son pantalon, centimètre après centimètre. Et une fois le pantalon enfilé, elle se sentit un rien serrée mais se dit qu'après tout, ça allait sûrement se détendre, et ainsi prit-elle place à bord du bus, en veillant à aller s'asseoir bien tout au fond vu que la banquette, c'était trop la classe. Vinrent prendre place de nombreux autres ados pour ne pas dire toute la population ado de ce fief paumé, prêts à se la donner comme des fous sur la glace...

Arrivée à la patinoire, fièrement perchée sur ses patins, Sabine entreprit un premier tour de piste. Mais en l'espace de quelques secondes, se rétama la gueule sur la glace. Ce qui en soi, n'est déjà pas cool quand tu est entourée de toute la population 13-17 ans de ton quartier. Mais comme si cela ne suffisait pas, de finir étalée sur la glace en pantalon bleu ciel trop serré... et ben...

... le pantalon, justement...

...il a craqué.

Mais quand je dis "craqué", c'est craqué quoi ! Pas qu'un peu, vois-tu. Pas un petit trou ou que sais-je, un vrai craquage en bonne et dûe forme ! Pour faire simple : le pantalon s'est déchiré le long des coutures. Sur les deux jambes. Ouais, la Sabine, elle s'est retrouvée limite à oilpé sur la glace, avec un pantalon complètement ruiné. Et tout le monde passait à côté d'elle en se marrant, tu penses bien. Non mais t'imagines la honte quoi ?! C'est typiquement le truc super traumatisant dont tu peines à te remettre quand t'es ado, le truc qui te poursuit des années.

Et le pire, c'est que ça s'arrête pas là, tu penses...!

Y a quand même eu un brave petit jeune homme qui a eu pitié de Sabine, quand il l'a vue en larmes, le cul sur la glace, essayant de faire quelque chose de ses morceaux de pantalon. Et ce garçon en question était un peu punk de son état et arborait une veste largement recouverte de badges. Aussi n'a-t-il pas hésité à se servir de ses moults badges pour sortir Sabine de cette situation embarrassante. Il s'en est précisément servi pour tenter de réunir les deux pans déchirés du pantalon, afin que cette pauvre Sabine n'ait plus l'entre-jambe à l'air, vois-tu... Un à un, il a donc aligné les badges pour maintenir les bouts de tissu ensemble et pour rhabiller tant bien que mal cette pauvre Sabine. Sympa le gars quoi. Comme quoi, on mise jamais assez sur les punks hein.

Et bon bref, t'imagines la suite : Sabine désormais affublée d'un fuseau bleu ciel en velours rapiécé de l'entre-jambe aux chevilles par une série de badges. Et si elle a su se faire discrète jusqu'à la fin de la sortie en restant contre une rambarde pendant que les autres mômes s'en donnaient à coeur joie sur leurs patins, la pauvre Sabine a du affronter un nouveau moment de honte générale en regagnant le bus. Qu'elle dût évidemment retraverser avec son pantalon à badges et là, squatter la banquette lui parut tout de suite moins cool dans le sens où il lui fallut affronter les regards de tous les autres occupants du bus avant d'y accéder.

Voilà la triste histoire du pantalon bleu de Sabine. Et c'est tout pour aujourd'hui.

Posté par _eve_ à 10:24 - Kiff - Commentaires [13] - Permalien [#]
Tags : , ,

lundi 30 mars 2009

The Peste in Wonderland

surprise

J'adore les surprises. Faire des surprises aux gens que j'aime, les inonder de cadeaux sans qu'ils ne s'y attendent, c'est mon grand truc. Et avec ma copine Nahimage, qui est au moins aussi généreuse que moi (naaaan, qui est carrément plus généreuse que moi, faut le savoir), on a eu envie de gâter une de nos copines. Comme ça, sans raison aucune. On est des filles tellement cool vois-tu, des copines si exceptionnelles, qu'on n'attend pas que nos potes soient mourants, déprimés ou à deux jours de se barrer vivre dans une grotte en Uzbekistan pour les gâter. Et donc, on a décidé, en accord avec nous-mêmes, d'emmener une de nos amies à Disneyland Paris.

Ouais, rien que ça. Et tu sais pourquoi Disneyland Paris ? Parce que rien que d'y penser, ça fait rêver (oui je sais, elle était facile celle-là). Pis aussi parce que cette jeune innocente, elle a jamais foutu les pieds à Disneyland de sa vie. Alors on s'est dit qu'on allait lui offrir la grosse totale à savoir le billet de train, l'accès au parc, les attractions, le déjeuner dans le restau de la Belle au Bois dormant et même le serre-tête à oreilles de Minnie (et une queue de Pluto pour se la mettre au cul). On s'y voyait déjà quoi, on s'imaginait se tenant par le bras toutes les trois et allant d'attraction en attraction à petits pas chassés avec des étoiles plein les yeux, Nahimage chantant "Aaaaaah comme le monde est petit !", La Peste faisant des claquettes devant le château de la princesse et moi essayant de faire comprendre gentiment à Winnie L'Ourson que non, le fait qu'il soit une star internationale ne l'autorise pas à me peloter le cul... ou alors juste une fesse.

Pis bon, on a fait les comptes avant de lancer l'opération "Immersion de la Peste dans un endroit merveilleux qu'elle va encore plus kiffer que son rabbit". Et là on s'est rendu compte que ah ouais quand même. Jouer à la princesse avec des oreilles de Minnie, ça a un prix. Et que les piges, ça paye quand même pas du tout tant que ça. Et il nous a finalement fallu renoncer, la mort dans l'âme, à ce beau projet de magie au pays des rêves bleus. Même qu'on était dégoûtées. On voulait tellement voire la Peste s'émerveiller dans la magie de Disney, on pensait même sacrifier quelques dizaines d'euros dans une dalle souvenir plus beauf tu meurs "la honte de la blogosphère was here"... et du coup, quand la triste réalité nous a rappelé qu'une journée à Disney, ça coûtait bonbon, ben on a dû finir par se résigner et par accepter l'idée que la Peste devrait se contenter de s'émerveiller devant la Tour Eiffel. Ce qui est bien mais pas top.

SAUF QUE...

Sauf qu'il y a des gens qui naissent avec le gêne de l'émerveillement. La Peste en est. Et du coup, pas besoin de l'amener à Disney pour la voir s'émerveiller devant tout un tas de choses.

Sur l'autoroute vers Paris :

"Haaaan, regarde Eve, des éoliennes !!! C'est génial, je kiffe grave les éoliennes !
- Euuuuh... oui. C'est beau, ça tourne...
"

"Tiens, on va passer dans un tunnel. Ca tombe bien, j'adore les tunnels !"

" Hé, hé, regardez, un château d'eau ! Moi j'adooooooore les châteaux d'eau. Mon rêve ce serait d'en visiter un."

La vie de ma mère, j'invente rien : elle a bien dit qu'elle "rêvait" d'en visiter un, je jure que c'est vrai ! (et perso, je me demande ce qu'elle prend comme drogue. Parce que ça a l'air pas mal hein...).

"Waouh, regarde ! un immeuble avec des fenêtres miroirs ! Ca c'est une chose qui m'a toujours fascinée !!."

Et encore, ça c'était avant d'arriver dans la grande ville.

Parce qu'une fois dans Paris, ben c'était tout comme à Disneyland pour la Peste, kif kif. Déjà, si t'as lu mon récent billet, tu n'es pas sans savoir que ce week-end là, on était riches. Tellement riches que la Peste elle se la jouait millionnaire avec, tiens-toi bien, CINQ biftons en poche !! T'imagines ?! Et pas n'importe quels biftons hein, des billets de 10 euros ! Grandiose ouais. En mode maîtresse du monde. Elle sortait ses billets de 10 euros un à un comme une milliardaire débarquée de Dubaï, et ranafout' que ce soit des billets de 10 euros seulement, dans sa tête, elle était riche. Et la voir faire sa milliardaire, c'était juste trop mignon. Non, trop fendard en fait.

Et bref, avec la Peste, t'as l'impression d'être à Disneyland à chaque coin de rue. Quand les parisiens lui ont parlé du Starbucks, elle était littéralement fascinée, t'aurais cru une enfant qui s'apprêtait à visiter la chocolaterie de Willy Wonka tellement ses yeux brillaient d'envie.

Et chez Lush... alors là, laisse-moi te dire que la Peste chez Lush, ça vaut le détour. "Ooooh, de la gelée de douche au chocolat !! T'rends compte ??!!", "Waaaah, des pains moussants à la vanille ! Mais c'est énoooorme !!!". Et quand la vendeuse de la boutique lui a chaleureusement proposé de lui montrer comment utiliser des Ballistics (des boules de bain effervescentes), la peste elle a failli pleuré tellement elle était émue. Elle est restée bouche bée devant le saladier dans lequel la vendeuse avait balancé une boule de bain et très attentive, elle observait le déroulement du processus : "Ooooooh, ça fait des bulles ! haaaan, ça fond ! Ouuuhhh, ça mousse ! Waaaaah, ça colore l'eau !!!". Franchement, même devant les vitraux du château de la Belle au Bois Dormant elle ne se serait pas autant extasiée.

Alors que dire pour conclure ? Citons simplement ce bon vieux Baloo : "Il en faut peu pour être heureux.". Et la peste en est la preuve vivante, y a pas à chier.

Posté par _eve_ à 14:55 - Kiff - Commentaires [27] - Permalien [#]
Tags : ,

vendredi 27 mars 2009

Le jour où j'ai eu des sous (un peu) (vite fait)

rich_girl

Depuis le temps, je crois que tu l'as compris : je suis typiquement le genre de personne qui n'a JAMAIS une thune. Ben oui, vu les revenus proches du néant que me rapport la rédaction ces derniers temps et vu que je n'ai toujours pas pu me résoudre à me prostituer (ceci dit, je suis ouverte à toute proposition si tu es beau, sexy, milliardaire et éjaculateur précoce de préférence... histoire que ça me bloque pas ma soirée non plus...), je continuer à gagner à peu près que dalle et mes minces revenus représentent tout juste de quoi couvrir mes dettes mensuelles.

Je suis le genre de fille qui ne va pas chez le dentiste car trop cher même si c'est remboursé (eh oui c'est moche, mais je n'ai pas 300 euros à avancer pour me faire refaire les vilaines dents du fond dans lesquelles l'abus de Coca-Cola plein de sucre a creusé moults cratères) (boire du Coca Zero ou Light ? Plutôt crever !!).

Je suis le genre de fille a qui il est arrivé (et à qui il arrivera encore) de taper dans le cadeau d'anniversaire des gosses (tu sais, le chèque que la gentille mamie te confie en te disant qu'avec ça, t'as intérêt à gâter ton chiard en lui faisant un beau cadeau) pour pouvoir remplir un caddie de courses.

Je suis le genre de fille qui passe son temps à visiter des boutiques virtuelles sur le ouèb, à remplir des paniers virtuels et à ne jamais les valider, faute de thune. N'empêche qu'après coup, je me félicite pour tout cet argent que j'ai eu la force de ne pas dépenser, malgré l'insoutenable tentation (bon ok, voir s'afficher le message "votre CB a été refusée, contactez votre établissement bancaire", ça t'aide aussi à ne pas dépenser faut dire...).

Je suis le genre de fille qui porte régulièrement des mi bas troués au gros orteil, qui utilise une seule et même crème pour le jour, la nuit, les rides, la peau sèche et la cellulite , parce que trop pauvre pour investir dans trois ou quatre crèmes spécifiques, et qui crache dans le tube d'eye liner pour en diluer les dernières gouttes (oui, je crache dans mon maquillage et je vous merde). Et tout ça pourquoi ? Pour éviter d'avoir à endurer la frustration d'aller acheter une paire de bas, une crème pas chère et un tube de liner au Galeries Lafayette en me faisant narguer par les corsets Chantal Thomass, les bas couture qui coûtent dix fois le prix d'une paire de mi-bas, les jolis flacons de crèmes qui font la peau douce et les rouges à lèvres rouge-pute, rouge-salope et rouge-catin comme je les aime.

Bref, j'ai jamais une thune.

Je suis tellement fauchée qu'à 27 ans, j'appelle encore ma mère pour qu'elle consulte mes comptes à ma place. Tu comprends, j'ai peur de me brûler les yeux en voyant l'écran m'annoncer : "Au 2 avril, le solde de votre compte était de : - 643 €. Game over.", alors je lui laisse affronter l'état de mon compte à ma place. Oui je sais, je suis lâche (et j'ai pas encore coupé le cordon avec môman).

Tellement fauchée que quand je sors au restau avec une copine, je dois taxer de la thune à mon mec. Qui me confie pile poil le nombre de tickets restau suffisant à payer la note, ce rat.

Bref, je suis paaaaauvre.

Mais récemment, grâce à une amie, j'ai pu être un peu moins pauvre. Je t'explique :

Non, elle ne m'a pas payée pour faire l'amour avec moi (elle sait qu'il lui suffit d'un "s'il te plaît" pour que je me laisse emballer) (je dis ça pour elle hein, va pas croire qu'un vulgaire "s'il te plaît" permet à n'importe qui de me tripoter le chouchou... faut pas déconner ho...). Elle a simplement décroché un contrat à une époque ou moi, j'en avais pas. Et comme c'est une vraie amie comme on en fait peu, et bien qu'elle soit elle-même dans une belle galère de thunes, elle a partagé son contrat. Ouais, elle a osé : elle a coupé son contrat pour m'en donner un petit bout afin que moi aussi je puisse m'acheter des Pim's framboise à la fin du mois (et afin que j'arrête de lécher l'écran de la télé à chaque fois que j'en voie la pub). C'est-y pas exceptionnellement généreux ça, hein, sans dec ??

Et donc, par un habile stratagème, nous avons rédigé les articles commandés à deux, sans se faire remarquer, et quand elle a reçu la thune, ben elle a fait le partage...

Et comme elle aussi, c'est une fille toujours fauchée, une fille qui quand la thune tombe, doit choisir entre changer le cardan de la voiture ou payer l'entretien de la toiture, ben crois-moi, elle a pris soin de ces petits biftons comme t'as pas idée. Parce qu'elle sait aussi bien que moi à quel point c'est rude de gagner sa vie (surtout en écrivant des conneries) et de payer toutes les factures tout en conservant, à la fin du mois, un minimum de dignité face à son banquier. Régulièrement, elle me téléphonait pour me rappeler : "J'ai ta thune ma douce" et me faire écouter le bruit des billets (je te jure que c'est vrai). Elle est très prévenante cette amie, y a pas à chier.

Alors le jour J, jour de la remise en main propre de la thune tant attendue et si méritée (oui, méritée... faut savoir qu'on en a chié pour écrire dans un domaine qui n'est pas du tout le nôtre... et qui pour le coup, n'a rien à voir avec le sexe), elle a posé deux enveloppes sur la table. Des enveloppes scellées avec "La Peste" écrite sur l'une et "Eve" sur la deuxième. Et là, on s'est senties un peu comme des enfants qui reçoivent leurs étrennes un soir de Noël :elle a dit "voilà not' pognon chérie" et on s'est jetées dessus comme des furieuses, on a fourré tout ça au fond de notre sac et là...

Ben c'est là que ça a merdé. Y a une connexion qui a oublié de s'établir dans notre cerveau de faibles femmes. Faut dire que quand tu passes ton temps à reverser le peu que tu gagnes dans les factures, les caddies de courses et autres frais incontournables, sans jamais pouvoir dépenser quoi que ce soit juste pour le plaisir, ben de temps en temps, t'es pas loin de craquer et de dépenser le peu de fric que t'as, et celui de la banquière avec.

Et c'est ce qu'on a fait. Oui je sais, c'est pas glorieux. Mais tellement jouissif.

Pire, on s'est comportées exactement comme de pauvres gosses frustrées d'être privées de tout toute l'année et on a décidé de s'offrir tout ce qu'on se refuse le reste du temps. En mode no limit.

Pulverisée l'enveloppe marquée "Eve". Restau japonais pour commencer. Avec un supplément de makis saumon, oui oui, on aime ça les makis, c'est cher mais c'est sain et c'est bon.

Pâtisserie haut de gamme. On prend ce gâteau au chocolat pour goûter, et cette tarte au citron qui nous fait de l'oeil, et cette petite tarte au fruits aussi, et ce truc aux framboises avec sa crème pistache, et ce truc qu'on sait pas ce que c'est mais que ça a l'air bon. On prend aussi quelques macarons, un de chaque, oh pis non, deux finalement. Et tant qu'à faire, mettez-en une boîte de plus pour qu'on fasse goûter ça aux gosses. Pis allez, on n'est plus à ça près, ces chocolats hors de prix, on va en prendre un sachet, juste pour goûter vite fait quoi.

Une orgie de gâteaux qu'on s'est faite, à s'en faire gerber. T'aurais cru des gamines, c'était trop bon. On avait des macarons dans le sac à main alors que d'habitude, on se contente de trimballer des Tic-Tac et des Choco Rem. Là, on se tapait du macaron à la douzaine, comme des truies bourgeoises.

macaron

(et la Leffe avec les macarons, c'est bien meilleur que le bubble tea)

Pis après, on est allées dans la grande ville. Et on a dépensé nos sous en trucs inutiles, mais alors parfaitement inutiles. On a acheté des trucs pour le bain et des savonnettes. Plein. Des colliers en toc et des fleurs en tissu qui se clipsent dans les cheveux. On a dévalisé la boutique de godes. Parce qu'on aime bien ça, les godes. On a acheté des fringues à nos mômes. Trop rock les fringues et trop chères, en temps normal pour ce prix là, on rhabille toute la famille. On s'en fout, ils ont kiffé comme des dingues leurs robes léopard et t-shirt tête de mort. On s'est même acheté d'autres trucs de fille, des fringues et des sacs, des trucs pas forcément utiles mais follement jouissifs.Pis nous voir nous extasier respectivement sur un sac à main à carreaux et sur un t-shirt "slave of rock'n'roll', c'était juste trop mignon, franchement attendrissant.

Le week-end passé, je suis rentrée chez moi avec une enveloppe vide. La banquière va encore m'appeler avec son faux ton mielleux pour me dire que la situation est un peu alarmante et me demander où qu'ils sont mes revenus, en dehors des alloc (réponse : dans son cul).

M'en fous. Avoir l'impression d'être riche pendant deux jours, ça a été le pied total. Pouvoir me dire : ce t-shirt me plaît, je l'achète un point c'est tout, ben c'était juste grandiose. D'habitude, pour chaque truc que j'achète, j'en sacrifie deux sur Ebay (ben oui, "j'ai pas un âne qui chie des sous", comme dirait ma mère). Mais là, non, pas besoin : ne pas avoir à gérer la frustration de regarder sans jamais acheter, c'était unique. Pis dans le fond, je suis pas compliquée comme fille : un t-shirt, une robe, des savons, des pompons à nichons et quelques sushi suffisent à faire mon bonheur.

Lecteur, lectrice, c'est le moment de prendre note et de me couvrir de cadeaux. Ou de fric.

Posté par _eve_ à 08:00 - Kiff - Commentaires [16] - Permalien [#]
Tags : ,

vendredi 13 mars 2009

Bad Girl : une vidéo pour mes petites putes

Les copines, voilà ce qu'il va vous arriver la semaine prochaine quand je viens vous voir.

J'ai hâte les pouffiasses, vous pouvez pas savoir !

Allez les filles, je vous kisse dans la raie des fesses.


Edit : le blog est en travaux mes agneaux. Si tout se passe bien, vous aurez bientôt droit à un nouvel espace de jeux tout beau tout neuf. En attendant, on est prié de ne pas se plaindre du bordel occasionné par les travaux en cours mes petits amours (PS : Que les choses soient bien claires, je ne vous aime pas ; "petits amours", c'était juste pour la rime. Et c'est toujours plus sympa que "Rocamadour" ou "topinambour" hein.)







Posté par _eve_ à 08:11 - Kiff - Commentaires [22] - Permalien [#]
Tags : ,

lundi 23 février 2009

Docteur House, prends-moi la température !

hugh_laurie_image_diaporama_portrait

Si tu demandes à une femme quel est son fantasme télévisuel du moment, tu as toutes les chances d'obtenir comme réponse : Docteur House.

Parce que oui, on peut dire qu'on fantasme à peu près toutes sur Docteur House (celles qui ne sont pas dans ce ce cas n'ont vraiment aucun goût) qui est carrément THE sexy doctor du petit écran, même qu'aucun autre toubib de sitcom ne lui arrive à la cheville : Derek Shepherd et son brushing trop soigné, Mark Sloan et son insupportable beaugossitude, ces médecins là sont tout juste bons à exciter de la lycéenne qui rêve de baisers hollywoodiens, quant à Doug Ross, autant dire qu'il a bien fait de laisser définitivement tomber la blouse blanche pour aller faire du café chez Nespresso. Bref, le seul vrai médecin sexy qui t'oblige à essorer ton string à chaque fois que tu le vois sur ton petit écran, y a pas à dire, c'est Gregory House (même qu'entre nous, on l'appelle "Greg", un peu comme si on le connaîssait personnellement, ouais, rien qu'ça j'sais...). D'ailleurs laisse-moi te dire qu'on est plutôt nombreuses sur le coup et qu'on se verrait toutes volontiers en train de jouer au Docteur avec Hugh Laurie...

Et nos hommes, ils en pensent quoi de ce bon vieux Docteur House ??

Ben c'est bien simple, ils pigent pas. Pire, ça les dépasse. Dans leur infinie candeur, nos hommes en sont encore au stade où ils nous croient craquer sur Brad Pitt et Di Caprio alors que pfffffff, Leonardo a bien fait de se noyer dans le Titanic et Brad, ben qu'il continue de repeupler le monde avec Lara Croft tiens, on s'en tamponne. Mais Docteur House... Docteur House... Alors là non, ils pigent pas les bougres :

"Quoi ??! Tu kiffes Docteur House ??!!
- Ouais, il m'excite grave !
- Docteur House, l'aut' vieux là ??
- Il n'est pas vieux, il est mûr à souhait. Et pis toi, t'es p'tetr pas vieux d'abord ??!!
- Docteur House, le vieux misanthrope ???
- Hmmmmm, ça m'excite ce genre de mec sombre et insondable qui n'aime personne...!!
- Docteur House, le vieux misanthrope boîteux qui se déplace avec une canne ???!
- Haaaaan, sa caaaaaaanne...!!!!"

Bref, le syndrome Docteur House, faut pas chercher, ça dépasse littéralement nos chères moitiés qui ne voient décemment pas comment on peut avoir envie de se prendre le thermomètre d'un vieux boîteux acariâtre et mal rasé (note tout de même que la barbe de trois jours sied beaucoup mieux à Greg qu'à George Clooney).

Et samedi dernier, en grande conversation avec des copines qui ont évidemment TOUTES envie d'une folle nuit de baise avec Docteur House, nous en sommes arriver à cette grande question : pourquoi est-ce qu'on l'aime tant, ce drôle de toubib ?

"Parce qu'il est tellement intelligent qu'il m'excite."

"Parce qu'il est sombre, méchant et rude. Ca donne envie de le dompter."

"Parce qu'il est sauvage et mystérieux et qu'on veut toutes l'apprivoiser."

"Parce qu'il est en souffrance et qu'on voudrait bien s'occuper de lui personnellement."

"Parce qu'il a l'air bien pervers !"
(mention spéciale à cette explication fort pertinente proposée par Nathalie)

Et moi, comme j'aime bien pourrir l'ambiance dans les soirées (eh oui, je suis au moins aussi perverse que Docteur House), j'ai tenté de briser les rêves de mes consoeurs alors présentes et de les convaincre que Gregory House n'était pas si sensationnel que ça. Parce que tu comprends, exclusive je suis, exclusive je resterai. Et l'idée de partager Greg avec autant de personnes si proches de moi m'agace. C'est que mon petit fantasme, j'aimerais bien me le garder pour moi toute seule, même si faut pas trop rêver. Alors devine quoi, ben j'ai tenté le tout pour le tout à savoir : essayer de dégoûter mes copines de ce bon vieux Docteur.

Et donc, pour bien pourrir le groove de toutes ces furieuses bien décidées à mettre le grapin sur mon gentil docteur, je leur ai rappelé ceci : hors contexte, il est quand même 'achment moins sexy Hugh Laurie ! J'te jure hein. Autant on craque quand il déboule dans le bloc opératoire avec sa canne et ses baskets pour sauver la situation en deux centièmes de secondes, autant on le kiffe moins quand il joue le papa d'adoption d'une souris qui parle...

stuart_little_1999_07_g

... ou l'acolyte abruti de Cruela Devil, chargé d'embarquer des chiots tachetés :

101_1

101

Mais bon, le problème c'est que même avec mes arguments béton, elle ont pas l'air de vouloir détourner leur attention d'Hugh Laurie, ces pouffiasses. Faut dire que ce sacré Docteur House, il a un bel avantage, celui de n'avoir guère de concurrence sur le petit écran. Du coup, comme il a un peu le monopole de la sexytude dans les programmes TV du moment, il nous met irrémediablement le feu au slip sans le vouloir, le saligaud. Bah oui, rends-toi à l'évidence, on fantasme beaucoup moins sur Horatio Caine, même s'il sait très bien pencher la tête en disant des phrases de merde ("Avec deux cadavres sur les bras, il n'ira pas bien loin").

Sur ce, je te laisse pour aller fantasmer en paix pendant que chéri bosse et que les enfants sont à l'école. Ouais je sais, trop rude la vie de mère au foyer.

Posté par _eve_ à 09:17 - Ciné & TV - Commentaires [62] - Permalien [#]
Tags : , ,
« Accueil  1  2   Page suivante »
 
**

site optimisé pour Firefox.Si tu navigues encore avec IE,tant pis pour toi,c'est bien fait.Télécharger la dernière version de Firefox
Blog customisé par Gohlam