"C''est fini l'temps du rock'n'roll !", dit le père. Pour persuader sa fille de grandir, de se ranger, d'être une working-mum exemplaire. "T'as rien compris le père", dit la fille. Pour convaincre le père que sa vie rock'n'roll est bien aussi.

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mardi 21 juillet 2009

De l'art de faire tournoyer ses nichons

Dans la vie, il est important d'avoir des objectifs.

Moi par exemple, parmi mes maints objectifs, j'ai celui-ci : apprendre à faire tourner mes nichons.

Comme Tempest Storm et Tura Santana, ouais.

Oui je sais, ça c'est de l'objectif existentiel qui déchire grave.

Et donc bref, voila quelques semaines que j'ai fait de cet objectif une priorité. On a les priorités qu'on mérite, merde quoi.

J'ai donc ressorti des tiroirs mes pompoms à nichons pour m'entraîner. Ben quoi, t'as pas de pompoms à nichons dans le tiroir de ta coiffeuse toi ?! Ben moi si : des pompoms à nichons noirs montés sur un coeur pailleté que tu colles directement sur le téton, oui j'te l'fais pas dire, c'est de touteuh bôôôté.

Mais bon, faut savoir que faire tournoyer ses seins, c'est pas si facile que ça. D'autant que dans l'absolu, si tu veux te lancer dans le show burlesque (et sache que ceci est sur la liste de mes projets professionnels potentiels) (sauf que j'hésite entre danseuse burlesque et femme à barbe), t'as plutôt intérêt à savoir les faire tourner dans tous les sens : dans le sens des aiguilles d'une montre, dans le sens inverse, mais aussi chacun dans un sens, oui je sais, rien que d'y penser ça donne le tournis.

Et va pas croire que ce soit si simple que ça de faire valser ses nichons sur commande, même si la taille n'a rien à voir là-dedans, je tiens à la préciser (avant qu'une tête de con me rappelle que si je les avais fort gros, ils tourneraient plus volontiers). Aussi tous les jours, je m'entraîne. Toute seule, enfermée dans ma salle de bains, je me plante devant le grand miroir avec un pompom collé sur chaque jumeau et j'essaye de les faire tournoyer.

Ben t'sais quoi, j'me sens drôlement conne, toute seule dans ma salle de bain avec les nichons décorés comme pour le carnaval de Rio.

Mais je m'entraîne, et c'est pas si simple.

J'ai toujours pas pigé la technique mes enfants, toujours pas. Et je sais pas non plus comment leur inculquer le mouvement de départ qui les fera tournoyer gracieusement sans avoir besoin de sauter sur place pour leur donner de l'élan en les encourageant : "Allez petits nichons, faites plaisir à maman, tournez gentiment !".

Et le truc c'est qu'avant de faire un show avec tournoiement de nichons à ton mec, ben t'as intérêt à être plutôt carrément au point si tu veux pas que ça vire burlesque de chez burlesque et que ton bien-aimé se mette à péter de rire en voyant tes nichons s'agiter maladroitement de tous côtés. Oui parce que ce genre de show raté, ça vire rapidement en gag, en gros gag même. et c'est typiquement le genre de trucs que ton mec est susceptible de ressortir sans le faire exprès devant vos potes un soir où il est beurré ("Hé mon coeur, t'rappelles la fois où t'as essayé de faire tourner tes miches et que t'as pas réussi ?! Ralala, c'que t'avais l'air conne quand même...!!").

Bon, je vous laisse les gueux, j'ai une paire de nichons à éduquer moi...

A la r'voyure les raclures !

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lundi 29 juin 2009

Boire ou se repentir, il faut choisir

beer

Des fois dans la vie, t'es obligé de faire des trucs pas marrants ni très sexy. Genre assister au baptême de ton neveu dans un bled perdu dans le trou du cul du monde, là où les gens ont un drôle d'âââccent et où on considère les réseaux GSM comme une légende urbaine.

Moi dans l'ensemble, j'ai rien contre les réunions de famille, bien au contraire. Tant qu'y a de quoi faire bombance et picoler à l'oeil, je suis toujours partante, surtout si l'ambiance est assurée par mon père et ses vannes graveleuses ou par l'état d'ébriété de mon chevelu de frère dont la devise est "un verre ça va, deux verres ça va, quarante-huit verres bonjour les dégâts (blurps)".

Le problème avec les baptêmes, ben c'est le baptême. C'est l'obligation de devoir se farcir l'église, le Notre Père, l'Alleluïa, de devoir se lever et s'asseoir, puis se relever et se rasseoir, avant de se re-relever et de se re-rasseoir, sans oublier de baisser la tête quand les enfants de choeur font tinter la cloche (j'ai jamais compris pourquoi) ni de serrer la main à de parfaits inconnus lors du rituel de la Paix du Christ (tout en essayant de ne pas se livrer à des considérations ausi fondamentales que : "Dieu, fais en sorte que tous les blaireaux qui viennent de me serrer la pogne se soient bien lavés les mains après être allés pisser"). Bref, la messe, c'est chiant, et c'est doublement chiant quand on sait que les parents se contrefoutent de la bénédiction divine, ne voyant dans le baptême qu'une occasion de réunir la famille en grandes pompes et de mitrailler le merveilleux bébé de photos (et de cadeaux). Moi j'dis, on aurait pu se faire beau, se taper un restau et bouffer des dragées sans tremper la tête du gosse dans le bénitier, m'enfin bon...

Donc, j'ai accompli ma BA du dimanche en allant à l'église décemment vêtue (si si, j'te jure, j'avais planqué les tattoos, mis des chaussures normales et tout et tout), même que je me suis retrouvée placée au premier rang, trop d'la balle. Et bon, autant te dire que dans le genre "plus chiant tu meurs", la cérémonie était difficile à égaler. Déjà il faisait chaud, une putain de chaleur, alors que moi, dans mon infinie candeur, je croyais qu'il faisait toujours froid dans les églises (rapport au Christ qui est crucifié au-dessus de l'autel les fesses à l'air). Ensuite, y avait pas un baptême, mais six baptêmes !!! Soit six lectures de textes pour le prix d'une, et puis six bénédictions, six signatures de parrains, six signatures de marraines, et bref, six fois plus de trucs chiants qui rendent la messe interminables.

Et puis surtout, y avait un curé drôlement pas cool. Un curé qui a failli finir crucifié dans la sacristie vu qu'il a commis l'imprudence suprême : rappeler mon père à l'ordre. Ouais, mon père, THE père quoi, celui sur qui John Rambo a tout copié, le barbare dans toute sa splendeur, celui qui n'a pas peur de mettre des pancartes annonçant "Attention, radar à 1 kilomètre" quand les flics posent leur jumelle dans son bled, cet homme sans foi ni loi que secrètement, on rêve tous d'avoir pour président (avec Manu premier ministre, évidemment).

Et bref, mon père, il en avait rien à carrer de la prière à la Vierge. Car comme il le dit si bien, s'agirait d'arrête de nous prendre pour des cons, on sait tous par où l'Bon Dieu est passé pour lui mettre le petit Jésus dans le ventre à la Marie Couche-toi là. Et pendant la prière à Marie, le père était drôlement distrait et matait les gens moches pour mieux dauber sur eux à l'heure de l'apéro, aussi le curé s'est-il tourné vers lui, indigné, en braillant dans le micro : "Tout de même ! Vous ne pouvez pas regarder en direction de la Vierge Marie ?!!!". La vérité, j'espère que le curé mesure la chance qu'il a d'être encore en vie à ce jour. Parce que parler de cette façon là à mon père, ça relève de l'hérésie et y en a qui ont fini noyés dans un bénitier pour moins que ça.

Bon, faut dire que mon père avait une foutue bonne raison d'être distrait. Et la raison, je l'annonce : mon fils. Alias le Kraken, parce qu'il détruit tout sur son passage. Mon père dit de mon fils qu'il a "le diable dans le cul", car mon moutard, c'est le jour où il arrêtera de se suspendre à la mezzanine ou de grimper sur le dossier du canapé pour plonger dans le vide qu'il faudra s'inquiéter. Disons que c'est un gosse de l'extrême à qui rien ne fait peur, et qui a des jeux aussi sains que buter des grenouilles (et sache que Manu a bien failli me quitter le jour où mon fils à tuer une de ses grenouilles à grands coups de crosse de pistolet laser) (oui, Manu a des grenouilles, enfin avait...), remplir une bassine de flotte avec l'eau croupie des coupelles de plantes et plonger dedans alors que le thermomètre indique 10 degrés, ou bien pisser dans des bouteilles et, d'une façon générale, dans tout objet dans lequel il parvient à insérer son zizi. Oui, mon fils est un enfant plein de vie et débordant d'imagination, un vaillant petit mec qui n'a peur de rien et qui n'a pas, de son grand père, que la tête (parce que oui, faut savoir que mon fils est le clone de mon père. la vérité, ça fout les jetons, on croirait le résultat d'une expérience scientifique tellement c'est flagrant. Du coup, je me demande si lui aussi tuera des poules au lance-flammes quand il sera grand).

Et bref, comme je le disais, mon père a été distrait par son propre petit-fils qui, trouvant le temps long et l'ambiance merdique en ce lieu de recueillement et de culte, s'efforça de trouver une activité plus amusante que s'asseoir et se relever en regardant la vierge. Et mon môme qui, à deux ans et demi, est déjà un geek accompli, a taxé l'I-Phone du cousin pour faire mumuse en attendant la fin du calvaire de la cérémonie. Aussi, pendant une bonne partie de la messe, mon enfant a joué, avec une joie non dissimulée, à cela :

Voilà, pendant une bonne demi-heure, mon fils haut comme trois pommes s'est amusé à se taper des bières virtuelles face à l'autel de la Vierge. Même qu'il était vachement fier de lui à chaque fois qu'il descendait une Guiness et que, crois-moi, il ne cachait pas sa joie, brandissant fièrement son "verre" vide à chaque pinte éclusée. Bon, comme on est quand même un minimum sortables dans la famille (j'ai bien dit "un minimum"), on a pris soin de désactiver le son sur l'iphone afin d'éviter de divertir l'audience avec le rot censé ponctuer chaque descente de binouze.

Purée, moi j'dis vivement la communion de mon neveu, qu'on puisse se marrer en regardant mon fils dégommer le curé avec son sabre laser sur i-Phone.

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mercredi 17 juin 2009

Vous avez fini de vous foutre de ma gueule ?!

evildog

Dis lecteur, ça t'arrive à toi d'avoir le vague sentiment que chez toi, dans ton home sweet home, les adorés qui composent ton foyer ont parfois méchamment tendance à se foutre de ta gueule ?

Moi, ça m'arrive tout le temps ça, d'avoir l'impression d'être prise pour une buse par ma propre tribu...

Mes gosses par exemple, mes propres enfants, la chair de ma chair, ben disons que me prendre pour une conne, c'est un peu leur raison de vivre. Et prendre leur gentille maman pour une conne, on dirait même que ça les fait encore plus kiffer que de lui foutre la honte en public, c'est dire.

Par exemple tiens, ce matin, j'ai lavé ma terrasse avec tellement de soin que la famille Van de Kamp aurait pu venir y pique-niquer, même qu'on aurait mangé par terre avec les doigts tellement c'était propre. Ben une heure après, mon fils a jugé bon de remplir une bassine avec l'eau des jardinières. Genre bien crade la flotte hein. Et une fois qu'il a eu rempli son fond de bassine d'eau bien crasseuse, il a plongé dedans et il m'en a foutu partout. Ca, c'était juste après avoir pissé dans la remorque de son tricycle et y avoir baigné son troupeau de diplodocus en plastique. Mignon, n'est-il pas ?

Et sa frangine, pas plus tard que la semaine dernière, elle a ruiné ma salle de bains. Mais quand je te dis ruiné, c'est ruiné hein. J'ai cru que la maison s'écroulait mais en fait non, c'était juste mon étagère de salle de bain qui s'écroulait, avec tout ce qui s'y trouvait. Résultat : tous les pots en céramique pétés, tout le maquillage bousillé (bah oui, sache que quand tu fais tomber des fards compacts par terre, ça se casse et c'est tout niqué), les flacons de cosmétiques flingués... Et pour seule explication : "C'est pas ma faute, je faisais que regarder tes affaires". Eh ouais, parce que comme si ça suffisait pas de niquer mes affaires, ma môme elle croit qu'en plus, il est de ton de me prendre pour une conne en m'expliquant que par un simple regard et la seule force de l'esprit, elle a réussi à pulvériser la salle de bains. Je savais que j'aurais jamais, jamais dû la laisser regarder Carrie.

Et mon bébé choupinet qui sait pas encore marcher, tu crois qu'il a pas déjà pigé le concept du "je prends maman pour une conne et j'aime ça" ? Le môme, il attend précisément que je sois en train de bosser pour se mettre à hurler et à vouloir être pris dans les bras. Pis il attend que je me mette à table pour se réveiller de sa sieste et réclamer à bouffer et puis, évidemment, il attend que je dorme pour ne plus dormir, le brave petit.

Heureusement, pour relever le niveau au milieu de ces gosses indignes, il y a Manu, te dis-tu. Manu, le mec qui ruine une heure et demi de ménage en traversant l'appart dont le sol est mouillé avec ses Doc Martens crasseuses aux pieds et qui, pour sa défense, précise seulement : "Attends, j'allais quand même pas enlever mes pompes sachant que je repars direct et qu'il m'aurait bien fallu trois minutes rien que pour virer les lacets". Trois minutes. Contre une heure et demi de briquage de sol. C'est pas du putain de foutage de gueule ça ??!!

Bref, comme tu l'as compris, tout le monde sous mon propre toit, j'ai bien dit tout le monde, s'emploie à se foutre de ma gueule et à me prendre pour une abrutie.

Par chance, il reste mon chien. Ma brave petite bestiole qui ressemble à la progéniture d'une chauve-souris gang banguée par des Gremlins. Eh bien ma petite chienne, j'ai fini par considérer que c'était le dernier être raisonnable doté d'un sens du respect dans cette foutue baraque, aussi me suis-je mise à lui vouer une reconnaissance sans fin pour tant de compréhension et de respect à mon égard.

Alors voilà, je croyais dur comme fer en la loyauté et la considération de mon clébard, seul être ayant un peu d'estime pour moi dans mon foyer. Et puis la semaine dernière, on a fait opérer la pauvre petite bête. Stérilisée vois-tu, histoire qu'elle ne mette pas au monde d'autre bébés Gremlins canins (quoique, ça pourrait être marrant si les bâtards moches se mettaient à avoir le dessus sur tous ces jolis chiens de race). Et accessoirement, pour qu'elle ne se fasse pas tringler par le chien pervers de ma cousine pendant toutes les vacances d'été (t'imagines le beau spectacle pour les mômes ? "Maman, ils font quoi les chiens ? Et pourquoi lui il a le zizi tout rouge ?"). Donc bref, on l'a faite stérilisée. Même qu'elle est rentrée de cette opération toute traumatisée, comme si on l'abandonnait aux mains des nazis pour expérimenter la conception d'un chien mutant exterminateur. Alors on a pris grand soin d'elle, la pauvre bête.

Quand elle a pissé sur notre lit, ben on a rien dit. Rapport aux problèmes d'incontincence que peut engendrer l'anasthésie et tutti quanti. Et quand elle a pissé pour la cinquième fois sur le lit, ben on a toujours rien dit, vu qu'elle devait souffrir, la pauvre.

Et le truc, c'est que de jour en jour, ma petite bestiole dépérissait à vue d'oeil : elle ne mangeait plus, ne buvait plus, n'était plus capable de marcher, restait prostrée dans un coin toute la journée en gémissant. Même que j'ai crû qu'elle allait crever quoi !! Alors on a fait de notre mieux pour qu'elle crève pas : on l'alimentait en lui donnant des bouts de bavette d'aloyau directement dans la gueule, on la portait pour qu'elle n'ait pas d'effort à faire... la totale quoi ! Mais rien à faire, le chien continuait à se laisser mourir.

Merde quoi.

Alors on l'a amenée à nouveau chez le véto en se disant que ce naze, il avait du rater son intervention et bousiller le dedans de notre petit chien. Manu il a porté la petite bestiole quasi morte dans une couverture, s'est tapé une heure de route pour aller chez le véto, et en arrivant... ben crois-le ou non... la chienne a sauté hors de la voiture comme un cabri et s'est mise à faire la fête à tout le monde. Le véto, il a dit que tout allait bien. Mais de retour à la maison, re-belotte, la chienne s'est mise à faire la morte et à pousser des râles d'agonie.

Ma belle-mère, qui a une grande expérience des clébards et qui a presque pleuré en voyant mon chien soit disant mourrant,  elle a appelé un comportementaliste et lui a fait un petit topos. Le gars, il y a dit ceci : que la chienne, ça devait être une sacrée comédienne. Qu'elle avait tant et si bien pigé qu'étant fébrile, on était aux petits soins avec elle et qu'on l'autorisait même à faire des conneries, que du coup, elle se gênait pas pour nous faire tourner en bourrique, pour pisser partout au lieu d'attendre l'heure de la promenade, se faire nourrir de viande premier choix comme un oisillon, et j'en passe.

T'imagines, ce chien, c'est le démon !

Bref, pour conclure : même mon chien me prend pour une conne.

Sur ce, je cours me suicider aux Frolic.

lundi 15 juin 2009

Qui aime bien châtie bien (adage vieux comme le monde mais toujours d'actualité, faces de pets)

Nan sérieux, vous savez que je vous aime bien et tout et tout (enfin pas tant que ça mais bon) mais s'il vous plaît amis lecteurs, de grâce... vous voulez pas faire un effort, bordel de couilles ?!!!!

Paraîtrait que je suis vilaine avec Manu. Ouais, paraîtrait. C'est des commentateurs qui me l'ont dit. Paraîtrait que je me moque et tout ça.

Han ouais, sans blague ? Moi me moquer ?!! Naaaaaaan, c'est pas mon genre...

Mais bon, je me méfie, y aurait des projets de création de collectif en soutien à Manu le keupon dans l'air que ça m'étonnerait pas.

Bon alors, de deux choses l'une :

- Dis lecteur, t'as trouvé ça tout seul que je me moquais des gens ? Ben ouais je me moque. Et entre nous, c'est pas franchement nouveau. Pis bon, je ne me moque pas seulement des gens que je déteste (ne tombons pas dans la facilité) mais aussi et surtout des gens que j'aime. Regarde c'te pauv' blonde que j'arrête pas de traiter de sale hippie de merde depuis que je la connais, la Pétasse à qui je fais croire les pires horreurs en matière d'enfantement, la Peste que je fais passer pour Candide quand elle passe dans un tunnel ou devant une éolienne... Pis tiens, pas plus tard que ce week-end, j'ai reçu des tas de gens chez moi (ouais, on a fêté mes 18 ans, je te raconterai si t'es sage et si t'acceptes de devenir un peu plus futé) à qui j'ai fait moults compliments : entre ma copine fashionista que j'ai traitée de pouffe lookée comme une pute du bois de Boulogne toute la soirée (la pauvre ne porte pas le léopard aussi bien que moi), ma pote qui est une groupie refoulée et à qui j'ai pas arrêté de dire "ta gueule sale groupie" dès qu'elle ouvrait la bouche, mes amis de moins de 20 ans que j'ai traités de post puceaux pas encore secs derrière les oreilles toute la soirée et le Coach, ah ben je t'en parle pas du Coach, lui et moi ce sera le jour où on arrêtera de s'insulter et de s'humilier mutuellement qu'il faudra se poser des questions quant à notre amitié (faut savoir que ce con m'a tout de même offert un rideau de douche d'occas' avec des poissons et des coquillages bleus turquoise dessus, le tout emballé dans du papier aluminium en guise de papier cadeau).
Et Manu, ben ouais Manu. C'est plutôt bon signe que je me foute de sa gueule car crois-moi, si je ne le faisais pas, ce serait signe d'une indifférence certaine à son égard et ça voudrait dire que je l'aime un peu mais sans plus, ce qui est bien mais pas top. Donc OUI je me fous de la gueule de mon mec, mais putain, encore heureux !

- Pis bon, air de rien, le Manu il me le rend bien. Normal quoi. Et je te prie de croire que s'il avait un blog, ça casserait de la Eve et pas qu'un peu hein (oui bon, il a pas de blog par pure fainéantise, mais il envisage de participer indirectement à mon blog via la chronique "Manu m'a dit de vous dire". A suivre...). Tiens, pas plus tard qu'hier, j'ai fait du pain. Oui les gueux, je fais mon propre pain et je vous merde. Et bon, au lieu de faire une bonne vieille baguette traditionnelle, j'ai tenté une variante et quand j'ai sorti ladite variante du four, Manu il a regardé ça attentivement et il m'a dit que ça ressemblait à du Tricatel. Du Tricatel, rien que ça ouais. Sympa quoi. Et quand on sort, ah ben v'là comme il se fout de ma gueule "Youhou, je vais au restau avec la meuf de Happy Days !", "Purée cool, je me tape Olivia Newton John... Hé Olivia, y a des gens qui te matent, ils doivent croire que tu vas à une soirée déguisée". Mignon ouais. Ou le soir, quand je lui demande de me dire un truc gentil (genre "I will always love you ouh ouh ouh") et qu'il me répond "Bonne nuit", c'est passe foutre de ma gueule hein ? Et je te passe d'autres phrases collector du genre "Je peux pas t'épouser, t'es trop pauvre" ou "t'es belle avec tes grands ongles, on dirait une actrice porno". Bref, Manu il me cartonne sévère. Et là encore, je trouve ça plutôt rassurant. Car voyez-vous, ça prouve qu'on sait rire NOUS, pas comme certains, tsss....

Donc voilà, mode d'emploi à l'usage des lecteurs qui sont mignons mais qui sont de tout p'tits bretons : si j'aimais pas mon mec drôlement fort, ben même pas j'en parlerai sur ce blog. Je me contenterais de faire comme s'il n'existait pas (et comme dirait ce bon vieux Joe Dassin : "Et si tu n'existais pas, dis-moi pourquoi j'existerais ?"), ce serait beaucoup plus commode que d'admettre que je me farcis un tocard. Or, le fait est que je l'aime comme une foufoute (avis au cinéphiles : j'offre un sac banane Ricard à qui trouvera la référence ciné hautement culturelle). Eh oui bande de gnous, vous peinez donc à comprendre que quand je vous narre les dernières bourdes en date de Manu, c'est un peu ma façon de montrer aux gens que je l'aime. Comme une foufoute ouais. Oh putain qu'c'est beau, limite j'en pleurerais si j'avais un coeur.

Alors pour te rassurer lecteur, je m'en vais te dire à quel point on s'aime Manu et moi.

Je lui perce les points noirs dans le dos et il vide mon seau de vomi quand j'ai la gastro. Je lui amène du papier WC quand il fait popo et qu'il s'aperçoit qu'y a plus de PQ aux chiottes et lui, il va à ma place à la pharmacie pour m'acheter ma petite pommade anti-hémorroïdes. Quand il a une toux grasse, je lui apporte des mouchoirs pour qu'il crache dedans et quand j'ai les cheveux gras, il me caresse la tête quand même. Je fais semblant de pas remarquer que ses chaussettes puent et il fait semblant de ne pas noter que mon épilation du maillot laisse à désirer.

Alors FRANCHEMENT, si c'est pas de l'amour fou ça, qu'est-ce donc, je vous le demande ?!!

Sur ce mes petits choux, je vous laisse méditer car moi j'ai un paquet de choses à finir. Notamment faire des yaourts en espérant qu'ils ne seront pas qualifiés par mon cher et tendre de bouffe Tricatel.

Edit : Paraît qu'y a des gens qui ont un problème avec mes lecteurs automatiques. A ces gens-là j'ai envie de conseiller une solution très efficace : la touche off du haut parleur.


Découvrez Puddle of Mudd!

mercredi 10 juin 2009

La diète selon moi

r_gime

Je sais, je sais, avec l'arrivée des beaux jours, on est tous censés être sveltes et musclés. J'te jure, c'est la presse féminine et la télé qui me l'ont dit.

Mais moi, j'ai décidé de ne pas faire comme tout le monde, pour aps changer. En fait pour être plus exacte, c'est mon corps qui a décidé de ne pas faire comme les autres corps. Et mon corps, il a jugé de bon ton de prendre quelques kilos avant l'arrivée de l'été, histoire de faire quelques réserves de graisse au cas où mon gras actuel se mettrait à fondre au soleil.

Aussi, depuis quelques semaines déjà, je ne ferme plus mes slims. Pire, je peine à rentrer dedans et quand j'y parviens, force est de constater que mon cul y est tellement serré qu'il est aussi gracieux qu'un sandwich trop gras applati dans du cellofrais. J'ai donc renoncé à mes slims. Et à mes jupes près du corps. Et à mes robes trop moulantes because la silhouette Orangina, c'est pas ce qu'il y a de plus glam, surtout dans du textile léopard. Et puis y a pas que les fesses qui ont engraissé, y a aussi le bide, même que Manu il me croit pas quand je lui dis que c'est des restes de mon accouchement et que c'est pas de ma faute si j'ai un bourrelet mignon (mais bien sûr... et mon enfant il s'appelle Coca Cola et Kinder Schoko Bons).

Et donc bref, tout ça pour dire que récemment, en accord avec moi-même, j'ai décidé de me mettre au régime. Comme ça ouais. J'ai peur de rien, je suis une aventurière te dis-je.

Alors je me suis mise à manger rien que des choses saines et pas très caloriques.
Genre du poisson à la vapeur, c'est très bon ça le poisson à la vapeur.
Ou des yaourts nature 0%,
du concombre,
des radis,
des fraises du jardin,
du pain complet,
et du thé vert, beaucoup de thé vert car j'ai lu quelque part que ça faisait grave maigrir.

Le problème c'est que le poisson à la vapeur, c'est bon avec de la crème liquide entière.
Et le yaourt nature 0%, c'est bon avec du sirop d'érable.
Et le concombre, c'est bon avec du fromage blanc bien gras.
Et les radis, avec du beurre breton salé.
Et les fraises, c'est une hérésie de les manger sans chantilly maison ou mascarpone.
Et le pain complet, putain ce que c'est bon quand t'as un oeuf, du lait, du beurrer et du sucre sous la main et que tu fais revenir tout ça dans une poêle (pain perdu, I love you).
Quant au thé vert, ah oui c'est clair que ça descend tout seul, surtout avec un petit speculos (ou douze) à tremper dedans.

Bref, on va dire que j'ai fait le régime à ma manière.

Et au final, je comprends pas pourquoi mais j'ai pas perdu un gramme en dépit de tous mes efforts, merde quoi.

Alors bon, j'ai du avoir une grande conversation avec mon corps. Je l'ai bien observé et je lui ai dit : "Bon, on fait quoi maintenant ?". Et là, mes nichons se sont mis à frétiller (oui, j'ai les nichons qui frétillent et alors ?!) et m'ont dit : "Non mais ho grognasse chérie, tu nous as vu dis ?". Et là j'ai bien du me rendre à l'évidence : oui, je les voyais ! Ce qui est assez formidable en soi compte tenu du fait qu'à chacun de mes moults accouchements (68 au total), mes seins se sont un peu plus fait la malle jusqu'à finir par quasi disparaître au final. Et là, ô stupeur, les voilàs revenus ! Sans blague hein, même que je remets mes soutifs de quand j'avais des nichons pour de vrai !

Alors tu penses, du coup, j'ai dû tout reconsidérer : to keep or not to keep my tits, that is the question.

Et j'ai annoncé à Manu :
"Manu, on est face à un gros dilemme là. Ok, j'ai pris du cul. Mais soyons lucides, j'ai aussi retrouvé mes seins par la même occasion. Alors on fait quoi dis ? Je me mets au régime brocolis cuits à l'eau de Vittel et je pars en guerre contre les capitons incrustés, au risque de redevenir plate comme une limande ? ou bien je conserve l'ensemble : le cul et les seins ?"

Et Manu il a analysé la situation, il m'a faite me mettre en slip et adopter maintes postures afin de pouvoir soit disant faire un état des lieux objectifs (tu penses... Manu ne perd pas le nord, never) et là, dans son infinie sagesse il a tranché : "Mon rat, on garde le tout."

Alors voilà, c'est décidé, on le garde.

Sur ce, pour fêter ça, mon désormais gros cul et moi, on va se recouper une petite part de fondant au chocolat qui accompagne si bien la tisane ventre plat au fenouil.

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mardi 9 juin 2009

Le seigneur de l'anneau

Demain lecteur, c'est mon anniversaire. Je dis ça comme ça hein, des fois que les baltringues qui n'auraient pas encore pensé à mon cadeau se sortent les doigts du cul et se décident enfin à me payer des trucs, parce que 22 ans, ça se fête, merde.

Et en parlant de cadeaux, j'en ai une bonne à te raconter. Attention mes bichons, j'annonce : ceci est une histoire avec des morceaux de vie de merde dedans. Et un Manu aussi (ne cherche pas de relation de cause à effet steuplé).

Il y a quelques jours, mon gentil Manu me dit ceci : "J'espère que le cadeau d'anniversaire que je t'ai acheté va te plaire. Parce que j'ai comme un doute là...".

Et moi : "Nan mais attends, je suis la fille pour laquelle on peut dire qu'il est impossible de se tromper en matière de cadeaux. C'est vrai quoi, je passe ma vie à réclamer des trucs, à faire des croix dans les catalogues, à mettre en favoris mes pages préférées de site marchand, à montrer des trucs dans des vitrines... Tiens, c'est comme ces fois où je t'envoie des mails intitulés "Manu, si tu veux me gâter, ça tombe bien..." et dans lesquels je t'envoie les liens et références des trucs que j'ai envie de me payer. Bref, m'offrir un cadeau susceptible de me faire plaisir, c'est juste trop facile, surtout quand on vit avec moi."

Manu il a juste répondu : "Ah."

Oui je sais, ça n'annonce rien de bon quand Manu se contente d'un "ah".

Et comme il disait plus rien, j'ai embrayé en faisant un peu d'humour de merde et j'y ai dit ceci : "Tant que tu t'es pas aventuré dans le motif tête de mort pour pré-ado pour mon cadeau, devrait pas y avoir de souci".

Et là Manu il a ri jaune.

"Nan... T'as quand même pas osé m'acheter un truc avec une tête de mort dessus ??! Non parce que qu'on soit bien d'accord, à part la magnifique robe payée par mes copines, jene  porte ni ne possède aucun truc avec des têtes de mort dessus hein, je fais pas dans le trip gothique ou psycho, encore moins dans l'emo punk pour ado hein..."

Sauf que Manu, s'il riait (jaune), c'était pas pour rien. Et j'ai vite compris que ce con le brave, il avait justement tapé dans le motif tête de mort. Cherche pas pourquoi, peut-être qu'il est parti du principe que rock'n'roll = tête de mort, peut-être que c'est dû aux ravages de la drogue sur son cerveau, peut-être que... 'fin je sais pas quoi, je n'y vois guère d'explication.

Alors bon, pour détendre l'atmosphère, je me suis dit que j'allais remettre une couche d'humour de merde et j'ai dit : "Bon, va pour la tête de mort à la rigueur. Tant que c'est pas une bague tête de mort, on est sauvés...".

Sauf que là Manu, il riait plus du tout le pauvre. Et moi j'ai pris ma tête dans mes mains et j'ai dit : "Oh my god. T'as quand même pas osé m'acheter une bague avec une tête de mort dessus ?"

Et comme il disait plus rien, j'ai même enchaîné en disant : "Manquerait plus qu'elle soit pleine de brillants et de strass et là ce serait la totale...".

Et là lecteur, tiens-toi bien, Manu il a dit : "Ecoute mon rat, je suis obligé de t'offrir ton cadeau en avance car là je flippe grave que tu l'aimes pas. Je vais être en stress jusqu'à ton anniversaire avec cette histoire de cadeau, je préfère te le donner maintenant."

Ouais, je sais ce que tu penses : déjà à ce stade, ça sentait pas bon cette histoire. Et t'as raison mon con, t'as raison...

Manu il s'est pointé avec une petite boîte carrée et moi j'ai pas osé l'ouvrir. J'avais trop peur d'y trouver un truc moche, tu comprends ?! Alors je l'ai ouverte tout doucement en n'ouvrant qu'un oeil. Et là, j'ai eu envie de pleurer.

J'ai eu envie de pleurer et puis j'ai scruté la pièce à la recherche d'une caméra cachée. Parce que je me suis dit que ça ne pouvait être qu'un gag, que Manu il était en train de se foutre de ma gueule. Et puis j'ai attendu quelques minutes, des fois que mes soupçons se confirment et que Manu finisse par dégainer un autre cadeau qui serait un vrai beau cadeau cette fois. Mais non, y avait ni caméra ni autre cadeau. Y avait juste Manu, moi et la bague.

La bague, la voilà :

bague

En pire, vois-tu. Car la mienne en plus, elle a six pierres noires brillantes de chaque côté de la tête. Et en l'occurence, je n'ai trouvé que cette photo sur le ouèb, n'ayant pu photographier ma propre bague à défaut de posséder un appareil photo.

Eh ouais, j'ai pas d'appareil photo. Mais maintenant, j'ai une bague.

Immonde.

Ose dire que c'est pas une putain de bague de biker, merde ?!

Moi en plus, j'ai des grands doigts maigres. Alors je te prie de croire que la bagouze là à mon doigt, elle fait pas chouette. Et ne parlons pas de la prétendue tête de mort qui ressemble plus à une tête d'alien. Et bref, E.T. en tenue de strass à mon doigt, c'est juste pas possible.

Alors j'ai essayé de ne pas trop manifester ma déception et j'ai gentiment demandé à Manu comment il pouvait oser m'offrir un truc pareil. Parce que ce truc, c'est quand même tout ce que je déteste, j'ai bien dit TOUT.

Déjà, j'aime pas les bijoux. Et Manu, il est censé le savoir vu qu'il vit avec moi tout de même, et qu'il doit bien se rendre compte que des bijoux, j'en porte jamais. Ca fait tout de même deux ans qu'il cohabite avec mes dix doigts et moi et il a forcément du voir qu'y avait pas une foutue bague à mes doigts, c'était donc pas compliqué d'en déduire que les bijoux, j'aime pas ça (car Dieu merci, si j'avais aimé les bagues, j'aurais pas attendu 28 ans avant de m'en payer une hein).

Donc je n'aime pas les bagues et lui il m'offre la pire bague du monde. Une grosse bague de biker qu'on dirait en toc, une bague qui me rappelle celles que les ados emo punk achètent chez Claire's ou qu'on gagnait quand on était gosses dans les tirettes des fêtes foraines.

Alors j'ai gentiment expliqué ceci à Manu : "Manu, t'as craqué. Je sais pas ce qui t'as pris mais cette bague elle est juste... horrible... inmettable... pire que tout. C'est un condensé de mauvais goût, plus cheap tu meurs...Et même avec la meilleure volonté, je vais juste ne pas pouvoir la porter..."

Et lui il réponds : "Dis pas ça mon rat... C'est quand même une bague de valeur quoi...".

Et là moi j'ai pété de rire. Mais je l'ai vite bouclée quand j'ai compris qu'il déconnait pas. "D'où que c'est une bague de valeur ?" j'y ai demandé, "Non mais t'as vu sa gueule à c'te bague ?!". Et lui il m'explique que les yeux, c'est des rubis et que les six petites pierres noires autour, c'est des diamants noirs.

Et là lecteur, crois-le ou non, j'ai pleuré.

Non pas parce que j'étais touchée de recevoir un cadeau de valeur, juste parce que je prenais subitement conscience de la thune que devait coûter ce truc qui relève plus de l'immondice que de la joaillerie. Imagine : un truc moche et peu coûteux, tu le balances au fond d'un tiroir et ça t'empêches pas de dormir. Mais un truc hideux qui coûte un bras, c'est plus la même affaire ! Imagine, ce truc il est tellement moche que même pas je pourrais le revendre, personne n'en voudra quoi, même bradé !! Même ma môme m'a dit gentiment : "Mais maman, elle est pas un peu moche ta bague" alors que, c'est bien connu, les petites filles trouvent toujours les bijoux de toute beauté, surtout quand ça brille. Et mon fiston, il vient de me demander si c'était un escargot ou un pirate sur la bague, c'est dire s'il est réussi ce motif tête de mort.

Et bref, j'ai osé posé la question fatidique : "Dis-moi Manu, avec le prix de cette... bague..., tu crois que j'aurais pu me payer combien de robes de pin up ?"

Et Manu il répond : "Six. Minimum"

Voilà quoi. Maintenant à chaque fois que je vois cette bague, je peux pas m'empêcher de visualiser une garde robe neuve. Une sorbetière Kitchenaid. Un sac Revamp Productions. Un mur végétal. Un ordinateur. Un appareil photo. Un corset rétro. Bref, je ne peux pas m'empêcher de visualiser TOUS ces trucs dont je rêve et que j'aurais pu avoir au lieu de... au lieu de ça.

(Allez, je te pète à nouveau la photo pour que t'imprègnes bien et pour que tu puisses te foutre de moi deux fois plus. Et n'oublie pas de visualiser les 6 petits diamants qu'on ne voit pas sur le cliché hein...)

bague

Ouais je sais, ça fait peur hein...

Et bref, je l'ai mauvaise de chez mauvaise lecteur, suis encore plus remontée que quand j'ai mes règles. Et pour cause :

- J'ai un job de merde qui me rapporte des revenus plus proches du néant que du Smic. Autant dire que je mesure mes dépenses et que j'ai rarement le loisir de pouvoir me payer des trucs. M'acheter des fringues, ça veut dire en sacrifier d'autres auparavant pour avoir un peu de thunes à dépenser et ça c'est valable pour tout ce que je dépense. Alors laisse-moi te dire qu'une bague inmettable qui coûte un bras, ça me fout juste hors de moi quand je pense à tous les trucs que j'aurais pu me payer pour le même prix. Par exemple, ça fait un an que je chiale pour avoir un ordi premier prix, juste pour pouvoir écrire dans une ambiance un peu plus adéquate que celle de l'agitation familiale (vas-y toi pour bosser des textes de cul sur un coin de table dans le salon quand t'as les mômes dans les pattes... pas si simple de se concentrer sur la fellation tandis que tes moutards réclament un biberon avec Baby TV en fond sonore, on a vu plus propice pour la concentration). Et un PC portable, pour le prix de la bague, j'en avais un. Ca fait aussi un mois que je réclame la sorbetière Kitchenaid pour pouvoir faire des glaces comme Bree Van de Kamp. Ben vu le prix de la bague, j'aurais pu me payer 5 sorbetières. Ca fait aussi des semaines que je parle à mes robes dans mon dressing en leur expliquant que je les aime toutes mais que l'été approchant, j'ai envie de nouveauté et que je vais être dans l'obligation d'en sacrifier quelques unes afin de pouvoir m'en payer d'autres. Et annoncer ça à de gentilles robes 50's, je te prie de croire que ça fait bien mal au cul. Si elles savaient que pour le prix de cette saloperie de bagues, j'aurais pu amener six copines robes dans le dressing, elles en seraient malades mes robes, elles en seraient malades...

- Je l'ai doublement mauvaise car cela témoigne d'une évidence déconcertante : mon mec ne fait pas attention à moi ou si peu. Quand je parle, c'est comme si je pissais dans une contrebasse (excuse-moi, je préfère la contrebasse au violon). Ca fait un an que je lui dis que j'ai envie de faire de la photo et que je galère à économiser la thune pour me payer un appareil décent. Un an que je me plains de devoir travailler sur un bout de table avec les gosses dans les parages. Sans parler des conversations relatives aux bijoux au cours desquelles je disais simplement que les bijoux, j'aime pas ça. A croire qu'il n'écoute pas un mot de ce que je lui dis et ça, ça fait toujours drôlement plaisir.

Et pour couronner le tout...

... parce que ouais attends, ça s'arrête pas là...

... sa bague pourrave, il a osé me l'offrir à genoux en me faisant c'te bonne blague du mec qui demande sa gonzesse en mariage mais non en fait pas du tout. "Regarde mon rat, je te fais ma demande, haha". Il aurait ajouté "non j'déconne" que ça aurait été pareil. Le coup de la fausse demande en mariage, sérieux fallait oser quoi.

Bref, pour conclure : dans les films, les amoureux demandent leur copine en mariage avec de vraies belles bagues. Dans la vraie vie, ton mec t'offre une bague absolument immonde en faisant semblant de te demander en mariage parce qu'il trouve ça trop rigolo le coup du "j'te marie nan j'déconne".

Et bref, cette année, mon anniversaire a méchamment des airs de mauvaise blague.

Je crois que sur ce coup-là, je suis une bonne candidate pour Viedemerde.fr.


Découvrez Bratmobile!

lundi 8 juin 2009

These shoes are made for walking

De nouvelles chaussures viennent d'entrer dans ma vie. Tu sais ce que c'est, il s'agit typiquement du genre d'évènement qui te met la larme à l'oeil quand, comme moi, tu n'es rien qu'une fille superficielle qui s'épate d'un rien.

J'ai donc de nouvelles chaussures, et pas n'importe lesquelles mes petits choux. Des chaussures de femme, ai-je envie de dire. Sans semelle plate d' un centimètre et demi et qui ne ressemblent même pas à des chaussures orthopédiques pour une fois. Bon, j'ai pas dit distinguées non plus (faut pas déconner ho) mais un peu féminines quand même (féminines dans le genre pute dirais-je...). Et rien que ça, c'est un gros progrès en soi pour une fille qui ne sait marcher que dans des chaussures plates pour pré-ado.

En somme, maintenant que j'ai des chaussures hautes qui font des jambes interminables, je suis une femme. Je suis une femme, merde euh ! Ouais je sais, j'ai mis le temps, et alors ?!

Donc bref, mes chaussures de femme très smart, les voilà :


tattooshoes

Classes,

discrètes,

distinguées,



tout moi quoi.

tatooshoes1

tatooshoes2

Seulement voilà, c'est bien beau d'avoir de vraies chaussures de pute fille, encore faut-il savoir marcher avec. Sans avoir l'air d'avoir un manche de balai planté dans le fion ou d'avoir la même démarche que Robocop en chaussures de ski.

Heureusement pour moi, le jour où j'ai acquis ces chaussures, j'avais un coach sous la main. Et pas n'importe quel coach en portage de chaussures, une femme du monde mes amis, une professionnelle ayant appris à des mannequins l'art du porter de talons hauts, j'ai nommé Sonia. Oui, je fréquente désormais de la parisienne glossée et je vous merde.

Et bref, j'ai déballé mes chaussures de princesse devant Sonia en lui expliquant que j'allais les porter le soir-même à une soirée à laquelle j'étais invitée, une soirée avec des gens classes et discrets, tout le contraire de mes chaussures quoi, mais on s'en tamponne. Et Sonia, elle m'a dit :

"C'est pas compliqué Chouchou : tu te tiens bien droite, les épaules droite, légèrement cambrée et tu imagines une ligne imaginaire devant toi. Après, tu n'as qu'à lancer le pied droit devant toi et ayé, c'est parti."

Alors moi, j'ai bien visualisé une ligne imaginaire. Et j'ai bien lancé le talon. Et j'ai essayé de me tenir droite et de ne pas avoir peur tandis que ma coach gueulait : "Dis-toi que tu ne PEUX PAS tomber ! Tu ne tomberas pas tant que tu resteras concentrée sur ta ligne imaginaire !".

Sauf que moi, ligne imaginaire ou pas, j'y arrivais pas. Je gueulais : "Soniaaa, j'ai peeeeur ! Donne moi la main, c'est beaucoup trop haut, j'ai le vertiiiige !". Même que j'y ai dit à ma coach que c'était impossible de marcher de cette façon, que ça me donnait l'air de tourner du cul, aussi m'a-t-elle gentiment fait remarquer que tourner du cul était toujours plus classieux que de se dandiner maladroitement tel un canard fraîchement sodomisé.

Alors j'ai insisté : je me suis tenue aussi droite que possible, j'ai tourné du fion, j'ai lignimaginairiser, mais rien à faire, au final j'ai manqué de me vautrer sur la moquette de la boutique où se tenait ma leçon privée (oui, je suis comme ça moi, je squatte les boutiques de mes copines pour me ridiculiser, au risque de faire fuir le client). Et bref, bien qu'étant supra bonne sur mes semelles compensées, j'ai dû me résoudre à accepter le conseil de maîtresse Sonia qui se résumait à ceci : "Eve, tu vas pas pouvoir aller à ta soirée avec ces chaussures. Ou alors, t'auras l'air conne".

Depuis, je m'entraîne à marcher en talons dans mon appart. Même que mes propres gosses se foutent de ma gueule en me regardant faire. Quant à mon mec, quand je lui dis que dans un mois maxi, je serai au point, prête à enflammer le dancefloor sur mes talons hauts, ben il se fout clairement de ma gueule et il me dit que je suis aussi crédible que quand j'affirme que je vais faire régime après m'être enfilée un demi pot de Chocolade à la petite cuillère. Ma propre belle-mère s'est marrée en voyant ces chaussures dans mon salon et en en analysant la hauteur (et mon improbable capacité à me déplacer avec), c'est dire quoi.

Mais bon, moi, pas renoncer.

Moi pas peur, moi aventurière.

Prions cependant pour que j'y parvienne un jour car toutes les chaussures à talons que j'ai achetées au cours de ces dernières années ont fini reconverties en chaussures de lit. Et dépenser autant d'argent en chaussures de baise, avouez que c'est tout de même un beau gâchis...


Découvrez Lee Hazlewood!

vendredi 29 mai 2009

Combien tu prends ?

proposition

Il faut savoir que chaque jour, je passe quelques heures au téléphone avec mes copines. Obligée quoi, on a tellement de trucs fondamentaux à se dire qu'on est tenues de se téléphoner entre deux et six fois par jour (c'est le minimum syndical) : faut qu'on se plaigne de nos mecs respectifs, qu'on se raconte les derniers ragots, qu'on parle de cul un minimum, qu'on dise pleeeeein de mal des gens qu'on n'aime pas et puis surtout, qu'on se foute de la gueule de nos blogueuses préférées, qu'elles soient princesses-mes-couilles ou influentes-mon-cul.

Et puis par ailleurs, on aborde régulièrement des questions aussi cruciales que : faut-il ou non se faire botoxer à l'approche de la trentaine ? Renoncer au chocolat pour avoir un cul d'enfer vaut-il vraiment le coup ? Qu'est-ce qu'on ferait de notre pognon si on était riches ? Et de notre pouvoir si on était puissantes ? Et de notre cul si on était libertines ? Et parfois, on en arrive à des sujets de discussion aussi fondamentaux que celui-ci : qu'en serait-il si on se la jouait Demi Moore et Robert Redford dans Proposition Indécente ? (quoi, t'as pas vu le film ?!! Haaaaaan, la hoooonte !!) ?

Parce que bon, on n'est pas des putes, mais dans l'absolu, on n'est pas contre non plus. Et bon bref, dans le film, Woody Harrelson et Demi Moore sont mariés et amoureux et tout et tout, mais ils acceptent la proposition pas très catholique de Robert Redford qui consiste à louer Demi une nuit pour 1 million de dollars. Un million quoi !! Pis Robert Redford ! Moi, même pour 82 euros je veux bien que Robert Redford il me loue pour une nuit (même vieux oui, même vieux... et pas la peine de venir me les briser avec vos histoires d'Oedipe et mon pseudo-problème avec les vieux...). Et donc, on reparle de ce film et on se dit que dans la vraie vie, ça n'existe pas, ou alors que ça existe mais que le milliardaire en question doit être moche et pervers et puis sentir des dessous de bras pour couronner le tout. Mais quand même, on se pose la question :

"Tu crois qu'il dirait quoi ton mec si on vous proposait de te louer pour une nuit ?
- Oh ben à un million de dollars hein, y a pas photo !
- Ouais, t'as raison. Moi je me dis que mon mec, même pour moins que ça il accepterait de me louer. Genre 10 000 euros. Ou 1000 euros. Ou 500 euros et trois tickets resto."

Alors j'ai demandé à Manu :
"Manuuuuuu ?! Dis, tu te souviens du film Proposition indécente ?
- Non.
- Robert Redford et tout et tout...?
- Non.
- Mais siiiiiii, ce film de gonzesse où qu'c'est que Robert il paye 1 million de dollars pour troncher Demi Moore, même qu'il est très prévenant et très classieux et qu'après ça part en sucette...!
- Ah oui, ça me dit quelque chose.
- Ben bref, je me demandais, est-ce que toi t'accepterais de me louer à un milliardaire à 1 million de dollars la nuit ?"

Là, Manu il réfléchit. Et puis il dit :

"Non mon rat, jamais de la vie."

Et moi je me dis : "Ô, que c'est beau l'amour ! Même pas pour un million il ne me mettrait entre les mains d'un pervers sodomite milliardaire glamour".

Sauf que juste après, il ajoute :

"Ca va pas non, un million, c'est pas assez, ça suffirait pas pour que je puisse arrêter de bosser".

Il a bient dit "je puisse arrêter de bosser". Donc concrêtement, mon mec, il veut bien m'envoyer faire la pute de grand standing si et seulement si ça peut lui permettre à lui de passer le reste de sa vie à regarder LCI en fumant des clopes.

Ah ouais, y a pas à chier, c'est beau l'amour.

woody

Edit : A la fin du film, Woody il renonce à son million de dollars pour récupérer l'amour de  sa vie LUI. Et tant pis si du coup, il peut pas passer le reste de ses jours à regarder les infos en continu dans son canapé. Sur ce, je cours me suicider en me jetant par la fenêtre du rez-de-chaussée.


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Posté par _eve_ à 10:34 - Coups de gueule & langue de pute - Commentaires [48] - Permalien [#]
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jeudi 28 mai 2009

Elvis, I love you

Lecteur, il faut que tu saches que ma vie n'est plus la peine depuis deux jours. Hé ouaich, il y a un nouveau venu dans mon existence déjà foutrement fun, autant te dire que désormais, j'ai l'impression d'être vernie parmi les vernis.

Non, c'est pas un amant. (Non mais pour qui me prends-tu, petit malotru ?!!)

Non, c'est pas un quatrième enfant (Non mais pour qui tu me prends, vilain dégoûtant ?!!)

Non, c'est pas un nouveau vibro (Non mais ça suffit hé ho, méchant saligaud !!)

Ouais je sais, t'en as marre des rimes de merde. Ca tombe bien, moi aussi. Pis t'es pressé de savoir de quoi il s'agit, sois patient petit malappris (ahah, tu l'attendais pas celle-là hein ?!).

En fait, ce "truc" qui vient d'entrer dans ma vie, il est mieux que tout ça réuni. Enfin, mieux que l'amant ou que le vibro surtout. Même s'il ne sait pas faire l'amour. car s'il ne sait pas baiser, il sait faire tout le reste ou presque. Et il te procure des orgasmes d'une autre espèce, un truc de fou comme t'as pas idée.

Lectrices, lecteurs, et surtout lecteurs, je suis très fière de vous faire part de l'arrivée dans mon foyer du petit Elvis.

Non, Elvis n'est pas un chien, j'en ai déjà un je te le rappelle (et un rudement moche qui plus est).

Je reprends donc :

Mesdames, Mesdemoiselles et surtout Messieurs, en cet instant solennel, j'ai la joie de vous annoncer l'arrivée du petit Elvis...

... Elvis...

... Kitchenaid de son état.

Je donne des noms à mes choses si j'veux d'abord.

Hé oui, ayé, je suis une femme maintenant, j'ai un vrai Kitchenaid dans ma cuisine. Autant dire que c'est en quelques sortes le plus beau jour de ma vie. Pour tout dire, je me demande si au final j'ai encore envie de me marier maintenant que j'ai mon Kitchenaid : ben ouais, je vois pas comment je pourrais vivre un moment plus heureux que la réception de ce sacro-saint robot ménager, honnêtement quoi.

Allez, tu veux le voir ? Bien sûr que tu veux le voir.

CRIM0014

Tadââââââââââm !!!

Voilà.

Ouais je sais. Ca te la coupe hein. Avoue qu'il est de touteuh bôôôté et que je l'ai eu dans un coloris plus vintage tu meurs qui déchire sa mère (et qui, accessoirement, me permets de m'imaginer que je l'ai reçu en héritage à la mort de ma grand-mère rock'n'roll, celle qui avait un flingue tatoué sur le bras et qui faisait des cupcakes en tablier léopard).

Oui mais je me doute qu'une question te taraude : comment une fille aussi fauchée que moi a pu s'offrir un Kitchenaid ? J'ai fait la pute ou quoi ?!! Ben non, même pas, et c'est ce qui rend la chose doublement formidable. Allez va, viens là que je t'explique...

Evidemment, à quelques exceptions près, vous avez été, Mesdames et Messieurs les lecteurs, et surtout Mesdames, d'une navrante radinerie lorsqu'il a s'agit de mettre la main au porrte-feuille pour financer l'achat de mon Kitchenaid (rappelle-toi, je vous avais rackettés sans état d'âme aucun y a pas si longtemps mais, malgré mon insistance, mes menaces et mes promesses de me foutre à poil si vous crachiez la thune, vous êtes bien peu nombreux a avoir été généreux). Et donc bref, vu ce que j'ai récolté grâce aux dons de quelques gentils lecteurs (les autres, c'est tous des baltringues et pis c'est tout), autant te dire que j'ai même pas de quoi me payer un accessoire Kitchenaid. Allez, la housse de protection à la rigueur. Mais dis-moi quel est l'intérêt de se payer la housse de protection si on n'a pas de Kitchenaid à protéger, justement ?! Ceci dit, malgré la radinerie ambiante, il m'est arrivé un truc formidable. Tellement cool que c'est tout juste racontable sur ce blog. Enfin je dis ça parce qu'après, je sais qu'y en a pas mal qui vont se mettre à me détester en me disant que c'est pas juste que moi j'aie du bol et pas eux, ce à quoi je répondrai : "Bien fait pour vot' gueule". Et bon bref, je m'en vais te raconter la fabuleuse histoire de mon Kitchenaid...

Quelques heures après avoir fait ma pauvre sans dignité, rackettant mes lecteurs honte aucune, j'ai reçu un mail d'un de mes lecteurs m'annonçant très simplement qu'il serait très heureux de m'offrir mon Kitchenaid, comme ça, cash. En lisant ça j'ai failli lâcher mon mug et j'ai recraché tout le rooïbos que j'avais dans la bouche sur mon clavier (je sais, j'aurais mieux fait d'avaler... dis-toi que t'es pas le seul à me faire ce genre de suggestions). Pas malin, je sais. Mais imagine le choc, merde quoi. Alors j'ai relu le mail et je me suis dit qu'il provenait forcément d'un enfoiré de petit salopiaud qui devait trouver ça drôlement marrant de faire miroiter un kitchenaid à une blogueuse pauvre. Aussi lui ai-je répondu le plus aimablement possible que c'était pas bien de se moquer des pauvres de bon matin avec ce genre de vanne carrément déplacée. Mais le mec, il me répond dans la foulée que non non, c'est très sérieux, que le Kitchenaid, il va être mien, et même pas il me demande de le sucer en retour. C'est dire si c'était suspicieux, je ne te le fais pas dire... Et bon bref, le type, en plus d'être généreux et lucide (il affirme de lui-même que si on fait une moyenne sur l'année à partir du prix du Kitchenaid, on arrive à un tarif à l'article tout à fait raisonnable et que cela ne revient pas plus cher que l'achat d'un quotidien pas drôle... dommage que vous n'ayez pas autant de jugeotte que ce brave homme, bande de nazes), il se la joue très humble et il précise qu'il souhaite rester parfaitement anonyme. Ca roule ma poule, que je me dis, y a quand même peu de chances pour qu'il s'agisse d'un dangereux psychopathe en train de ruser pour choper mon adresse et pouvoir venir me violer douze fois avant de me dépecer dans le caniveau. Et comme j'ai peur de rien, j'ai fait péter mes coordonnées en me disant qu'au pire, je me remettrai de cette mauvaise blague (sauf s'il s'avère qu'il s'agit effectivement d'un dangereux psychopathe) et qu'au mieux, je verrai mon rêve culinaire se réaliser (qui n'a jamais rêvé de réussir sa chantilly à coup sûr en quelques secondes, hein ?! franchement ?!). Mais tout de même, juste pour le fun, j'ai googueulisé le nom du généreux bienfaiteur, juste histoire de voir. Et là, je me suis aperçue que je devrais lire un peu plus la presse people tout de même, et que si tel était le cas, j'aurais percuté sur qui il était et puis accessoirement, j'aurais évité de lui dire des familiarités pas très distinguées. Cherche pas, je ne te donnerai pas le nom de ce bienfaiteur connu Brad ni de celui de sa femme non moins connue Angelina.

Et bon bref, mon bienfaiteur dont on ne doit pas prononcer le nom, il n'a qu'une parole : un quart d'heure plus tard, j'avais une confirmation d'expédition dans ma boîte mail et hier est arrivé, ô joie, le Kitchenaid de mes rêves. Même que c'est un cadeau désinteressé et que pour une fois, on n'attend pas de moi que je fasse de la pub en retour ni que je taille des pipes. Si ça c'est pas du putain de conte de fées, hein ?!

Bon, je te laisse imaginer que depuis que mon Kicthenaid a été livré, je frôle l'hystérie. Déjà, après l'avoir sortie de son carton, j'ai passé pas moins d'une heure à le contempler et à l'approcher sans oser poser le doigt dessus tellement j'étais impressionnée. Au final, j'ai quand même fini par appuyer sur le bouton de mise en marche et là, j'ai failli avoir un orgasme tellement j'ai été sidérée par les mouvements de son fouet. De toute beauté les mouvements, si si je t'assure. Et puis bon, au bout de quelques heures, j'ai fini par réaliser que ce robot ménager haut de gamme, il était bien à moi, à moi et rien qu'à moi, et que par conséquent, j'avais le droit de m'en servir. Et je te prie de croire que je ne me suis pas gênée. J'ai eu envie de tester tellement de recettes que l'espace d'un instant, j'ai craint qu'on ne croule sous la bouffe en cette fin de journée.

J'ai commencé pas faire une pâte à crêpes. C'est très con les crêpes hein. Et ben dis-toi qu'avec un kitchenaid, ça devient tout bonnement magique, tu t'extasies comme un rien devant ta pâte à crêpe tellement elle est merveilleuse. Quand j'ai vu cette pâte bien lisse sans aucun putain de grumeau, j'ai poussé un cri de joie tellement soudain que Manu a surgi dans la cuisine en croyant que je m'étais blessée en me foulant la tête ou en m'emmêlant encore les doigts dans le batteur électrique (rigole pas, ça m'est arrivé en vrai... même que c'est fichtrement douloureux et que l'espace d'un instant, j'ai flippé de ne jamais réussir à démêler mes doigts du putain de fouet)). Puis, quand je me suis essayée à la chantilly, j'ai poussé un cri d'extase en voyant ma crème monter si facilement et en si peu de temps, et là Manu il a re-surgi comme un taré et il m'a gentiment expliqué que si j'arrêtais pas de hurler à chaque fois que je mettais le Kitchenaid en marche, ça n'allait pas le faire. Et bon bref, j'ai passé le reste de ma journée à tester des recettes au Kitchenaid tout en poussant des cris dès que le batteur se mettait en marche et j'ai trouvé ça totalement jouissif. Et Manu, quand il a goûté ma chantilly au chocolat, il a tellement kiffé qu'il a même pas percuté que je poussais à nouveau des cris en remettant le robot en marche.

Voilà, je viens de te raconter la fabuleuse histoire de mon kicthenaid offert pas Johnny Hallyday le gars riche le plus cool et le plus généreux que j'aie jamais connu (en même temps, je suis une pauvre qui ne côtoie guère le riche alors bon...). Sur ce lecteur, je te laisse, je retourne m'occuper d'Elvis et faire mumuse avec son fouet hi-tech.

Ah oui, avant de finir, à la demande générale de Spike et Thomas qui semblent interpelés par la couleur de ma cuisine et qui se demandent encore si le coup du rose, ce serait pas un gag, la preuve en images :

CRIM0017

J'ai une cuisine rose pouffe et j'assume.

Mieux, j'en suis fière !

CRIM0020

Même que dedans y a plein de trucs roses...

CRIM0021

... parce que trop de rose ne tue jamais le rose.

CRIM0018

Mais bon, en dehors des trucs roses, y a des trucs rock'n'roll aussi. Parce qu'il faut pas déconner hein...!(et je voudrais pas me la péter outre mesure mais ce grille-pain, il fait des toasts avec des têtes de mort imprimées dessus. Si ça c'est pas la grande classe au p'tit dej, hein ?!!

Posté par _eve_ à 09:15 - Kiff - Commentaires [58] - Permalien [#]
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mercredi 27 mai 2009

Vous reprendrez bien une part de honte ?!

shame_inv

Des fois je me dis que le mot "honte", c'est moi qui l'ai inventé. De même que les mots "loose" et "démoule", soit dit en passant. Dernier épisode en date, j'annonce : comment je me suis humiliée en envoyant une vanne de merde à tout Myspace...

Ca a commencé quand j'ai reçu un mail de mon pote Marc, punk et organisateur de concerts de son état, qui m'invitait à un concert ce week-end là, concert organisé en l'honneur d'un ami. Pour des raisons de logistique, il m'invitait donc, de même que les quelques dizaines d'autres personnes ainsi contactées, à lui confirmer ma venue afin de pouvoir finaliser ses prévisions en matière de houblon. Classique quoi.

Egale à moi-même, je me suis empressée de lui confirmer très aimablement ma participation à cette Punk Birthday Partouze Party en ces termes très distingués :

"Bonjour Madame,

Merci de me garder trois places pour votre Garden Party à laquelle je compte venir accompagnée de mon mari et de ma maîtresse (et peut-être aussi de mon psy mais cela reste à confirmer).

Pour le cadeau d'anniversaire, je pensais à une pute dans un gâteau géant mais s'il est question d'un cadeau commun, je décommanderai le gâteau (et garderai la pute, ça peut toujours servir).

A bientôt donc,
Eve"

Et en guise de réponse, j'ai reçu un mail qui commençait par ceci :

"Et bien avec ton mail que tu as transmis a la bonne moitié de mes pôtes myspace, tu as enflammé les réservations en parlant d'une pute dans un gateau... les gens restent vénals et proches de l'attrait sexuel"

Hé ouais. Vas-y, dis-le, t'as le droit : quelle conne c'te Eve ! Non mais la honte quoi, pour pas changer...!

Evidemment, pas la peine de te faire un dessin : au lieu de me contenter de répondre à l'expéditeur du mail d'origine en cliquant sur "répondre", j'ai cliqué malencontreusement sur "répondre à tous". Et mon histoire de gâteau fourré à la pute de l'Est a été lu par tout le répertoire Myspace de mon pote.

Non mais franchement, comment veux-tu que je sois encore crédible en public en cumulant des boulettes pareilles...?! Et le pire mon ami, le PIRE, c'est que je le fais même pas exprès. C'est moche hein ?! Ouais, je sais...

Bon, histoire que t'arrêtes de te gausser comme un con devant ce nouveau quart d'heure de honte subi par moi-même et afin de rendre ta visite sur ce blog de merde un peu utile, sache pour ta gouvernante gouverne que le concert en question était fort bien, qu'on dit chapeau à Marc qui sait mieux que personne organiser des concerts punks à l'heure où le Français lambda mate Drucker dans son sofa (un concert keupon le dimanche après-midi, moi je dis : respect) et que le groupe en question, c'était Hat Trickers. Des Japonais m'sieurs dames, en plein trip Kubrick, et qui font du punk qu'il est vraiment bien :

hattrickershattrickers1

hattrickers0

hattrickers_manu

Sur cette photo : un japonais très très maquillé, un fan des Poppies dans un pull mohair qui f'rait honte à sa mère et une fille très très cool...


hattrickers_ouin

... et sur celle-là, Ouin-Ouin alias le mec au béret. Toujours célibataire le Ouin-Ouin, si intéressées, merci de m'envoyer vos CV, je ferai suivre.


Et puis y avait aussi Non Konform en première partie, qui font du punk bien d'chez nous et que tu peux écouter .

nonk_dudu

Et je remercie évidemment Marc du label Worst pour les photos... et pour tout le reste.

Demain si t'es sage, je te raconterai comment j'ai fini par pratiquement rater le concert des Adicts alors que le mois dernier, je m'y étais tout de même pointée avec un mois d'avance...

Posté par _eve_ à 15:47 - Concerts - Commentaires [3] - Permalien [#]
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