"C''est fini l'temps du rock'n'roll !", dit le père. Pour persuader sa fille de grandir, de se ranger, d'être une working-mum exemplaire. "T'as rien compris le père", dit la fille. Pour convaincre le père que sa vie rock'n'roll est bien aussi.

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mercredi 27 mai 2009

Vous reprendrez bien une part de honte ?!

shame_inv

Des fois je me dis que le mot "honte", c'est moi qui l'ai inventé. De même que les mots "loose" et "démoule", soit dit en passant. Dernier épisode en date, j'annonce : comment je me suis humiliée en envoyant une vanne de merde à tout Myspace...

Ca a commencé quand j'ai reçu un mail de mon pote Marc, punk et organisateur de concerts de son état, qui m'invitait à un concert ce week-end là, concert organisé en l'honneur d'un ami. Pour des raisons de logistique, il m'invitait donc, de même que les quelques dizaines d'autres personnes ainsi contactées, à lui confirmer ma venue afin de pouvoir finaliser ses prévisions en matière de houblon. Classique quoi.

Egale à moi-même, je me suis empressée de lui confirmer très aimablement ma participation à cette Punk Birthday Partouze Party en ces termes très distingués :

"Bonjour Madame,

Merci de me garder trois places pour votre Garden Party à laquelle je compte venir accompagnée de mon mari et de ma maîtresse (et peut-être aussi de mon psy mais cela reste à confirmer).

Pour le cadeau d'anniversaire, je pensais à une pute dans un gâteau géant mais s'il est question d'un cadeau commun, je décommanderai le gâteau (et garderai la pute, ça peut toujours servir).

A bientôt donc,
Eve"

Et en guise de réponse, j'ai reçu un mail qui commençait par ceci :

"Et bien avec ton mail que tu as transmis a la bonne moitié de mes pôtes myspace, tu as enflammé les réservations en parlant d'une pute dans un gateau... les gens restent vénals et proches de l'attrait sexuel"

Hé ouais. Vas-y, dis-le, t'as le droit : quelle conne c'te Eve ! Non mais la honte quoi, pour pas changer...!

Evidemment, pas la peine de te faire un dessin : au lieu de me contenter de répondre à l'expéditeur du mail d'origine en cliquant sur "répondre", j'ai cliqué malencontreusement sur "répondre à tous". Et mon histoire de gâteau fourré à la pute de l'Est a été lu par tout le répertoire Myspace de mon pote.

Non mais franchement, comment veux-tu que je sois encore crédible en public en cumulant des boulettes pareilles...?! Et le pire mon ami, le PIRE, c'est que je le fais même pas exprès. C'est moche hein ?! Ouais, je sais...

Bon, histoire que t'arrêtes de te gausser comme un con devant ce nouveau quart d'heure de honte subi par moi-même et afin de rendre ta visite sur ce blog de merde un peu utile, sache pour ta gouvernante gouverne que le concert en question était fort bien, qu'on dit chapeau à Marc qui sait mieux que personne organiser des concerts punks à l'heure où le Français lambda mate Drucker dans son sofa (un concert keupon le dimanche après-midi, moi je dis : respect) et que le groupe en question, c'était Hat Trickers. Des Japonais m'sieurs dames, en plein trip Kubrick, et qui font du punk qu'il est vraiment bien :

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Sur cette photo : un japonais très très maquillé, un fan des Poppies dans un pull mohair qui f'rait honte à sa mère et une fille très très cool...


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... et sur celle-là, Ouin-Ouin alias le mec au béret. Toujours célibataire le Ouin-Ouin, si intéressées, merci de m'envoyer vos CV, je ferai suivre.


Et puis y avait aussi Non Konform en première partie, qui font du punk bien d'chez nous et que tu peux écouter .

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Et je remercie évidemment Marc du label Worst pour les photos... et pour tout le reste.

Demain si t'es sage, je te raconterai comment j'ai fini par pratiquement rater le concert des Adicts alors que le mois dernier, je m'y étais tout de même pointée avec un mois d'avance...

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mardi 19 mai 2009

Houblon à boire et amis d'un soir

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Encore une soirée banale parmi les punks...

J'ai assisté à un concert de PKRK, une fois de plus, je vais donc me passer de te faire le topos habituel, bien qu'il ne me semble pas vain de te rappeler, ceci dit, que PKRK c'est les meilleurs, que ce concert était juste magnifique, que le retour de Laurent à la batterie était inespéré, et que t'es vraiment un sacré gros naze si t'as pas PKRK dans ta discothèque. Nan parce que bon, ça fait rien que deux ans que je me crève le cul à te dire qu'il FAUT écouter PKRK, que tu peux pas ne pas aimer, que je te file les liens pour que tu files acheter leurs disques voire pour les écouter gratos, vu que je n'exclue pas l'éventualité que tu sois un gros rat pas foutu de financer la scène punk, et que malgré tout cela, je ne suis pas bien sûre que t'aies enfin imprégné, dans ton petit cerveau de demeuré.

Donc je suis allée voir PKRK et c'était fort bien.

pkrk

Même qu'avec Diego Pallavas avant et les Cadavres après, c'était encore mieux.

Et donc, pour te résumer le truc vite fait, ceci fut une soirée habituelle : j'ai bu des bières, j'en ai payées quelques unes et m'en suis faite offrir un paquet, j'ai tellement picolé que j'ai fait des trucs inconsidérés comme chercher la merde à des gaillards gaulés trois fois comme moi, faire des gros fuck à des tocards qui ont eu le malheur de me tapoter sur l'épaule pendant le concert, sans craindre de me prendre une mandale en retour (note qu'il ne faut jamais me déranger pendant un concert, sauf si t'as une bière à m'offrir), sympathiser vite fait avec deux ados alors que je ne sympathise jamais avec personne quand je suis à jeun, surtout pas avec des jeunes et encore moins avec des filles, et puis faire un stage diving sur le dernier morceau de PKRK. Te moque pas, j'y suis pour rien si j'ai 14 ans à chaque fois que je les vois sur scène.

Bref, comme tu l'as compris, cette soirée fut, une fois de plus, largement conditionnée par mon ami le houblon. Même qu'à trop boire de diabolo houblon, j'ai failli gerber dans la bagnole, sur le chemin du retour. Mais je suis une fille très distinguée qui sait se retenir, aussi me suis-je contentée de faire flipper tout le monde durant le trajet en répétant "au secours, je vais vomir", "il me faut un sachet" ou "le prochain qui me parle de bouffe je lui gerbe dessus"... mais sans jamais vomir. Oui je sais, je suis parfois d'une charmante compagnie. Trop forte n'empêche. Parce que me lendemain, malgré l'effet grand huit qui a duré une bonne partie de la nuit, et malgré une soirée qui s'était achevée aux alentours de 4 heures du matin, je me suis réveillée à 8 heures fraîche comme un gardon, et j'ai même eu le courage de préparer le petit-déj au reste de la bande. Je suis comme qui dirait... wonder woman.

Mais l'un des intérêts du houblon, en plus de te faire perdre toute maîtrise de soi au point de te ridiculiser en public, c'est de t'amener à faire des rencontres assez exceptionnelles dans le genre, j'ai nommé ces potes d'un soir avec qui tu refais le monde au bar. Et bien dis-toi que bien que j'aie l'habitude de ce genre de rencontres qui valent toujours leur pesant d'or, je crois avoir décroché le gros lot vendredi dernier en faisant connaissance avec Carole.

Sacrée Carole j'ai envie de dire ! Carole, "42 ans et le cul dur comme du béton... touche pour voir !". Carole, elle m'a invitée à tater son cul une bonne demi-douzaine de fois pour me montrer à quel point il était encore ferme pour son âge et à quel point elle était d'ailleurs encore jeune, d'une façon générale. Même que sa fille, paraît qu'elle la traite d'ado dans un corps de vieille et qu'elle la fait chier avec son beauceron. Cherche pas, aucun lien, fils unique. Et même que Carole vit une folle histoire d'amour avec son mec, mais qu'avant c'était juste un ami, vu qu'ils ont passé "15 ans à se renifler le cul avant de conclure". Moi, quand on me paye une bière pour me raconter des histoires d'amour sur ce ton là, je kiffe méchamment quoi ! Même la Peste qui n'avait pas picolé, elle a ri comme une tarée en écoutant ces histoires de beauceron et de fesse ferme, c'est dire si Carole c'était du gros dossier : "Alors moi j'y ai dit : tu vas pas m'péter les couilles avec ton clébard, tu vas pas m'faire chier hein, j'ai pas qu'ça qu'à foutre avec ton putain de cabot !". Et la suite de l'histoire, on ne la connait pas vu que ça n'a jamais été plus loin. C'était une sorte d'histoire en boucle, cette histoire de chien, un concept en soi, ce truc que seul le houblon te permet de faire. N'empêche que Carole, elle nous a bien fait rigoler, surtout quand elle essayait de rajuster son brushing alors qu'elle était tellement en nage qu'on l'eût dit tout juste sortie de la douche : "Putain d'merde, j'ai fait mon brushing juste avant de v'nir et j'crois qu'il est foutu là". Et avec ou sans brushing, elle était trop excellente avec son polo têtes de mort et son "cul d'enfer". Et pour conclure cette histoire que seuls les ivrognes seront en mesure d'apprécier, pour citer ma copine de bar : "Tu verras quand tu seras grande, tu r'penseras à Carole et tu te diras : elle avait raison Carole, elle avait raison !". Donc je ne sais pas au juste en quoi Carole est supposée avoir raison ni si cela a rapport, de près ou de loin, avec la fermeté des fesses, les désagréments capillaires ou l'élevage du beauceron, mais moi j'ai décidé d'être d'accord avec carole. Question de solidarité houblonnée.

Sur ce, je te laisse méditer sur cette pensée philosophique car moi j'ai autre chose à faire, comme par exemple me poster devant ma porte d'entrée pour être sûre de ne pas rater le facteur qui doit me livrer le Kitchenaid* de mes rêves... mais ça, c'est une autre histoire.

@ Laurent, si tu me lis : Merci de m'avoir mise sur la liste d'invités pour que je n'aie pas à payer l'entrée. Mais si la prochaine fois tu pouvais me prévenir un peu plus d'une heure avant le début du concert, ça m'éviterait de payer et faire valider ma place. C'est pas grave ma caille en sucre, je te pardonne.

@ Caps, qui me lit sûrement : Les tétards vont bien, je leur ai trouvé des noms : Joey, Johnny, Tommy et Dee Dee. Pour faire simple.

@ Hervé, qui lui c'est sûr, me lit au lieu de bosser (et qui après accuse mon blog d'être à l'origine des virus qui polluent tout le réseau informatique de sa boîte : Hervé, arrête de confondre mon blog avec tes sites de porno en streaming, merde quoi !) : On n'a plus l'âge pour les stage diving. Enfin surtout toi quoi...

@ Vérole, qui ne me lit probablement pas mais bon, tant pis : Tu as un ticket avec la Peste.

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*S'agirait pas de croire que c'est les clopinettes que vous m'avez filées en guise d'obole qui ont pu le financer. Vous avez cru que je voulais me payer une dinette ou quoi ? Vous avez tellement fait les rats dans l'ensemble que j'ai tout juste de quoi me payer la housse et le livre de recettes à la rigueur, bande d'ingrâts ! (Ceci dit, je ne manquerai pas de remercier individuellement les quelques vaillants participants tels qu'Ibizabelle, qui a revendu un talon de ses Louboutin pour me filer un peu de blé, ou encore Spike qui a été obligée de dealer des champi pour amasser un peu de thune à me refiler. Merci les gueuzes, vous êtes bien bonnes. Et merci aux quelques autres aussi.).

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lundi 20 avril 2009

Can't wait to see the Adicts

adicts

Hier matin, quand j'ai commencé à ouvrir les yeux depuis le fond de mon plumard, l'intro d'England accompagnait mon émersion et mes premiers pas hors du pieu se faisaient sur fond de "I I I I Wo oh oh oh I I I I wo oh". J'ai pris ma douche en chantant Angel, enfilé mes chaussettes en répétant que "Oh yeah I'm a joker in the pack", et tout l'après-midi, j'ai tapé du ménage en gueulant "Viva la Revolution", même que je faisais flipper mon chien à chaque refrain. Je me mets à la place de la pauvre bête, c'est vrai que ça pouvait sembler un rien inquiétant de voir sa maîtresse brandir le balai en s'écriant "VIVAAAA" à chaque fois que la chanson recommençait. Ceci dit, c'était sans doute moins effrayant que de me voir gueuler "Get Adicted cause it ain't not crime" en slibard devant mon miroir, en brandissant ma brosse à dents tel un micro au-dessus de mon public virtuel (oui, y a des gens virtuels qui viennent m'écouter chanter dans ma salle de bains et je vous merde). Car oui, hier, j'ai écouté les ADICTS en boucle. Et pour cause : j'étais trop ravie de me dire que j'allais enfin les voir en vrai le soir même, alors comme à mon habitude à quelques heures d'un concert, je me faisais déjà le show à moi toute seule dans mon appart.

Et autant te dire que quand le Manu est rentré du boulot, prêt à repartir pour pogoter, j'étais aussi excitée qu'une môme un soir de Noël tellement j'étais coooooontente. D'ailleurs c'est bien simple, j'ai failli pisser sur le tapis de l'entrée pour manifester ma joie quand il s'est pointé dans l'appart (oui je sais,avoir un chien, ça ne me réussit pas, je chope toutes ses vilaines habitudes. Au chien, pas à Manu sans ça je me laverai tous les trois jours seulement et ce serait pas cool).

Et donc, on a sauté dans la bagnole, on a ramassé notre ami Ouin Ouin au passage et on est allé tout droit chez nos voisins luxembourgeois pour mater ce concert tant attendu. Une bonne heure de route tout de même hein, mais bon, quand on aime on ne compte pas et les Adicts valent bien quelques bornes. Alors pour s'occuper, on a bu des bières, parlé de cul et maté nos billets de concert dans tous les sens en se disant que oooh, ils étaient jolis pour une fois les billets, et en essayant de traduire les hiéroglyphes germaniques pour en décrypter le sens.

Quand on est arrivés dans la navette prévue pour nous déposer devant la salle de concert, on s'est dit que putain, ils avaient un drôle de look les gens qui venaient voir les Adicts. Et qu'ils étaient vieux ma foi, avec une proportion non négligeable de gonzesses, ce qui est tout de même assez rare dans un concert de punk 77. Et bon, y avait tous ces gens de 45-50 ans, habillés comme pour aller au boulot, et y avait ce grunge de Ouin Ouin, et Manu dans son pull mohair rayé, et moi avec mes baskets léopard, et tous ces gens nous regardaient aussi étrangement qu'on les observait nous-mêmes, comme si on appartenait pas du tout au même monde. On s'est dit qu'ils étaient bizarres les Luxo, que tous ces drôles de gens allaient sans doute voir un autre concert dans une salle voisine et on s'est rassuré en se disant que sur place, y aurait sans doute des tas de keupons à crête pour relever le niveau. Sauf que non. Quand on est arrivé devant la salle, y avait rien que des gens normaux et pas l'ombre d'un punk, ouaich. Même pas ça nous a paru plus étrange que ça, tellement on est des nazes. Alors on a continué à boire des bières et à compter les pétards tout en survolant la foule d'un oeil pour essayer de repérer du punk familier.

Et puis au moment d'entrer dans la salle, ben on s'est vus refusés l'accès.

J'TE JUUUURE !!

Pas parce qu'on avait des super look par rapport à tous ces gueux.

Pas parce qu'on avait des canettes de bière plein les poches.

Pas parce qu'on avait des joints planqués dans les chaussettes.

Juste parce qu'on avait...

un mois d'avance.

(silence)

 

(ouais je sais, la honte quoi)

On était tellement pressés de voir les Adicts qu'on s'est pointés à leur concert avec un mois d'avance. Parce que les Adicts, ils passent le 19 mai et pas le 19 avril. Et que le 19 avril, c'était Simply Red à l'affiche, autant dire qu'on a vu plus rock et plus punk dans le genre. Ouais vas-y dis-le, on est des buses. DES BUSES quoi !!

Je te dis pas comment le videur il s'est bien marré quand il a chopé le billet de Ouin Ouin, qu'il a d'abord pris pour un faux billet, et qu'il s'est mis à lui indiquer la date en ricanant, comme si Ouin Ouin était trop drogué pour comprendre. Et comme nous on se serait étranglés mutuellement face à notre monstrueuse connerie (on a quand même tous eu les billets en main pendant tout le trajet et y en a pas un qui a vérifié la date). Et je te laisse imaginer comme on était dégoûté de devoir rentrer dans notre ville fantôme où y a pas un bar d'ouvert le dimanche soir, alors que dans notre tête, c'était déjà la grosse totale avec du punk et du houblon plein les neurones.

Et c'est ainsi qu'alors que nous étions partis pour une folle soirée punk rock 77, on a fini dans un bar luxembourgeois miteux où une serveuse qui portait un haut de maillot de bain, des western boots en skaï blanc et un appareil orthondontique, nous a servi deux bières et un café crème avec Pascal Obispo en fond sonore. Véridique, j'invente rien. Si ça c'est pas de la loose intersidérale, hein...

Donc les copains, j'annonce : le 19 mai, on sera doublement en forme pour aller voir les Adicts. D'ailleurs cette fois là, on sera tellement contents de pas se taper l'aller-retour dans le vent que même si le concert est pourri, on sera quand même content.

N'empêche moi je trouve qu'on est sensationnels sur ce coup-là. Limite je trouve cette histoire plus forte que la fois où Ouin-Ouin est sorti du concert des Damned en disant "trop bien cette première partie, vivement que les Damned viennent jouer". Sauf que c'était pas la première partie mais bien les Damned qui venaient de jouer. Qu'il est fort ce Ouin-Ouin.

Moi j'ai envie de dire : mes potes et moi, on est trop fort. Limite ça me dégoûte pour les autres tellement on est forts.

Bon ben en attendant le mois prochain :

Posté par _eve_ à 10:23 - Concerts - Commentaires [66] - Permalien [#]
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jeudi 26 mars 2009

Pétition pour l'interdiction des djeun's dans les concerts rock

djeuns

 

Qui a dit que j'étais une fille acariâtre et chieuse qui se la pétait "Madame" et ne pouvait pas blairer les jeunes ??!!

Franchement, c'est l'image que je donne ?

Comment ça "ouais" ??!

Bon très bien.

Why not, after all (oui, je suis devenue bilingue pendant mon sommeil). Puisque je suis cataloguée comme vieille emmerdeuse pro old school et anti-jeunes, qu'on se le dise : j'aime pas les jeunes.

Non, en fait c'est pas vrai : à la base, les jeunes, je les aime par principe. Ben ouais, ma mère m'a toujours appris ceci : "Tant qu'on n'a pas essayé de t'entuber et qu'on t'a pas emmerdée, t'as aucune raison de détester quelqu'un." (comment ça Maman, c'est pas toi qui m'a enseignée ça ?? D'où ça sort alors ?)? Donc les jeunes, comme le commun des mortels d'ailleurs, tant qu'ils ne me font pas chier, j'ai rien contre eux.

Mais c'est là que le bât blesse : les djeun's ont quand même une évidente propension à se rendre insupportables. A te donner envie de leur taper dessus.

Je vais pas te faire un topos détaillé de la chose, on va s'en tenir à un seul cas de figure très révélateur du côté foutrement insupportable de cette sombre tranche de la population : les concerts.

Les jeunes en concert, c'est la plaie. Attention, je précise : les jeunes aux concerts de grandes personnes, c'est la plaie. Oui, moi je suis une grande personne : j'approche de la trentaine, je me trimballe 3 mouflets et j'ai déjà vécu 3 ou 4 vies bien remplies, je peux donc me considérer comme une adulte (même si je continue à m'extasier devant Alice au Pays des Merveilles en VHS). Y a des concerts qu'on devrait carrément proscrire aux jeunes, un peu comme les discothèques douteuses réservées aux plus de 25 ans : faudrait mettre un grand gaillard à l'entrée afin qu'il refuse l'accès à tout ce qui s'apparente à un insupportable djeun's. Oui, parce que je tiens à préciser que tous les jeunes ne sont pas insupportables, encore heureux. Y en a même qui savent très bien se tenir, y en a avec qui j'arrive à sympathiser mais bon, faut bien avouer que les jeunes dans les concerts, à 80%, c'est du jeune-à-claquer.

Petit panorama des djeun's à qui t'as envie de mettre la tête dans les chiottes (bah quoi, t'as jamais eu envie de noyer quelqu'un dans des latrines toi ?!) :

1) Les jeunes à sac à dos

Eux, dans les concerts, ils remportent la palme. Si y a une catégorie de jeunes que t'as envie d'anéantir en priorité dans un concert, c'est bien celle des djeun's à sac à dos, y a aucun doute là-dessus. Eux, ils se pointent au concert avec un sac à dos Eastpack qui, à vue d'oeil, fait pas loin de dix kilos (ben ouais, c'est que ça pèse lourd les canettes, la PSP et les balles de jonglerie). Et le jeune à sac à dos, il ne lâche évidemment pas son sac du concert, parce que lâcher un euro dans un vestiaire, fuck off, c'est le prix d'une demi-bière, et puis parce que le balancer dans un coin de la salle, c'est certes punk mais pas très prudent (s'agirait pas de se faire piquer un des 28 badges épinglés dessus). Pis surtout, le jeune à sac à dos, il s'en fout de faire chier son monde, alors non seulement il garde son sac scotché au dos mais en plus, il vient squatter les premiers rangs, là où ça bouge, là où ça danse. Et toi quand t'es derrière, tu te prends son putain de sac à dos dans la gueule une bonne soixantaine de fois. Et à chaque fois qu'il se retourne, il manque d'éborgner quelqu'un avec sa saloperie de sac, le con. Et bon bref, ces gens-là, j'ai envie de mettre tout mon poids sur le sac à dos pour les faire fléchir et se ramasser la gueule par terre avant de les achever à coups de tatanes. D'autant qu'en général, ils se déplacent en groupe ces nazes et que t'es souvent cerné par les sacs à dos. La prochaine fois qu'un connard me gâche un concert avec son putain de sac à dos, je promets que je lui claque ma moon cup usagée dans la gueule.

2) Les fans du pogo :

Les fans du pogo, ils sont là dans un seul et unique but : faire la bagarre avec les copains. Ils squattent les tout premiers rangs (souvent accompagnés de leur sac à dos, tant qu'à faire) et dès les premières notes, se jettent de tous les côtés, mettent des coups de coude, des coups de genoux, des coups de Doc et des coups de tête, et sont vachement trop contents que ça blaste à mort !! Alors après, le concert, ils s'en foutent, ça pourrait être les Buzzcocks, Hervé Villard ou les Plastiscines que ce serait pareil, le seul objectif à atteindre étant : faire du pogo !! Et bref, toi qui viens précisément pour ce concert, qui aime le groupe que tu viens voir, qui as envie d'en profiter, ben t'es juste obligée de te concentrer pour pas finir piétinée comme une vieille merde quand t'as le malheur de faire 50 kilos toute mouillée et qu'y a quinze ados pogoteurs à sac à dos devant toi.

3) Les filles qui sautillent :

Ces filles-là viennent évidemment entre copines. Entre copines à sac à dos le plus souvent... (t'as compris que je l'avais mauvaise contre les putains de sac à dos en concert hein...?). Et ces amies pour la vie, leur truc, c'est de se tenir par la main ou par le bras et de sauter toute en choeur, SURTOUT pas en rythme (à quoi ça servirait, franchement ?), bref, de sauter sur place du début à la fin du concert, un peu comme si elles avaient chacune un pois sauteur coincé dans le fion. Et toi qui est derrière, ben déjà t'y vois rien, mais en plus tu peux pas danser du tout vu que toutes les huit secondes, y a une de ces grosses qui te ruine le pied avec ses Vans. Une seule solution pour calmer ces filles-là : leur tirer les cheveux un coup sec, bien violemment. Ca, c'est le truc qui me démange à chaque fois. Promis, un jour ça va me prendre et je vais en scalper une.

4) Les jeunes qui se prennent en photo :

Le jeune qui se paye un accès à un concert, dans sa tête il vient voir des staaaaaars. Et du coup, il compte bien se la péter graaaaave sur son Skyblog. Alors il pourrait se contenter d'une classique photo souvenir avec ses potes, au bar ou devant la salle (chose que je fais en prévision de mes vieux jours, classant les photos dans un album intitulé : "Souvenirs rock de quand j'étais pas incontinente : On était jeunes on était beaux on sentait bon le sable chaud"), le djeun's tient à avoir la preuve en image de sa proximité avec la star. Son but est donc d'approcher la scène au plus près, pendant le show, et de prendre une posture débile devant, tandis qu'un de ses acolytes prend une photo en s'efforçant de cadrer la tête de con de son congénère ET l'artiste sur scène. Tout ça pour pouvoir crâner ensuite en disant : "La preuve que j'y étais et que c'était trop d'la balle !!". Alors voilà, ces photographes de mes couilles (faites pas chier, pas besoin d'avoir de couilles pour user et abuser de cette poétique expression), ils passent leur temps à te pourrir ton concert pour réussir leur foutue de photo. Supaaaaaire !

5) Les cameramen :

Merci Dieu, merci la technologie : les téléphones mobiles sont désormais tous équipés d'un appareil photo et d'une caméra vidéo (sauf le mien qui est à peu près aussi performant et classieux que les premiers modèles de mobiles Itinéris). Du coup, t'es tranquille qu'à chaque concert, t'as minimum dix crétins devant toi qui vont passer la soirée à filmer le show. Alors évidemment, ils vont profiter de que dalle vu qu'ils sont focalisés sur leur saloperie de mobile, faisant moults efforts pour ne surtout pas bouger. Et ces jeunes cameramen de mon cul (pour changer de mes couilles tout en usant d'une expression définitivement plus appropriée), si t'as le malheur de les bousculer, haaaaaan comment qu'ils sont vener' et pas contents !! Alors en gros, tu te demandes POURQUOI ils sont là : non mais franchement, ça sert à quoi de venir à un concert pour pas en profiter, ça sert à quoi de se poster dans la fosse pour faire la gueule à la moindre micro-bousculade, ça sert à quoi de payer pour voir un artiste en live si tu passes ton temps à la mater à travers un objectif, BORDEL ??!! De grâce, qu'on m'explique...!

Voilà. Tu as donc pigé que mon concert des Buzzcocks, qui n'était déjà pas terrible en soi (mais ça, j'en parle ), a été très largement gâché par ces jeunes qui semblent se multiplier plus vite qu'un Mogwaï dans un jacuzzi. Franchement, ils pouvaient pas faire comme tous les autres insupportables djeuns ce soir-là, à savoir aller pogoter, photographier, filmer et sacàdoter au concert des Killers, juste à côté ?!! (oui, y avait les Killers au Zénith ce soir là).

Edit : Ah oui au fait, mention spéciale au mec qui est monté sur scène pour faire un bisou à Pete Shelley. La vérité, c'était trop mignon et terriblement punk, on sentait bien le rebelle qui était en lui.

Posté par _eve_ à 15:16 - Coups de gueule & langue de pute - Commentaires [107] - Permalien [#]
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samedi 7 février 2009

Get a grip on yourself ! : les Stranglers assurent toujours

stranglers

photo prise avec beaucoup de talent par le Coach et publiée sans son aimable autorisation
(dans ton cul l'autorisation !)


Découvrez The Stranglers!

La plupart de mes potes ont cela en commun qu'ils sont plus âgés que moi et qu'ils ont donc vécu les débuts du punk et sa grande époque lorsque quant à moi, j'étais encore dans les couilles de mon père. Certains ont fait des afters mémorables avec les Rezillos, pris un verre avec Rat Scabies, vu les Ramones dans des discothèques ringardes, d'autres ont bouffé avec Joe Strummer lors d'un festival... bref, ils ont rien râté, les enfoirés. Ou si peu.

Moi, j'ai débarqué trop tard. Née en 1981, le calcul est vite fait : quand je suis arrivée à l'âge de fréquenter des concerts et surtout de m'y rendre par mes propres moyens (quand tu vis dans la campagne profonde, Paris c'est juste le bout du monde et c'est pas en bicyclette Miss Peugeot que tu risques d'y aller), ben on peut dire que tout était fini ou presque. PKRK avait déjà splitté (tu comprends mieux pourquoi je ne suis toujours pas remise de leur retour inespéré), les Rats avaient donné leur dernier concert et même les Zabriskie Point ne m'ont pas laissée le temps de les voir (sachez les gars qu'à ce jour, je vous en veux encore pour ça... note pour plus tard : penser à écrire à Bégaudeau pour lui dire ô combien il m'a brisé le coeur le jour où les Zab ont arrêté). Côté punk anglais et new-yorkais, même topos, j'étais loin d'avoir les moyens de faire des centaines de kilomètres pour pouvoir voir qui que ce soit, c'était plus facile de se résigner à jamais les voir et puis de toute façon y avait pas d'autre choix.

Bref, quand j'ai enfin eu les moyens de voir tous ces groupes, ben on peut dire qu'ils étaient déjà bien vieillissants quand il n'avaient pas déjà arrêter. Et c'est précisément pour cette raison que la plupart de mes amis qui ont connu les débuts du punk préfèrent ne plus aller les vois en concert, considérant que ces groupes ont définitivement fait leur temps et qu'il vaut mieux rester sur de bons souvenirs qu'être confronté à de vieux punks désormais bedonnants et grisonnants qui n'ont plus qu'à moitié la pêche (ça c'est ce qu'ils disent) voire pire, se contenter d'un line up tellement loin de la formation d'origine que le groupe perd tout son sens (pas toujours mon avis).

Leur position me semble légitime. Et quand ils se foutent de ma gueule parce que "wha la honte ! Payer pour voir les Buzzcocks avec un Pete Shelley tout pourri en jogging !", j'essaye de pas riposter. Mais au final je riposte quand même (ouais, je suis trop bon public pour ça moi, je démarre au quart de tour et ils le savent bien). Et je dis "Pete Shelley en jogging pawa !", ce qui résume assez bien l'idée je trouve ; moi j'ai eu la chance de connaître que dalle (ceci dit, j'ai la chance d'être encore jeune et fraîche à ce jour... désolée les vieux, on se venge comme on peut !) alors me contenter de ces vieux rockeurs, ben c'est toujours ça de pris. Et je m'en fous qu'ils soient plus très frais ou qu'ils n'aient plus assez de cheveux pour envisager de se faire la crête, tout ce qui compte c'est qu'ils assurent encore sur scène, le reste je m'en tamponne. Et quoi qu'on en dise, Dave Vannian il assure encore même s'il a du bide. Idem pour Pete Shelley chauve/obèse/en jogging. Quant aux Stranglers...

... aaaaaah, les Stranglers ! Là c'est encore une autre histoire...

Quand j'ai dit "Ouah cool, j'ai des invit' pour aller voir les Stranglers !" (merci le gentil Coach), tout le monde s'est doublement foutu de ma gueule. Parce que paraîtrait que les Stranglers sont vieux et n'ont plus rien, mais alors PLUS RIEN à voir avec les vrais Stranglers, comprenez les Stranglers d'antan. Pire, on m'avait certifié qu'à leur concert, j'allais grandement me faire chier, que c'était la crise d'ennui assurée, que ce serait ambiance radio crochet.

Et la vérité, j'avais fini par me laisser convaincre que ouais, les Stranglers avaient peut-être définitivement fait leur temps et que c'était une connerie d'aller les voir au risque d'être déçue.

Sauf que comme la soirée me coûtait qu'dalle (merci encore le gentil Coach), j'allais quand même pas cracher sur un concert gratos, d'autant que je devais évacuer le stress engendré quelques heures plus tôt par un goûter d'anniversaire de folie (félicitations ma naine pour tes 5 ans, ceci dit, ton prochain goûter d'anniversaire ce sera pour tes 18 ans et pas avant. Et je te préviens, ce sera une boum dans le garage ou rien), j'y suis allée quand même. Sans conviction certes, mais de bonne humeur et avec du popper's dans le sac à main.

Et ben t'sais quoi...

hein, t'sais quoi...

Ben les Stranglers, ils ont été au top. Ils ont assuré comme des chefs. Et rien à foutre qu'un Burnel ne remplacera jamais un Paul robert au micro. Il était bien ce Burnel, merde. D'ailleurs ils étaient tous bien et j'ai passé un super moment, bon concert, respect les gars. Déjà pour prouver mes dires, je vais m'appuyer sur mon baromètre d'ambiance et de punkitude j'ai nommé Manu. Manu qui a toujours le même avis que moi sur la musique et les concerts (sauf que non Manu, tu ne me feras pas écouter de Sardou même bourrée, que je continue à penser que les Sales Maj' ça a mal vieilli et que je persiste à dire que NoFX, c'est de la merde) (mais en dehors de ça, on est d'accord sur tout). Et donc bon, plus Manu pogote tout seul, plus c'est signe que le concert est bon (oui, mon mec pogote tout seul, y compris sur les slows. Et on vous emmerde). Alors vu que Manu a déjà failli se faire plein d'ennemis dès le premier morceau en bousculant ou douzaine de quinquagénaires dodelinant sagement de la tête (faut dire qu'avec Get a grip on yourself d'entrée de jeu, t'es un peu obligé de te déchaîner un minimum), vu que même sur Always the sun et Golden Brown il a réussi à faire un pogo en solo (respect Manu, je sais pas comment t'as fait) et vu que sur Strange Little Girl j'ai bien failli lâcher ma bière et mon sac à main pour m'aventurer dans la foule tellement c'est mon morceau préféré (et tu sais ô combien mon sac à main et ma bière sont des choses sacrées), ben bref, compte tenu de tout ça, je crois pouvoir dire que les Stranglers ont fait une très belle prestation. Et tant pis si j'étais parmi les plus jeunes personnes du public (ça c'est quand même un détail qu'il faut souligner... signe que bah ouais, malgré tout, en dehors de son public de l'époque, les Stranglers ne touchent hélas pas les générations suivantes, contrairement à d'autres groupes contemporains des Stranglers au concert desquels des ados de 15-16 ans envahissent souvent les premiers rangs). Les Stranglers ont donc largement assuré et fait deux rappels, c'est dire si c'est pas des tapettes.

Donc voilà, je peux désormais officiellement traiter tous ceux qui traîtent les Stranglers de vieux cons plus bons à rien  que c'est eux les gros nazes. Ah oui, et avant que j'oublie : No more heroes en rappel ultime, je kiffe grave ! (t'as remarqué que je parle de mieux en mieux le djeun's dis ?)

Hé hé, devinez quoi ?! Va même y avoir une photo de moi dans le journal (lequel, je sais pas... ouais je sais, c'est ballot) sur un article concernant les vrais fans des Stranglers, les fans de la der qui fréquentent le forum français des Stranglers et tout et tout. Sauf que moi, j'ai jamais mis les pieds sur ce forum. Ou si, peut-être une fois pour aller raconter des conneries et traiter le coach d'enfoiré de gros naze en public (ce à quoi il a probablement répondu par un "ta gueule poussiffiasse de morue" des plus amicaux). Donc on va dire que je suis un peu l'imposture de cette photo, tout comme Ouin-Ouin et Manu. Mais bon, c'est pas de notre faute si on est des gens tellement cool que tout le monde nous veut sur ses photos hein... (Le plus cool faut dire que c'était Manu qui, à 40 ans, n'a pas eu honte de se faire une crête pour l'occasion. Manu t'es le meilleur ! Maintenant rase ta crête parce qu'on va rendre visite à ta mère cet aprèm et que ce serait dommage qu'elle te déshérite pour une divergence d'opinion d'ordre capillaire).

Avant de conclure... Faut que j'te dise lecteur. Comme dans tout concert, y a eu une première partie avant les Stranglers. Et là, la vérité, mais alors, la vérité, les gens qui ont programmé ça, pire, les personnes qui ont payé ces artistes là pour qu'ils assurent cette première partie, ben ma parole, ils étaient bourrés le jour où ils ont finaliser leur programmation. Parce que je te jure que la première partie qu'ils nous ont flanquée était navrante, désespérante, à chialer tellement c'était mauvais. Des troubadours qu'on aurait dit. Même pas au complet figure-toi. Naaaan, le groupe il était réduit à deux gugusses, les autres ils ont pas pu venir (chais pas, p'tetr que les trois zicos absents avaient piscine ou base-ball, ou tout aute truc 'achment plus importante qu'un concert avec un groupe mythique, je sais pas). Quand on t'offre la possibilité de faire la première partie des Stranglers (putain, les Stranglers quoi !!!), ben la moindre des choses c'est de te pointer au complet. Parce que Dreamcatcher, d'jà que c'est pas trop l'extase au complet (bon, c'est pas mauvais non plus mais ça a juste rien à voir avec les Stranglers, c'est une espèce de folk pop qui n'a rien à voir avec le punk), je te dis pas comme c'est affligeant quand ça devient de l'impro accoustique à deux. Donc voilà, j'ai la bonne rage contre le 112 sachant qu'alors que les Wad Billys faisaient partie des groupes potentiels pour cette première partie et n'ont pas convenu, et je te dis pas comme je suis dégoûtée quand je vois qu'à la place de bons morceaux bien rock et bien garage, on a du se farcir à un duo accoustique dont certains titres rappellent vaguement Laurent Luce (yo, wakènwoll !). Et à la place des reprises d'Undertones et des Buzzcocks des Wad Billys, on a eu une reprise de Stephan Eicher par Dreamcatcher. Gavage quoi. Donc on en veut pas aux responsables de la prog du 112 d'avoir merdé sur ce coup-là, et pas qu'un peu merdé quoi. Oh pis si allez, on leur en veut à donf un peu quand même hein.

Bon allez, je reste stoïque devant mon PC en attendant que Noisy vienne me chambrer en me rappelant que j'ai un sérieux problème avec les vieux pour aimer à ce point les vieux rockeurs censés avoir fait leur temps et pour fréquenter des gens de sa tranche d'âge et que je devrais me faire suivre psychologiquement pour résoudre mon Oedipe (papa, si tu passes par là, je t'aime encore plus qu'hier et bien moins que demain. Et je veux me marier avec toi.)

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mercredi 28 janvier 2009

Y a des mecs qui se déguisent en Joker pour buter des bébés dans des crèches...

... alors qu'avec la même tête, tu peux faire punk rockeur (ça fait moins mal aux bébés) :

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lundi 12 janvier 2009

Spéciale cassedédi : c'est mon dernier mot Jean-Pierre

El Gaub, après mûre réflexion, j'ai l'honneur de t'annoncer que ma préférée des Zab, c'est définitivement celle-ci :

(Pour ceux qui ne connaissent pas wha la honte !, on monte le son, on se tait et on écoute)




 

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jeudi 8 janvier 2009

Faut que j'travaille bordel...

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mercredi 7 janvier 2009

Les Rezillos dans ta face de naze

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mardi 6 janvier 2009

Parce que "Rock'n'Roll High School" c'est trop d'la balle...

Et que moi aussi je rêve de trouver un jour un Dee Dee Ramone derrière mon rideau de douche.

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